1 Cor. 14 : L'exercice des dons   
Accueil Remonter

Versets 1 à 25 : l’exercice des dons dans l’assemblée. L’édification : but pour une réunion d’assemblée. Versets 26 à 40 : dans cette deuxième grande partie, il y a insistance sur ce qui convient à l’assemblée réunie. Des chrétiens, fussent-ils maintenant deux ou trois, sont tenus à manifester les caractères de toute l’assemblée réunie, même si beaucoup ne sont pas là.

1 Poursuivez l’amour, et désirez avec ardeur les [dons] spirituels, mais surtout de prophétiser. 2 Parce que celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne l’entend ; mais en esprit il prononce des mystères. 3 Mais celui qui prophétise parle aux hommes pour l’édification, et l’exhortation, et la consolation.
4 Celui qui parle en langue s’édifie lui-même ; mais celui qui prophétise édifie l’assemblée. 5 Or je désire que tous vous parliez en langues, mais surtout que vous prophétisiez ; mais celui qui prophétise est plus grand que celui qui parle en langues, à moins qu’il n’interprète, afin que l’assemblée reçoive de l’édification. 6 Et maintenant, frères, si je viens à vous et que je parle en langues, en quoi vous profiterai-je, à moins que je ne vous parle par révélation, ou par connaissance, ou par prophétie, ou par doctrine ? 7 De même les choses inanimées qui rendent un son, soit une flûte, soit une harpe, si elles ne rendent pas des sons distincts, comment connaîtra-t-on ce qui est joué sur la flûte ou sur la harpe ? 8 Car aussi, si la trompette rend un son confus, qui se préparera pour le combat ? 9 De même aussi vous, avec une langue*, si vous ne prononcez pas un discours intelligible, comment saura-t-on ce qui est dit, car vous parlerez en l’air ? 10 Il y a je ne sais combien de genres de voix dans le monde, et aucune d’elles n’est sans son distinct. 11 Si donc je ne connais pas le sens de la voix, je serai barbare* pour celui qui parle, et celui qui parle sera barbare pour moi. 12 Ainsi vous aussi, puisque vous désirez avec ardeur des dons de l’Esprit*, cherchez à en être abondamment doués pour l’édification de l’assemblée.
13 C’est pourquoi, que celui qui parle en langue prie pour qu’il interprète. 14 Car si je prie en langue, mon esprit prie, mais mon intelligence est sans fruit. 15 Qu’est-ce donc ? Je prierai avec l’esprit, mais je prierai aussi avec l’intelligence ; je chanterai avec l’esprit, mais je chanterai aussi avec l’intelligence. 16 Autrement, si tu as béni avec l’esprit, comment celui qui occupe la place d’un homme simple dira-t-il l’amen à ton action de grâces, puisqu’il ne sait ce que tu dis ? 17 Car toi, il est vrai, tu rends bien grâces ; mais l’autre n’est pas édifié. 18 Je rends grâces à Dieu de ce que je parle en langue plus que vous tous ; 19 mais, dans l’assemblée, j’aime mieux prononcer cinq paroles avec mon intelligence, afin que j’instruise aussi les autres, que dix mille paroles en langue.
 — v. 9 : dans le sens de : langage. — v. 11 : étranger, c. à d. incompréhensible. — v. 12 : litt.: des esprits.
20 Frères, ne soyez pas des enfants dans vos entendements, mais, pour la malice, soyez de petits enfants ; mais, dans vos entendements, soyez des hommes faits. 21 Il est écrit dans la loi : "C’est en d’autres langues et par des lèvres étrangères que je parlerai à ce peuple ; et même ainsi, ils ne m’écouteront pas, dit le *Seigneur" [Ésaïe 28:11-12]. 22 De sorte que les langues sont pour signe, non à ceux qui croient, mais aux incrédules ; mais la prophétie [est un signe], non aux incrédules, mais à ceux qui croient. 23 Si donc l’assemblée tout entière se réunit ensemble*, et que tous parlent en langues, et qu’il entre des hommes simples ou des incrédules, ne diront-ils pas que vous êtes fous ? 24 Mais si tous prophétisent, et qu’il entre quelque incrédule ou quelque homme simple, il est convaincu par tous, [et] il est jugé par tous : 25 les secrets de son cœur sont rendus manifestes ; et ainsi, tombant sur sa face, il rendra hommage à Dieu, publiant que Dieu est véritablement parmi vous.
 — v. 23 : ensemble, en un même lieu.
26 Qu’est-ce donc, frères ? Quand vous vous réunissez, chacun de vous a un psaume, a un enseignement, a une langue, a une révélation, a une interprétation : que tout se fasse pour l’édification. 27 Et si quelqu’un parle en langue, que ce soient deux, ou tout au plus trois, [qui parlent], et chacun à son tour, et que [quelqu’] un interprète ; 28 mais s’il n’y a pas d’interprète, qu’il se taise dans l’assemblée, et qu’il parle à soi-même et à Dieu ; 29 et que les prophètes parlent, deux ou trois, et que les autres jugent* ; 30 et s’il y a eu une révélation faite à un autre qui est assis, que le premier se taise. 31 Car vous pouvez tous prophétiser un à un, afin que tous apprennent et que tous soient exhortés. 32 Et les esprits des prophètes sont assujettis aux prophètes. 33 Car Dieu n’est pas [un Dieu] de désordre*, mais de paix, comme dans toutes les assemblées des saints.
 
— v. 29 : ou : discernent. — v. 33 : ou : le Dieu du désordre.
34 Que* vos femmes se taisent dans les assemblées, car il ne leur est pas permis de parler ; mais qu’elles soient soumises, comme le dit aussi la loi. 35 Et si elles veulent apprendre quelque chose, qu’elles interrogent leurs propres maris chez elles, car il est honteux pour une femme de parler dans l’assemblée.
 
— v. 34 : de paix. Comme dans toutes les assemblée des saints, que.
36 La parole de Dieu est-elle procédée de vous, ou est-elle parvenue à vous seuls ? 37 Si quelqu’un pense être prophète ou spirituel, qu’il reconnaisse que les choses que je vous écris sont le commandement du Seigneur.
38 Et si quelqu’un est ignorant, qu’il soit ignorant. 39 Ainsi, frères, désirez avec ardeur de prophétiser, et n’empêchez pas de parler en langues. 40 Mais que toutes choses se fassent avec bienséance et avec ordre.

Le chapitre 13 a donné l’enseignement que l’amour est nécessaire pour l’exercice des dons. La doctrine des dons se trouvait au chapitre 12. Dans le 14ème, nous avons la pratique et l’exercice de ces dons. Il faut donc l’amour et un désir ardent d’être utile dans l’assemblée. Les dons de grâce plus grands sont ceux qui produisent l’édification. Ils se trouvent sept fois (cf v. 1, 3, 4, 5, 12, 17, 26). Au v. 3, nous avons le précieux effet du don de prophète. Ce don, mis en contraste avec le don des langues, est bien en vue dans ce chapitre. L’effet de la prophétie est donc l’édification, l’exhortation, la consolation. Les apôtres possédaient ce don: Eph. 2, 20; 3, 5; Rom. 16, 26. Mais tous les prophètes ne sont pas apôtres: Eph. 4, 11; Act. 11, 27-28; 1 Cor. 14, 29. Au temps apostolique, le prophète donnait aussi des révélations parce que l’Ecriture n’était pas complète, d’où les v. 6 et 30 qui parlent de révélation. Aujourd’hui, ce don de prophète est encore là mais pas dans le sens de révélation nouvelle, de sorte que le cas mentionné au v. 30 ne peut avoir lieu. Aujourd’hui, prétendre avoir une révélation nouvelle provient d’un esprit malin. Aujourd’hui, prophétiser, c’est faire valoir la Parole auprès des âmes en faisant ressortir de la révélation ce que d’autres n’y avaient pas trouvé par eux-mêmes et de manière à appliquer la Parole au cœur et à la conscience au bon moment. L’âme est ainsi placée devant Dieu sous l’effet de la Parole et pour ceux qui en profitent, il y a comme une sorte de révélation. Ainsi, l’effet produit au v. 3 st encore d’actualité. Quant aux langues, le v. 22 montre que ce don facilitait beaucoup l’évangélisation. Ce don annulait en quelque sorte Babel et lorsqu’il fut donné, ce fut en vue de l’évangélisation de toutes les nations. Les Corinthiens, eux, abusaient de ce don. Ce don a cessé (ch. 13), comme tous les dons extraordinaires qui sont connus sous le nom de dons-signes. Au v. 6: ce don des langues ne profite de rien. Supposons que je parle chinois et qu’il s’agisse d’un don du Saint Esprit. Si je suis seul à comprendre cette langue, je m’édifie moi-même. L’utiliser ne serait pas de l’amour mais de l’égoïsme. Ce serait un don sans amour donc sans utilité. Ce chapitre, en rapport avec les langues, insiste sur ce fait. Dans ce verset il y a la révélation, domaine du prophète, et l’enseignement, domaine du docteur. En peu de mots: le docteur enseigne et le prophète révèle. Exemples: révélation: l’esprit prophétique a repris la vérité du retour du Seigneur pour la remettre en lumière au temps convenable. En effet, avant la décennie 1820 – 1830, pas un chrétien n’attendait la venue de Jésus bien que presque tous les livres du NT en parle. Ces exemples peuvent être multiples. Ainsi, beaucoup d’enseignements tombés dans l’oubli ont été remis en lumière par l’esprit prophétique en plaçant les âmes en présence de la vérité divine. Ainsi, le don de prophète met les âmes en rapport avec Dieu, d’un telle manière qu’un incrédule même en sent l’effet. Enseignement: l’apôtre a révélé le mystère de l’Eglise (épître aux Ephésiens). L’apôtre parlait par connaissance quand il faisait valoir les écrits de l’Ancien Testament. La prophétie se rattache donc aux trois faits déjà cités. La connaissance suppose une révélation déjà donnée que quelqu’un communique par l’Esprit Saint pour le bien du troupeau. La révélation et la connaissance s’appliquent pour le bien du troupeau, pour l’édification de l’asssemblée, par le moyen de la prophétie et de la doctrine. Des vérités de la Parole sont enseignées, la Parole est expliquée: c’est utile. Quant quelqu’un enseigne, celui qui est spirituel en profite. Et quand quelqu’un prophétise, même celui qui n’est pas ou peu spirituel en sentira la force. Il est atteint et jugé.

Versets 12 à 19
: il y a le fait que toute action dans l’assemblée doit produire l’édification, même par le chant et la prière. Le v. 15 suppose que quelqu’un priait sans comprendre ce qu’il disait. Alors, quel bien cela devait-il produire? .. car pour pouvoir dire Amen, il faut comprendre la prière et en être édifié. Aujourd’hui, bien que l’on prie dans la propre langue de l’assemblée, il arrive que l’on prie trop bas et que l’on devient barbare pour les autres (v. 11). Donc, dans l’assemblée (v. 19), il faut parler avec son intelligence (spirituelle). Au sujet des cinq paroles, prenons la leçon de s’en tenir à la mesure qui nous a été donnée. Cette mesure peut être petite mais peu importe: soyons simples, fervents et vrais. Ce qui compte, c’est cet ardent désir de produire vraiment le bien des âmes. Et alors Dieu approuvera et il y aura des fruits bénis, plus que là où il peut y avoir de brillants dons.

Versets 23 à 25 : quand l’assemblée est réunie, et que les dons ont libre cours pour agir, leur action rend manifeste la présence de Dieu. Même à un incrédule qui serait là. Au v. 23, les simples sont ceux qui ne sont pas instruits dans la Parole. Cela est vrai d’un incrédule mais l’incrédule est nommé à part. Il y a donc deux classes: ceux qui ne sont pas instruits dans les choses de Dieu et les incrédules. En relation avec la présence divine du v. 25, le terme utilisé est le même que celui de Col. 1, 27: Christ en vous l’espérance de la gloire.

Versets 26 à 28 : on comprend que le verset 26 a un sens de reproche. Les Corinthiens aimaient étaler leurs dons mais l’apôtre rappelle "que tout se fasse pour l’édification". Ce n’était pas le cas. Le don des langues, prisé parmi eux, n’édifie pas s’il n’y a pas d’interprète. Il arrivait même que plusieurs parlent ensemble. Alors l’apôtre régularise la chose: que chacun parle à sont tour et pas plus que deux ou trois en langues à condition qu’il y ait un interprète. Sinon, il faut se taire. L’on peut conclure de ces enseignements, pour nos jours, que toute action qui ne produit pas l’édification pour l’assemblée ne doit pas avoir lieu. D’après les données de ce chapitre, l’on peut aussi comprendre qu’il y a deux sortes de dons de langues. L’un, comme en Actes 2: avoir la capacité de parler des langues étrangères sans les avoir apprises. Ce don facilite beaucoup pour l’évangélisation. Mais dans 1 Cor. 14, il semble qu’il y a un autre don de parler en langues. En effet, un homme, sous l’impulsion puissante du Saint Esprit, pouvait prononcer des mystères dans une langue étrangère (v. 2). Et son intelligence personnelle n’avait pas la capacité d’interpréter aux autres ce qu’il disait. Il fallait un autre don pour compléter celui-là. C’était le don d’interpréter.

Versets 29 à 35 : nous retrouvons, au v. 29, les prophètes qui ont le don d’édifier l’assemblée. Pas plus de deux ou trois peuvent prendre la parole dans la même réunion. Ceux qui écoutent sont appelés à juger (dans le sens de discerner) afin de savoir si ce qu’ils entendent est selon la vérité. 1 Thes. 5, 20-21 confirme la pensée: le plus simple frère peut édifier l’assemblée et il ne faut pas le mépriser. Dans le v. 30, nous revenons au temps apostolique où quelqu’un pouvait recevoir une révélation nouvelle et il était tenu de la donner. C’est pourquoi celui qui parlait devait se taire. Aujourd’hui, il n’y a plus de révélation à faire. Nous l’avons déjà vu. Mais le principe demeure. Un frère qui s’étend trop longuement lorsqu’il parle peut priver l’assemblée de ce qu’un autre aurait à dire pour l’édification. Au v. 31, il est précieux de pouvoir recevoir tout ce que le Seigneur veut donner pour l’édification. En relation avec le v. 29, il semble que six réunions seraient nécessaires pour permettre à dix-huit prophètes de participer. Alors le v. 32 est d’une grande importance. Comprenons-le bien: il s’agit de l’esprit du prophète qui parle et non pas d’une soumission mutuelle des prophètes entre eux. Nous avons le fait que le prophète est maître de son propre esprit et qu’il n’est pas emporté par son sujet de manière à ne pouvoir s’arrêter (cf v. 30). Ainsi, il ne doit pas y avoir, dans les réunions, des emportements fougueux, comme cela se passait chez les prêtres et prêtresses du monde païen, sous une impulsion démoniaque. Ce verset 32 enseigne aussi que la puissance morale est supérieure à la simple puissance. Les versets 33 à 35 enseignent que Dieu ne peut être l’auteur du désordre pas plus qu’il ne peut l’approuver. A Corinthe, il y avait un tel désordre que non seulement on se glorifiait de parler en langues, voire plusieurs en même temps, et en plus, des femmes parlaient. C’était honteux. La femme doit garder partout la place de subordination que le Créateur lui a faite en la donnant à l’homme comme aide et non comme rivale. Quand la femme usurpe la place de l’homme, tout est désordre. Ce ‘comme le dit aussi la loi’ de la fin du v. 34 est une teneur générale et non une loi particulière.

Versets 36 à 40 : les trois premiers versets de ce paragraphe dénotent que l’apôtre sent que les Corinthiens sont orgueilleux de ce qu’ils possèdent et il met à bas cet état. Comme nous l’avons vu, il est vrai qu’il y avait beaucoup de dons de grâce dans cette assemblée. Mais encore fallait-il savoir les utiliser et c’est ce que Paul enseigne dans ce ch. 14. Au v. 36, pour abaisser leurs prétentions, il place sur leur conscience le fait que la Parole de Dieu n’était pourtant pas sortie d’eux et qu’ils n’étaient pas les seuls dans ce monde à posséder ce qu’ils avaient. Le v. 37 montre qu’ils étaient dans l’obligation de se soumettre aux enseignements de l’apôtre quant à l’ordre voulu de Dieu dans l’assemblée. C’était le commandement du Seigneur. Si quelqu’un voulait ignorer cela, il fallait l’abandonner à son ignorance. Et en terminant, v. 39 et 40, Paul résume les enseignements du chapitre avec ce désir ardent de prophétiser et cet avertissement de ne pas déduire que l’usage du don des langues est interdit malgré ce qu’il a enseigné. Mais il faut que toutes choses se fassent avec bienséance et avec ordre.

Pensées complémentaires :

bulletDans les Corinthiens, le Saint Esprit agit dans le corps de Christ au moyen des dons. Dans les Ephésiens, c’est Christ qui donne. Dans les Corinthiens, c’est le Saint Esprit qui distribue et qui préside: donc Dieu est là. Alors l’incrédule peut dire (cf v. 23 à 25), "pour la première fois de ma vie, je me suis trouvé en rapport direct avec Dieu".
bulletVerset 34: quelle honte de penser qu’aujourd’hui, des femmes peuvent prendre la parole, parler, prêcher. Cela dans l’Assemblée ou dans ce qui a la prétention de l’être. Un croyant qui désire se conformer aux enseignements de la Parole ne saurait se trouver dans un rassemblement qui reçoit le ministère des femmes. Il comprend que sa place n’est pas là. Ce qui est dit à la fin du v. 35 doit être suffisant pour régler toutes choses et clore définitivement la question. C’est une affaire d’obéissance, c’est le commandement du Seigneur. Prenons garde! L’esprit qui souffle aujourd’hui dans le monde chrétien n’est pas l’esprit de Dieu mais celui du monde qui nous entoure et qui conduit les âmes dans un chemin d’indépendance et partant de désobéissance à la Parole. Au v. 38, nous avons l’une des rares fois où l’apôtre donne le caractère de commandement à ses recommandations.
bulletSouvenons-nous que le chemin le plus excellent, c’est celui de l’amour. Il faut attacher plus d’importance à l’amour qu’aux dons.
bulletA propos du verset 9, que chaque frère qui parle dans l’Assemblée prenne garde à ces mots: un discours intelligible.
bulletDans l’Assemblée, il ne faut pas y aller comme simples auditeurs. Que chacun réalise le v. 26. C’est anormal que des frères n’ouvrent jamais la bouche pour faire entendre une prière ou des actions de grâces. Soyons réveillés à cet égard.
bulletDans l’Assemblée, tout croyant doit avoir une activité. Mais il y a des conditions :
  1. 1 Cor. 10, 31 (qui englobe des choses générales) : Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, ou quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu.
  2. 1 Cor. 14, 26 (qui englobe ce qui touche les réunions) : Qu’est-ce donc, frères ? Quand vous vous réunissez, chacun de vous a un psaume, a un enseignement, a une langue, a une révélation, a une interprétation : que tout se fasse pour l’édification
  3. 1 Cor. 14, 40 (la manière de se conduire dans la Maison de Dieu) : Mais que toutes choses se fassent avec bienséance et avec ordre
bullet1 Cor. 16, 14 (suppose un climat de confiance et d’affection) : Que toutes choses parmi vous se fassent dans l’amour

Voilà quatre grands principes de la première épître aux Corinthiens.

1 Cor. 15 : La résurrection                                                                  >  top  <  

1 Or je vous fais savoir, frères, l’évangile que je vous ai annoncé, que vous avez aussi reçu, et dans lequel vous êtes, 2 par lequel aussi vous êtes sauvés, si vous tenez ferme la parole que je vous ai annoncée, à moins que vous n’ayez cru en vain. 3 Car je vous ai communiqué avant toutes choses ce que j’ai aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les écritures, 4 et qu’il a été enseveli, et qu’il a été* ressuscité le troisième jour, selon les écritures ; 5 et qu’il a été vu de Céphas, puis des douze. 6 Ensuite il a été vu de plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart sont demeurés [en vie] jusqu’à présent, mais quelques-uns aussi se sont endormis. 7 Ensuite il a été vu de Jacques, puis de tous les apôtres ; 8 et, après tous, comme d’un avorton, il a été vu aussi de moi. 9 Car je suis le moindre des apôtres, moi qui ne suis pas digne d’être appelé apôtre, parce que j’ai persécuté ’assemblée de Dieu. 10 Mais par la grâce de Dieu, je suis ce que je suis ; et sa grâce envers moi n’a pas été vaine, mais j’ai travaillé beaucoup plus qu’eux tous, non pas moi toutefois, mais la grâce de Dieu qui est avec moi. 11 Soit donc moi, soit eux, nous prêchons ainsi, et vous avez cru ainsi. 12 Or si Christ est prêché, — qu’il a été* ressuscité d’entre les morts, comment disent quelques-uns parmi vous qu’il n’y a pas de résurrection de morts ? 13 Mais s’il n’y a pas de résurrection de morts, Christ n’a pas été ressuscité non plus ; 14 et si Christ n’a pas été ressuscité, notre prédication donc est vaine aussi, et votre foi aussi est vaine ; 15 et même nous sommes trouvés de faux témoins de Dieu, car nous avons rendu témoignage à l’égard de Dieu qu’il a ressuscité Christ, lequel il n’a pas ressuscité si réellement les morts ne ressuscitent pas. 16 Car si les morts ne ressuscitent pas, Christ n’a pas été* ressuscité non plus ; 17 et si Christ n’a pas été ressuscité, votre foi est vaine, vous êtes encore dans vos péchés : 18 ceux donc aussi qui se sont endormis en Christ ont péri. 19 Si, pour cette vie seulement, nous avons espérance en Christ, nous sommes plus misérables que tous les hommes.
20 (Mais maintenant Christ a été ressuscité d’entre les morts, prémices de ceux qui sont endormis. 21 Car puisque la mort est par l’homme, c’est par l’homme aussi qu’est la résurrection des morts ; 22 car, comme dans l’Adam tous meurent, de même aussi dans le Christ tous seront rendus vivants ; 23 mais chacun dans son propre rang : les prémices, Christ ; puis ceux qui sont du Christ, à sa venue ; 24 ensuite la fin, quand il aura remis le royaume à Dieu le Père*, quand il aura aboli toute principauté, et toute autorité, et [toute] puissance. 25 Car il faut qu’il règne jusqu’à ce qu’il ait mis tous les ennemis sous ses pieds : 26 le dernier ennemi qui sera aboli, c’est la mort. 27 Car "il a assujetti toutes choses sous ses pieds" [Psaume 8:6]. Or, quand il dit que toutes choses sont assujetties, il est évident que c’est à l’exclusion de celui qui lui a assujetti toutes choses. 28 Mais quand toutes choses lui auront été assujetties, alors le Fils aussi lui-même sera assujetti à celui qui lui a assujetti toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous.)
29 Autrement, que feront ceux qui sont baptisés pour* les morts, si les morts ne ressuscitent absolument pas ? Pourquoi aussi sont-ils baptisés pour* eux ? 30 Pourquoi aussi nous, bravons-nous le péril à toute heure ? 31 Par votre confiance que j’ai* dans le christ Jésus notre Seigneur, je meurs chaque jour. 32 Si, [pour parler] à la manière des hommes, j’ai combattu contre les bêtes* à Éphèse, quel profit en ai-je si les morts ne ressuscitent pas ? "Mangeons** et buvons, car demain nous mourrons"[Ésaïe 22:13]. 33 Ne soyez pas séduits : les mauvaises compagnies corrompent les bonnes mœurs. 34 Réveillez-vous [pour vivre] justement, et ne péchez pas ; car quelques-uns sont dans l’ignorance de Dieu, je vous le dis à votre honte.
35 Mais quelqu’un dira : Comment ressuscitent les morts, et avec quel corps viennent-ils ? 36 Insensé ! ce que tu sèmes n’est pas vivifié s’il ne meurt ; 37 et quant à ce que tu sèmes, tu ne sèmes pas le corps qui sera, mais le simple grain, de blé, comme il se rencontre, ou de quelqu’une des autres semences ; 38 mais Dieu lui donne un corps comme il a voulu, et à chacune des semences son propre corps. 39 Toute chair n’est pas la même chair ; mais autre est celle des hommes, autre la chair des bêtes, autre celle des oiseaux, autre celle des poissons : 40 et il y a des corps célestes et des corps terrestres ; mais différente est la gloire des célestes, et différente celle des terrestres ; 41 autre la gloire du soleil, et autre la gloire de la lune, et autre la gloire des étoiles, car une étoile diffère d’une [autre] étoile en gloire. 42 Ainsi aussi est la résurrection des morts : il est semé en corruption, il ressuscite en incorruptibilité ; 43 il est semé en déshonneur, il ressuscite en gloire ; il est semé en faiblesse, il ressuscite en puissance ; 44 il est semé corps animal*, il ressuscite corps spirituel. S’il y a un corps animal, il y en a aussi un spirituel ; 45 c’est ainsi aussi qu’il est écrit : "Le premier homme Adam devint une âme vivante" [Genèse 2:7], le dernier Adam, un esprit vivifiant*. 46 Mais ce qui est spirituel n’est pas le premier, mais ce qui est animal ; ensuite ce qui est spirituel. 47 Le premier homme est [tiré] de la terre, — poussière ; le second homme est [venu] du ciel. 48 Tel qu’est celui qui est poussière, tels aussi sont ceux qui sont poussière ; et tel qu’est le céleste, tels aussi sont les célestes. 49 Et comme nous avons porté l’image de celui qui est poussière, nous porterons aussi l’image du céleste. 50 Or je dis ceci, frères, que la chair et le sang ne peuvent pas hériter du royaume de Dieu, et que la corruption non plus n’hérite pas de l’incorruptibilité.
51 Voici, je vous dis un mystère : Nous ne nous endormirons pas tous, mais nous serons tous changés : 52 en un instant, en un clin d’œil, à la dernière trompette, car la trompette sonnera et les morts seront ressuscités incorruptibles, et nous, nous serons changés. 53 Car il faut que ce corruptible revête l’incorruptibilité, et que ce mortel revête l’immortalité. 54 Or quand ce corruptible aura revêtu l’incorruptibilité, et que ce mortel aura revêtu l’immortalité, alors s’accomplira* la parole qui est écrite : "La mort a été engloutie en victoire" [Ésaïe 25:8]. 55 "Où est, ô mort, ton aiguillon ? où est, ô mort, ta victoire ?" [Osée 13:14]. 56 Or l’aiguillon de la mort, c’est le péché ; et la puissance du péché, c’est la loi. 57 Mais grâces à Dieu, qui nous donne la victoire par notre seigneur Jésus Christ ! 58 Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, abondant toujours dans l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail n’est pas vain dans le Seigneur.

v. 4 et 12 : a été et est. — v. 16 : ou : n’est pas.  — v. 24 : litt.: au Dieu et Père.  — v. 29 : à la place de. — v. 31 : ou, selon d’autres : par le sujet que j’ai de me glorifier de vous. — v. 32 * : combattre contre les bêtes se dit au figuré aussi bien que littéralement. — v. 32 ** : ou : en ai-je ? Si les morts ne ressuscitent pas, "mangeons".  — v. 44 : c. à d. qui, par l’âme vivante, a une vie animale. — v. 45 : faisant vivre.  — v. 54 : litt.: arrivera, ou : aura lieu.


Ce chapitre de la résurrection introduit par ce sujet même une scène entièrement nouvelle. Par contraste, quant aux choses extérieures d’ici-bas, tout est vain, y compris, dans un sens, les résultats extérieurs du travail du Seigneur lors de son ministère (cf Es. 39, 4 et Ps. 109, 4). Ainsi la résurrection est nouvelle (cf 2 Cor. 5, 17). Et la résurrection, avec la victoire de Christ à la base, est une ressource et un remède contre la mort. Cette mort qui sépare tout ce à quoi nous avons pris intérêt depuis le commencement de notre vie. La mort est la destruction et la fin de toute espérance terrestre. Il faut donc que la résurrection soit autre chose qu’une chose vague et sans portée. Plût à Dieu qu’elle soit pour chaque racheté la puissance vivifiante qui seule soutient le cœur là où tout s’écroule. Et dans ce chapitre 15, l’apôtre expose avec simplicité les principes de l’évangile résumé de la manière la plus succincte dans les versets 3 et 4. Oui, nous avons là, dans la résurrection de Christ, un témoignage commun rendu par l’apôtre Paul et par les disciples (v. 11). Ainsi donc Christ est mort pour nos péchés (v. 3). Et dans les mots de ce verset ainsi que du suivant, la cause et le but de sa mort nous sont donnés. Au sujet de la mort, ne nous abusons pas: l’homme est forcé de reconnaître le jugement solennel de Dieu contre le péché. Ne croyons pas qu’il s’agisse d’un ordre de la nature ou bien d’un repos dans le sein de la terre; non, c’est le juste jugement de Dieu (Héb. 9, 27). En relation avec ce jugement, seule la mort de Christ devient une source de vie et de bénédiction pour d’autres. En vertu de sa mort, ceux qui croient en Lui ont une part excellente et un perfection infinie: celles de Christ. S’il y a mort, il y a aussi résurrection (v. 4 à cf avec Rom. 4, 25). Et bien dans ces versets, la mort de Christ, sa sépulture, sa résurrection forment le fondement de tout le christianisme. La mort et le tombeau sont vaincus par la résurrection de Christ d’où, à la fin du ch., v. 55, il est question de la mort et du sépulcre. Voilà donc quel évangile est prêché. Paul peut ainsi parler aux Corinthiens puisqu’il avait reçu un révélation directe du Seigneur qu’il avait aussi vu (v.8). C’est très solennel de penser que, lorsque le Seigneur s'est présenté à lui, il était persécuteur de l’assemblée. Sa grâce a fait de lui un apôtre et un témoin de Christ.

Versets 5 à 19 : Paul attribue tout à la grâce (v.5 à 10) : l’énergie pour le service, les travaux, etc. Puis dans les v. 11 et suivants, il y a des détracteurs puisque quelques-uns nient la résurrection des morts. Alors Paul développe toute son argumentation sur le fait que Christ avait été prêché et qu’il avait été ressuscité d’entre les morts. Nier la résurrection, c’est nier que Christ est ressuscité. Et s’il en est ainsi, tout devient vain. Même la foi, même la question des péchés. Nier la résurrection de Christ, c’est tout perdre. La mort de Christ ne serait pas suffisante pour expier le péché et ceux qui s’étaient endormis en Christ périraient. Voilà les conséquences de la négation de la résurrection. Ces conséquences sont développées jusqu’au v. 19. Si cette portion de la vérité chrétienne est sacrifiée, le christianisme, dans sa raison d’être, n’existe plus et l’homme est laissé dans l’abîme du péché et du désespoir. Ce que les Corinthiens niaient n’était même pas l’immortalité de l’âme ou une vie de l’esprit dans un autre monde, mais ils disaient qu’il n’y avait pas de résurrection du corps et c’est contre cette idée que sont dirigés les arguments de ce chapitre. Et tout ceci étant établi, l’apôtre donne de nouveaux enseignements à partir du v. 20. Et quels enseignements !

Versets 20 à 28 : nous y avons la résurrection de Christ et la position de puissance à laquelle, dans les conseils de Dieu, il est dès lors parvenu. Dans ces versets, Christ est envisagé comme homme, ressuscité par la gloire du Père (Rom. 6, 4). Et au v. 23, comme cette gerbe de Lév. 23, 11, Christ est vu comme les prémices en rapport avec le rassemblement de cette moisson qui aura lieu à la venue du Seigneur. Auparavant et au v. 22, la mort est donc par l’homme, c’est-à-dire par le premier Adam. Et si la mort est par l’homme, la résurrection aussi mais par un autre homme: Christ (v. 21-22). En Adam et en Christ, nous avons les chefs de la mort et de la vie. Par nature on est d’Adam et par la foi il y a modification et nous sommes de Christ. Il y a ainsi deux résurrection selon Jean 5, 28-29. Tout dépend de la relation de l’homme avec l’un ou l’autre chef. Nous avons bien là la résurrection des corps et non l’état intermédiaire dont Phil. 1, 23 et 2 Cor. 5, 8 font mention. Et ces corps ressuscités seront présentés irréprochables devant la gloire divine (Jude 24). Alors, après tout cela, au v. 24, nous avons la fin. Et cette fin coïncide avec le règne médiatorial de Christ, quand le royaume sera remis à Dieu, et cet événement s’accomplira lorsque toute principauté, puissance et autorité auront été abolies. Et le dernier ennemi à abolir, c’est la mort (v. 26). Là, nous touchons à ceux qui n’ont pas part à la première résurrection. Ils ressusciteront à la fin. C’est Apoc. 20, 11-15. Puis vient l’état final au-delà de toute dispensation quand Christ aura remis le royaume à Dieu son Père (v. 24) et que Dieu sera tout en tous (v. 28). C’est l’état d’Apoc. 21, 1-5 et ce temps sera après le jugement des morts et aura lieu après la fin du règne millénaire de Christ. Cet état est donc caractérisé par de nouveaux cieux et une nouvelle terre. C’est donc à sa venue que Christ reçoit le royaume mais la fin sera lorsqu’il remettra le royaume à Dieu son Père, après que toutes choses soient abolies. Devant de tels faits, nous pouvons constater l’étendue de la Parole qui, en quelques simples pensées, nous entretient sur les destinées de l’homme et de l’univers. Dans ces versets 20 à 28, nous avons ce sujet spécial de la puissance et de la gloire de Christ comme homme ressuscité. Et son royaume jusqu’à la fin nous a aussi été rapporté. Quant à l’argumentation relative à la résurrection des morts, interrompue au v. 19, elle reprend au v. 29.

Les versets 29 et 30 montrent la folie qu’il y avait en dehors de l’espérance de la résurrection: jusqu’à se faire baptiser pour les morts. Le baptême chrétien a bien quelque chose à voir avec la mort et la résurrection (Rom. 6) mais c’est tout à fait différent. Sachons encore que ce passage a été mal interprété et certaines personnes se sont même fait baptiser pour d’autres, mortes sans le baptême, afin que ces dernières en soient au bénéfice. Ce n’est pas du tout cela que veut dire ce passage. Puis, dans les versets 30 à 32, l’apôtre déclare que le christianisme va en parallèle avec la résurrection. Cela permet d’aller à la rencontre de la persécution et des maux de cette vie. S’il n’y avait pas de résurrection autant vaudrait-il de manger et boire. Au v. 33, les mauvaises compagnies amènent de mauvais fruits chez les Corinthiens: doctrines corrompues, mœurs corrompues. Cela donne lieu à la sévère réprimande du v. 34. Ces Corinthiens s’étaient tellement éloignés qu’ils étaient même ignorants, c’est-à-dire qu’ils avaient perdu le sentiment de sainteté du caractère de Dieu et de ses droits. La connaissance de Dieu qui donne à la conscience l’activité et la sérénité font défaut: l’âme est devenue exposée aux artifices de Satan et pour résister à ses artifices, il faut marcher dans la lumière. Dans cette lumière, on comprend les choses. Et en rapport avec la résurrection, si les âmes endormies dans le Seigneur sont maintenant en sa présence, la victoire sera complète lorsque les corps seront ressuscités. Dieu est le Dieu des vivants (Luc 20, 38). Quelle plénitude lorsque les fils de Dieu seront révélés (Rom. 8, 19) et que nous serons manifestés avec Christ en gloire (Col. 3, 4), que nos corps seront transformés (Phil. 3, 21), que nous serons délivrés (Rom. 8, 23): tout cela dépend de la résurrection .. quelle plénitude. Puissent nos cœurs être pleinement dirigés sur ce qui est au-delà de la mort. Et dès le v. 35, l’argumentation de l’apôtre change de forme. Il nous est dit comment et avec quel corps les morts ressusciteront. Remarquons tout d’abord le fait que la puissance de Dieu n’est pas limitée par la capacité de l’homme à en comprendre l’exercice. Ainsi, toute question relative à la résurrection du corps ne doit pas soulever en nous des objections. En outre, notre sens est éclairé par quelques analogies: la semence qui ne lève pas avec le même corps qui a été semé mais qui reçoit un corps selon le bon plaisir de Dieu et chaque semence en a un approprié. Et auparavant, le grain se décompose et meurt. Au v. 39, il y a l’analogie de la vie animale. Ce verset démontre la merveille que chaque espèce est adaptée à la place particulière qu’elle doit occuper et à l’élément dans lequel elle est appelée à vivre. La chair peut donc habiter dans des conditions très diverses et dans des milieux opposés. Puis au v. 40, l’apôtre relève la différence entre les corps célestes et les corps terrestres, et leurs gloires respectives. Oui, dans ces analogies, tout témoigne hautement du pouvoir et de la sagesse de celui dont la seule volonté ressuscite les morts, en sorte que les comment ou avec quel corps, ne servent qu’à démontrer l’ignorance ou la folie de ceux qui contestent. Alors, après ces analogies, le ainsi du v. 42 se rapporte à la semence dont il était question au v. 38. Et là, tous les caractères du corps ressuscité, son incorruptibilité, sa gloire, sa puissance, sa nature spirituelle, sont passés en revue et mis en contraste avec la corruption, le déshonneur, la faiblesse, en lesquels le corps naturel est semé (v. 42 à 44). Notons le semé de ces versets. Oui, le corps n’est pas semé et le tombeau ne fait que recevoir la semence. Et alors, plus tard, il y aura le triomphe complet. Au v. 44, relevons encore ce corps spirituel qui va au-delà de ce que nous savons quant au corps et à l’esprit mais qui nous montre qu’il y a un corps connu et qui existe dans l’économie merveilleuse de Dieu et qui porte le caractère distinctif selon le type duquel le saint sera revêtu dans la résurrection, tout comme le saint porte maintenant un corps animal approprié aux besoins de son existence actuelle. C’est à ce propos qu’il est fait allusion, au v. 45, de l’âme vivante quant au premier Adam et de l’esprit vivifiant quant au dernier Adam. Par ces versets, nous apprenons quelle était la condition d’Adam lorsque Dieu le créa et ce qu’est Christ dans sa personne divine, mais aussi quels sont les caractères du corps naturel et du corps spirituel. L’ordre du temps est aussi là: d’abord le naturel puis le corps spirituel. Le caractère du premier homme est celui du v. 47: poussière. Quant au caractère du second homme, il n’est pas dit qu’il est du ciel, mais le Seigneur venu du ciel. Nous avons la relation avec Dieu et ce qu’il est dans sa relation avec le chef du salut. La participation à cette nature divine est donc soulignée au v. 48.

Verset 48 : il y a d’une part le premier Adam de la terre: poussière. D’autre part le second homme: le Seigneur venu du ciel. Dans ces deux " Adam ", nous avons le patron et le modèle de tous les autres hommes qui sont selon leur image. Dans ces célestes, les véritables chrétiens sont les objets de la même puissance qui a ressuscité Christ. Et pour avoir la puissance maintenant, il faut être imprégné de la vie du Seigneur ici-bas. Non pas raisonner sur la valeur des faits mais sur les faits eux-mêmes. Et plus ces faits des évangiles seront présents aux âmes, plus il y aura de puissance.

Versets 49 et 50 : nous y avons ce qui est notre espérance et ce qui s’y rattache (cf 1 Jean 3, 2 et Rom. 8, 37). Le v. 50 établit encore qu’il est impossible que la nature de l’homme puisse être associée à la gloire du royaume de Dieu. Cela fait ressortir l’autre point de la révélation, c’est-à-dire l’espérance du chrétien à l’égard de ceux qui dorment. Nos pensées sont ainsi reportées sur 1 Thes. 4 qui traite de ce sujet.

Versets 51 à 58 : nous y apprenons qu’il n’est pas nécessaire que tous passent par la mort puisque un clin d’œil suffira pour revêtir les sauvés de vêtements de lumière et les introduire dans le royaume de gloire. Quelle puissance admirable. Oui, lorsque l’heure sera là, un clin d’œil suffira au Seigneur pour tout accomplir: corruptibilité en incorruptibilité (v. 53), etc. Alors la mort aura été engloutie en victoire. La mort recule et disparaît devant le complet et glorieux triomphe de Christ (2 Tim. 1, 10). A la vue de cette plénitude et de cette victoire, l’apôtre s’anime et cite Osée 13, 14 au v. 55. Il faut souligner qu’en dehors de la rédemption, la mort est armée d’un aiguillon terrible et que le tombeau triomphe douloureusement. Et bien en Christ, tout cela tombe et la mort n’a plus aucune pouvoir de blesser. L’aiguillon de la mort, selon v. 56, c’est le péché. Et le péché étant ôté, la mort ne peut plus avoir son aiguillon. Et seule la connaissance de "celui qui est la fin de la loi en justice à tout croyant" (Rom. 10, 4) peut nous délivrer de cet aiguillon dont la loi donne connaissance de sa terrible puissance. Ainsi donc, dans ce chapitre, que de sujets bénis ! Soyons occupés d’un tel chapitre. Arrêtons nous davantage sur ces vérités. Tout cela étant médité, nous pourrons abonder avec le v. 58.

Verset 58 : pour abonder dans l’œuvre du Seigneur, il faut avoir l’approbation de tous, même celle d’éventuels ennemis (cf Prov. 16, 7). Pour nous chrétiens, il y a aussi cet appel à accomplir en toute simplicité, comme de bons ouvriers, notre journée de travail, jusqu’à ce que Christ vienne. Alors on recevra chacun sa louange de la part de Dieu (1 Cor. 4, 5). Rechercher l’approbation divine est un but. L’exhortation de ce verset renferme un résumé de tout ce qui nous concerne. Chaque circonstance de notre vie n’est qu’un pas en avant sur la victoire finale et chaque occupation à laquelle le chrétien peut s’adonner peut devenir l’œuvre du Seigneur.

Accueil Remonter