Récits évangéliques - Parole, . . .  contenu de la page
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Jean trois seize
Je crois la Bible
Les gens du livre
Témoignage éthiopien

Lire la Bible --->>>

Chez le potier
La main blessée
Le cinq de pique

Qui a écrit la Bible

Le garde-forestier et le bandit

La puissance d'un seul verset de la Bible
Un crédo plus actuel que jamais
De quel livre peut-il s'agir ?
De l'empereur Haïlé Sélassié
Sans mains ni yeux mais avec la langue

Le Dieu Sauveur qui façonne les siens
Belle illustration des mains percées de Jésus
Dieu parle aujourd'hui comme autrefois
Dialogue entre un scientifique et un chrétien
Un moqueur et un bandit reçoivent Jésus

 

  Jean trois seize    >> top <<

Un soir d’hiver froid et venteux, un pauvre garçon rôdait dans les rues, il était sans ami, sans abri et n’avait pas de chez-soi. Il s’était associé à une bande de voleurs, qui, cette nuit-là, avaient décidé d’effectuer un vol avec effraction et lui avaient donné rendez-vous dans une certaine rue.

Alors qu’il attendait, grelottant de froid, il sentit soudainement une main se poser sur son épaule. C’était sombre, il ne pouvait distinguer les traits de la personne, sinon que c’était un homme grand ; il se mit à trembler de peur ; mais une voix bienveillante lui dit :

Mon garçon, que faites-vous là à cette heure ? Quelqu’un comme vous n’a rien à faire dans les rues à une heure si tardive, allez à la maison et couchez-vous.
Je n’ai pas de maison, ni même un lit pour dormir.
Ceci me faut beaucoup de peine. Aimeriez-vous trouver une maison et un lit, si je vous en fournis un ?
Je m’y rendrais immédiatement.
Dans telle rue, tel numéro, vous aurez un lit.

Sans attendre la fin de la phrase, le garçon s’en allait.

Halte ! dit la voix. Comment voulez-vous entrer, il faut un mot de passe. Le voici : pouvez-vous lire ?
Non, Monsieur.
Eh bien, rappelez-vous que le mot est : Jean trois seize. Ne l’oubliez pas, sinon on ne vous laissera pas entrer. Jean trois seize.

Heureux, le jeune homme s’éloigna rapidement répétant sa leçon, et se trouva bientôt dans la rue et devant le numéro indiqués. De grandes grilles de fer fermaient l’entrée ; il sonna timidement ; le portier de nuit vint ouvrir et d’une voix bourrue demanda :

Qui est là ?
Moi, Monsieur ! Je suis Jean trois seize, répondit-il d’un ton tremblant.
Très bien, alors entrez.

Tôt après il entra dans un lit si beau, chaud, avec des draps comme il n’en avait jamais vus. En s’endormant, il put encore se dire : " C’est un nom porte-bonheur , je veux l’adopter ". Le lendemain matin, on lui donna un morceau de pain avec un bol de lait chaud, puis il se retrouva dans la rue, car ce n’était qu’un asile de nuit. Il se promena longuement, craignant de rencontrer ses anciens compagnons, réfléchissant à sou nouveau nom, quand, en traversant une rue étourdiment, il fut happé par une automobile. Le garçon inconscient fut transporté à l’hôpital le plus proche.

Mai les blessures provoquèrent une forte fièvre et même du délire, durant lequel on l’entendit maintes fois répéter : " Jean trois seize ! C’était pour me faire du bien, et cela m’en a fait ! "

Ces mots persistants excitèrent la curiosité des autres malades qui se firent apporter des Nouveaux Testaments ; l’un après l’autre ils lurent le précieux verset : " Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle. " Grâce à ces mots du pauvre garçon ignorant, bien des âmes furent sauvées dans cette chambre d’hôpital.

Peu à peu, un mieux se fit sentir, le jeune homme reprit connaissance et regarda d’un air étonné autour de lui : comme tout était beau et tranquille ! Où était-il ? C’est alors qu’une voix du lit voisin questionna :

Jean trois seize, comment allez-vous aujourd’hui ?
Comment savez-vous mon nouveau nom ?
Le savoir ! Vous n’avez pas cessé de dire : Jean trois seize, et moi, pour une fois, je dis : Béni soit Jean trois seize !

Comme c’est étrange, on le disait béni, lui dont personne au monde ne se souciait !

Et savez-vous d’où cela vient ? cela vient de la Bible.
La Bible ? Qu’est-ce que c’est que ça ?

Le pauvre orphelin n’avait jamais entendu parler de la Bible, la Parole de Dieu. Alors il demande :

Lisez-moi ça.

Quand il entendit ces précieuses paroles, il murmura : " Que c’est beau, ça ne parle que d’amour, et d’un home pas seulement pour la nuit, mais pour toujours ! ".

Il voulut apprendre ce texte par cœur, et il en ressentit une joie profonde. Les jours passèrent, il y eut des changements dans la salle, mais le garçon ne se sentit jamais seul, il se nourrissait des paroles qu’il venait d’apprendre. Puis il eut comme voisin de lit un vieil homme gravement malade. Un matin, l’infirmière s’approcha de lui en disant :

Patrick, comment vous sentez-vous aujourd’hui ?
Mal, mal, grogna le vieillard.
Que puis-je faire pour vous ?
Rien, rien. Je vais mourir, et je ne suis pas prêt. Oh ! que vais-je faire ?

La garde se retire, mais le vieux continua de se lamenter.

Que Dieu ait pitié ! Je suis un tel pécheur, et je ne suis pas prêt à mourir. Que faire ? Que vais-je devenir ?

Le jeune homme entendit toutes ces lamentations ; pauvre homme ! se dit-il, lui aussi a besoin d’un mot de passe.

Patrick, appela-t-il, je sais quelque chose qui vous fera du bien, j’en suis certain, car cela m’a fait beaucoup de bien.
Oh ! alors, dites-le moi, dites-le moi vite ; si seulement je pouvais trouver quelque chose qui me fasse du bien.
Voici, écoutez bien : Jean trois seize. Ecoutez-vous ?
Oui, oui, continuez.
Jean trois seize : " Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle " :

Par ces mots, Patrick trouva la paix, et peu après il entrait paisiblement dans la vie éternelle.

Le jeune homme guérit ; pendant longtemps, il ne connut que ce texte de Jean trois seize. Dieu bénit sa simple foi ; des amis le placèrent dans une école, puis devint un serviteur fidèle et plein de cœur pour son Maître.

 

Je crois la Bible    >> top <<

Je crois que la Bible est la Parole de Dieu inspirée, dans un sens totalement différent de n’importe quel livre purement humain.

Je crois que Jésus Christ est le Fils de Dieu, sans père de chair, conçu par le Saint-Esprit, né de la Vierge Marie. Je crois que tous les hommes, sans exception, sont par nature pécheurs, éloignés de Dieu, et complètement perdus dans le péché. Le Fils de Dieu lui-même descendit sur cette terre, et, en versant son sang sur la croix, paya le tribu de la culpabilité du monde. Celui donc qui reçoit Jésus Christ comme son Sauveur naît de nouveau spirituellement, d’une façon aussi précise qu’à sa première naissance, et, par sa nouvelle position, a des privilèges, des désirs et des affections nouvelles ;  il vivra alors éternellement avec son Seigneur. Je crois qu’aucun homme ne peut se sauver lui-même par des bonnes œuvres, ou par ce que l’on appelle communément une " vie morale " ; de telles œuvres ne peuvent être que les fruits et la preuve de la foi intérieure, et viennent après le salut.

Je crois que Satan est la cause de la chute et du péché de l’homme et de sa rébellion contre Dieu comme souverain véritable. Satan est le prince de tous les royaumes de ce monde ; pour finir il sera jeté dans l’étang de feu et de soufre et rendu impuissant. Christ reviendra en gloire sur la terre pour y régner de la même manière qu’Il s’en alla au ciel ; j’attends son retour jour après jour. Je crois que la Bible est la Parole de Dieu parce que, en en faisant ma nourriture spirituelle, je découvre dans ma propre vie, aussi bien que dans les vies de ceux qui font de même, une transformation : les tendances mauvaises sont corrigées, les affections purifiées, on apprend à connaître la justice de Dieu, toutes choses dont ceux qui n’en font pas usage ne peuvent rien savoir. Elle est réellement la nourriture de l’esprit, comme le pain est celle du corps.

Peut-être que l’une des plus fortes raisons que j’aie de croire la Bible est qu’elle me révèle, comme aucun autre livre du monde ne pourrait le faire, un diagnostic de ma condition spirituelle ; et cela me plaît en tant que médecin. Elle me montre clairement ce que je suis par nature – perdu dans le péché et étranger à la vie qui est en Dieu. Je trouve en elle une révélation harmonieuse et merveilleuse du caractère de Dieu, bien éloigné de toute imagination naturelle.

Elle révèle aussi une tendresse et une proximité de Dieu en Christ qui satisfait les désirs du cœur, et me montre que le Dieu infini, le créateur du monde, prit sur Lui notre propre nature de sorte qu’ il put dans son amour infini être semblable à son peuple pour le racheter. Je crois la Bible parce qu’elle révèle une religion adaptée à toutes les classes et à toutes les races ; le sachant, ce serait un suicide intellectuel de ne pas la croire.

 

 

Les gens du Livre     >> top <<

R.M. regarda de nouveau tout autour de lui d’un air embarrassé. Serait-il obligé d’abandonner ses recherches ? Il faisait un voyage missionnaire en Asie Mineure, et on lui avait dit que des chrétiens vivaient dans cette partie reculée du pays. Désireux de les visiter et muni de très vagues renseignements sur les lieux, il s’était mis en route. Il avait pris des informations tout le long du chemin, mais personne ne paraissait pouvoir le mettre sur la bonne voie. Il s’arrêta pour inspecter les environs et il vit un homme qui se dirigeait de son côté.

" Peut-être pourra-t-il m’indiquer la route, pensa-t-il. Je vais encore faire cette dernière tentative pour les découvrir, avant d’abandonner la partie ". Alors s’avançant vers l’étranger, il lui demanda s’il y avait des chrétiens dans le voisinage. – L’homme secoua la tête : " Des chrétiens ? qu’est-ce que c’est ? " Il n’avait jamais entendu parler de gens pareils.

Oui, reprit Morris, des chrétiens, c’est-à-dire des gens qui croient en Jésus-Christ. On m’a dit qu’il y en a dans cette région. L’homme paraissait très embarrassé, puis il reprit après un moment de réflexion :
Cherchez-vous par hasard les " gens du livre " ?

Ce fut au tour du missionnaire d’être étonné :

" Les gens du livre ", répéta-t-il, que voulez-vous dire ? Qui sont ces gens ?
Eh bien ! répondit l’homme, ce sont quelques personnes qui règlent toute leur vie d’après les instructions d’un livre qu’ils disent être un saint volume ; ils font exactement ce qu’ils lisent là-dedans et on les appelle les " gens du livre ".
Ce livre s’appelle-t-il la Bible ? demanda Morris.
Je ne pourrais pas vous le dire, fut la réponse, mais je pourrais vous montrer où ces personnes demeurent. C’est à environ deux kilomètres d’ici, au pied de cette colline que vous apercevez là-bas.
Je vous remercie, dit le missionnaire ; puis il se remit en route avec un nouveau courage.

Après avoir suivi les directions de son guide, Robert Morris arriva près d’une rangée de petites huttes de terre de chétive apparence ; avisant la première habitation, il frappa à la porte branlante. Aussitôt un homme au teint hâlé se présenta et, prenant le bâton du visiteur, il le fit entrer. Le missionnaire fut surpris et charmé par l’étrange spectacle que cette simple chambre présentait. Une demi-douzaine de personnes, hommes et femmes, étaient réunis autour d’une table grossière sur laquelle un grand livre était ouvert. Morris eut bien vite reconnu un exemplaire de la Parole de Dieu, traduite dans la langue de la région. Quelle agréable surprise pour le serviteur de Dieu ! Voici ce qu’il apprit : Peu de temps auparavant, ces pauvres gens avaient reçu ce livre précieux, et sans l’aide de personne, ils s’étaient mis à lire et à étudier les Ecritures avec tant de zèle, qu’ils avaient découvert le chemin du salut, et pour autant que cela leur était possible, ils conformaient leur vie à la volonté de Dieu, telle qu’ils la trouvaient révélée dans ce merveilleux volume.

Leur joie fut aussi grande que celle de leur visiteur ; jusqu’alors, ils croyaient être les seuls à connaître ce précieux livre, et ils s’étaient déjà demandé comment ils pourraient faire connaître à d’autres le trésor sans prix qu’ils avaient découvert. Il n’est guère possible de décrire le bonheur que cette rencontre inattendue causa aux uns et aux autres ; il en résulta pour tous de grandes bénédictions. Morris prit congé de ces braves gens, le cœur rempli de joie et de reconnaissance ; pourtant il se sentait étreint par un vague sentiment de tristesse. "Les gens du livre", songeait-il, quel beau titre de noblesse. Voilà de pauvres gens ignorant tout de nos pays prétendus civilisés ; ils reçoivent une Bible pour la première fois, non seulement ils la lisent et en croient chaque mot, mais ils obéissent simplement et implicitement à ce qu’elle commande !..... Nos pays christianisés sont habités par des gens de bonne éducation qui se croient sûrement supérieurs à ces êtres primitifs ; mais ils dédaignent et méprisent ce livre, ils l’appellent désuet, périmé !.... Pourtant ils l’ont eu à leur disposition pendant des siècles. Il n’y a pas de titre plus beau et plus grand que celui que méritent ces humbles croyants isolés, mais fidèles : "les gens du Livre" !

 

 

Un témoignage éthiopien    >> top <<
Par l’empereur Haïlié Sélassié

Nous avons en Ethiopie une des plus anciennes traductions de la Bible, mais si vieille qu’elle soit, et en quelque langue qu’elle fût écrite, la Parole demeure unique et toujours la même. Elle ne s’arrête point aux frontières nationales ni aux conceptions raciales. Elle est éternelle, et nous en trouvons une des preuves les plus complètes dans la Bible elle-même. Gamaliel, versé dans la loi, met en garde Israël au sujet de son attitude envers les apôtres et leur enseignement. " Ne vous mêlez plus de ces hommes, dit-il, et laissez-les ; car si ce dessein ou cette œuvre est des hommes, elle sera détruite ; mais si elle est de Dieu, vous ne pourrez les détruire ". Ainsi nous voyons aujourd’hui la Bible avec son merveilleux message atteindre les parties les plus reculées de la terre.

Sans doute vous vous souvenez tous d’avoir lu dans les Actes des Apôtres comment Philippe baptisa le fonctionnaire éthiopien. C’est le premier Ethiopien mentionné pour avoir suivi Christ ; et depuis ce jour la Parole de Dieu continue à se développer dans les cœurs des Ethiopiens. Je puis dire pour moi-même que, depuis ma tendre enfance, je fus enseigné à apprécier la Bible, et mon amour pour elle augmente avec le temps. Au milieu de mes épreuves, j’ai puisé en elle un puissant réconfort. " Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos "- qui peut résister à un appel si plein de compassion ?

A cause de mes expériences personnelles de l’excellence de la Bible, j’ai décidé que tous mes compatriotes partageraient cette grande bénédiction, afin qu’en lisant la Bible, ils trouvent la vérité pour eux-mêmes. C’est pourquoi, malgré une forte opposition, j’ai fait faire une nouvelle traduction de notre ancienne langue dans la langue comprise et parlée par les vieux comme par les jeunes. Il ne faudrait pas en conclure que cette opposition fût due à un conservatisme étroit ; elle est due beaucoup plus au fait que, dans sa longue histoire, notre église a fait de douloureuses expériences par suite des tentatives de l’étranger pour changer la foi qu’elle avait conservée depuis des siècles ; en conséquence, on crut que cette nouvelle traduction était dictée par la même influence étrangère.

Aujourd’hui l’homme voit ses espérances et ses aspirations tomber en poussière. Il reste perplexe et ne sait où se diriger. Mais il faut qu’il se rende compte que la Bible est son refuge, et le point de ralliement de toute l’humanité. L’homme trouvera en elle la solution de ses difficultés présentes et une direction pour son activité future ; et à moins d’accepter la Bible et son grand message, il ne peut pas espérer le salut. Pour ma part, je me glorifie en la Bible.

 

 

Lire la Bible sans mains ni yeux     >> top <<
La langue : son seul moyen de lire sa Bible

Un vieillard de 82 ans, W.M., sans yeux et sans mains, lit sa Bible, médite ses précieuses vérités et jouit de son Seigneur.

Voici son histoire.

Il y a bien longtemps, W.M., jeune homme alors, vigoureux et solide, quittait l’Ecosse, son pays natal, pour aller gagner sa vie en Amérique. C’était un ouvrier spécialisé particulièrement habile dans le maniement des explosifs.

Son travail l’appela dans les carrières rocheuses près de Fort Collins, au Colorado. Il fut envoyé un jour mettre une charge de dynamite dans un trou que venait de creuser un de ses camarades. Quand le travail de la perforeuse est terminé, un temps minimum est rigoureusement requis avant d’y introduire la matière explosive. W.M. reçut vraisemblablement une indication inexacte et fit ce qu’on lui demandait. Il n’eut pas le temps de s’éloigner : la pierre, encore chaude par le travail de la vrille, fit sauter la capsule de la dynamite qui fit prématurément explosion. L’éclatement des monceaux de roches arracha les deux mains du pauvre ouvrier et le défigura complètement : ses yeux furent brûlés, et les os du visage cassés en plusieurs endroits.

W.M. était un croyant, mais, influencé par son entourage mondain, négligeait sa vie spirituelle. Il comprit immédiatement que cet accident était un appel de Dieu pour l’amener à régler ses voies. Il se confia dans le Grand Médecin qui lui fit trouver un chirurgien de renom. Les os brisés de son visage furent remis un à un et seules restèrent les cicatrices.

Cet accident l’avait placé dans une incapacité complète ; il ne pouvait rien faire pour lui-même, rien voir, rien manier ; il pouvait marcher et parler, c’est tout ; le reste devait être fait pour lui.

Il aimait la Bible, mais ne pouvait pas la lire, pas même tenir le Livre et tourner ses pages. Il apprit le Braille pour lire avec les lèvres. Hélas ! à cause des cicatrices, la sensation n’y était plus et il lui était impossible de distinguer les points ; en outre, ils étaient si durs qu’ils lui écorchaient la peau des lèvres, lui causant beaucoup de gêne. Il pria instamment pour la délivrance; assis tout le jour dans les ténèbres les plus complètes, il soupirait après une diversion, et il aimait la Parole de Dieu.

Un jour qu’il s’exerçait, il lui arriva de toucher les points avec sa langue, il put les sentir, mais non les distinguer. Un ami lui suggéra alors d’apprendre le " système de points Moon " et il eut la joie de constater qu’il pouvait aisément reconnaître les lignes. Au début, il eut beaucoup à souffrir des plaies de sa langue, mais elles se guérirent peu à peu et il peut lire l’évangile selon Jean.

Des amis lui offrirent alors une Bible entière en caractères " Moon ", et lui préparèrent un chevalet facilement ajustable pour y poser le Livre afin que les lignes soient toujours au niveau de sa bouche. Il peut maintenant à toute heure du jour ou de la nuit, lire facilement les précieuses vérités divines. Restait une dernière grande difficulté;  comment distinguer les différents livres de la Bible ? Ses amis lui préparèrent alors une suite d’étagères sur lesquelles les gros volumes furent placés dans l’ordre où ils sont dans la Bible. W.M. les apprit par cœur, et ainsi, à l’aide des moignons de ses bras, il peut trouver lui-même le livre qu’il désire et le placer sur le chevalet ; il se sert de sa langue pour tourner les pages, et chercher sans le secours de personne, le chapitre qu’il veut lire.

Ses amis téléphonent souvent pour s’informer de sa santé ou lui donner quelque nouvelle pouvant l’intéresser, mais il ne peut prendre et remettre l’écouteur. La compagnie des téléphones, émue de son dilemme, envoya un ingénieur qui imagina une installation spéciale adaptée aux nécessités de l’infirme, si bien que W.M. peut répondre lui-même au téléphone maintenant.

C’est ainsi que la grâce du seigneur suffit pour toute circonstance et que les soins de son amour ne cessent jamais.


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