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Cor. 14 : L'exercice des dons
 Versets 1
à 25 : l’exercice des dons dans l’assemblée. L’édification :
but pour une réunion d’assemblée. Versets 26 à 40 : dans cette
deuxième grande partie, il y a insistance sur ce qui convient à l’assemblée
réunie. Des chrétiens, fussent-ils maintenant deux ou trois, sont tenus à
manifester les caractères de toute l’assemblée réunie, même si
beaucoup ne sont pas là.
1
Poursuivez l’amour, et désirez avec ardeur les [dons] spirituels, mais
surtout de prophétiser. 2 Parce que celui qui parle en langue ne parle pas
aux hommes, mais à Dieu, car personne ne l’entend ; mais en esprit
il prononce des mystères. 3 Mais celui qui prophétise parle aux hommes
pour l’édification, et l’exhortation, et la consolation.
4 Celui qui parle en langue s’édifie lui-même ; mais celui qui
prophétise édifie l’assemblée. 5 Or je désire que tous vous parliez en
langues, mais surtout que vous prophétisiez ; mais celui qui
prophétise est plus grand que celui qui parle en langues, à moins qu’il n’interprète,
afin que l’assemblée reçoive de l’édification. 6 Et maintenant,
frères, si je viens à vous et que je parle en langues, en quoi vous
profiterai-je, à moins que je ne vous parle par révélation, ou par
connaissance, ou par prophétie, ou par doctrine ? 7 De même les
choses inanimées qui rendent un son, soit une flûte, soit une harpe, si
elles ne rendent pas des sons distincts, comment connaîtra-t-on ce qui est
joué sur la flûte ou sur la harpe ? 8 Car aussi, si la trompette rend
un son confus, qui se préparera pour le combat ? 9 De même aussi
vous, avec une langue*, si vous ne prononcez pas un discours intelligible,
comment saura-t-on ce qui est dit, car vous parlerez en l’air ? 10 Il
y a je ne sais combien de genres de voix dans le monde, et aucune d’elles
n’est sans son distinct. 11 Si donc je ne connais pas le sens de la voix,
je serai barbare* pour celui qui parle, et celui qui parle sera barbare pour
moi. 12 Ainsi vous aussi, puisque vous désirez avec ardeur des dons de l’Esprit*,
cherchez à en être abondamment doués pour l’édification de l’assemblée.
13 C’est pourquoi, que celui qui parle en langue prie pour qu’il
interprète. 14 Car si je prie en langue, mon esprit prie, mais mon
intelligence est sans fruit. 15 Qu’est-ce donc ? Je prierai avec l’esprit,
mais je prierai aussi avec l’intelligence ; je chanterai avec l’esprit,
mais je chanterai aussi avec l’intelligence. 16 Autrement, si tu as béni
avec l’esprit, comment celui qui occupe la place d’un homme simple
dira-t-il l’amen à ton action de grâces, puisqu’il ne sait ce que tu
dis ? 17 Car toi, il est vrai, tu rends bien grâces ; mais l’autre
n’est pas édifié. 18 Je rends grâces à Dieu de ce que je parle en
langue plus que vous tous ; 19 mais, dans l’assemblée, j’aime
mieux prononcer cinq paroles avec mon intelligence, afin que j’instruise
aussi les autres, que dix mille paroles en langue.
— v. 9 : dans le sens de :
langage. — v. 11 : étranger, c. à d. incompréhensible. —
v. 12 : litt.: des esprits.
20 Frères, ne soyez pas des enfants dans vos entendements, mais, pour la
malice, soyez de petits enfants ; mais, dans vos entendements, soyez
des hommes faits. 21 Il est écrit dans la loi : "C’est en d’autres
langues et par des lèvres étrangères que je parlerai à ce peuple ;
et même ainsi, ils ne m’écouteront pas, dit le *Seigneur" [Ésaïe
28:11-12]. 22 De sorte que les langues sont pour signe, non à ceux qui
croient, mais aux incrédules ; mais la prophétie [est un signe], non
aux incrédules, mais à ceux qui croient. 23 Si donc l’assemblée tout
entière se réunit ensemble*, et que tous parlent en langues, et qu’il
entre des hommes simples ou des incrédules, ne diront-ils pas que vous
êtes fous ? 24 Mais si tous prophétisent, et qu’il entre quelque
incrédule ou quelque homme simple, il est convaincu par tous, [et] il est
jugé par tous : 25 les secrets de son cœur sont rendus manifestes ;
et ainsi, tombant sur sa face, il rendra hommage à Dieu, publiant que Dieu
est véritablement parmi vous.
— v. 23 : ensemble, en un même
lieu.
26 Qu’est-ce donc, frères ? Quand vous vous réunissez, chacun de
vous a un psaume, a un enseignement, a une langue, a une révélation, a une
interprétation : que tout se fasse pour l’édification. 27 Et si
quelqu’un parle en langue, que ce soient deux, ou tout au plus trois, [qui
parlent], et chacun à son tour, et que [quelqu’] un interprète ; 28
mais s’il n’y a pas d’interprète, qu’il se taise dans l’assemblée,
et qu’il parle à soi-même et à Dieu ; 29 et que les prophètes
parlent, deux ou trois, et que les autres jugent* ; 30 et s’il y a eu
une révélation faite à un autre qui est assis, que le premier se taise.
31 Car vous pouvez tous prophétiser un à un, afin que tous apprennent et
que tous soient exhortés. 32 Et les esprits des prophètes sont assujettis
aux prophètes. 33 Car Dieu n’est pas [un Dieu] de désordre*, mais de
paix, comme dans toutes les assemblées des saints.
— v. 29 : ou :
discernent. — v. 33 : ou : le Dieu du désordre.
34 Que* vos femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas
permis de parler ; mais qu’elles soient soumises, comme le dit aussi
la loi. 35 Et si elles veulent apprendre quelque chose, qu’elles
interrogent leurs propres maris chez elles, car il est honteux pour une
femme de parler dans l’assemblée.
— v. 34 : de paix. Comme dans
toutes les assemblée des saints, que.
36 La parole de Dieu est-elle procédée de vous, ou est-elle parvenue à
vous seuls ? 37 Si quelqu’un pense être prophète ou spirituel, qu’il
reconnaisse que les choses que je vous écris sont le commandement du
Seigneur. 38 Et si quelqu’un est ignorant, qu’il
soit ignorant. 39 Ainsi, frères, désirez avec ardeur de prophétiser, et n’empêchez
pas de parler en langues. 40 Mais que toutes choses se fassent avec
bienséance et avec ordre.
Le chapitre 13 a donné l’enseignement
que l’amour est nécessaire pour l’exercice des dons. La doctrine des
dons se trouvait au chapitre 12. Dans le 14ème, nous avons la
pratique et l’exercice de ces dons. Il faut donc l’amour et un désir
ardent d’être utile dans l’assemblée. Les dons de grâce plus
grands sont ceux qui produisent l’édification. Ils se trouvent sept fois
(cf v. 1, 3, 4, 5, 12, 17, 26). Au v. 3, nous
avons le précieux effet du don de prophète. Ce don, mis en contraste avec
le don des langues, est bien en vue dans ce chapitre. L’effet de la
prophétie est donc l’édification, l’exhortation, la consolation.
Les apôtres possédaient ce don: Eph. 2, 20; 3,
5; Rom. 16, 26. Mais tous les prophètes ne sont pas apôtres:
Eph. 4, 11; Act. 11, 27-28; 1 Cor. 14,
29. Au temps apostolique, le prophète donnait aussi des révélations
parce que l’Ecriture n’était pas complète, d’où les v. 6 et 30
qui parlent de révélation. Aujourd’hui, ce don de prophète est encore
là mais pas dans le sens de révélation nouvelle, de sorte que le cas
mentionné au v. 30 ne peut avoir lieu. Aujourd’hui, prétendre avoir
une révélation nouvelle provient d’un esprit malin. Aujourd’hui,
prophétiser, c’est faire valoir la Parole auprès des âmes en faisant
ressortir de la révélation ce que d’autres n’y avaient pas trouvé par
eux-mêmes et de manière à appliquer la Parole au cœur et à la
conscience au bon moment. L’âme est ainsi placée devant Dieu sous l’effet
de la Parole et pour ceux qui en profitent, il y a comme une sorte de
révélation. Ainsi, l’effet produit au v. 3 st encore d’actualité.
Quant aux langues, le v. 22 montre que ce don
facilitait beaucoup l’évangélisation. Ce don annulait en quelque sorte
Babel et lorsqu’il fut donné, ce fut en vue de l’évangélisation de
toutes les nations. Les Corinthiens, eux, abusaient de ce don. Ce don a
cessé (ch. 13), comme tous les dons extraordinaires qui sont connus sous
le nom de dons-signes. Au v. 6: ce
don des langues ne profite de rien. Supposons que je parle chinois et qu’il
s’agisse d’un don du Saint Esprit. Si je suis seul à comprendre cette
langue, je m’édifie moi-même. L’utiliser ne serait pas de l’amour
mais de l’égoïsme. Ce serait un don sans amour donc sans utilité. Ce
chapitre, en rapport avec les langues, insiste sur ce fait. Dans ce
verset il y a la révélation, domaine du prophète, et l’enseignement,
domaine du docteur. En peu de mots: le docteur enseigne et le prophète
révèle. Exemples: révélation: l’esprit prophétique a repris la
vérité du retour du Seigneur pour la remettre en lumière au temps
convenable. En effet, avant la décennie 1820 – 1830, pas un chrétien n’attendait
la venue de Jésus bien que presque tous les livres du NT en parle. Ces
exemples peuvent être multiples. Ainsi, beaucoup d’enseignements tombés
dans l’oubli ont été remis en lumière par l’esprit prophétique
en plaçant les âmes en présence de la vérité divine. Ainsi, le don
de prophète met les âmes en rapport avec Dieu, d’un telle manière qu’un
incrédule même en sent l’effet. Enseignement: l’apôtre a
révélé le mystère de l’Eglise (épître aux Ephésiens). L’apôtre
parlait par connaissance quand il faisait valoir les écrits de l’Ancien
Testament. La prophétie se rattache donc aux trois faits déjà cités.
La connaissance suppose une révélation déjà donnée que quelqu’un
communique par l’Esprit Saint pour le bien du troupeau. La révélation et
la connaissance s’appliquent pour le bien du troupeau, pour l’édification
de l’asssemblée, par le moyen de la prophétie et de la doctrine. Des
vérités de la Parole sont enseignées, la Parole est expliquée: c’est
utile. Quant quelqu’un enseigne, celui qui est spirituel en profite. Et
quand quelqu’un prophétise, même celui qui n’est pas ou peu spirituel
en sentira la force. Il est atteint et jugé.
Versets 12 à 19 : il y a le fait que
toute action dans l’assemblée doit produire l’édification, même par
le chant et la prière. Le v. 15 suppose que
quelqu’un priait sans comprendre ce qu’il disait. Alors, quel bien cela
devait-il produire? .. car pour pouvoir dire Amen, il faut comprendre
la prière et en être édifié. Aujourd’hui, bien que l’on prie dans la
propre langue de l’assemblée, il arrive que l’on prie trop bas et que l’on
devient barbare pour les autres (v. 11). Donc, dans l’assemblée (v.
19), il faut parler avec son intelligence (spirituelle). Au sujet des
cinq paroles, prenons la leçon de s’en tenir à la mesure qui nous a
été donnée. Cette mesure peut être petite mais peu importe: soyons
simples, fervents et vrais. Ce qui compte, c’est cet ardent désir de
produire vraiment le bien des âmes. Et alors Dieu approuvera et il y aura
des fruits bénis, plus que là où il peut y avoir de brillants dons.
Versets 23 à 25
: quand l’assemblée est réunie, et que les dons ont libre cours pour
agir, leur action rend manifeste la présence de Dieu. Même à un
incrédule qui serait là. Au v. 23, les
simples sont ceux qui ne sont pas instruits dans la Parole. Cela est vrai d’un
incrédule mais l’incrédule est nommé à part. Il y a donc deux classes:
ceux qui ne sont pas instruits dans les choses de Dieu et les
incrédules. En relation avec la présence divine du v. 25, le terme
utilisé est le même que celui de Col. 1, 27: Christ en
vous l’espérance de la gloire.
Versets 26 à 28
: on comprend que le verset 26 a un sens de reproche. Les Corinthiens
aimaient étaler leurs dons mais l’apôtre rappelle "que tout se
fasse pour l’édification". Ce n’était pas le cas. Le don des
langues, prisé parmi eux, n’édifie pas s’il n’y a pas d’interprète.
Il arrivait même que plusieurs parlent ensemble. Alors l’apôtre
régularise la chose: que chacun parle à sont tour et pas plus que deux ou
trois en langues à condition qu’il y ait un interprète. Sinon, il faut
se taire. L’on peut conclure de ces enseignements, pour nos jours, que
toute action qui ne produit pas l’édification pour l’assemblée ne doit
pas avoir lieu. D’après les données de ce chapitre, l’on peut aussi
comprendre qu’il y a deux sortes de dons de langues. L’un, comme en
Actes 2: avoir la capacité de parler des langues étrangères sans les
avoir apprises. Ce don facilite beaucoup pour l’évangélisation. Mais
dans 1 Cor. 14, il semble qu’il y a un autre don de parler
en langues. En effet, un homme, sous l’impulsion puissante du Saint
Esprit, pouvait prononcer des mystères dans une langue étrangère
(v. 2). Et son intelligence personnelle n’avait pas la capacité d’interpréter
aux autres ce qu’il disait. Il
fallait un autre don pour compléter celui-là. C’était le don d’interpréter.
Versets 29 à 35 :
nous retrouvons, au v. 29, les prophètes qui ont le don d’édifier l’assemblée.
Pas plus de deux ou trois peuvent prendre la parole dans la même réunion.
Ceux qui écoutent sont appelés à juger (dans le sens de discerner) afin
de savoir si ce qu’ils entendent est selon la vérité. 1 Thes. 5,
20-21 confirme la pensée: le plus simple frère peut édifier l’assemblée
et il ne faut pas le mépriser. Dans le v. 30, nous revenons au temps
apostolique où quelqu’un pouvait recevoir une révélation nouvelle et il
était tenu de la donner. C’est pourquoi celui qui parlait devait se
taire. Aujourd’hui, il n’y a plus de révélation à faire. Nous l’avons
déjà vu. Mais le principe demeure. Un frère qui s’étend trop
longuement lorsqu’il parle peut priver l’assemblée de ce qu’un autre
aurait à dire pour l’édification. Au v. 31, il est précieux de
pouvoir recevoir tout ce que le Seigneur veut donner pour l’édification.
En relation avec le v. 29, il semble que six réunions seraient nécessaires
pour permettre à dix-huit prophètes de participer. Alors le v. 32 est d’une
grande importance. Comprenons-le bien: il s’agit de l’esprit du
prophète qui parle et non pas d’une soumission mutuelle des prophètes
entre eux. Nous avons le fait que le prophète est maître de son propre
esprit et qu’il n’est pas emporté par son sujet de manière à ne
pouvoir s’arrêter (cf v. 30). Ainsi, il ne doit pas y avoir, dans les réunions,
des emportements fougueux, comme cela se passait chez les prêtres et
prêtresses du monde païen, sous une impulsion démoniaque. Ce verset 32
enseigne aussi que la puissance morale est supérieure à la simple
puissance. Les versets 33 à 35 enseignent que Dieu ne peut être l’auteur
du désordre pas plus qu’il ne peut l’approuver. A Corinthe, il y avait
un tel désordre que non seulement on se glorifiait de parler en langues,
voire plusieurs en même temps, et en plus, des femmes parlaient. C’était
honteux. La femme doit garder partout la place de subordination que le
Créateur lui a faite en la donnant à l’homme comme aide et non comme
rivale. Quand la femme usurpe la place de l’homme, tout est désordre. Ce ‘comme
le dit aussi la loi’ de la fin du v. 34 est une teneur générale et
non une loi particulière.
Versets 36 à 40
: les trois premiers versets de ce paragraphe dénotent que l’apôtre sent
que les Corinthiens sont orgueilleux de ce qu’ils possèdent et il met à
bas cet état. Comme nous l’avons vu, il est vrai qu’il y avait beaucoup
de dons de grâce dans cette assemblée. Mais encore fallait-il savoir les
utiliser et c’est ce que Paul enseigne dans ce ch. 14. Au v. 36, pour
abaisser leurs prétentions, il place sur leur conscience le fait que la
Parole de Dieu n’était pourtant pas sortie d’eux et qu’ils n’étaient
pas les seuls dans ce monde à posséder ce qu’ils avaient. Le v. 37
montre qu’ils étaient dans l’obligation de se soumettre aux
enseignements de l’apôtre quant à l’ordre voulu de Dieu dans l’assemblée.
C’était le commandement du Seigneur. Si
quelqu’un voulait ignorer cela, il fallait l’abandonner à son
ignorance. Et en terminant, v. 39 et 40, Paul résume les enseignements du
chapitre avec ce désir ardent de prophétiser et cet avertissement de ne
pas déduire que l’usage du don des langues est interdit malgré ce qu’il
a enseigné. Mais il faut que toutes choses se fassent avec bienséance et
avec ordre.
Pensées complémentaires
:
 | Dans les Corinthiens, le Saint Esprit agit
dans le corps de Christ au moyen des dons. Dans les Ephésiens, c’est
Christ qui donne. Dans les Corinthiens, c’est le Saint Esprit qui
distribue et qui préside: donc Dieu est là. Alors l’incrédule
peut dire (cf v. 23 à 25), "pour la première fois de ma vie, je
me suis trouvé en rapport direct avec Dieu". |
 | Verset 34: quelle honte de penser qu’aujourd’hui,
des femmes peuvent prendre la parole, parler, prêcher. Cela dans l’Assemblée
ou dans ce qui a la prétention de l’être. Un croyant qui désire se
conformer aux enseignements de la Parole ne saurait se trouver dans un
rassemblement qui reçoit le ministère des femmes. Il comprend que sa
place n’est pas là. Ce qui est dit à la fin du v. 35 doit être
suffisant pour régler toutes choses et clore définitivement la
question. C’est une affaire d’obéissance, c’est le
commandement du Seigneur. Prenons garde! L’esprit qui souffle
aujourd’hui dans le monde chrétien n’est pas l’esprit de Dieu
mais celui du monde qui nous entoure et qui conduit les âmes dans un
chemin d’indépendance et partant de désobéissance à la Parole. Au
v. 38, nous avons l’une des rares fois où l’apôtre donne le
caractère de commandement à ses recommandations. |
 | Souvenons-nous que le chemin le plus
excellent, c’est celui de l’amour. Il faut attacher plus d’importance
à l’amour qu’aux dons. |
 | A propos du verset 9, que chaque frère
qui parle dans l’Assemblée prenne garde à ces mots: un discours
intelligible. |
 | Dans l’Assemblée, il ne faut pas y
aller comme simples auditeurs. Que chacun réalise le v. 26. C’est
anormal que des frères n’ouvrent jamais la bouche pour faire entendre
une prière ou des actions de grâces. Soyons réveillés à cet égard. |
 | Dans l’Assemblée, tout croyant doit
avoir une activité. Mais il y a des conditions : |
- 1 Cor. 10, 31 (qui
englobe des choses générales) : Soit
donc que vous mangiez, soit que vous buviez, ou quoi que vous fassiez, faites
tout pour la gloire de Dieu.
- 1 Cor. 14, 26 (qui
englobe ce qui touche les réunions) : Qu’est-ce
donc, frères ? Quand vous vous réunissez, chacun de vous a un
psaume, a un enseignement, a une langue, a une révélation, a une
interprétation : que
tout se fasse pour l’édification
- 1 Cor. 14, 40 (la
manière de se conduire dans la Maison de Dieu) : Mais
que toutes choses se fassent avec bienséance et avec ordre
 | 1 Cor. 16, 14 (suppose
un climat de confiance et d’affection) : Que
toutes choses parmi vous se fassent dans l’amour |
Voilà quatre grands
principes de la première épître aux Corinthiens. |
1 Cor. 15
: La résurrection
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1 Or je vous fais savoir, frères, l’évangile
que je vous ai annoncé, que vous avez aussi reçu, et dans lequel vous
êtes, 2 par lequel aussi vous êtes sauvés, si vous tenez ferme la parole
que je vous ai annoncée, à moins que vous n’ayez cru en vain. 3 Car je
vous ai communiqué avant toutes choses ce que j’ai aussi reçu, que
Christ est mort pour nos péchés, selon les écritures, 4 et qu’il a
été enseveli, et qu’il a été* ressuscité le troisième jour, selon
les écritures ; 5 et qu’il a été vu de Céphas, puis des douze. 6
Ensuite il a été vu de plus de cinq cents frères à la fois, dont la
plupart sont demeurés [en vie] jusqu’à présent, mais quelques-uns aussi
se sont endormis. 7 Ensuite il a été vu de Jacques, puis de tous les
apôtres ; 8 et, après tous, comme d’un avorton, il a été vu aussi
de moi. 9 Car je suis le moindre des apôtres, moi qui ne suis pas digne d’être
appelé apôtre, parce que j’ai persécuté ’assemblée de Dieu. 10 Mais
par la grâce de Dieu, je suis ce que je suis ; et sa grâce envers moi
n’a pas été vaine, mais j’ai travaillé beaucoup plus qu’eux tous,
non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu qui est avec moi. 11 Soit donc
moi, soit eux, nous prêchons ainsi, et vous avez cru ainsi. 12 Or si Christ
est prêché, — qu’il a été* ressuscité d’entre les morts, comment
disent quelques-uns parmi vous qu’il n’y a pas de résurrection de
morts ? 13 Mais s’il n’y a pas de résurrection de morts, Christ n’a
pas été ressuscité non plus ; 14 et si Christ n’a pas été
ressuscité, notre prédication donc est vaine aussi, et votre foi aussi est
vaine ; 15 et même nous sommes trouvés de faux témoins de Dieu, car
nous avons rendu témoignage à l’égard de Dieu qu’il a ressuscité
Christ, lequel il n’a pas ressuscité si réellement les morts ne
ressuscitent pas. 16 Car si les morts ne ressuscitent pas, Christ n’a pas
été* ressuscité non plus ; 17 et si Christ n’a pas été
ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés :
18 ceux donc aussi qui se sont endormis en Christ ont péri. 19 Si, pour
cette vie seulement, nous avons espérance en Christ, nous sommes plus
misérables que tous les hommes.
20 (Mais maintenant Christ a été ressuscité d’entre les morts,
prémices de ceux qui sont endormis. 21 Car puisque la mort est par l’homme,
c’est par l’homme aussi qu’est la résurrection des morts ; 22
car, comme dans l’Adam tous meurent, de même aussi dans le Christ tous
seront rendus vivants ; 23 mais chacun dans son propre rang : les
prémices, Christ ; puis ceux qui sont du Christ, à sa venue ; 24
ensuite la fin, quand il aura remis le royaume à Dieu le Père*, quand il
aura aboli toute principauté, et toute autorité, et [toute] puissance. 25
Car il faut qu’il règne jusqu’à ce qu’il ait mis tous les ennemis
sous ses pieds : 26 le dernier ennemi qui sera aboli, c’est la mort.
27 Car "il a assujetti toutes choses sous ses pieds" [Psaume
8:6]. Or, quand il dit que toutes choses sont assujetties, il est
évident que c’est à l’exclusion de celui qui lui a assujetti toutes
choses. 28 Mais quand toutes choses lui auront été assujetties, alors le
Fils aussi lui-même sera assujetti à celui qui lui a assujetti toutes
choses, afin que Dieu soit tout en tous.)
29 Autrement, que feront ceux qui sont baptisés pour* les morts, si les
morts ne ressuscitent absolument pas ? Pourquoi aussi sont-ils
baptisés pour* eux ? 30 Pourquoi aussi nous, bravons-nous le péril à
toute heure ? 31 Par votre confiance que j’ai* dans le christ Jésus
notre Seigneur, je meurs chaque jour. 32 Si, [pour parler] à la manière
des hommes, j’ai combattu contre les bêtes* à Éphèse, quel profit en
ai-je si les morts ne ressuscitent pas ? "Mangeons** et buvons,
car demain nous mourrons"[Ésaïe 22:13]. 33 Ne soyez pas
séduits : les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs. 34 Réveillez-vous
[pour vivre] justement, et ne péchez pas ; car quelques-uns sont dans
l’ignorance de Dieu, je vous le dis à votre honte.
35 Mais quelqu’un dira : Comment ressuscitent les morts, et avec quel
corps viennent-ils ? 36 Insensé ! ce que tu sèmes n’est pas
vivifié s’il ne meurt ; 37 et quant à ce que tu sèmes, tu ne
sèmes pas le corps qui sera, mais le simple grain, de blé, comme il se
rencontre, ou de quelqu’une des autres semences ; 38 mais Dieu lui
donne un corps comme il a voulu, et à chacune des semences son propre
corps. 39 Toute chair n’est pas la même chair ; mais autre est celle
des hommes, autre la chair des bêtes, autre celle des oiseaux, autre celle
des poissons : 40 et il y a des corps célestes et des corps
terrestres ; mais différente est la gloire des célestes, et
différente celle des terrestres ; 41 autre la gloire du soleil, et
autre la gloire de la lune, et autre la gloire des étoiles, car une étoile
diffère d’une [autre] étoile en gloire. 42 Ainsi aussi est la
résurrection des morts : il est semé en corruption, il ressuscite en
incorruptibilité ; 43 il est semé en déshonneur, il ressuscite en
gloire ; il est semé en faiblesse, il ressuscite en puissance ;
44 il est semé corps animal*, il ressuscite corps spirituel. S’il y a un
corps animal, il y en a aussi un spirituel ; 45 c’est ainsi aussi qu’il
est écrit : "Le premier homme Adam devint une âme vivante" [Genèse
2:7], le dernier Adam, un esprit vivifiant*. 46 Mais ce qui est
spirituel n’est pas le premier, mais ce qui est animal ; ensuite ce
qui est spirituel. 47 Le premier homme est [tiré] de la terre, —
poussière ; le second homme est [venu] du ciel. 48 Tel qu’est celui
qui est poussière, tels aussi sont ceux qui sont poussière ; et tel
qu’est le céleste, tels aussi sont les célestes. 49 Et comme nous avons
porté l’image de celui qui est poussière, nous porterons aussi l’image
du céleste. 50 Or je dis ceci, frères, que la chair et le sang ne peuvent
pas hériter du royaume de Dieu, et que la corruption non plus n’hérite
pas de l’incorruptibilité.
51 Voici, je vous dis un mystère : Nous ne nous endormirons pas tous,
mais nous serons tous changés : 52 en un instant, en un clin d’œil,
à la dernière trompette, car la trompette sonnera et les morts seront
ressuscités incorruptibles, et nous, nous serons changés. 53 Car il faut
que ce corruptible revête l’incorruptibilité, et que ce mortel revête l’immortalité.
54 Or quand ce corruptible aura revêtu l’incorruptibilité, et que ce
mortel aura revêtu l’immortalité, alors s’accomplira* la parole qui
est écrite : "La mort a été engloutie en victoire" [Ésaïe
25:8]. 55 "Où est, ô mort, ton aiguillon ? où est, ô mort,
ta victoire ?" [Osée 13:14]. 56 Or l’aiguillon de la
mort, c’est le péché ; et la puissance du péché, c’est la loi.
57 Mais grâces à Dieu, qui nous donne la victoire par notre seigneur
Jésus Christ ! 58 Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes,
inébranlables, abondant toujours dans l’œuvre du Seigneur, sachant que
votre travail n’est pas vain dans le Seigneur.
v. 4 et 12 : a été et est. — v. 16 : ou : n’est
pas. — v. 24 : litt.: au Dieu et Père. — v.
29 : à la place de. — v. 31 : ou, selon d’autres :
par le sujet que j’ai de me glorifier de vous. — v. 32 * :
combattre contre les bêtes se dit au figuré aussi bien que
littéralement. — v. 32 ** : ou : en ai-je ? Si
les morts ne ressuscitent pas, "mangeons". — v. 44 : c.
à d. qui, par l’âme vivante, a une vie animale. — v. 45 :
faisant vivre. — v. 54 : litt.: arrivera, ou : aura
lieu.
Ce chapitre de la résurrection introduit
par ce sujet même une scène entièrement nouvelle. Par contraste, quant
aux choses extérieures d’ici-bas, tout est vain, y compris, dans un sens,
les résultats extérieurs du travail du Seigneur lors de son ministère (cf
Es. 39, 4 et Ps. 109, 4). Ainsi la résurrection est nouvelle
(cf 2 Cor. 5, 17). Et la résurrection, avec la victoire de Christ à
la base, est une ressource et un remède contre la mort. Cette mort
qui sépare tout ce à quoi nous avons pris intérêt depuis le commencement
de notre vie. La mort est la destruction et la fin de toute espérance
terrestre. Il faut donc que la résurrection soit autre chose qu’une chose
vague et sans portée. Plût à Dieu qu’elle soit pour chaque racheté
la puissance vivifiante qui seule soutient le cœur là où tout s’écroule.
Et dans ce chapitre 15, l’apôtre expose avec simplicité les principes de
l’évangile résumé de la manière la plus succincte dans les
versets 3 et 4. Oui, nous avons là, dans la résurrection de Christ,
un témoignage commun rendu par l’apôtre Paul et par les disciples (v.
11). Ainsi donc Christ est mort pour nos péchés (v. 3). Et dans les mots
de ce verset ainsi que du suivant, la cause et le but de sa mort nous
sont donnés. Au sujet de la mort, ne nous abusons pas: l’homme est
forcé de reconnaître le jugement solennel de Dieu contre le péché. Ne
croyons pas qu’il s’agisse d’un ordre de la nature ou bien d’un
repos dans le sein de la terre; non, c’est le juste jugement de Dieu
(Héb. 9, 27). En relation avec ce jugement, seule la mort de
Christ devient une source de vie et de bénédiction pour d’autres. En
vertu de sa mort, ceux qui croient en Lui ont une part excellente et un
perfection infinie: celles de Christ. S’il y a mort, il y a aussi
résurrection (v. 4 à cf avec Rom. 4, 25). Et bien dans ces
versets, la mort de Christ, sa sépulture, sa résurrection forment le
fondement de tout le christianisme. La mort et le tombeau sont vaincus par
la résurrection de Christ d’où, à la fin du ch., v. 55, il est question
de la mort et du sépulcre. Voilà donc quel évangile est prêché.
Paul peut ainsi parler aux Corinthiens puisqu’il avait reçu un
révélation directe du Seigneur qu’il avait aussi vu (v.8). C’est très
solennel de penser que, lorsque le Seigneur s'est présenté à lui, il
était persécuteur de l’assemblée. Sa grâce a fait de lui un apôtre et
un témoin de Christ.
Versets 5 à 19 :
Paul attribue tout à la grâce (v.5 à 10) : l’énergie pour le
service, les travaux, etc. Puis dans les v. 11 et suivants, il y a des
détracteurs puisque quelques-uns nient la résurrection des morts. Alors
Paul développe toute son argumentation sur le fait que Christ avait été
prêché et qu’il avait été ressuscité d’entre les morts. Nier la
résurrection, c’est nier que Christ est ressuscité. Et s’il en est
ainsi, tout devient vain. Même la foi, même la question des péchés. Nier
la résurrection de Christ, c’est tout perdre. La mort de Christ ne
serait pas suffisante pour expier le péché et ceux qui s’étaient
endormis en Christ périraient. Voilà les conséquences de la négation de
la résurrection. Ces conséquences sont développées jusqu’au v. 19. Si
cette portion de la vérité chrétienne est sacrifiée, le christianisme,
dans sa raison d’être, n’existe plus et l’homme est laissé dans l’abîme
du péché et du désespoir. Ce que les Corinthiens niaient n’était même
pas l’immortalité de l’âme ou une vie de l’esprit dans un autre
monde, mais ils disaient qu’il n’y avait pas de résurrection du
corps et c’est contre cette idée que sont dirigés les arguments de ce
chapitre. Et tout ceci étant établi, l’apôtre donne de nouveaux
enseignements à partir du v. 20. Et quels enseignements !
Versets 20 à 28 :
nous y avons la résurrection de Christ et la position de puissance à
laquelle, dans les conseils de Dieu, il est dès lors parvenu. Dans ces
versets, Christ est envisagé comme homme, ressuscité par la gloire du
Père (Rom. 6, 4). Et au v. 23, comme cette gerbe de Lév.
23, 11, Christ est vu comme les prémices en rapport avec le
rassemblement de cette moisson qui aura lieu à la venue du Seigneur.
Auparavant et au v. 22, la mort est donc par l’homme, c’est-à-dire par
le premier Adam. Et si la mort est par l’homme, la résurrection aussi
mais par un autre homme: Christ (v. 21-22). En Adam et en Christ, nous avons
les chefs de la mort et de la vie. Par nature on est d’Adam et par la foi
il y a modification et nous sommes de Christ. Il y a ainsi deux
résurrection selon Jean 5, 28-29. Tout dépend de la relation
de l’homme avec l’un ou l’autre chef. Nous avons bien là la
résurrection des corps et non l’état intermédiaire dont Phil. 1,
23 et 2 Cor. 5, 8 font mention. Et ces corps ressuscités
seront présentés irréprochables devant la gloire divine (Jude 24). Alors,
après tout cela, au v. 24, nous avons la
fin. Et cette fin coïncide avec le règne médiatorial de Christ, quand
le royaume sera remis à Dieu, et cet événement s’accomplira lorsque
toute principauté, puissance et autorité auront été abolies. Et le
dernier ennemi à abolir, c’est la mort (v. 26). Là, nous touchons à
ceux qui n’ont pas part à la première résurrection. Ils ressusciteront
à la fin. C’est Apoc. 20, 11-15. Puis vient l’état final
au-delà de toute dispensation quand Christ aura remis le royaume à Dieu
son Père (v. 24) et que Dieu sera tout en tous (v. 28). C’est l’état
d’Apoc. 21, 1-5 et ce temps sera après le jugement des
morts et aura lieu après la fin du règne millénaire de Christ. Cet état
est donc caractérisé par de nouveaux cieux et une nouvelle terre. C’est
donc à sa venue que Christ reçoit le royaume mais la fin sera
lorsqu’il remettra le royaume à Dieu son Père, après que toutes choses
soient abolies. Devant de tels faits, nous pouvons constater l’étendue de
la Parole qui, en quelques simples pensées, nous entretient sur les
destinées de l’homme et de l’univers. Dans ces versets 20 à 28, nous
avons ce sujet spécial de la puissance et de la gloire de Christ comme
homme ressuscité. Et son royaume jusqu’à la fin nous a aussi été
rapporté. Quant à l’argumentation relative à la résurrection des
morts, interrompue au v. 19, elle reprend au v. 29.
Les versets 29
et 30 montrent la folie qu’il y avait en
dehors de l’espérance de la résurrection: jusqu’à se faire
baptiser pour les morts. Le baptême chrétien a bien quelque chose à voir
avec la mort et la résurrection (Rom. 6) mais c’est tout à fait
différent. Sachons encore que ce passage a été mal interprété et
certaines personnes se sont même fait baptiser pour d’autres, mortes sans
le baptême, afin que ces dernières en soient au bénéfice. Ce n’est pas
du tout cela que veut dire ce passage. Puis, dans les versets
30 à 32, l’apôtre déclare que le christianisme va en parallèle
avec la résurrection. Cela permet d’aller à la rencontre de la
persécution et des maux de cette vie. S’il n’y avait pas de
résurrection autant vaudrait-il de manger et boire. Au v.
33, les mauvaises compagnies amènent de mauvais fruits chez les
Corinthiens: doctrines corrompues, mœurs corrompues. Cela donne lieu à la
sévère réprimande du v. 34. Ces Corinthiens
s’étaient tellement éloignés qu’ils étaient même ignorants, c’est-à-dire
qu’ils avaient perdu le sentiment de sainteté du caractère de Dieu et de
ses droits. La connaissance de Dieu qui donne à la conscience l’activité
et la sérénité font défaut: l’âme est devenue exposée aux
artifices de Satan et pour résister à ses artifices, il faut marcher dans
la lumière. Dans cette lumière, on comprend les choses. Et en rapport
avec la résurrection, si les âmes endormies dans le Seigneur sont
maintenant en sa présence, la victoire sera complète lorsque les corps
seront ressuscités. Dieu est le Dieu des vivants (Luc 20,
38). Quelle plénitude lorsque les fils de Dieu seront révélés (Rom. 8,
19) et que nous serons manifestés avec Christ en gloire (Col. 3,
4), que nos corps seront transformés (Phil. 3, 21), que nous
serons délivrés (Rom. 8, 23): tout cela dépend de la
résurrection .. quelle plénitude. Puissent nos cœurs être pleinement
dirigés sur ce qui est au-delà de la mort. Et dès le v.
35, l’argumentation de l’apôtre change de forme. Il nous est dit
comment et avec quel corps les morts ressusciteront.
Remarquons tout d’abord le fait que la puissance de Dieu n’est pas
limitée par la capacité de l’homme à en comprendre l’exercice. Ainsi,
toute question relative à la résurrection du corps ne doit pas soulever en
nous des objections. En outre, notre sens est éclairé par quelques
analogies: la semence qui ne lève pas avec le même corps qui a été
semé mais qui reçoit un corps selon le bon plaisir de Dieu et chaque
semence en a un approprié. Et auparavant, le grain se décompose et meurt.
Au v. 39, il y a l’analogie de la vie
animale. Ce verset démontre la merveille que chaque espèce est adaptée à
la place particulière qu’elle doit occuper et à l’élément dans
lequel elle est appelée à vivre. La chair peut donc habiter dans des
conditions très diverses et dans des milieux opposés. Puis au v.
40, l’apôtre relève la différence entre les corps célestes et
les corps terrestres, et leurs gloires respectives. Oui, dans ces analogies,
tout témoigne hautement du pouvoir et de la sagesse de celui dont la seule
volonté ressuscite les morts, en sorte que les comment ou avec
quel corps, ne servent qu’à démontrer l’ignorance ou la folie de
ceux qui contestent. Alors, après ces analogies, le ainsi du v.
42 se rapporte à la semence dont il était question au v. 38. Et
là, tous les caractères du corps ressuscité, son incorruptibilité, sa
gloire, sa puissance, sa nature spirituelle, sont passés en revue et mis en
contraste avec la corruption, le déshonneur, la faiblesse, en lesquels le
corps naturel est semé (v. 42 à 44). Notons
le semé de ces versets. Oui, le corps n’est pas semé et le
tombeau ne fait que recevoir la semence. Et alors, plus tard, il y
aura le triomphe complet. Au v. 44, relevons encore ce corps spirituel
qui va au-delà de ce que nous savons quant au corps
et à l’esprit mais qui nous montre qu’il y a un corps connu et qui
existe dans l’économie merveilleuse de Dieu et qui porte le
caractère distinctif selon le type duquel le saint sera revêtu dans la
résurrection, tout comme le saint porte maintenant un corps animal
approprié aux besoins de son existence actuelle. C’est à ce propos qu’il
est fait allusion, au v. 45, de l’âme
vivante quant au premier Adam et de l’esprit vivifiant quant au dernier
Adam. Par ces versets, nous apprenons quelle était la condition d’Adam
lorsque Dieu le créa et ce qu’est Christ dans sa personne divine, mais
aussi quels sont les caractères du corps naturel et du corps spirituel. L’ordre
du temps est aussi là: d’abord le naturel puis le corps spirituel. Le
caractère du premier homme est celui du v. 47:
poussière. Quant au caractère du second homme, il n’est pas dit qu’il
est du ciel, mais le Seigneur venu du ciel. Nous avons la relation avec Dieu
et ce qu’il est dans sa relation avec le chef du salut. La participation
à cette nature divine est donc soulignée au v. 48.
Verset 48 :
il y a d’une part le premier Adam de la terre: poussière. D’autre part
le second homme: le Seigneur venu du ciel. Dans ces deux " Adam ",
nous avons le patron et le modèle de tous les autres hommes qui sont selon
leur image. Dans ces célestes, les véritables chrétiens sont
les objets de la même puissance qui a ressuscité Christ. Et
pour avoir la puissance maintenant, il faut être imprégné de la vie du
Seigneur ici-bas. Non pas raisonner sur la valeur des faits mais sur les
faits eux-mêmes. Et plus ces faits des évangiles seront présents aux
âmes, plus il y aura de puissance.
Versets 49 et 50 :
nous y avons ce qui est notre espérance et ce qui s’y rattache (cf 1 Jean
3, 2 et Rom. 8, 37). Le v. 50 établit encore qu’il
est impossible que la nature de l’homme puisse être associée à la
gloire du royaume de Dieu. Cela fait ressortir l’autre point de la
révélation, c’est-à-dire l’espérance du chrétien à l’égard de
ceux qui dorment. Nos pensées sont ainsi reportées sur 1 Thes. 4
qui traite de ce sujet.
Versets 51 à 58 :
nous y apprenons qu’il n’est pas nécessaire que tous passent par la
mort puisque un clin d’œil suffira pour revêtir les sauvés de
vêtements de lumière et les introduire dans le royaume de gloire. Quelle
puissance admirable. Oui, lorsque l’heure sera là, un clin d’œil
suffira au Seigneur pour tout accomplir: corruptibilité en
incorruptibilité (v. 53), etc. Alors la mort aura été engloutie en
victoire. La mort recule et disparaît devant le complet et glorieux
triomphe de Christ (2 Tim. 1, 10). A la vue de cette
plénitude et de cette victoire, l’apôtre s’anime et cite Osée 13,
14 au v. 55. Il faut souligner qu’en dehors de la rédemption, la mort
est armée d’un aiguillon terrible et que le tombeau triomphe
douloureusement. Et bien en Christ, tout cela tombe et la mort n’a plus
aucune pouvoir de blesser. L’aiguillon de la mort, selon v. 56, c’est le
péché. Et le péché étant ôté, la mort ne peut plus avoir son
aiguillon. Et seule la connaissance de "celui qui est la fin de la
loi en justice à tout croyant" (Rom. 10, 4) peut nous
délivrer de cet aiguillon dont la loi donne connaissance de sa terrible
puissance. Ainsi donc, dans ce chapitre, que de sujets bénis ! Soyons
occupés d’un tel chapitre. Arrêtons nous davantage sur ces vérités.
Tout cela étant médité, nous pourrons abonder avec le v. 58.
Verset 58 : pour
abonder dans l’œuvre du Seigneur, il faut avoir l’approbation de tous,
même celle d’éventuels ennemis (cf Prov. 16, 7). Pour nous
chrétiens, il y a aussi cet appel à accomplir en toute simplicité, comme
de bons ouvriers, notre journée de travail, jusqu’à ce que Christ
vienne. Alors on recevra chacun sa louange de la part de Dieu (1 Cor. 4,
5). Rechercher l’approbation divine est un but. L’exhortation de ce
verset renferme un résumé de tout ce qui nous concerne. Chaque
circonstance de notre vie n’est qu’un pas en avant sur la victoire
finale et chaque occupation à laquelle le chrétien peut s’adonner peut
devenir l’œuvre du Seigneur. |

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