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Deutéronome 31.9-13 et 24-29;
Jean 20, 17-20
Texte biblique
31, 9-13
9 Et Moïse écrivit cette loi, et la donna aux sacrificateurs, fils de
Lévi, qui portaient l’arche de l’alliance de l’Éternel, et à tous
les anciens d’Israël. 10 Et Moïse leur commanda, disant : Au bout
de sept ans, au temps fixé de l’année de relâche, à la fête des
tabernacles, 11 quand tout Israël viendra pour paraître devant l’Éternel,
ton Dieu, au lieu qu’il aura choisi, tu liras cette loi devant tout
Israël, à leurs oreilles ; 12 tu réuniras le peuple, hommes et
femmes, et enfants, et ton étranger qui sera dans tes portes, afin qu’ils
entendent, et afin qu’ils apprennent, et qu’ils craignent l’Éternel,
votre Dieu, et qu’ils prennent garde à pratiquer toutes les paroles de
cette loi ; 13 et que leurs fils qui n’en auront pas eu connaissance,
entendent, et apprennent à craindre l’Éternel, votre Dieu, tous les
jours que vous vivrez sur la terre où, en passant le Jourdain, vous
[entrez] afin de la posséder.
31, 24-29
24 Et quand Moïse eut achevé d’écrire dans un livre les paroles de
cette loi, jusqu’à ce qu’elles fussent complètes, 25 il arriva que
Moïse commanda aux Lévites qui portaient l’arche de l’alliance de l’Éternel,
disant : 26 Prenez ce livre de la loi, et placez-le à côté de l’arche
de l’alliance de l’Éternel, votre Dieu ; et il sera là en
témoignage contre toi. 27 Car moi, je connais ton esprit de rébellion et
ton cou roide. Voici, aujourd’hui, tandis que je suis encore vivant avec
vous, vous avez été rebelles à l’Éternel ; combien plus [le
serez-vous] après ma mort ! 28 Réunissez auprès de moi tous les
anciens de vos tribus, et vos magistrats, et je prononcerai ces paroles à
leurs oreilles, et j’appellerai à témoin contre eux les cieux et la
terre. 29 Car je sais qu’après ma mort vous vous corromprez certainement,
et vous vous détournerez du chemin que je vous ai commandé ; et il
vous arrivera du mal à la fin des jours, parce que vous ferez ce qui est
mauvais aux yeux de l’Éternel, pour le provoquer à colère par l’œuvre
de vos mains.
Jean 20, 17-20
17 Jésus lui dit : Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté
vers mon Père ; mais va vers mes frères, et dis-leur : Je monte
vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu.18 Marie de
Magdala vient rapporter aux disciples qu’elle a vu le Seigneur, et qu’il
lui a dit ces choses.
v. 15 : plutôt : Monsieur ; ici, simple expression
de politesse. — v. 16 : maître qui enseigne.
19 Le soir donc étant [venu], ce jour-là, le premier de la semaine, et les
portes [du lieu] où les disciples étaient, par crainte des Juifs, étant
fermées, Jésus vint, et se tint au milieu d’eux. Et il leur dit :
Paix vous soit ! 20 Et ayant dit cela, il leur montra ses mains et son
côté. Les disciples se réjouirent donc quand ils virent le Seigneur
Commentaires
Dans ce chapitre 31, Josué va bientôt succéder à Moïse. Il y a aussi
une nouvelle invitation à se rassembler pour écouter. Il y a enfin un
cantique de Moïse, basé sur le futur d’Israël, Israël manquant en
tout.
Quant aux versets 9 à 13,
ils présentent deux choses qui réclament notre attention spéciale. Il y a
d’abord le fait que l’Eternel attachait l’importance la plus grande
pour le rassemblement public de son peuple dans le but d’entendre sa
parole. Tout Israël. Ils devaient s’assembler pour écouter la
lecture du livre de la loi de Dieu afin d’apprendre sa volonté et leurs
devoirs. Depuis le plus jeune jusqu’au plus âgé, chaque membre devait
être amené en contact direct et personnel avec la volonté révélée de l’Eternel.
En deuxième lieu, il faut peser le fait que les enfants devaient aussi
être rassemblés devant l’Eternel pour écouter sa parole. Il y a une
belle instruction dans ces deux devoirs pour tous les membres de l’Eglise
de Dieu. On manque partout à ces deux points, c’est-à-dire :
1) le rassemblement de nous-mêmes et par conséquent 2) écouter. En effet,
plutôt qu’une simple lecture des Saintes Ecritures, on recherche l’éloquence
humaine, la musique, voire les excitations religieuses d’une nature ou d’une
autre. Tout cela semble nécessaire pour attirer les gens. On veut tout,
excepté la précieuse Parole de Dieu. Il peut y avoir l’excuse qu’on
a la Parole de Dieu, qu’on la lit à la maison, etc. Toutefois, cela ne
résiste pas du tout en présence de la vérité. Si la Parole de Dieu
était aimée, appréciée, étudiée en particulier ou en famille, elle le
serait tout autant en public. Il y aurait ce saint plaisir d’être
rassemblé autour de Lui, de l’Ecriture, pour nous rafraîchir à ces
eaux vives, dans une heureuse communion.
Les versets 14 à 22 contiennent ce cantique de Moïse qui est donc basé
sur le fait qu’Israël se corrompra. En conséquence, un aperçu des voies
de Dieu est donné.
Versets 24 à 29 : cette
fin de chapitre nous rappelle d’une manière particulière le discours d’adieux
de l’apôtre Paul aux anciens d’Ephèse selon Act. 20,
29-32. Nous y avons la confirmation que l’homme est partout le même. Si
son histoire est souillée du début à la fin, il est soulageant et
consolant pour le cœur de savoir et de se souvenir que Dieu est toujours le
même, que sa Parole demeure et est établie à toujours dans les cieux.
Cette Parole était cachée, à côté de l'arche de l'alliance. Elle
était conservée là, intacte, en dépit des péchés si graves et de la
folie du peuple. Cela donne en tout temps du repos au cœur, en face des
manquements de l’homme, de la ruine, de la décadence, bref, de tout ce
qui lui a été confié. Si cette Parole rend un témoignage vrai et
solennel contre l’homme et ses voies, elle communique aussi au cœur la
certitude la plus précieuse et la plus rassurante que Dieu est au-dessus du
péché et de la folie de l’homme. Sa gloire apparaîtra et remplira
bientôt toute la scène. Loué soit l’Eternel … pour cette précieuse
consolation ! Au sujet du v. 29, le fidèle sait, avec de chers
serviteurs (comme aussi ceux d’Act. 20, 29), ce qu’il
adviendra. Il sait aussi QUI il a cru et sa confiance est en la puissance
divine.
Dans Jean
20, 17-20 :
Ces versets font partie d’une part de la rencontre
de Marie de Magdala et du Seigneur (v. 14-18) et d’autre part du premier
rassemblement autour du Seigneur (v. 24-31). Jésus mentionne son ascension.
Alors Marie s’élance vers son Seigneur mais il lui dit: ne me touche
pas. Cela parce qu’il veut l’élever bien au-dessus de ce qu’elle
attendait et de ce qui concernait le peuple d’Israël. Le Seigneur veut
diriger sa foi vers le ciel où il va entrer. Jésus lui apprend dans quelle
relation nouvelle ses bien-aimés sont introduits par sa mort et sa
résurrection. En Matthieu, il est question des pieds de Jésus en rapport
avec Israël mais en Jean tout ce qui concerne l’homme et les Juifs est
mis de côté; et en attendant la rencontre de Jésus avec son peuple
terrestre qui aura lieu à son retour, et bien les disciples, au lieu d’être
les sujets du royaume du fils de David, sont introduits dans une position
nouvelle et céleste et dans la même relation que le Seigneur avec son Dieu
et son Père. C’est aussi la réalisation du Psaume 22 lorsque Jésus,
après avoir été délivré d’entre les cornes des buffles dit: J’annoncerai
ton nom à mes frères, je te louerai au milieu de la congrégation. Alors,
au v. 18,
Marie de Magdala a le privilège d’annoncer ce message aux disciples. Elle
dit qu’elle a vu le Seigneur et qu’il lui a dit ces choses. Et la
encore, si nos cœurs avaient un besoin plus intense de jouir de la
communion du Seigneur, Il se révélerait à nous dans une plus grande
mesure et nous aurions quelque chose à communiquer de sa part. Imitons
Marie de Magdala. Ce que nous recevons de Jésus dans ce monde demeurera
notre part personnelle durant l’éternité. Remarquons que l’attachement
personnel à Christ est le moyen d’avoir une intelligence réelle. Quant
aux disciples, selon v. 10, ils n’avaient pas cherché plus loin. Ils sont
étonnés. Pourtant Jean est convaincu. Toutefois, l’intelligence divine
ne les éclaire pas et l’affection pour Christ ne les émeut pas. Ils vont
chez eux. C’est donc différent avec Marie de Magdala et Jésus n’est
pas loin d’un cœur ainsi attaché à sa personne. Et Jésus se révèle
à celle pour qui il était tout pour son cœur. Et Jésus use de son
affection divine et humaine en appelant sa brebis par son nom: Marie !
Et cette brebis reconnaît la voix du berger en répondant: Rabboni !
Ce n’était pas la connaissance qui caractérisait Marie mais son
affection l’approche spirituellement du Seigneur et fait d’elle le vase
propre pour entendre ce qu’il avait dans son cœur. Quant à sa position,
Marie représente de résidu Juif attaché au Seigneur mais ignorant les
conseils glorieux de Dieu. Ainsi Dieu lui-même, et le Père, ont été
glorifié et se font connaître selon leurs perfections. Et selon ces
perfections, les disciples sont introduits dans la position et selon la
relation de Jésus lui-même avec Dieu. Cette perfection est aussi
démontrée ailleurs: Jean 13, 31-32; 17, 4-5.
Que de fruits … dans l’œuvre de Jésus ! Et pour la première
fois, au v. 17,
Jésus appelle ses disciples: ses frères. Les disciples sont donc
placés dans ses propres relations avec Dieu son Père. La résurrection de
Jésus a laissé derrière l’homme la mort, le péché, la puissance de
Satan et le jugement de Dieu, et a mis en perspective la gloire céleste,
bien que, pour rendre témoignage à la réalité de sa résurrection Jésus
ne fut pas encore entré dans cette gloire même. Mais pour ce qui est du
fond de la chose, c’est-à-dire cette relation, elle est établie et
révélée. Quant au résidu Juif, attaché au Christ, il devient la
compagnie du fils. En Jean 19, il y a la mort de Christ. Au ch. 21, il y a
un enseignement quant au millénium. Et entre deux, au ch. 20, nous avons un
résumé de faits capitaux d’entre ceux arrivés après la résurrection
de Jésus. C’est un tableau de toutes les conséquences de cette
résurrection, conséquences envisagées dans leur rapport direct avec la
grâce qui les produit et avec les affections qui devaient se trouver chez
les fidèles. Nous y avons aussi un tableau de toutes les voies de Dieu
jusqu’à la révélation de Christ au résidu avant le millénium. Si
Marie de Magdala est une figure du résidu Juif pieux, elle l’était aussi
alors qu’elle était possédée de ses sept démons, êtres impurs, qui
montraient leur totale emprise sur elle. C’était la condition réelle du
peuple Juif mais le résidu sera délivré. Dans ce ch, Thomas est aussi un
type du résidu. Et la thèse générale de ce ch, c’est le tableau de
toute l’économie actuelle jusqu’au moment où le Seigneur est reconnu
par Thomas, type du résidu. Marie de Magdala démontre à nouveau que l’attachement
personnel à Christ est le moyen d’avoir une intelligence réelle. Et c’est
elle qui reçoit du Seigneur la communication de la position la plus
élevée que nous possédons. Et c’est elle encore qui la communique aux
apôtres. Au v. 8, ils voient et ils croient. Que croient-ils ? ..
bref, ils retournent chez eux et c’est un tableau peu flatteur de l’état
de leurs âmes. Leurs intérêts sont chez eux. Mais Marie de Magdala elle,
sans Christ, n’était pas heureuse et Jésus se révèle à elle. Quand
il dit "ne me touche pas", cela se lie donc à cette position
infiniment plus élevée qui nous est révélée ici. Il enseigne qu’il n’est
plus présent ici dans un corps mais qu’il associe à lui ceux qu’il
appelle ses frères et qui les introduit dans sa propre position
vis-à-vis de Dieu son Père. Et cette
révélation rassemble les disciples Ainsi, dans les
v. 19 à 23, nous avons le premier rassemblement
autour du Seigneur. C’est le premier jour de la semaine. Jésus a passé
le dernier sabbat dans le tombeau. Par le sabbat, Dieu montrait son désir d’introduire
l’homme dans son repos mais la chose ne put avoir lieu sur le pied de la
responsabilité. Alors ce repos
sera introduit en vertu de l’œuvre de Christ. C’est
ce repos mentionné dans Héb. 4, 9. Et Jésus, en
ressuscitant le premier jour, introduit un homme nouveau, dans une ère
nouvelle, céleste et éternelle, sur le pied de la grâce. Rétablir le
sabbat, c’est annuler l’œuvre de Christ et ses résultats. Le premier
jour de la semaine est déjà mentionné en Lév. 23, 11 quand
la gerbe des prémices était tournoyée le lendemain du sabbat: type de
Christ ressuscité et cela en dehors de l’ordre de choses présenté par
les sept jours de ce ch 23 du Lévitique.
Les disciples ont donc reçu le message de Marie. Ils
ont aussi entendu les disciples d’Emmaüs (Luc 24, 33-35). Aussi,
ils se réunissent le soir pour s’entretenir de ces choses merveilleuses.
Ainsi, c’est Jésus est la cause de rassemblement des disciples. Et la
haine des Juifs persiste. Ils ferment la porte (v. 19).
Mais l’homme et sa haine sont sans puissance contre les objets de la
grâce du Seigneur. La vie a triomphé de la mort et les disciples
accomplissent leur service malgré l’opposition des Juifs, comme le livre
des Actes le démontre. Et c’est alors que le vainqueur du monde et de
la mort apparaît au milieu des disciples. Et Jésus leur dit: Paix vous
soit (v. 20). Jésus a obtenu la paix
pour eux. Il en a payé le prix. Il leur apporte cette paix. Au-dehors, le
monde avec sa haine. Au-dedans, le Seigneur avec les siens. Beau tableau de
cette première assemblée autour du Seigneur. Et dans ce v. 20, Jésus leur
apporte encore la preuve qu’il est bien celui qui a été sur la croix.
Ces marques sont aussi le témoignage de son amour pour eux. Ce jour-là,
Jésus inaugure la première réunion d’assemblée et accomplit ce qu’il
avait dit en Matt. 18, 20. Les versets 19 et 20 présentent le
privilège des saints réunis au nom du Seigneur en attendant d’être
autour de Lui dans la gloire.
2 Timothée 2,
14-26 :
le sentier du juste au temps de l’apostasie. Cf Exode 33,
1-11.
14 Remets ces choses en mémoire, protestant* devant le
Seigneur qu’on n’ait pas de disputes de mots, [ce qui est] sans aucun
profit, [et] pour la subversion des auditeurs. 15 Étudie-toi à te
présenter approuvé à Dieu, ouvrier qui n’a pas à avoir honte, exposant
justement* la parole de la vérité ; 16 mais évite les discours vains
et profanes, car [ceux qui s’y livrent] iront plus avant dans l’impiété,
17 et leur parole rongera comme une gangrène, desquels sont Hyménée et
Philète qui se sont écartés de la vérité, 18 disant que la
résurrection a déjà eu lieu, et qui renversent la foi de quelques-uns. 19
Toutefois le solide fondement de Dieu demeure, ayant ce sceau : Le
Seigneur connaît ceux qui sont siens, et : Qu’il se retire de l’iniquité*,
quiconque prononce* le nom du Seigneur. 20 Or, dans une grande maison, il n’y
a pas seulement des vases d’or et d’argent, mais aussi de bois et de
terre ; et les uns à honneur, les autres à déshonneur. 21 Si donc
quelqu’un se purifie de ceux-ci, il sera un vase à honneur, sanctifié,
utile au* maître, préparé pour toute bonne œuvre. 22 Mais fuis les
convoitises de la jeunesse, et poursuis la justice, la foi, l’amour, la
paix, avec ceux qui invoquent le Seigneur d’un cœur pur ; 23 mais
évite les questions folles et insensées*, sachant qu’elles engendrent
des contestations. 24 Et il ne faut pas que l’esclave du Seigneur
conteste, mais qu’il soit doux envers tous, propre à enseigner, ayant du
support ; 25 enseignant* avec douceur les opposants, [attendant] si
Dieu, peut-être**, ne leur donnera pas la repentance pour reconnaître la
vérité, 26 et s’ils ne se réveilleront pas du piège du diable, par qui
ils ont été pris, pour faire sa* volonté.
— v. 14 : ou : adjurant — v.
15 : litt.: découpant droit. — v. 19* : ailleurs :
injustice. — v. 19** : litt.: nomme. — v. 21 : ou :
propre au service du. — v. 23 : litt.: indisciplinées. — v.
25* : ou : redressant. — v. 25** : ou :
quelque jour. — v. 26 : celle de Dieu.
Commentaires
" Remets ces choses en mémoire ". C’est
une deuxième recommandation faite à Timothée au sujet de sa mission. La
première se trouvait au v. 2. " Ces Choses " : il
devait s’en souvenir lui-même (v.8). Il s’agit de toute l’étendue de
l’évangile édifié sur la mort et la résurrection de Christ, et de l’accomplissement
des promesses de Dieu en Lui. Il doit rappeler ces choses à ceux qui les
ont reçues une fois mais qui sont en danger de les perdre dans des disputes
stériles, des discours vains et profanes (v. 14 et 16). Ce passage fait
état d’une période de décadence pendant laquelle les vérités sont
abandonnées. Aujourd’hui, le mal a empiré et tout nous annonce que la
venue de l’homme de péché et l’apostasie finale ne tarderont pas à se
produire. Actuellement, des disputes de mots sont fréquentes chez les
chrétiens qui se sont laissés gagnés par la mondanité et manquant de la
piété et du ressort moral nécessaire pour tenir tête et protester contre
cette tournure donnée au christianisme et à son enseignement. Ces
chrétiens-là exercent un ministère sans aucun profit et, plus encore, ils
renversent moralement ceux qui les écoutent. Quant à Timothée, il doit
faire contraste et nous avons, dans les versets
14 à 18, à son égard, un beau tableau du
ministère chrétien dans une période de déclin. La première
qualité est l’approbation de Dieu (v. 15). En ayant à faire à Dieu, la
Parole sera exposée justement. Souvent les pires hérésies sont tirées de
quelque doctrine scripturaire mais sortie de leur place, ou d’une vérité
qui n’est pas présentée dans son équilibre avec d’autres. L’on
peut même dire que toutes les sectes de la chrétienté ont ce faux
principe pour origine. Les versets 16 à 18 le prouvent. Les faux
docteurs vont souvent deux à deux, comme Hyménée et Philète (cf 1 Tim. 1,
20 et 2 Tim. 3, 8). Ces deux hommes s’appuyaient sur le fait
que nous sommes ressuscités avec Christ et enseignaient que la
résurrection avait eu lieu de sorte que le chrétien n’avait pas à
attendre une résurrection de son corps qui l’introduirait dans le ciel,
étant appelé à trouver son paradis ici-bas. Beaucoup de fausses
doctrines étaient comprises dans celle-là et nous les voyons pulluler de
nos jours. Par ces fausses doctrines, Satan cherche à ravir aux enfants
de Dieu leur caractère céleste. Satan n’a pas pu lier la Parole. Aussi
il cherche à la détruire par les faux docteurs. De nos jours, ce mal
mortel s’étend de plus en plus, ajoutant aux sectes de nouvelles sectes,
corrompant toujours plus ce qui est déjà si fortement ébranlé. Au
milieu de tout cela, il faut rester simples et chercher à être enseignés
de l’Esprit.
Au verset 19 :
il est manifeste que des uns sont contaminés par de fausses doctrines. Au
chapitre 3, toute la chrétienté professante sera entraînée par ce
courant. Au milieu de cela, le chrétien fidèle a toutes les ressources et
a par conséquent le moyen d’échapper à l’influence du mal tout en
maintenant intact le témoignage de Dieu. Le sceau du verset 19 comporte
à son endroit l’image reproduite par la pensée de Dieu et sur le revers
la responsabilité de l’homme qui devrait atteindre à la perfection de
Dieu. Nous y avons l’assemblée telle que Dieu l’a bâtie puis l’assemblée
responsable et ébranlable en tant que confiée à l’homme. Ceux qui sont
dans la profession et qui ont la vie doivent se retirer du mal. La
profession vivante est distincte de la vaine profession extérieure. L’iniquité
est ce qui s’écarte de la vérité. Ici au point de vue de la doctrine du
v. 18. Il est aussi triste de voir des éléments quitter le bon terrain (Héb.
10, 25). Ce v. 19 présente un refuge inébranlable en même
temps qu’une grande source de consolation tout en faisant ressortir une
preuve de décadence. En effet, les hommes devraient reconnaître ceux qui
sont au Seigneur. Ce n’est plus le Seigneur ajoutait tous les jours à
l’assemblée. Dans ce verset, l’unité de l’assemblée reste si
précieuse. Elle a une telle autorité sur le cœur de l’homme que, à la
suite de la décadence de l’assemblée, il y avait danger que le désir de
l’unité extérieure ne conduisit les fidèles mêmes à accepter le mal
et à marcher en communion avec lui pour ne pas rompre cette unité. Le
principe de la fidélité individuelle, de la responsabilité individuelle
envers Dieu est donc établie et élevée au-dessus de toute autre
considération. Maintenir en pratique la possibilité de l’union entre le
nom de Jésus et le mal, c’est blasphémer ce nom. La règle de la
fidélité est de se purifier de tous les vases qui ne sont pas à l’honneur
du Seigneur. Il faut se tenir à l’écart de tout ce qui est contraire à
l’honneur du Christ. Dans tout
ce passage (19 à 22), il ne s’agit pas de la
discipline pour les fautes individuelles ni de la restauration des âmes d’une
assemblée qui a perdu en partie sa spiritualité, mais d’une marche à
suivre par l’individu, quant à ce qui déshonore le Seigneur, de quelque
manière que ce soit. Et rappelons-nous que notre responsabilité ne cesse
jamais, quelque soit l’état de l’assemblée car il y va de l’autorité
et des droits de Dieu lui-même sur l’âme. Il faut se conformer à la
volonté de Dieu par la puissance de l’Esprit, selon la lumière qui est
donnée à chaque chrétien de la part de Dieu et Dieu peut réunir les
fidèles, c’est une grâce, c’est sa pensée. La séparation du mal n’est
pas seulement négative. Elle est l’effet de la réalisation de la Parole
de Dieu dans le cœur, je saisis alors la sainteté de Dieu, ses droits su
mon cœur, l’incompatibilité de sa nature avec le mal, je sens que je
demeure en Lui et Lui en moi, je sens que Christ doit être honoré à tout
prix. En réalisant le v. 22, on respire l’atmosphère pure que l’on
trouve dans la présence du Seigneur.
Versets 20 et 21 : il ne
faut pas seulement se séparer du mal mais aussi se purifier des vases à
déshonneur. Avec le temps, il y a eu des vases à déshonneur dans la
maison. Le déshonneur est en rapport avec l’abandon de la vérité
dont il est tellement question dans cette épître. Ces vases à
déshonneur sont avant tout de faux docteurs. Ce sont des hommes qui
agissent, qui enseignent, qui prêchent, dans la grande maison. Au lieu de
prêcher la Parole, ils font des discours vains et profanes. Ce sont de tels
docteurs que les gens de la grande maison s’amassent pour leur chatouiller
les oreilles et contenter leurs convoitises. Vis-à-vis de cette catégorie
de personnes, il faut prendre une position bien déterminée, bien trancher.
On ne se retire pas de la maison mais de l’iniquité. On ne se purifie pas
de la maison mais des vases à déshonneur. La valeur du vase consiste à se
retirer et à se purifier. Voilà un terrain propice au témoignage, aux
œuvres selon Dieu. Remarquons encore que tout cela découle de la
recommandation du v. 15.
Au sujet de la nature des vases, qu’ils soient d’or
ou de terre, chacun d’eux a son propre usage, mais différents ainsi, ils
sont distinctement séparés les uns des autres dans la maison.
Dans les versets
22 et 23 : étant purifiés et séparés du
mal, il faut encore exercer une surveillance rigoureuse sur toutes les
tendances de nos propres cœurs. Il
faut fuir ces fâcheuses tendances. Il faut combattre contre Satan et fuir
les convoitises pour que ce combat ne soit pas compromis.
Il y a les convoitises des yeux, de la chair ou de la vie. Il ne suffit pas
d’être séparés mais il faut fuir ces convoitises pour ne pas être
plongés dans la mondanité. Ces convoitises nous ramènent au monde qu’il
faut fuir. Alors, en combattant selon Dieu contre Satan, il y a des choses
excellentes à poursuivre: justice, foi, amour, paix. Voilà ce que l’homme
de Dieu doit faire dans la grande maison: c’est la séparation du mal. Il
y a donc des gens à éviter mais aussi des choses qu’il faut poursuivre
et des gens dont il faut rechercher la compagnie. Et le fidèle trouvera des
croyants à qui se lier car il ne peut se lier avec eux qui déshonorent le
Seigneur en restant en contact avec des vases à déshonneur. Voilà à
quoi on reconnaît un fidèle aujourd’hui. Au commencement, il n’était
pas besoin de préciser d’un cœur pur (cf Act. 9, 10
à 14). Mais dans un temps de ruines et d’indépendance, ce qui
caractérise un cœur pur c’est la soumission à la parole. Ainsi, le
Seigneur peut maintenir un témoignage pour un temps de ruines. Il peut
posséder des témoins et les maintenir s’ils demeurent fidèles à sa
parole, étant séparés de tout mal. Ces témoins peuvent, tout en menant
deuil sur tout ce qui est arrivé, retenir les bases scripturaires du
rassemblement sur le terrain de l’unité du corps. C’est à ce prix qu’un
vrai culte sera réalisé. Parlons un peu adoration. Pour être un
adorateur heureux, il faut saisir toute la valeur du sang de Jésus et avoir
trouvé cette propitiation comme en Job 33, 34 et alors la
conscience déchargée et une paix profonde donnera d’être un adorateur,
un adorateur purifié, un adorateur heureux et béni. Et c’est seulement
en étant cela, un adorateur purifié, que vous pourrez être un ouvrier
appelé à vous purifier pour être un vase utile au Seigneur. Essayer d’être
ouvrier avant d’être adorateur, c’est le rebours de l’ordre de Dieu.
Le but, en se retirant de l’iniquité, c’est de devenir un vase utile au
maître.
Versets 23 à 26 : par les
questions folles et insensées, l’ennemi cherche à jeter du discrédit
sur la vérité. C’est encore un danger duquel il faut s’écarter, comme
au v. 16, pour que l’enseignement soit profitable. C’était le
caractère spécial du don de Timothée. Il faut donc revêtir les traits
moraux des versets 24-25 sinon l’enseignement ne serait d’aucun profit. Attendant
(v. 25): n’obligeons pas les âmes à recevoir la vérité. Ce serait un
acte de propre volonté. Cela gâterait l’œuvre de Dieu auprès de ces
âmes. Il faut beaucoup de patience, de dépendance, et il faut laisser Dieu
agir. En 1 Tim. 3, 7, le chrétien était tombé dans le
pièce de l’ennemi. Ce verset démontre aussi que la vérité de Dieu n’est
pas affaire de l’intelligence humaine, c’est la révélation de ce que
Dieu est et des conseils de Dieu. L’Esprit de Dieu agit sans doute sur l’intelligence
et par elle mais la vérité qui est déposée dans l’intelligence s’adresse
à la conscience et au cœur: si elle ne les atteint pas, rien n’est fait
et rien même n’est réellement compris car dans la vérité divine, on
comprend les choses avant de comprendre les mots, celui-ci par exemple: être
né de nouveau (Jean 3, 3). Au v. 26, il est tombé dans
ce piège et il s’y est endormi de telle manière qu’il s’est opposé
à la vérité et à la volonté de Dieu présentée par l’un de ses
serviteurs. Ayons de la patience car peut-être Dieu agira dans le cœur
des adversaires pour y produire la repentance et un retour dans le chemin de
Dieu et dans l’obéissance à sa volonté. |

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