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Baptême (Le) chrétien
> retour à l'index < "Nous avons tous été baptisés d’un seul Esprit pour être un seul corps..." "Et nous avons tous été abreuvés pour l’unité d’un seul Esprit" (1 Cor. 12, 13). Le mot "baptiser" signifie : mettre, immerger, plonger quelque chose dans un élément qui n’est pas son milieu naturel. Depuis la Pentecôte, par le baptême du Saint Esprit, les croyants forment un corps spirituel, le corps de Christ. Depuis lors, chaque croyant en fait partie, comme mort et ressuscité avec Christ. Par la nouvelle naissance, toute personne sauvée par la foi est ainsi ajoutée au corps de Christ, un corps déjà baptisé au jour de la Pentecôte. Sept passages du N.T. parlent avec précision du baptême du Saint Esprit : - Cinq passages le présentent comme quelque chose de futur (Matt. 3, 11 ; Marc 1, 8 ; Luc 3, 16 ; Jean 1, 33 ; Act. 1, 5). Ce dernier passage est en relation directe avec la Pentecôte qui aurait lieu dans peu de jour. - Enfin, le dernier passage donne l’explication de ce baptême (1 Cor. 12, 13) : son effet a été d’unir tous les croyants pour qu’ils constituent ensemble le corps de Christ. Il ne faut pas confondre le baptême de l’Esprit avec le baptême de feu qui est le jugement de Dieu envers ceux qui ont méprisé l’œuvre de son Fils (Matt. 3, 11 ; 2 Thes. 1, 8).
Bethléem
Captivité
Chantres et chant
> retour à l'index < Le calendrier hébraïque - 1. Les mois Le peuple d’Israël utilisait un calendrier basé sur le cycle lunaire. Le psalmiste dit que Dieu "a fait la lune pour les saisons" (Ps. 104, 19). Les mois étaient de 29 ou 30 jours, selon les cas. Ils étaient désignés à la fois par des numéros et par des noms. Le début de l’année religieuse se situait vers l’équinoxe de printemps, au mois d’Abib (Ex. 13, 4). Les Israélites utilisaient aussi un autre calendrier, civil, basé sur les travaux des champs. Le premier mois se situait alors en automne (comp. Ex. 23, 16 ; Lév. 25, 4, 9). Après la captivité, les Juifs ont utilisé des noms de mois babyloniens. - 2. Les années L’année hébraïque se composait de 12 mois lunaires de 29 ou 30 jours chacun (1 Rois 4, 7 ; 1 Chr. 27, 1-15). Comme l’année lunaire ne comprend que 354 jours et qu’il n’était pas possible de "perdre" plus de 11 jours par an sur le cycle solaire (les fêtes n’auraient plus concordé avec les saisons correspondantes), les Israélites rajoutaient un treizième mois de 29 jours tous les deux ou trois ans, appelé le mois de Veadar. La détermination de la chronologie biblique La Bible ne donne pas sa chronologie selon le calendrier que nous utilisons aujourd’hui. Les écrivains de l’A.T. dataient souvent leurs écrits, soit par référence à des événements importants de leur propre histoire, soit par rapport à des souverains étrangers. Ils indiquaient ainsi l’arrière-plan historique de leurs récits ou de leurs prophéties. Pour déterminer avec quelque précision la chronologie biblique, deux sources peuvent être utilisées : - La source interne : certains versets couvrent une vaste période de temps (Jug. 11, 26 ; 1 Rois 6, 1) ; d’autres mentionnent les dates des règnes de souverains en fonction de celles d’autres rois; d’autres encore donnent des durées sans les relier à un quelconque événement (les périodes des juges, par exemple). - Les données extrabibliques : des découvertes archéologiques faites aux 19e et 20e siècles mentionnent explicitement des noms de souverains de Juda ou d’Israël et permettent de les relier aux chronologies assyrienne ou égyptienne ; or certaines dates de ces chronologies mentionnent des données astronomiques vérifiables (des éclipses, par exemple), ce qui rend aisé leur correspondance avec notre système actuel. - 2. Les méthodes d’établissement des chronologies Les indications chronologiques qui figurent en note de plusieurs versions françaises de la Bible (dont la version J.N. Darby) étaient basées essentiellement sur un ouvrage de Usher (archevêque écossais du 17e siècle). Beaucoup de ces données sont aujourd’hui périmées, car des découvertes archéologiques ultérieures ont permis de préciser les méthodes de datation utilisées dans l’Antiquité, qui diffèrent sensiblement de la conception actuelle. La méthode la plus sûre consiste à compter à rebours, car les dates les plus récentes nous sont généralement mieux connues. Actuellement, les spécialistes s’accordent pour dire que les incertitudes sur les dates sont inférieures à 5 ans pour toute l’époque qui s’étend de David à la rédaction de l’Apocalypse. - 3. Les difficultés spécifiques aux chronologies antiques Les problèmes soulevés par l’établissement d’une chronologie biblique diffèrent selon les périodes étudiées. D’une manière générale, soulignons que les auteurs de l’Antiquité, bibliques ou profanes, ne visaient pas la précision mathématique que nous attendons des chronologies actuelles. Les longues périodes de temps qu’ils mentionnent sont souvent soit approximatives, soit littérales, mais alors avec un sens symbolique. Cependant les textes bibliques se distinguent des autres textes antiques par la précision et la cohérence de leurs indications chronologiques. Pour la période des rois d’Israël et de Juda, il faut se souvenir que : - 1. Deux calendriers étaient en usage : le calendrier civil et le calendrier religieux, décalés de 7 mois (voir ci-dessus). Suivant que l’écrivain biblique utilisait l’un ou l’autre, un décalage d’une année pouvait apparaître. - 2. Deux systèmes de datation des règnes existaient : la "première année" du règne d’un roi pouvait commencer soit à sa date d’accession au trône, soit au nouvel an suivant. - 3. Certains règnes se chevauchèrent : il n’était pas rare qu’un fils régnât conjointement avec son père. Pour la période des juges, il semble que certains jugeaient simultanément Israël, mais dans des parties différentes du pays. Pour les prophètes, certains donnent parfois des références chronologiques basées sur les règnes de souverains d’Israël ou de Juda; d’autres prophètes sont beaucoup plus difficiles à situer avec précision (Joël, Abdias, Nahum...). Les grandes dates de l’histoire biblique - 1. La naissance de Jésus Hérode le Grand régnait encore quand Jésus est né et, à la mort de ce roi, le Sauveur avait moins de 2 ans (Matt. 2, 7-22). Or selon l’historien juif Josèphe, une éclipse a eu lieu très peu de temps avant la mort d’Hérode, que l’on peut donc situer en 4 av. J.C. Ainsi, Jésus est donc né entre – 6 et – 4, et non pas en l’an 0. - 2. Le début du ministère de Jésus Jésus avait environ 30 ans quand il commença son service (Luc 3, 23). D’après les dates supposées pour sa naissance, son trentième anniversaire eut donc lieu entre 25 et 27. Par ailleurs, la prédication de Jean Baptiste commença la 15e année du règne de Tibère (Luc 3, 1); selon les différentes méthodes de datation des règnes, quatre années peuvent correspondre, de 26 à 29. Enfin, 46 ans s’étaient déjà écoulés depuis le début de la construction du temple d’Hérode quand Jésus monte à Jérusalem au début de son ministère (Jean 2, 20) ; si, comme le dit Josèphe, le temple avait été commencé vers – 18, ce récit aurait eu lieu vers 29. En résumé, le début du ministère de Jésus peut être daté entre 26 et 29. - 3. La mort et la résurrection de Jésus Le ministère du Seigneur a duré trois ans et demi (comme le laissent entendre les Evangiles, qui mentionnent trois et peut-être même quatre pâques) ; sa mort a donc eu lieu au printemps de l’an 30, 31 ou 32. - 4. Le début des 70 semaines de Daniel Une période très importante pour établir une chronologie de la prophétie est donnée en Dan. 9, 24-27 : "Soixante-dix semaines ont été déterminées" sur le peuple juif. Ces 70 semaines (de 7 années chacune) commencent à "la sortie de la Parole pour rétablir et rebâtir Jérusalem". Il ne s’agit pas du décret de Cyrus autorisant les Juifs à remonter à Jérusalem; mais plutôt de la permission reçue par Néhémie de rebâtir les murailles de Jérusalem, à la 20e année du règne d’Artaxerxès 1er (Néh. 2, 1-18). Cette date nous est aujourd’hui mieux connue : il s’agit du printemps 445 av. J.C. (et non pas de 455). Des chercheurs ont calculé que les 69 semaines écoulées entre la "sortie de la Parole" et le "Messie, le prince" correspondent à 173'880 jours (69 x 7 x 360). Or il s’agit précisément du nombre exact de jours qui séparent la 20e année d’Artaxerxès du printemps de l’an 32 ap. J.C. Si ce calcul est juste, il serait donc à la fois une confirmation de la durée des 70 semaines et de la date de la mort de Jésus. - 5. La déportation de Juda Les données astronomiques permettent de fixer avec précision le début du règne de Nebucadnetsar (appelé aussi Nabuchodonosor), en – 605. Cette même année, ce roi de Babylone battit le Pharaon Neco (Néchao II) lors d’une bataille très importante, à Carkemish (Jér. 46, 2), la 4e année du règne de Jehoïakim. Sans doute, à la suite immédiate de cette victoire, Nebucadnetsar commença-t-il de déporter le peuple de Juda, en représailles contre Jehoïakim qui s’était révolté contre lui (2 Rois 24, 1 ; Dan. 1, 1- 2). On peut donc dater de – 605 le début de la déportation. Celle-ci devait durer 70 ans (Jér. 25, 9-12 ; Dan. 9, 2). Cyrus le Grand, roi de Perse, battit les Chaldéens en – 539. L’année d’après, en – 538, il signa un édit permettant aux Juifs de remonter à Jérusalem (Esd. 1, 1). Il fallut un peu plus d’un an aux remontés de la déportation pour commencer à établir les fondations du temple (Esd. 3, 8), soit vers – 536. Notons – pour en admirer l’étendue – la grâce de Dieu, qui compte les 70 ans en partant de la toute première transportation jusqu’au moment de la réédification de l’autel, comme s’il voulait minimiser le temps de sa colère. - 6. La chute de Samarie Les chroniques assyriennes donnent la date précise de le conquête d’Israël par Shalmanéser V, en – 722. A cette date, le peuple du royaume du nord fut déporté en Assyrie (2 Rois 17, 5, 6). - 7. L’avènement de Jéhu Une inscription assyrienne déclare que Jéhu commença de payer un tribut à Shalmanéser III en – 842 ou – 841. On peut donc dater à partir de là le début de son règne (2 Rois 9, 10). - 8. La division du royaume Shishak, roi d’Egypte (appelé ailleurs Seshonq), battit Roboam la cinquième année de son règne (1 Rois 14, 25-26). La chronologie égyptienne permet de fixer la date de cette incursion en – 925. Selon la méthode employée pour la datation des règnes, on en déduit donc que le royaume fut divisé après la mort de Salomon en – 930 ou – 931. Cette date peut donc être retenue avec une très faible incertitude (moins de 5 ans). En revanche, pour les dates antérieures, les ponts de rencontre entre la chronologie biblique et les chronologies des autres royaumes sont beaucoup plus ténus. De ce fait, les dates que nous allons maintenant examiner sont davantage critiquées et critiquables. Plusieurs options vraisemblables sont parfois possibles. - 9. La sortie d’Egypte 480 ans s’étaient écoulés entre l’exode et la construction du temple de Salomon (1 Rois 6, 1). Selon certains, cette durée serait arrondie pour des raisons symboliques (12 x 40 ans). Si on la retient comme exacte, sachant que le temple fut construit vers – 966 (35 ans avant la mort de Salomon qui eut lieu en – 931), la sortie d’Egypte eut donc lieu vers – 1445. Cette date est en accord avec d’autres passages (Jug. 11, 26); en particulier, la Parole (1 Chr. 6, 33-37) énumère 16 générations entre Coré (contemporain de Moïse) et Héman (contemporain de David), ce qui concorde avec la durée indiquée en 1 Rois 6, 1. Une autre hypothèse se base sur le discours de Paul à Antioche de Pisidie (Act. 13, 20). On déduit facilement que 590 ans se seraient écoulés entre la sortie d’Egypte et la mort de David. L’exode aurait donc eu lieu vers – 1560. Cette hypothèse concorde avec les périodes d’occupation pendant le temps des juges : la durée de 1 Rois 6 s’expliquerait alors en supposant que 114 ans de domination étrangère n’auraient pas été pris en compte par Dieu (590 + 4 – 114 = 480). - 10. Les patriarches "L’habitation des fils d’Israël en Egypte fut de 430 ans" (Ex. 12, 40). Or, Dieu avait averti Abram que sa descendance serait opprimée dans un pays étranger pendant 400 ans (Gen. 15, 13 ; cité en Act. 7, 6). Le sens direct de ces passages semble donc suggérer que Jacob et sa famille descendirent en Egypte 430 ans avant l’exode, soit vers – 1875 (1445 + 430). La naissance d’Isaac aurait eu lieu vers – 2065. Par ailleurs, Gal. 3, 17 place le don de la loi 430 ans après Gen. 22, et Gen. 15, 16 dit qu’à la 4e génération, les descendants d’Abraham reviendront en Canaan. La naissance d’Isaac devrait donc être avancée vers – 1875. Ces incertitudes ne peuvent pas être levées ; mais elles n’altèrent en rien la valeur du texte biblique tel qu’il nous est parvenu, ni notre assurance dans l’historicité des récits qu’il nous présente, si anciens soient-ils. Chronologies des événements historiques de
la fin du règne de Sédécias cités dans le livre de Jérémie
> retour à l'index < Le mot "cœur" est employé très souvent dans l’Ecriture (plus de 800 fois dans l’A.T. et plus de 140 fois dans le N.T.), pour l’homme le plus souvent, et pour Dieu quelquefois (Gen. 6, 6 ; 1 Sam. 13, 14 ; 2 Chr. 7, 16), jamais pour les animaux. D’autres versets montrent que l’homme a été créé par Dieu, corps, âme et esprit (Gen. 2, 7), ces deux dernières parties immatérielles étant très liées quoique distinctes (Héb. 4, 12); l’un ou l’autre de ces mots est parfois employé pour distinguer leur ensemble, en contraste avec le corps. Dans la Bible, le cœur ne désigne que rarement l’organe moteur de la circulation sanguine. En général, il n’a pas non plus le sens moderne des "sentiments" ni même exclusivement des affections. Le cœur est la partie centrale de la personne. Cela ressort du sens physiologique ainsi que des autres emplois métaphoriques, quand il est question du cœur de la mer, du ciel ou de la terre (Ex. 15, 8; Deut. 4, 11). Le cœur représente la partie morale et cachée de notre être, en opposition avec son apparence extérieure (1 Sam. 16, 7; 1 Pi. 3, 4; Marc 2, 6; 7, 6). Le cœur, l’âme et l’esprit Un cœur nouveau Un cœur pur
Conflit symbolique (Le) Ismaël-Isaac > retour à l'index < L’épître aux Galates dévoile le sens spirituel des scènes qui se passent dans la maison d’Abraham par suite de la venue d’Isaac. Nous examinerons dans le premier paragraphe le conflit intérieur du croyant. Dans le deuxième paragraphe nous verrons l’opposition entre la religion de servitude et les croyants affranchis, qui se perpétue depuis le temps des apôtres jusqu’à nos jours. Enfin nous évoquerons la libération d’Israël qui est resté spirituellement dans la servitude jusqu’à maintenant. - 1. La chair convoite contre l’Esprit Un conflit permanent se déroule à l’intérieur du croyant, car celui-ci possède deux natures : - celle qui est née de la chair, le vieil homme, en figure Ismaël ; - celle qui est née de l’Esprit, le nouvel homme, en figure Isaac. Le croyant n’est plus dans la chair, mais la chair est en lui. Elle ne veut pas se soumettre à la parole de Dieu parce qu’elle en est incapable. De plus, elle "convoite contre l’Esprit" qui agit dans l’homme nouveau pour la soumission à cette Parole. La victoire sur la chair ne peut être obtenue que dans une marche par l’Esprit (Gal. 5, 16). Ainsi en était-il dans la maison d’Abraham : Isaac était né, mais Ismaël restait le même. Fils de la servante, il restait marqué par l’incrédulité quant aux promesses divines. Cet esprit avait été en sommeil jusqu’à ce qu’Isaac soit né. Dès lors l’entente s’avérait impossible et la cohabitation intolérable. Retenir Ismaël eût été donner un certain crédit aux revendications de la chair; mais "la chair et le sang ne peuvent pas hériter du royaume de Dieu" (1 Cor. 15, 50). Lorsque par la nouvelle naissance, un croyant peut se réjouir pleinement d’entrer dans une sphère bénie, il faut rapidement qu’il comprenne par la foi que le nouvel homme seul peut se tenir devant Dieu, parce qu’il est en Christ. Le vieil homme, l’homme moral de la nature d’Adam, doit être mis de côté (à l’image d’Ismaël chassé), et il peut l’être par la puissance de l’Esprit, parce que, de fait, il a été crucifié avec Christ. Celui-ci doit remplir le cœur du croyant. - 2.. Le fils de la servante, et le fils de la femme libre L’apôtre Paul remet en mémoire devant les chrétiens de Galatie la scène du festin. Ces croyants étaient en danger de tomber dans un légalisme si naturel au cœur de l’homme, qui veut le mêler insidieusement à la souveraine grâce de Dieu. De fait, il fallait que Paul travaille à "former à nouveau Christ en eux", et chasser l’esprit légal figuré par Ismaël. Il leur montre le sens allégorique de ce passage : Israël sous la loi avait montré son incapacité à obéir et à produire du fruit pour Dieu. Ceux qui restaient sous cette alliance de servitude ne pouvaient prétendre être des enfants d’Abraham, quoiqu’étant sa descendance selon la chair (Rom. 9, 7,9). Les vrais enfants sont ceux qui, étant délivrés de la servitude de la loi et de sa condamnation par la mort de Christ, sont placés dans la liberté de la grâce; ils deviennent tous enfants de la femme libre, comme nous maintenant (v. 31). Ils sont enfantés pendant le temps du rejet d’Israël stérile (v. 27). Ils sont en butte à l’hostilité plus ou moins ouverte du monde religieux légal et formaliste dans la chrétienté, comme l’étaient l’apôtre Paul et les chrétiens de son temps, de la part des Juifs qui refusaient l’évangile de la grâce. C’est le rire d’Ismaël dont l’écho se perpétue (v. 29). Mais Dieu réserve aux Juifs, à "la Jérusalem de maintenant", toujours sous la servitude parce qu’elle garde le voile sur le cœur (2 Cor. 3, 15-16), une merveilleuse libération. Les croyants juifs de la nation d’Israël revenue dans ses terres se tourneront alors vers le Seigneur, leur Messie, et regarderont vers celui qu’ils ont percé (Zach. 12, 10). Dans ce temps s’accomplira pour eux ce qui a été prophétisé à leur égard pour un temps encore futur (Gal. 4, 27). L’esprit légal et charnel (Ismaël) aura été chassé de leur cœur, et ils seront la vraie semence terrestre d’Abraham ; telle est la grâce de la nouvelle alliance.
Consécration (La)
> retour à l'index < La crainte de Dieu rend humble. Elle est incompatible avec le mal (Prov. 8, 13), est liée à la connaissance (Prov. 1, 7), à la sagesse (Prov. 9, 10), à la sécurité de la force et à un refuge sûr (Prov. 14, 26). Elle est "une fontaine de vie pour faire éviter les pièges de la mort" (Prov. 14, 27) et rien ne manque à ceux qui craignent Dieu (Ps. 34, 9). Nous sommes exhortés à la crainte (Ecc. 12, 13 ; 1 Pi. 2, 17). La miséricorde de Dieu "est de générations en générations sur ceux qui craignent" (Luc 1, 50). Dieu donne au chrétien la vie et la paix; en conséquence, la crainte de Dieu devrait donc nous caractériser (comp. Mal. 2, 5). David disait: "Unis mon cœur à la crainte de ton nom" (Ps. 86, 11). En un temps futur, le résidu recevra un seul cœur et une seule voie pour craindre l’Eternel tous les jours (Jér. 32, 39). Dieu mettra sa crainte dans leur cœur pour qu’ils ne se retirent pas de lui (v. 40). La crainte doit être associée à la fidélité. Abdias "craignait beaucoup l’Eternel... dès sa jeunesse" (1 Rois 18, 3,12), mais il était homme de compromis et manquait de fidélité, mélangeant les intérêts et les désirs personnels aux intérêts et aux ordres divins. Il craignait l’Eternel, mais aussi l’homme et cela fut un piège pour lui (Prov. 29, 25). Il écoutait l’homme plus que l’Eternel et cela lui enlevait le discernement du chemin à choisir (Ps. 25, 12). Craindre Dieu et garder ses commandements "c’est le tout de l’homme" (Ecc. 12, 13).
Cyrus
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