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Acception de
personnes
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Faire acception (ou considération) de personne, c’est
agir envers quelqu’un en tenant compte de critères personnels, race,
culture, niveau social ou intellectuel. L’apôtre Pierre avait compris,
dans la maison de Corneille, "que Dieu ne fait pas acception de
personnes, mais qu’en toute nation celui qui le craint et qui pratique
la justice, lui est agréable" (Act. 10, 34-35). Ce que Pierre
avait eu de la peine à comprendre était pourtant contenu de manière
explicite dans la loi, et faire acception de personnes, c’était une
désobéissance (Jac. 2, 9 ; Lév. 19, 15).

Adoption (L’)
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La relation filiale peut être acquise, soit par naissance, soit par
adoption. Le croyant entre des deux manières dans cette relation avec
Dieu :
- par la nouvelle naissance. "A tous ceux qui l’ont reçu, il leur
a donné le droit d’être enfants de Dieu, savoir à ceux qui croient en
son nom, lesquels sont nés, non de la volonté de la chair, ni de la
volonté de l’homme, mais de Dieu" (Jean 1, 12, 13).
- Par adoption. "le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ...
nous a élus en lui... nous ayant prédestinés pour nous adopter pour
lui, par Jésus Christ " (Eph. 1, 3-5). "Dieu a
envoyé son Fils... afin qu’il rachetât ceux qui étaient sous la loi,
afin que nous reçussions l’adoption. Et parce que vous êtes fils, Dieu
a envoyé l’Esprit de son Fils dans nos cœurs, disant "Abba, Père" ;
de sorte que vous n’êtes plus esclaves, mais fils, et si fils,
héritiers aussi par Dieu " (Gal. 3, 4-7).
Le terme d’enfant est employé plus particulièrement pour la relation
acquise par naissance et celui de fils pour la relation acquise par
adoption. A la naissance s’attache la communication de la nature même
du père, à la nouvelle naissance, la communication de la nature divine
(2 Pi. 1, 4). Dans l’adoption nous recevons la position de fils
comme un don gratuit, car nous n’y avions aucun droit par nature ;
elle entraîne un changement complet de condition, de relation pour celui
qui la reçoit.
En Rom. 8, 23, nous attendons "l’adoption, la délivrance
(ou rédemption) de notre corps". Pour jouir de toutes les
bénédictions que comporte notre adoption, il faut encore que nos corps
soient changés. "Nous attendons le Seigneur Jésus Christ comme
Sauveur, qui transformera le corps de notre abaissement en la conformité
du corps de sa gloire" (Phil. 3, 21).

Alliance (L’)
dans le livre de l’Exode
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L’Eternel avait donné son alliance à Abraham, au moment où il lui
renouvelait sa promesse de lui donner un fils (Gen. 17, 2). Aux
termes de cette alliance, Dieu assurait à Abraham et à sa descendance,
la possession du pays de Canaan (Ex. 17, 8) ; en même temps.
il lui donnait la circoncision, comme signe d’alliance "entre moi
et vous".
Ce signe représente la mort de l’homme selon la nature ; il est l’anticipation
de ce que le chrétien réalise par la foi, c’est-à-dire sa mort avec
Christ (Rom. 6, 5-11).
Fidèle à cette alliance, Dieu annonce à Moïse la délivrance d’Israël
(Ex. 6, 4-8). Celle qui est appelée "la première
alliance" (Héb. 8, 7 ; 9, 15-18), a été conclue
à Sinaï. En fait, lorsqu’il est question de l’alliance de Sinaï ou
d’Horeb dans l’A.T. ou dans l’épître aux Hébreux, il s’agit de
celle qui fut donnée à Moïse lorsqu’il monta sur la montagne de
Sinaï pour la seconde fois (Ex. 34, 4,2,28).
Cette alliance comportait des obligations de la part du peuple ; leur
histoire montre qu’ils n’ont jamais pu y faire face.
Dieu l’a donc mise de côté par la venue de Christ, et par son œuvre
à la croix, et l’a remplacée par une "nouvelle alliance"
(Jér. 31, 31-34), dont Christ est le médiateur (Héb. 8,
6-13), et qui est fondée sur l’effusion de son sang (Héb. 9,
13-15). Etablie pour la maison d’Israël et de Juda, elle n’aura qu’un
seul contractant, Dieu, qui pourra alors bénir librement son peuple, sur
le fondement de la rédemption obtenue par Christ.
Rappelons enfin que les relations du Seigneur Jésus avec l’Eglise ne
sont pas fondées sur le principe d’une alliance, bien que les croyants
soient sauvés par le sang de l’alliance (Luc 22, 20). L’Eglise,
ou Assemblée, est l’épouse de Christ : il l’a aimée et s’est
livré lui-même pour elle (Eph. 5, 25-27).

Alliance
(L’) avec Israël
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Dieu vient d’établir son alliance avec Noé et sa
descendance pour la bénédiction de la terre et de l’homme dans un
temps à venir. Il veut aussi établir une alliance avec son peuple
Israël, en vue de bénédictions futures, mais Israël s’engage
imprudemment dans l’alliance de la Loi (Ex. 19, 5, 8). Elle est
ratifiée par le sang d’un sacrifice, sous condition de mort pour le
contrevenant (Ex. 24, 7, 8 ; 2 Cor. 3, 6, 7) ;
Israël ne peut s’y soumettre et en subit les conséquences. Plus tard,
Dieu seul s’engagera dans une nouvelle alliance qu’il établira pour
Israël. Elle sera basée sur le sacrifice de Christ et son sang versé
(Matt. 26, 28), et Dieu préparera le cœur de son peuple pour y
inscrire ses lois, selon les conditions de cette nouvelle alliance (Héb. 8,
10 ; 10, 16). Nous sommes actuellement au bénéfice du sang
de cette nouvelle alliance, versé pour plusieurs en rémission de
péchés. Ce "sang d’aspersion" parle de pardon, de vie, de
bénédiction ; c’est le sang de l’alliance éternelle (Héb. 13,
20).

Analogie
entre le Pentateuque et les écrits du N.T.
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|
Ordre |
Pentateuque |
Nouveau
Testament
|
|
1. |
Genèse |
Evangiles |
|
Le commencement du monde
Gen. 1, 1 |
Le commencement de l’évangile
Marc 1, 1 |
|
2. |
Exode
La rédemption d’Israël hors d’Egypte |
Actes des Apôtres
L’église appelée hors du monde (ecclèsia) |
|
3. |
Lévitique
Les moyens d’accès à Dieu |
Epîtres de Jean et de Paul
La position chrétienne en Christ devant Dieu |
|
4. |
Nombres
La traversée du désert |
Epîtres de Pierre, Jacques et Jude, Epître
aux Hébreux
La traversée du monde |
|
5. |
Deutéronome
Résultats finaux de l’histoire d’Israël
dans le désert |
Apocalypse
La scène finale de l’histoire du monde
et de l’humanité |

Ananias,
souverain sacrificateur
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L’histoire nous apprend qu’Ananias exerça la
sacrificature de 47 à 58 ap. J.C. C’était un souverain sacrificateur
cruel et corrompu qui réduisait les sacrificateurs à la misère en les
privant des dîmes. Il les faisait prélever par force dans la population
pour mieux s’enrichir.
Le respect que Paul témoigne envers la fonction du souverain
sacrificateur devant le sanhédrin après qu’il se soit rétracté, est
digne d’être souligné. Les paroles de Paul trouvèrent leur
réalisation quelques années plus tard (Prov. 16, 18). En effet,
comme partisan des Romains mais détesté des partisans juifs, Ananias fut
assassiné par les zélotes en 66 ap. J.C.

Anciens
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Le N.T. parle de frères appelés à s’occuper de l’assemblée
locale comme "anciens" ou "surveillants". Le nom d’ancien
est plutôt en rapport avec la position, celui de surveillant est davantage lié
à la fonction. Ils étaient nommés par les apôtres ou leurs délégués (Act. 1423 ;
Tite 1, 5). Les critères de choix des anciens sont donnés à deux
reprises dans le N.T. d’une manière très précise (1 Tim. 3,
1-7 ; Tite 1, 5-9). Pour les évangélistes, pasteurs et docteurs,
le N.T. ne donne aucun critère car c’est Dieu qui accorde ces dons sans
intervention humaine. Par contre, puisqu’il s’agit de ce qu’on appelle
communément une "charge", les anciens doivent aspirer à la
surveillance (1 Tim. 3, 1).
Bien que les apôtres ne soient plus présents pour nommer des anciens, la
fonction n’a pas disparu pour autant. Il appartient à l’assemblée locale
de reconnaître les frères qui portent le caractère d’anciens d’après la
liste des qualités requises donnée à Timothée et à Tite.

Antichrist
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Signifie "contre Christ" ; plusieurs
traductions écrivent "Antéchrist" plus généralement usité.
Les deux mots figurent au dictionnaire, mais Antéchrist suggère le sens
de: "avant Christ", ce qui est un contresens. Personnage dont la
venue est annoncée dans les écrits prophétiques (1 Jean 2,
18-22 ; 4, 3 ; 2 Jean 7). Dénommé "faux
prophète" en Apoc. 19, 20 et aussi "l’homme de
péché... le fils de perdition... l’inique" en 2 Thes. 2, 3,
il exercera son influence sur le peuple juif dont il se déclarera le roi et
sur tout le monde occidental (voir Dan. 11, 36-39). Il séduira l’humanité
en prétendant être le Messie qui établira une paix stable, tandis qu’il
sera le principal agent de Satan (voir Apoc. 13, 11-18 sous le
symbole de la deuxième "bête").

Antioche de Syrie
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Antioche (qui signifie : appartenant à Antiochus) fut
fondée vers 300 av. J.C. par Séleucus Nicator qui lui donna le nom de son
père. Quand la Syrie devint province romaine, vers 64 av. J.C., Antioche garda
son rang de capitale. Dans l’Antiquité, on l’appelait "Antioche l’admirable",
"Couronne de l’Orient", ou "la Troisième capitale de l’Empire
romain", à cause de la beauté de ses environs, de l’importance de son
commerce et de sa position stratégique à l’intersection des routes venant
des quatre points cardinaux. Au temps des apôtres, Antioche aurait atteint
500.000 habitants.

Arche
(L’) de l’Eternel
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L’arche symbolisait la présence de Dieu et le siège de sa puissance au
milieu du peuple d’Israël. Elle était seule dans le lieu très saint
du tabernacle.
Faite de bois de sittim, recouverte d’or dedans et dehors, l’arche
parle de l’union inscrutable entre l’humanité et la divinité de
Christ, Fils de Dieu, en qui sont manifestées toutes les gloires de la
plénitude de la déité.
Le propitiatoire qui couvrait l’arche était d’or battu et ombragé de
deux chérubins de gloire. Il est l’image de l’œuvre de Christ :
"Le christ Jésus, lequel Dieu a présenté pour propitiatoire"
(Rom. 3, 24- 25).
La nuée (figure de la présence de Dieu au milieu de son peuple) reposait
sur l’arche, dans l’obscurité du lieu très saint où personne ne
pénétrait jamais, sauf le souverain sacrificateur. Avec d’infinies
précautions, à l’abri d’un nuage d’encens, il plaçait le sang d’expiation
sur le propitiatoire, pour répondre aux exigences de la loi écrite sur
les deux tables placées dans l'arche (Deut. 10, 2).
Lorsque "Moïse entrait dans la tente d’assignation pour parler
avec Lui", Dieu lui communiquait sa pensée dans la présence de l’arche
(Nom. 7, 89).
Transportée à travers le désert, à chaque étape du voyage du peuple,
par la famille de Kéhath (de la tribu de Lévi), à l’abri d’un drap
de bleu (Nom. 4, 6), l’arche allait devant le peuple, avec la
nuée, pour tracer le chemin du peuple et lui trouver un lieu de repos,
"le chemin de trois jours" (Nom. 10, 33).
Au terme du long voyage du désert, l’arche (Christ) ouvre au peuple de
Dieu un chemin à travers le Jourdain (figure des eaux profondes du
jugement et de la mort).
La Parole donne à l’arche (type de Christ et de son œuvre) sept titres
différents. Les
quatre premiers, cités par Josué, correspondent aux quatre caractères
de Christ particuliers à chacun des quatre évangiles :
-1. Arche de l’alliance du Seigneur de toute la terre et arche de l’Eternel,
le Seigneur de toute la terre (Jos. 3, 11,13). Dans l’évangile
selon Matthieu, Christ est le Messie, le Roi dont l’autorité
universelle sera reconnue par toutes les nations de la terre :
"Toute autorité m’a été donnée dans le ciel et sur la
terre" (Matt. 28, 18).
-2. Arche du témoignage (Jos. 4, 16). En Marc, Dieu présente au
monde son témoignage dans la personne de Christ, le Serviteur Prophète.
-3. Arche de l’alliance (Jos. 3, 6, 8,14 ; 4, 9) et
arche de l’alliance de l’Eternel (Jos. 3, 3,17 ; 4,
7,18). Luc présente le témoignage de la grâce rendu par celui qui
prononçait les paroles de grâce (Ps. 45, 2 ; Luc 4,
22 ) ; le sûr garant de l’alliance n’est-il pas maintenant
Christ dans sa gloire (Luc 24, 51 ; Héb. 7, 22) ?
-4. Arche de l’Eternel (Jos. 4, 11 ; 1 Sam. 6, 2). En
Jean, la gloire divine de Dieu, le Fils, l’Eternel, le Jéhovah de l’Ancien
Testament. Jean seul présente le témoignage qui identifie Christ à
Jéhovah ( Jean 12, 41). Trois autres titres de l’arche
apparaissent au cours de l’histoire du peuple d’Israël.
- 5. Arche de Dieu (1 Sam. 3, 3 ; 1 Chr. 16, 1). Dieu
lui-même était au milieu de son peuple, et l’arche en était le
témoignage.
- 6. Arche sainte (2 Chr. 35, 3). Au moment du réveil moral du
peuple sous le règne de Josias, dernier roi fidèle en Juda, le titre de
l’arche rappelle que le premier caractère de la maison de Dieu demeure
la sainteté (Ps. 93, 5).
- 7. Arche de ta force (2 Chr. 6, 41 ; Ps. 132, 8). L’arche
entre dans son repos sur la montagne de Sion (la montagne de la grâce
royale), selon le dessein de Dieu. La force, la beauté, la joie et le
repos caractérisent cette scène glorieuse.
L’arche demeure au milieu du peuple
terrestre tant qu’il est reconnu par Dieu. Au moment de la
transportation à Babylone, la gloire de l’Eternel a quitté le temple
de Jérusalem (Ezé. 9, 3 ; 11, 23). Alors le prophète
Jérémie épanche la douleur de son cœur : "L’arche de l’alliance
de l’Eternel ! Et elle ne montera plus au cœur, et on ne s’en
souviendra pas..." (Jér. 3, 16).
Pendant la période millénaire, la gloire de l’Eternel reviendra au
milieu du peuple (Ezé. 43, 2, 4). Cette gloire, c’est l’Eternel
lui-même (Ezé. 44, 2). Mais l’arche n’est pas mentionnée. Si
l’on considère le règne de Salomon comme la préfiguration du règne
millénaire de Christ, on notera que la dédicace du temple est marquée
par la présence de l’arche dans le lieu très saint (2 Chr. 5,
7-10), et par celle de la nuée, la gloire de l’Eternel, qui remplissait
la maison de Dieu (v. 13-14). La bénédiction millénaire du peuple de
Dieu repose sur Christ et son œuvre.

Aréopage
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Il ne s’agit pas
seulement d’un lieu mais d’une véritable assemblée, le tribunal de l’Aréopage,
du nom de la Colline d’Arès où la cour tenait ses assises à l’origine.
A l’époque de Paul, elle jouissait d’une grande autorité, siégeait
dans l’Agora et exerçait une fonction juridique en matière de religion
et de morale. Toutefois il ne semble pas que Paul plaida pour le
christianisme devant un tribunal. Il s’adressa plus probablement, sur l’Aréopage,
à une assemblée de philosophes.

Aristarque
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Macédonien de Thessalonique, Aristarque ("bon
conducteur", "celui qui gouverne") est connu comme un fidèle
compagnon de Paul dans ses voyages (Act. 19, 29 ; 20,
4 ; 27, 2), son œuvre et sa capacité (Col. 4, 10-11 ;
Phm. 24). Avec Luc, Aristarque connaît les angoisses et les épreuves de
Paul sur le bateau qui les emmène à Rome. Dans la capitale, Aristarque
partage, volontairement semble-t-il, la captivité de l’apôtre pendant un
certain temps Col. 4, 10). Il est véritablement cet ami qui aime en
tout temps, ce frère né pour les moments de détresse (Prov. 17,
17).

Assemblée de Dieu (L’)
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- 1. Les diverses significations de "l’assemblée" dans le N.T.
Le mot grec "écclésia" d’où dérive le mot
"église" signifie "assemblée" aussi bien au sens
ordinaire (Act. 19, 41) que religieux.
. L’assemblée, objet du dessein éternel de Dieu (Eph. 3, 10)
comprend tous les croyants depuis qu’elle a été formée, à la
Pentecôte (Act. 2) jusqu’au jour où Christ l’enlèvera (1 Thes.
4, 16-17). Elle sera alors complète (Eph. 1, 22) et Christ se
la présentera à lui-même, glorieuse (Eph. 5, 27). Actuellement, le
Seigneur ajoute chaque jour à l’assemblée ceux qui croient en lui (Act. 2,
42).
. L’assemblée de Dieu désigne l’ensemble des croyants, membres du
corps de Christ qui, à un moment donné, vivent sur la terre entière (1
Cor. 3, 15 ; 1 Tim. 3, 15).
. L’assemblée de Dieu à Jérusalem, Antioche, Corinthe... ou toute autre
localité, désigne l’ensemble de ces mêmes croyants, "sanctifiés
dans le Christ Jésus" (1 Cor. 1, 2) qui habitent dans une
localité. Il en est ainsi encore de nos jours, bien que beaucoup de
croyants soient extérieurement séparés les uns des autres. Des croyants
qui sont assemblés au nom du Seigneur Jésus (Matt. 18, 20), sous sa
seule autorité, dans une localité, sont l’expression de l’assemblée
locale : ils en montrent les caractères et ont la responsabilité d’agir
de la part du Seigneur, sous son autorité.
- 2. L’assemblée, corps de Christ
Dieu "a donné (Christ) comme chef (tête) sur toutes choses à l’assemblée,
qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous"
(Eph. 1, 23).
"Christ... son corps qui est l’assemblée" (Col. 1, 24).
. Le corps de Christ est aussi composé des croyants, nés de nouveau et
scellés du Saint Esprit, depuis la Pentecôte jusqu’à l’enlèvement de
l’Eglise. Les croyants sont individuellement les membres du corps, unis à
Christ – la tête – par le Saint Esprit (1 Cor. 12, 12-13). En
Eph. 1, 23, "l’assemblée qui est son corps" est vue
liée à Christ – la tête – pour l’éternité.
. La pensée du corps introduit la notion d’organisme vivant fonctionnant
harmonieusement. Le corps de Christ est en général considéré comme l’ensemble
des croyants vivant sur la terre à un moment donné, un corps complet,
auquel rien ne manque pour qu’il fonctionne normalement. Ainsi les
croyants décédés, ainsi que ceux qui seront ajoutés plus tard, n’entrent
pas en ligne de compte.
On doit noter que l’Esprit donne toujours à la Tête la place
prééminente par rapport aux membres du corps. Christ est "celui qui
remplit tout en tous" ; il est présent dans chaque membre, c’est
lui qui en est la vie, qui anime le corps par l’Esprit et qui, dans le
temps présent, prépare le corps pour l’état éternel par les soins de
son amour.
- 3. L’assemblée, maison de Dieu
L’assemblée est considérée à plusieurs reprises comme une
construction : sa maison, son temple, son habitation, son édifice
(Eph. 2, 20-22 ; 1 Tim. 3, 15 ; 1 Pi. 3, 15).
Il convient de distinguer ce que Christ bâtit lui-même de ce qui est
construit par des instruments humains.
. Ce que le Seigneur bâtit est une "maison spirituelle", formée
de "pierres vivantes", c’est-à-dire de croyants (1 Pi. 2,
4-7). Comme Fils du Dieu vivant, il est le Roc, le fondement de l’assemblée
(Matt. 16, 18), "la maîtresse pierre du coin". De cette
manière, l’édifice est, selon le dessein de Dieu, "bien ajusté...
un temple saint" (Eph. 2, 21), hors d’atteinte de la puissance
de l’ennemi.
. La maison de Dieu est aussi considérée comme un édifice dont la
construction est confiée à des hommes. Jésus Christ en est le seul
fondement, posé ici par les apôtres, comme Paul l’a fait à Corinthe.
Les constructeurs poursuivant la construction de l’ouvrage sur ce
fondement sont les serviteurs qui annoncent la Parole, responsables de s’acquitter
de leur tâche devant Dieu. Ce travail comporte le danger de bâtir de
façon incorrecte, avec de mauvais matériaux, voire de corrompre le temple
de Dieu. Cette maison de Dieu, résultat imparfait du travail des hommes,
sera l’objet du jugement de Dieu (1 Cor. 13, 13 ; 1 Pi. 4,
17).

Athènes
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Bien que la ville ait déjà perdu sa prééminence
politique des siècles précédents, elle continuait de représenter le
plus haut niveau de culture atteint dans l’Antiquité classique dans les
arts, la littérature, la philosophie.
On disait qu’il était plus facile de trouver des dieux que des hommes
à Athènes. Sans compter les idoles dans les demeures privées, on
évaluait sous Néron à plus de trois mille les statues exposées
publiquement dans la ville, la plupart vouées au culte des démons.

"Aujourd’hui"
(Les) dans l’évangile de Luc
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- Aujourd’hui, dans la cité de
David, vous est né un sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. (Luc 2,
11)
La venue de Christ sur la terre est annoncée par l’ange aux
bergers comme un grand sujet de joie : c’est l’évangile (la
bonne nouvelle) d’une grande joie. La multitude de l’armée
céleste se joint aux anges pour rendre gloire à Dieu, et souhaiter
la paix à la terre.
- Aujourd’hui cette écriture est
accomplie, vous l’entendant (Luc 4, 21)
Jésus, âgé d’environ trente ans, après avoir été baptisé
au Jourdain, oint de l’Esprit, puis avoir victorieusement surmonté
les tentations de Satan au désert, commence son ministère public
dans la puissance de l’Esprit. A Nazareth, il entre dans la
synagogue et lit le prophète Esaïe qui annonçait la venue de celui
qui apportait de bonnes nouvelles aux débonnaires. Jésus était ce
messager de grâce envoyé par Dieu, de sorte que l’annonce du
jugement contenu dans la prophétie (Es. 61, 1,2) n’avait pas
sa place à ce moment-là. Les paroles qui sortaient de sa bouche n’étaient
que des " paroles de grâce " (Luc 4, 22).
" La grâce est répandue sur tes lèvres " (Ps. 45,
2).
- Nous avons vu aujourd’hui des choses étranges. (Luc 5,
26)
Le Seigneur accomplit son service parmi les
hommes, en guérissant les malades, lépreux ou paralytiques. Mais ici, à l’occasion
de ce miracle, il ajoute le pardon des péchés (Luc 5, 20). Cette chose
étrange pour le monde est infiniment précieuse pour nous, croyants : c’est
l’activité en grâce du Seigneur, une chose merveilleuse (Jug. 13,
19).
- Il faut que je marche aujourd’hui et demain et le jour
suivant, car il ne se peut qu’un prophète périsse hors de Jérusalem. (Luc 13,
33)
Ce jour était celui du service de l’homme
parfait au milieu de la nation rebelle, quelles que soient les intentions
meurtrières d’Hérode. Ce service s’achèverait le troisième jour, figure
de sa mort et de sa résurrection, pour la réalisation complète des pensées
de Dieu à l’égard de ceux qu’il voulait amener dans la gloire.
- Zachée, descends vite ; car il faut que je demeure
aujourd’hui dans ta maison. et, Aujourd’hui le salut est venu à cette
maison, vu que lui aussi est fils d’Abraham. (Luc 19, 5,9)
A la fin de son ministère, Jésus publiait
encore l’an agréable du Seigneur, le jour où la grâce du Dieu Sauveur
apporte le salut à quiconque croit.
- Jésus lui dit : En vérité, je te dis :
Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis ". (Luc 23,
43)
Sur la croix, Jésus fait grâce au malfaiteur
qui se tournait vers lui, et lui assure une place dans le paradis de Dieu, en ce
même jour-là. Telle est la merveilleuse grâce de Dieu en Christ.
- C’est aujourd’hui le troisième jour depuis que ces
choses sont arrivées. (Luc 24, 21
Ce troisième jour était le jour glorieux de la résurrection du Seigneur
Jésus, déjà annoncé aux disciples avant sa mort (Luc 18, 33). Le
Sauveur goûte la joie de ce jour glorieux (Ps. 16, 10,11), qu’il
apporte à ses disciples (Jean 20, 20).
En conclusion :
Aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez
pas votre cœur. (Ps. 95, 7,8)
Telle est la conclusion du message de l’Evangile. Ce
vibrant appel est cité par l’apôtre aux Hébreux (Héb. 3,
7-11, 13 ; 4, 7) pour rappeler à toute conscience d’homme
que : "Voici, c’est maintenant le temps agréable ;
voici, c’est maintenant le jour du salut" (2 Cor. 6, 2). L’appel
s’adresse à tous de ne pas "s’endurcir par la séduction du
péché" (Héb. 3, 13), mais au contraire de s’appliquer
à entrer dans le repos de Dieu (Héb. 4, 11).
Autels
(Les) bâtis à l’Eternel
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- 1. De Noé à l’entrée d’Israël dans le pays
|
Adorateur |
Lieu |
Réf. |
Circonstances – Significations
particulières |
|
Noé |
Mont Ararat |
Gen. 8, 20 |
Après le déluge, l’Eternel respire une odeur de repos. Une
alliance est conclue pour la terre. |
|
Abram |
a. Sichem
(Chêne de Moré)
|
Gen. 12, 7 |
Première étape dans le pays. Autel du
voyageur. Etranger par la foi
|
| |
b. Entre Béthel
et Aï
|
Gen. 12, 8 |
Autel de l’adorateur
Autel du renoncement.
|
| |
c. Hébron
(Chênes de Mamré)
|
Gen. 13, 18 |
Après le choix de Lot, promesses confirmées par
Dieu à Abram
|
|
Abraham |
Mont Morija |
Gen. 22, 9 |
Sacrifice d’Isaac. Promesses renouvelées à
la descendance d’Isaac (Christ :Gal. 3, 16)
|
|
Isaac |
Beër-Shéba |
Gen. 26, 25 |
Promesses confirmées. Isaac creuse un puits,
il est béni de l’Eternel
|
|
Jacob |
a. Sichem |
Gen. 33, 20 |
Autel El-Elohé-Israël (Dieu, le Dieu d’Israël) |
| |
b. Béthel |
Gen. 35, 7 |
Autel de El-Béthel (Le Dieu de la maison de Dieu) après s’être
purifié des idoles. |
|
Moïse |
a. Rephidim |
Ex. 17, 15 |
Jéhovah-Nissi (l’Eternel mon enseigne).
Après la victoire de Josué sur Amalek
|
| |
b. Au pied de Horeb |
Ex. 24, 4, 5 |
Lorsque la loi est donnée à Israël. Douze stèles dressées
(unité du peuple). Premiers sacrifices de prospérités offerts. |
- 2. Israël dans le pays de la promesse
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Adorateur |
Lieu |
Réf. |
Circonstances – Significations
particulières |
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Josué |
Mont Ebal |
Jos. 8, 30-35 |
Réalisation d’Ex. 20, 24 ; Deut. 27, 7;
Après Aï. Prise de possession du pays.
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Gédéon |
a. Ophra des Abiézerites
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Jug. 6, 24 |
Jéhovah-Shalom (l’Eternel de paix).
Autel du culte.
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b. Sommet du lieu fort
(Ophra)
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Jug. 6, 26 |
Autel du témoignage. Après le renversement de l’autel de Baal
chez son père. |
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Manoah |
Sur le rocher (Mahané-Dan)
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Jug. 13, 19, 20 |
A l’annonce de la naissance de Samson.
L’Ange de l’Eternel monte dans la flamme.
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Le peuple d’Israël |
Mitspa |
Jug. 21, 4 |
Après le péché de Guibha et les pleurs de
Béthel.
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Samuel |
Rama |
1 Sam. 7, 17 |
Samuel prophète, sacrificateur, intercesseur (1
Sam. 12, 23) et juge (1 Sam. 7, 15).
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Saül |
Guibha ( ?) |
1 Sam. 14, 35 |
Saül, roi selon la chair |
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David |
Mont Morija
(Aire d’Ornan)
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2 Sam. 24, 25
1 Chr. 21, 26
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Après le dénombrement et la plaie.
David intercesseur puis adorateur.
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Elie |
Carmel
(en Samarie)
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1 Rois 18, 30-32 |
Autel de 12 pierres (unité du peuple d’Israël). Cent ans après
la dédicace du temple de Salomon. |
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