Témoignages de la création, de la nature . . . : contenu de la page
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Notre planète et ce qu'en dit la Bible  -> une partie du témoigage de la Création
La prière de Kepler
  -> un beau témoignage de ce célèbre astronome
La libellule
-> merveilleuse transformation. La nature qui enseigne.
Le blaireau
-> ou "taisson". L'une des couvertures du Tabernacle
Le fourmilion
-> enseignement pour ne pas tomber dans les pièges du diable
Le rouge-gorge 
-> enseignement à mettre de côté son ego

 

Notre planète    >> top <<
et ce qu’en dit la Bible

Les hommes de science, les savants sont souvent obligés de reconnaître la justesse de l’Ecriture Sainte ; ils croient faire des découvertes remarquables, et, s’ils lisent la Bible, ils peuvent constater que les écrivains inspirés en ont fait mention bien des siècles avant eux. Ils se sont penchés sur les secrets de la terre, soit pour y chercher de nouvelles sources d’huile ou de minéraux, soit en pénétrant dans les grottes pour y explorer les abîmes et leurs mystères. " Des géologues israéliens l’ont étudié pour y trouver quelque indice sur les gisements de cuivre et de fer, de phosphates et de manganèse. Ils y ont découvert des renseignements qui permettraient de localiser l’emplacement de certaines mines de cuivre " (Unesco). Leurs observations nous permettent d’entrevoir quelque chose des merveilleuses conditions physiques dans lesquelles nous vivons.
Notre globe est à la fois plus rigide et plus élastique que l’acier. La force centrifuge le fait tourner plus rapidement à l’équateur qu’aux pôles, légèrement aplatis. S’il tourne sur lui-même en vingt-quatre heures, il accomplit un cercle qui, dans 12 000 ans, nous amènerait près de Vega.
Job 38, 5, en parlant de la terre, dit ceci : " Qui lui a établi sa mesure... Ou qui a étendu le cordeau sur elle ? " C’est l’exemple d’un de ces passages si fréquents dans l’Ecriture qui peut paraître obscur à première vue, mais qui s’avère de plus en plus significatif au fur et à mesure des progrès de la science. Qui jamais a parlé des mesures du globe terrestre et de ses dimensions qui auraient pu être changées ? Nous savons maintenant que si la terre était plus grande, l’atmosphère qui l’entoure ne nous suffirait pas pour y conserver la vie. La grandeur de notre planète est donc proportionnelle à l’atmosphère dans laquelle elle se meut.
Une pluie de projectiles s’abat sur notre terre, mais une épaisse couche d’air protège nos maisons et nos villes. Les rayons ultraviolets du soleil détruiraient toute vie s’ils n’étaient pas retenus par une fine couche d’ozone. La terre traverse quelquefois des essaims de millions de météores souvent pas plus gros qu’un grain de sable. Leur grande vitesse pourrait les rendre mortels, mais l’atmosphère nous en préserve en brûlant ces particules avant qu’elles ne nous frappent. En 1947, un météore tomba au nord de Vladivostock, la vague d’air comprimé secoua des rochers et projeta des arbres à une hauteur inouïe. Sont-ils les restes d’une étiole éclatée, il y a longtemps, et qui se meuvent dans l’espace ?
Que dit la Bible au sujet des vents ?
Ecc. 1, 6 : " Le vent va vers le midi, et il tourne vers le nord ; il tourne et retourne ; et le vent revient sur ses circuits " ; c’est-à-dire, le vent existe en tout temps puisqu’il revient sur les mêmes circuits.
Job 28, 25 : " Il fixait au vent sa pesanteur ", l’air a donc un poids. Cette loi physique fut une chose tout à fait ignorée jusqu’en 1643 ; il fallut un concours de circonstances pour la découvrir. Des fontainiers de Florence, ayant voulu établir une pompe aspirante pour élever l’eau à une hauteur qui dépassait trente-deux pieds (environ 10 m.), n’avaient pas pu parvenir à la faire fonctionner. Torricelli trouva la solution en affirmant la pesanteur de l’air.Enfin Job 38, 24 dit ceci : " Par quel chemin se distribue la lumière, et le vent d’orient se répand-il sur la terre ? " Y aurait-il une relation entre la lumière et le vent, le vent d’est, plus particulièrement nommé ici ? Nous savons aujourd’hui que les vents sont la conséquence d’un échange d’air froid et d’air chaud ; les radiations du soleil, réchauffant l’atmosphère, exercent donc une influence sur les vents, sur le plus froid, le vent d’est.
Venons-en à la question de l’eau.
Es. 40, 12 pose cette question : " Qui a mesuré les eaux dans le creux de sa main ? " et le Ps. 33, 7 affirme : " Il amasse comme un monceau les eaux de la mer, il met dans des réservoirs les abîmes ". Or, les savants ont calculé que la surface couverte par les eaux est proportionnelle à la surface de terre ferme. En d’autres termes, si le globe contenait moins de surfaces liquides, il ne tomberait pas assez de pluie pour arroser la terre ; et inversement, si les mers, océans ou lacs se trouvaient en plus grande quantité, la surface de terre ferme serait trop abondamment arrosée, car l’évaporation produite est en proportion de la surface d’eau. Un savant anglais, Douglas Archibald, dans son livre sur la Météorologie, s’en réfère à la Bible : " Dans l’Ecclésiaste, dit-il, nous sommes mis en face d’une connaissance merveilleuse du système circulatoire de l’eau : " Toutes les rivières vont vers la mer, et la mer n’est pas remplie ; au lieu où les rivières allaient, là, elles vont de nouveau " ; et " lui... qui appelle les eaux de la mer, et les verse sur la face de la terre " (Ecc. 1, 7 ; Amos 5, 8).
L’exploration souterraine abonde en surprises, aussi les grottes, les cavernes attirent-elles un nombre toujours plus grand de spéléologues. Les tremblements de terre, qui en peuvent modifier d’ailleurs la topographie, ne jouent nullement dans la formation des cavernes le rôle qu’on a bien voulu leur prêter. L’action érosive et dissolvante de l’eau est le principal agent modeleur du sous-sol, d’où l’existence des gouffres appelés " baumes ", des pertes et résurgences de rivières. La vie animale dans les grottes pose des problèmes ; on a découvert des animaux cavernicoles, aveugles, dépigmentés, à longues antennes palpant les obstacles.
Si dans certaines régions les cavernes furent le premier habitat de l’homme, dans d’autres, où le climat sec et chaud permettait de loger sous des tentes, elles servirent de lieu de sépulture. Ainsi Abraham acheta la caverne de Macpéla pour y ensevelir Sara, sa femme. David, par contre, trouva un refuge dans la caverne d’Adullam, lorsqu’il s’enfuyait de devant Saül.
Ceux qui se confient en l’Eternel demeurent émerveillés devant son œuvre parfaite qu’il nous fait la grâce de pouvoir contempler. Au fur et à mesure que nous en pénétrons les secrets, de nos cœurs nous nous écrions avec le Psalmiste : " Que tes œuvres sont nombreuses, ô Eternel ! tu les as toutes faites avec sagesse. La terre est pleine de tes richesses. Mon âme bénis l’Eternel ! " (Ps. 104, 24, 35).

 

Prière de Kepler   >> top <<

Johannes Kepler, né en 1571, célèbre astronome et savant mathématicien de Bavière, devina, par la seule force de son génie, les lois mathématiques qui règlent le cours des astres. On le regarde avec raison comme un législateur en astronomie. Mais sa science n’enfla pas son cœur, et c’est dans le sentiment de sa petitesse qu’il étudia les merveilles de la création. Voici comment il termine l’un de ses grands ouvrages, résultat de plus de trente années d’études incessantes :
"Avant de quitter cette table, sur laquelle j’ai fait toutes mes recherches, il ne me reste plus qu’à élever mes yeux et mes mains vers le ciel, et à adresser mon humble prière à l’Auteur de toute lumière :
 O toi qui, par les lumières sublimes que tu as répandues sur toute la nature, élève notre aspiration jusqu’à la lumière divine de ta grâce, afin que nous soyons transportés un jour dans la lumière éternelle de ta gloire. Je te bénis, Seigneur et Créateur, de toutes les joies que j’ai éprouvées, dans la contemplation de l’œuvre de tes mains.
Voilà que j’ai terminé ce livre qui contient le fruit de mes travaux ; j’ai proclamé devant les hommes toute la grandeur de tes œuvres, et je leur en ai expliqué les témoignages autant que mon esprit fini m’a permis d’en embrasser l’étendue infinie.
J’ai fait tous mes efforts pour m’élever jusqu’à la vérité par les voies de la philosophie ; et, s’il m’était arrivé de dire quelque chose d’indigne de toi, à moi misérable vermisseau, nourri et conçu dans le péché, fais-le moi connaître afin que je puisse l’effacer. Ne me suis-je point laissé aller aux séductions de la fatuité, en présence de la beauté admirable de tes ouvrages ? Oh ! s’il en était ainsi, reçois-moi dans ta clémence et dans ta miséricorde, et accorde-moi cette grâce, que l’œuvre que je viens d’achever soit à jamais impuissante à produire le mal ; mais qu’elle contribue à ta gloire et au salut des âmes ! "

 

La nature même ne vous enseigne-t-elle pas.... ?   >> top <<

Partons pour la campagne et arrêtons-nous au bord d’un petit étang. Penchons-nous aussi près que possible de l’eau, et observons sans bouger. Le fond vaseux est parsemé de débris végétaux, et semble être le royaume de la mort et de la décomposition. Peu à peu nous découvrons des larves velues, plus ou moins enfoncées dans la vase. Elles se cachent dans les endroits les plus sombres ; couvertes de vase, elles sont d’un aspect répugnant. Survient un jour de grand soleil, immédiatement ces larves montent à la surface de l’eau pour respirer de l’air pur. Une transformation fantastique va les métamorphoser. Elles se hissent hors de l’eau en s’agrippant aux tiges des plantes qui affleurent à la surface. La respiration à l’air libre provoque un énorme développement des tissus, comme un accordéon se remplissant d’air. La peau du dos se fend depuis les yeux jusqu’à la base des ailes qui commencent à apparaître sous la peau larvaire. Le corps de l’insecte s’extrait de cet étui rigide, d’abord la tête, puis les trois paires de pattes, lentement, l’une suivant l’autre. Se penchant en arrière, l’insecte pend comme s’il était devenu entièrement mou et flasque ; son abdomen est encore retenu par la mue larvaire. Il reste ainsi de 30 à 60 minutes, exposant aux rayons bienfaisants du soleil son corps qui va se durcir. Puis, se relevant et s’accrochant avec ses pattes à la vieille peau, l’animal extrait le reste de son abdomen pour lui faire subir le même processus de transformation. Les ailes rabougries et chiffonnées vont croître pour atteindre en trente minutes leur grandeur définitive. Le corps s’étendra encore, s’allongera, et prendra des couleurs irisées et phosphorescentes. Devant nos yeux émerveillés, la LIBELLULE (car c’est d’elle qu’il s’agit) est née et va prendre son essor.
Aucune machine humaine ne peut reproduire toutes les possibilités de vol qui sont celles de cet insecte. En effet, elle peut voler en avant, en arrière, monter et descendre verticalement, sans que son corps change de position, et aussi bien pratiquer le vol stationnaire que voler à grande vitesse. Son thorax très musclé lui permet, en outre, d’effectuer de brusques changements de direction.
Quel contraste entre cet insecte parfait capable de tant de performances aériennes, et la larve repoussante de l’instant d’avant ! Autant elle aimait la vase, autant la libellule aime l’espace. Autant elle aimait l’obscurité, autant la libellule aime le soleil et la lumière. La larve vivait dans l’eau, domaine qui limitait grandement sa vue...
Tant qu’il n’a pas reçu Jésus Christ comme son Sauveur, et reconnu qu’il est pécheur et misérable, l’homme est semblable à cette larve, sur le plan spirituel. Et pourtant quelle transformation attend celui qui viendra à la surface respirer une bouffée d’air divin ! Ecoutons l’enseignement de Dieu en lisant sa Parole, nos vies en seront transformées. Autant la larve était souillée, autant l’insecte parfait est propre.

Si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création : les choses vieilles sont passées ; voici, toutes choses sont faites nouvelles
(2 Cor. 5, 17).

 

Le blaireau   >> top <<

Le blaireau, ou taisson, est un petit mammifère commun dans toutes les régions habitées de campagne et de montagne d’Europe occidentale. Couvert d’un pelage grossier, gris et jaunâtre, le corps présente des formes massives et trapues sur de courtes pattes qui lui donne une démarche rappelant celle de l’ours. Les pattes, comme le dessous du corps, sont noires ; la tête et la gorge sont blanches, couleurs coupées par deux bandes noires de chaque côté du museau jusqu’à la tête et aux oreilles. Fouisseur émérite grâce à des griffes puissantes et non rétractiles, il creuse des terriers longs souvent d’une dizaine de mètres. Il y prépare sa chambre d’habitation, et, à quelque distance, il installe des lieux d’aisance parfaitement organisés et auxquels il revient régulièrement. Son habitat est ainsi toujours propre et en ordre, sans déchets de proies ou de nourriture quelconque ; seule l’odeur est fort désagréable, car c’est la bête elle-même qui la dégage.
Pour se loger, le blaireau choisit ordinairement un flanc de coteau boisé, bien exposé au soleil. C’est là qu’il témoigne d’un trait curieux et remarquable : sa fidélité à son terrier ; fidélité qui peut durer des années s’il n’est pas dérangé par les chiens d’un chasseur, ou par un renard qui se fait un plaisir d’en prendre possession.
Le blaireau est omnivore. Actif toute l’année dans nos régions, il se nourrit de tout ce qu’il trouve : racines, champignons, miel, batraciens, oiseaux même s’il peut attaquer un nid. Les paysans ne l’aiment guère, car il cause beaucoup de déprédations aux cultures, maïs, vignes et jardins ; il laboure les prairies, il mine le sol, aussi les chasseurs ne se font-ils pas faute de l’abattre.
On dit le blaireau solitaire ; cependant certains naturalistes affirment que, si quelques terriers sont voisins, leurs habitants se rencontrent durant la nuit en un lieu approprié pour se livrer à des jeux, des courses, des culbutes, exercices qui semblent les mettre en forme pour leur occupation principale : la recherche de la nourriture.
On sait que le tabernacle, ce temple portatif que les Israélites transportèrent durant toute la traversée du désert, devait être recouvert de quatre couvertures, chacune représentant un sens symbolique particulier ; la plus belle était à l’intérieur et la dernière, celle qui devait protéger les trois premières, était faite en peaux de taissons (Ex. 26, 14). Le blaireau n’est pas rare sur les collines et dans les bois de Palestine, ce qui permet de considérer cette traduction comme exacte. Terne et de couleur neutre, cette quatrième couverture n’attirait pas les regards, ni ne pouvait éveiller la convoitise des passants. Elle reflète, pour nous chrétiens, l’image du Fils de Dieu devenu homme, tel que nous le décrit le prophète Esaïe au chapitre 53, 2 : Il n’a ni forme, ni éclat ; quand nous le voyons, il n’y a point d’apparence en lui pour nous le faire désirer. IL est méprisé et délaissé des hommes, homme de douleurs, et sachant ce que c’est que la langueur.

Le fourmilion   >> top <<

Le fourmilion, ou fourmi-lion, est un insecte de la famille des névroptères, dont la larve a des mœurs très curieuses. Elle creuse dans les talus sablonneux, bien exposés au soleil, un petit trou en forme d’entonnoir, à parois fort lisses ; elle se blottit au font de ce trou, s’y enterre complètement, ne laissant dépasser que les longues mandibules qui ressemblent à une paire d’antennes. Un petit insecte quelconque s’engage-t-il sur la pente, le sol cède sous lui, et il glisse aussitôt au fond du piège. S’il réussit à s’arrêter dans sa dégringolade et cherche à sortir de l’entonnoir, une pluie de sable, lancée par la tête de la larve, s’abat sur lui ; entraîné par l’avalanche, il est saisi par les terribles pinces de son ennemi. S’il se débat trop violemment le fourmilion l’entraîne plus avant dans le sable, et celui-ci, entourant de toutes parts la malheureuse victime, l’empêche de se débattre. Les deux pinces sont pourvues d’un canal très fin qui lui permet de sucer le sang de sa proie. Une fois la bête vidée de son sang, le fourmilion la rejette d’un coup de tête hors de l’entonnoir.

Le fourmilion est une image de Satan, l’ennemi des hommes. Le diable est capable de se déguiser en ange de lumière, parfois en lion rugissant, parfois encore, comme le fourmilion il guette sa proie. Combien de personnes s’aventurent trop près des pièges de Satan. Ils sont nombreux ces pièges et s’appellent : guérisseurs, diseurs de bonne aventure, magiciens, médiums, richesses, recherche des honneurs, des plaisirs de toutes sortes, orgueil, égoïsme, etc. Si, par inadvertance on y risque un pied, on est perdu d’avance. Le péché nous entraîne inexorablement vers la mort éternelle. Christ seul, par sa mort à la croix, peut nous délivrer des griffes de Satan.

 

Le rouge-gorge    >> top <<

En hiver on aime voir ce charmant petit oiseau se poser sur le bord de la fenêtre et attendre sa pitance. On le croit familier et on voudrait l’apprivoiser, mais il est plus farouche qu’on ne le pense.
Observons ses traits les plus caractéristiques. Le mâle, comme la femelle, est de nature solitaire ; il passa la plus grande partie de l’année sur son "territoire" sur lequel il ne tolère aucun de ses congénères, pas même ses descendants. Le rouge-gorge est le seul oiseau qui chante à peu près toute l’année ; il chante même en automne, alors que tous les autres se sont tus. Est-ce pour s’égayer lui-même ? Non ; son chant est une sorte de cri de guerre par lequel il interdit à tout intrus l’accès à son domaine. Le rouge-gorge ne s’en éloigne pas durant neuf mois environ. Il en fixe les limites qu’il ne dépasse pas et que lui seul connaît. Si un être humain le dérange, il s’envole à quelque distance, puis revient ; si vous insistez, il se mettra à voleter autour de vous, au-dessus de votre tête, puis reviendra à son point de départ.
Au printemps, chose surprenante, le chant du rouge-gorge prend une intonation totalement différente ; c’est un chant nouveau, amical, que le mâle adresse à sa femelle, apparemment pour l’engager à créer une famille. Père et mère vont donc s’occuper du nid, puis des oisillons qui naîtront ; ils resteront tous ensemble jusqu’à ce que les jeunes soient capables de prendre leur envol et de choisir leur "territoire" propre. Au mois de juillet, les chants cessent et les rouges-gorges revêtent un nouveau plumage du plus beau rouge. Enfin, on se sépare et les chants reprendront lorsque chacun aura trouvé son domaine.
Ne sommes-nous pas un peu comme le rouge-gorge ? Notre nature humaine dit trop facilement : "Moi, moi !", cette nature contre laquelle nous avons à lutter journellement. Levons les yeux vers notre Sauveur, lui qui nous engage à suivre son exemple. Lui, le Fils de Dieu est venu ici-bas chercher et sauver ses brebis perdues. Loin de dire : "Moi, moi" il ne pensait qu’à nous "Christ n’a point cherché à plaire à lui-même" (Rom. 15, 3). Et maintenant que nous connaissons cet amour merveilleux, lui rendons-nous témoignage de ce que nous possédons en lui ? Nos cœurs devraient déborder de joie. "Réjouissez-vous toujours", dit l’apôtre (1 Thes. 5, 16).

 

Le témoignage du papillon    >> top <<

Chez les Grecs, déjà le mot "psyché" désignait tout à la fois le papillon et l’âme. Les sages de tous les siècles ont été frappés de cette analogie.
La vie, le sommeil léthargique et le réveil du papillon ne sont-ils pas un symbole admirable de la vie de l’homme, de sa mort et de sa résurrection ?
Comme la larve rampante, l’homme traîne sur la terre ; comme la nymphe inerte, l’homme dort dans la tombe ; et comme le papillon, l’homme renaît à la vie par la résurrection d’entre les morts. Dans l’enveloppe protectrice de la chrysalide se passe, en effet, une élaboration étrange, un phénomène mystérieux qui s’appelle l’histolyse, c’est-à-dire la destruction de certains tissus chez l’animal vivant au moment de la métamorphose. Le corps de l’insecte se désagrège complètement ; ses tissus disparaissent les uns après les autres, jusqu’à ce qu’il ne reste d’eux aucun élément cellulaire visible. L’animal fond en une sorte de bouillie uniforme dans laquelle s’évanouissent les unes après les autres toutes ses distinctions organiques et spécifiques, Et c’est de cette substance amorphe que se dégage la plus chatoyante des créatures.
Nous savons quelque chose, nous autres chrétiens, de ce "dynamisme supérieur" qui façonne des êtres amorphes, comme vous et moi, pour en faire des fils de Dieu !
Un animal qui commence par ramper et qui finit par voler ; qui, dans la première phase de son existence se nourrit de feuillage et, dans la seconde, se délecte du nectar des fleurs les plus parfumées. D’abord un objet de dégoût pour ceux qui le rencontrent, il devient par le charme de son vol, une des beautés de la nature.
Ainsi en est-il du racheté de Jésus Christ. Il possède un corps d’infirmité, sujet à la maladie, à la souffrance, à la décrépitude de la vieillesse et, pour finir, à la mort que la Parole de Dieu appelle "les gages du péché" (Rom. 6, 23). Mais en tant qu’il a reçu Jésus Christ comme son Sauveur personnel, il possède la certitude de ressusciter le jour très proche où Jésus viendra chercher les siens. Alors il sera revêtu d’un corps glorieux, semblable à celui de son Sauveur. C’est ce que nous révèle la Parole de Dieu : "Il est semé en corruption... il ressuscite corps spirituel" (1 Cor. 15, 42-44).

 

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