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Remarques préalables :
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Cette étude sur la première épître aux Corinthiens est surtout axée sur les points principaux tout en ne négligeant pas certains détails. Pour l’approfondir, de nombreux ouvrages sont disponibles ; à cet effet, nous recommandons de consulter le lien http://www.bpcbs.com/. D’autre part, cette étude fait parfois référence à des versets de la Bible ; par exemple : 2 Tim. 3, 1. La clé de quelques abréviations, dont les livres de la Bible, se trouve dans le groupe 6 "Divers" sous : ** (t062).
Cet article peut également contenir des mots ou expressions qui nécessitent des explications. Un extrait de glossaire se trouve dans le groupe 6 "Divers" sous t061. En de tels cas, des liens
peuvent se trouver dans l’article avec l’adjonction du signe * au mot à rechercher. |
Sections
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Divers |
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1 Cor. 1, 1 à 9 |
Introduction. |
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1 Cor. 1, 10 à 31 |
Les divisions au sein de l’assemblée. |
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1 Cor. 2, 1
à 16 |
Justes sagesse et puissance
(v. 1 à 5).
Possession de la puissance de la vie par le Saint Esprit (v. 6 à
16). |
1
Cor. 3, 1 à 23 |
L'apôtre
Paul apprécie l'état de ceux auxquels il écrit. |
1
Cor. 4, 1 à 21 |
Le
service - les ministères. |
1
Cor. 5, 1 à 13 |
Le
mal dans l'Assemblée (ou Eglise, ou maison de Dieu) et la discipline. |
| 1
Cor. 6, 1 à 20 |
Détail
du relâchement des Corinthiens dans leur vie ordinaire. Querelles entre
frères. Dangers de l'immoralité. |
| 1
Cor. 7, 1 à 13 |
La
question du mariage, la liberté chrétienne. |
| 1
Cor. 8, 1 à 40 |
Peut-on
manger des choses sacrifiées aux idoles. |
| 1
Cor. 9, 1 à 27 |
L'apostolat
de Paul - la liberté dans le ministère |
1
Cor. 10, 1 à 13 |
La profession des Corinthiens, leur état général |
| 1
Cor. 10, 14-22 |
La
table du Seigneur et la responsabilité |
| 1
Cor. 10, 23-33 |
La
liberté chrétienne |
| 1
Cor. 11, 1-16 |
L'homme et
la femme dans l'assemblée selon la Parole de Dieu |
| 1
Cor. 11, 17-34 |
La
cène du Seigneur |
| |
Ch.
12 à 14 : corps de Christ - dons spirituels. |
1
Cor. 12, 1-11
1
Cor. 12, 12-31 |
Les
manifestations spirituelles et les dons de grâce
La vie du corps de Christ |
| 1
Cor. 13 |
La
valeur comparative de l'amour |
| 1
Cor. 14 |
L'exercice
des dons |
| 1
Cor. 15 |
La
résurrection |
| 1
Cor. 16 |
Les
dernières instructions et les salutations
|
|
1
Cor. 1, 1 à 9 : Introduction >
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Dans la Parole, il y a des mots et des expressions caractéristiques. Nous en verrons au cours de cette étude. Dans les premiers versets de cette épître *, remarquons le mot "grâce". Dieu est aussi un Dieu de grâce et il l’accorde pour que nous puissions comprendre ce qu’Il nous enseigne. Remarquons aussi le mot "seigneur". D’emblée, dans cette épître qui donne pour ainsi dire des statuts pour l’Eglise, nous comprenons que l’autorité est conférée au Seigneur et que tout enfant de Dieu a besoin de s’y soumettre. Cette épître pourrait s’appeler "l’ordre dans l’assemblée, la constitution de l’Eglise".
En lisant les trois premiers versets, remarquons que l’assemblée est DE DIEU. Elle porte donc les caractères DE DIEU. Elle est vue DE DIEU selon les perfections qui découlent de l’oeuvre DE CHRIST. La marche des individus doit découler des caractères de l’assemblée. Les chrétiens doivent maintenir ces caractères dans une localité ; sinon, elle cesse pratiquement d’être une assemblée de Dieu. Ces premiers versets font ainsi ressortir ce que sont les Corinthiens individuellement et collectivement devant Dieu. Et pour former l’assemblée de Dieu, il est nécessaire d’être en dehors de tout mal. Ainsi, quelques-uns peuvent représenter l’assemblée de Dieu, même si à eux seuls ils ne sont pas l’assemblée mais qu’une partie.
Le terme ‘apôtre appelé’, ainsi traduit au v. 1er de la version Darby, n’est pas la même chose que ‘appelé à être apôtre’. Paul ‘est’ apôtre par l’appel de Dieu ; il n’est pas appelé ‘à être’ apôtre. Cet exemple parmi d’autres est caractéristique de détails qui ont leur importance. La lettre (ou épître) adressée aux Corinthiens a une portée très vaste : aucune limitation de lieu, de personne, de temps ; c’est la seule épître qui ait une adresse aussi générale. Elle s’adresse à tous les chrétiens qui reconnaissent l’autorité de Jésus Christ.
Dans les versets 4 à 9, l’apôtre relève le privilège qui est celui des saints à Corinthe. Ils ont même quelque chose que nous n’avons plus aujourd’hui : ils ne manquent d’aucun don de grâce (v. 7). Et au v. 9, en attendant la journée du seigneur Jésus Christ, nous avons un appel à la conscience pour nous inciter à marcher en accord avec la communion. Et, malgré la ruine de l’Eglise d’aujourd’hui et la dispersion des dons, en raison de l’homme qui n’a pas su garder ce qui lui était confié, le Seigneur est fidèle : il y a des ressources pour ceux qui s’attendent à Lui et il en prend soin.
Comme déjà écrit, les versets 1 à 9 constituent l’introduction ; tout repose sur une base divine. En conséquence de cela, l’apôtre peut entrer dans les détails pour blâmer et redresser ce qui était incompatible avec le caractère divin que les Corinthiens possédaient dans cette qualité d’assemblée de Dieu, de sanctifiés dans le christ Jésus et de saints par l’appel de Dieu.
Remarquons encore que l’apôtre Paul se rendit pour la première fois à Corinthe lors de son deuxième voyage missionnaire vers l’an 51-54 après J.C. Corinthe était une ville importante pour le commerce et servait aussi de lieu de rencontre aux artistes, aux philosophes. On venait aussi s’y amuser et plusieurs se complaisaient également dans le vice de l’idolâtrie. L’immoralité des Corinthiens était très connue. Mais dans cette ville, Dieu comptait un grand peuple et nous verrons, au cours de cette étude, combien cette épître, écrite en l’an 57, est utile et nécessaire, en découvrant aussi son motif, son but, ses particularités. |
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1 Cor. 1, 10 à 31 : Les divisions
dans l’assemblée >
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L’ennemi cherche toujours à affaiblir les chrétiens par des divisions puisqu’il ne peut pas supporter leur unité et leur témoignage. Cette activité néfaste est manifeste à Corinthe. C’est pourquoi les enseignements de cette épître * sont plus que jamais d’actualité pour tous ceux qui désirent réaliser qu’il y a un seul corps (ch. 10, 17). Ainsi, dans le ch. 1, 11 et suivants, nous constatons que le mal signalé est encore de saison puisque beaucoup se vantent d’une opinion à laquelle ils se rattachent. Une opinion est bonne si elle est juste. Mais si ce n’est pas le cas, des opinions injustes ou orthodoxes mènent à la division lorsqu’elles sont mises en avant au détriment d’autres vérités. Il ne s’agit donc pas d’avoir d’opinions propres, qui rattachent à une secte, mais la pensée du Christ (1 Cor. 2, 16). Et le Christ n’est pas divisé. La pensée de Dieu est donc que nous n’ayons pas d’opinions différentes. Dans ces versets, remarquons que Paul ne manque pas de nommer ses informateurs (v. 11). Et c’est au v. 12 que nous lisons que les Corinthiens apportent dans l’assemblée l’esprit de parti. Ils y en étaient habitués par les opinions
divergentes qui existaient dans les écoles de philosophie de Corinthe. Ainsi chez les païens les uns se réclamaient de tel fameux maître et de sa doctrine, etc. En Actes ch.17, il est question de philosophes stoïciens et épicuriens. Amener ces pensées dans l’assemblée est contraire à l’unité de pensées et de sentiments à laquelle le nom de Christ lie tout croyant. Les croyants de Corinthe sont enseignés à mettre de côté cet aspect des choses qui tenait à leur ancienne manière de vivre. Les v. 13 et suivants sont significatifs. Christ n’est pas divisé et ces versets démontrent que l’on est rattaché à un Christ unique, à un même Sauveur. On comprend que Paul est peiné de ce quelques-uns prennent son nom comme un centre de ralliement ; Paul rend ainsi grâce de ce qu’il n’a pas beaucoup baptisé pour qu’on interprète pas qu’il ait rattaché quelqu’un à lui. Ces versets démontrent aussi que les Corinthiens insistent sur certaines choses et pas sur d’autres. Le résultat en est une altération de la vérité. LA vérité est une : Christ qui ne peut être divisé. Quant aux dons, ils sont divers mais proviennent du même Esprit. Les opérations consécutives aux dons sont aussi diverses mais elles proviennent du même Dieu. Ainsi, il ne peut pas y avoir de divisions dans le corps. S’il y en a, cela est dû à un manque de support l’un envers l’autre et à la valeur que l’on attribue à l’homme. Pour éviter cela, il faut réaliser que la croix est la fin du moi (v. 17). Dans ce v. 17, l’évangélisation de Paul n’est pas un exposé philosophique de la doctrine qu’il annonçait. Annoncer l’évangile dans le style philosophique (c’est-à-dire ‘selon l’homme’ ou ‘avec sagesse de parole dans ce verset’) reviendrait à rendre vaine la croix de Christ. La croix de Christ abaisse l’homme et son orgueil. Au v. 18 : la croix de Christ, c’est la fin de tout ce qu’est l’homme dans la chair. La croix est dès lors une folie pour ceux qui périssent. A l’inverse, pour ceux qui ont le salut, la Parole de la croix est la puissance de Dieu. Vu que Paul s’exprime de la sorte, il semble qu’il discerne que les Corinthiens n’ont pas compris que la croix est la fin de l’homme. En effet, la croix ne s’arrête pas à la mort de Christ pour le pardon des péchés de quiconque croit, mais aussi au fait que nous sommes ‘morts avec Christ’. Aux v. 19 et 20 : la sagesse de l’homme est folie car elle ne peut pas donner à l’homme ce qui correspond à ses besoins, c’est-à-dire le salut et le bonheur. Ainsi les sages de ce monde sont devenus fous. Leur sagesse n’est que folie. Le ‘disputeur’ n’est autre que le sophiste qui soulève des objections pour l’amour de la dispute. Au v. 21 : Dieu, dans ses voies d’amour, veut sauver l’homme. Les œuvres créées peuvent même en être le moyen (voir Rom. 1, 20). Mais maintenant, nous avons la vraie connaissance de Dieu par Christ. Dieu veut sauver ceux qui croient. Aux v. 22 à 25 : nous y trouvons d’abord ce qui était reconnu dans le monde du premier siècle de notre ère, à savoir le judaïsme et la philosophie païenne. A cela, Paul oppose la croix par ces mots : ‘mais nous, nous prêchons Christ crucifié’. Christ crucifié met de côté l’homme, sa religion, sa sagesse. Christ est une occasion de chute aux Juifs car leur Messie est crucifié alors qu’ils attendaient un roi glorieux. Comment accepter cela ? Et pour les nations : quelle folie de croire à un Sauveur représenté par un homme pendu au bois ! Mais parmi les incrédules, il y a des appelés et quel contraste : pour eux, Christ est la sagesse de Dieu. Ce qui est en Dieu est taxé de folie par l’homme. Or ce qui est en Dieu est plus sage que l’homme. Et ce que l’homme appelle faiblesse en Dieu est plus puissant que l’homme. Autrement dit, dans ces versets et surtout au v. 24, Dieu a voulu que la croix de Christ soit la pierre de touche de tous les sentiments et de toutes les pensées de l’homme. Au v. 26 : parmi les Corinthiens, il y avait peu de personnes qui auraient relevé le christianisme aux yeux du monde. Il pouvait y en avoir mais pas beaucoup car Dieu aime à se glorifier dans ce qui est petit, bien que la grâce soit accessible à tous. Au v. 27 : l’apôtre reprend les expressions employées par les hommes du monde (selon v. 18 et suivants) à l’égard de l’évangile que les hommes considèrent comme faisant partie de ces choses faibles. C’est l’estimation que le monde fait de ces choses, de l’évangile. Mais en réalité, il en est tout autrement. Ainsi,
certaines choses rendent honteuses certaines personnes et c’est l’évangile qui, dans ses résultats, les couvre de honte. Au v. 28 : les choses existantes étaient le judaïsme et la philosophie. Et la chose qui n’est pas, pour le monde, c’est le christianisme qui annonce Christ. Mais cette chose vile, méprisante, c’est-à-dire le christianisme, convertit et rassemble. C’est ainsi une chose qui annule les choses reconnues des hommes et prend leur place. Au v. 29 : nulle chair ne peut se glorifier devant Dieu car nous venons de considérer la puissance et la sagesse de Dieu en Christ et tout ce que l’homme prétend posséder est annulé. Aux v. 30 et 31 : les croyants de l’assemblée à Corinthe, tout comme les vrais croyants de l’ère 2000, ont une raison d’être : ils sont de Dieu, dans le christ Jésus. C’est leur origine, leur vie, leur position, leur caractère. Et Jésus a été fait sagesse, justice, sainteté et rédemption en vue d’eux. |
| 1
Cor. 2, 1 à 16 : Paul réalise la juste sagesse et la juste
puissance (v. 1 à 5). La possession de la puissance de cette nouvelle vie
par le Saint Esprit (v. 6 à 16). >
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Au chapitre premier, nous avons remarqué
un grand enseignement : c'est que la croix met fin à toute prétention humaine
et que l'apôtre Paul prêche avant tout Christ crucifié. La croix de Christ
met ainsi fin à cette sagesse philosophique et à cette puissance des hommes.
Les Corinthiens y attachaient une grande importance qui était surtout de source
juive car un Messie glorieux était attendu au lieu d'un Christ qui est venu
dans l'humilité, qui a été crucifié et mis à mort. Tout au long de cette
lettre aux Corinthiens, l'orgueil de la chair, qui a toujours une bonne opinion
d'elle-même, est condamnée. Jusqu'ici et dans les grands traits, il a été
démontré que le chrétien a pour premier caractère d'en avoir fini avec la
chair. Le deuxième caractère est d'être en Christ, d'avoir une nouvelle
nature. Quant au troisième caractère, il se trouve dans les v. 6 à 16 du
chapitre 2 : c'est posséder la puissance de cette vie, de cette nouvelle
nature, c'est-à-dire le Saint Esprit qui peut sonder toutes choses, même les
choses profondes de Dieu. Prenons maintenant quelques aspects du chapitre 2. Dans
les versets 1 et 2 : Paul est véritablement un
"oracle de Dieu" (cf 1 Pi. 4, 11).
Il dépendait par conséquent de Dieu (cf Act. 18,
9). Il annonce le témoignage de Dieu dont 1 Jean 5,
6-13 en donne la portée : "C’est
lui qui est venu par [l’]eau et par [le] sang, Jésus le Christ, non seulement
dans [la puissance de] l’eau, mais dans [la puissance de] l’eau et du
sang ; et c’est l’Esprit qui rend témoignage, car l’Esprit est la
vérité; car il y en a trois qui rendent témoignage : l’Esprit, et l’eau,
et le sang, et les trois sont [d’accord] pour un même [témoignage]. Si nous
recevons le témoignage des hommes, le témoignage de Dieu est plus grand ;
car c’est ici le témoignage de Dieu qu’il a rendu au sujet de son Fils.
Celui qui croit au Fils de Dieu, a le témoignage au dedans de lui-même ;
celui qui ne croit pas Dieu, l’a fait menteur, car il n’a pas cru au
témoignage que Dieu a rendu au sujet de son Fils. Et c’est ici le
témoignage : que Dieu nous a donné la vie éternelle, et cette vie est
dans son Fils : Celui qui a le Fils a la vie, celui qui n’a pas le Fils
de Dieu n’a pas la vie. Je vous ai écrit ces choses afin que vous sachiez que
vous avez la vie éternelle, vous qui croyez au nom du Fils de Dieu".
Jésus-Christ crucifié était un sujet de scandale pour les Juifs et de
moquerie pour les philosophes. Paul, lui, se tient à sa place : devant Christ,
Christ crucifié. Et la prédication d'un tel Jésus a pourtant converti et
rassemblé un grand peuple à Corinthe. Dans les v. 3 à 5
: la crainte et le tremblement que ressent Paul sont selon Dieu. Il s'agit de
cette sainte crainte de Lui déplaire. Paul est ainsi conduit par le Saint
Esprit et est un instrument de Dieu en faveur des Corinthiens. Le Seigneur peut
se servir de divers instruments pour accomplir ses voies. Paul en est un. Tout
en ayant aussi ce sentiment de faiblesse, Paul a prêché Christ et a démontré
ce qu'est l'Esprit de puissance. Ainsi, la foi des Corinthiens repose uniquement
sur la puissance de Dieu car l'Esprit Saint avait agit puissamment en eux pour
produire cette foi. Et un grand peuple était à Corinthe, selon Act.
18, 9-10 : "Or le
Seigneur dit de nuit, dans une vision, à Paul : Ne crains point, mais
parle et ne te tais point, parce que je suis avec toi ; et personne ne
mettra les mains sur toi pour te faire du mal, parce que j'ai un grand peuple
dans cette ville". En relation avec ces versets, l'enseignement
reste intact : nos coeurs, c'est-à-dire le coeur des chrétiens ne doivent pas
être attachés aux choses d'ici-bas mais reposer sur la puissance du
Saint-Esprit. Soyons exercés pour présenter ce que l'apôtre met devant nous.
Ce doit être une profonde conviction. La foi est un don de Dieu et elle doit
reposer sur la puissance de Dieu. Dans les versets
6 à 10 : nous trouvons le terme "d'hommes faits". Un tel homme
a une maturité spirituelle qui est en contraste avec l'état d'enfance dont la
Bible donne des exemples : cf. 1 Cor. 3, 1-2 ;
Héb. 5, 12-14 ; Eph. 4, 14. Les hommes faits sont initiés
dans la connaissance de l'état chrétien complet et ils le possèdent. Ils
jouissent de toute l'étendue de la rédemption. L'état d'hommes faits n'est
pas une théorie mais une affaire de foi, de conscience et de marche. Les hommes
faits ont les sens exercés à discerner le bien et le mal. Ils n'ont pas besoin
d'un texte formel pour chaque détail. Ajoutons que ces hommes faits ou parfaits
ne sont pas infaillibles; nous le comprenons. Aux v. 7
et 8 : la sagesse de Dieu en mystère est tout ce
qui est dévoilé des conseils de Dieu en Christ. Cette sagesse de Dieu est
formée de deux parties. Il y a d'une part le fait que Dieu voulait en finir un
jour avec l'homme et d'autre part avoir un jour des hommes sauvés et parfaits.
La croix est au centre de cela. Cette sagesse de Dieu en mystère est maintenant
révélée. Par contraste et au v. 8, Paul
démontre la sagesse aveugle d'ici-bas. Aux v. 9 et 10
: nous y avons les conseils de la grâce de Dieu, cette sagesse .... oui, tout
cela n'était pas monté au coeur de l'homme. Selon le passage d'Esaïe
64, 4, seul Dieu connaissait de tels conseils. Il y a aussi un
contraste avec l'état de choses juif : ce côté consiste en ces choses qui ne
sont pas montées au coeur de l'homme. Mais Dieu nous a révélé ces choses et
c'est merveilleux qu'il nous fasse entrer dans ses pensées et nous découvre
ses desseins éternels de grâce et de gloire. Dieu tenait cela en réserve pour
ceux qu'il aime. Dieu nous révèle cela car l'oeuvre de la croix a été
accomplie. A partir de ce v. 10 et
jusqu'à la fin du chapitre, nous avons plus spécialement le grand sujet de
l'action de l'Esprit de Dieu, Esprit que le chrétien possède. C'est l'un des
caractères du chrétien. Dans cette épître, rappelons que nous avons comme
premier caractère que le chrétien en a fini avec lui-même, puis en deuxième
lieu qu'il est de Dieu dans le Christ Jésus et enfin, troisièmement, sa
position parfaite devant Dieu en Christ. Comme tel, il possède l'Esprit de Dieu
dont, entre autres passages, les chapitres 14, 15 et 16 de l'Evangile de Jean
nous apprennent quelque chose de cet Esprit. Au v.
11 : nous y avons la pensée des hommes. C'est
l'esprit de l'homme qui connaît les choses qui sont en lui. Pour connaître les
choses qui sont de Dieu, il faut l'Esprit de Dieu. En Job
10, 12, nous comprenons que notre
esprit doit être gardé. Alors combien plus l'Esprit qui est dans le chrétien,
cet hôte de Dieu. Voir aussi : Prov. 20, 27
et Rom. 8, 16 : "L’Esprit
lui-même rend témoignage avec notre esprit, que nous sommes enfants de Dieu". Dans
les versets 12 à 14 : c'est un passage remarquable
qui place devant le chrétien le chemin par lequel les pensées du coeur de Dieu
arrivent à nos coeurs sans autre agent que l'Esprit de Dieu. Le v.
13 montre en particulier que la communication est en paroles enseignées
de l'Esprit et non pas en paroles choisies et arrangées par la sagesse humaine,
de sorte que les choses révélées par l'Esprit nous arrivent par des moyens
spirituels, c'est-à-dire des paroles que l'Esprit Saint a donné aux
instruments qu'Il emploie. Ces instruments ne sont pas passifs et ils
goûtent eux-mêmes dans leur intelligence spirituelle les choses que l'Esprit
leur révèle et qu'Il leur donne d'exprimer. Ainsi la faiblesse des hommes
n'altère pas la vérité. Il faut de l'inspiration quant aux choses mais aussi
quant aux paroles. Dans ces versets, Paul montre combien il aime les
Corinthiens. Il y a contraste entre l'esprit du monde et l'Esprit de Dieu : 1
Jean 4, 6 : "Nous, nous
sommes de Dieu ; celui qui connaît Dieu nous écoute ; celui qui n’est
pas de Dieu ne nous écoute pas : à cela nous connaissons l’esprit de
vérité et l’esprit d’erreur". Le croyant a donc
l'Esprit mais il faut encore qu'il en soit rempli. Dans le v.
14 : nous y voyons la réception de la communication qui est aussi une
affaire de l'Esprit. En comprenant bien ces v. 12 - 14, nous connaissons la
valeur de la Bible et nul ne peut nous faire douter qu'elle est véritablement
la Parole de Dieu, l'Ecriture divinement inspirée. Aux v.
15 et 16 : un état spirituel est produit chez le chrétien par la
réception de communications inspirées. Cet état le rend capable de tout
discerner et il en découle une marche dont les motifs sont inconnus à l'homme
naturel. Ce dernier ne discerne pas cette marche tout comme il ne reçoit pas
les choses de l'Esprit de Dieu. Ainsi l'homme naturel se trompe toujours dans
son appréciation quant à la marche d'un homme spirituel. Et si l'homme naturel
ne comprend pas, c'est parce que l'homme spirituel a la pensée de Christ : 1
Cor. 6, 17 : "mais
celui qui est uni au Seigneur est un seul esprit [avec lui]". |
| 1 Cor. 3, 1 à
23 : l'apôtre Paul apprécie l'état de ceux auxquels il écrit
>
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Dans les chapitres 1 et 2, l'homme a été
mis de côté. Dans le chapitre 3, l'apôtre apprécie en détail l'état de
ceux auxquels il écrit. Versets 1 à 3 : les
Corinthiens étaient charnels. Un homme charnel peut être un croyant mais avec
les traits de la chair : Rom. 7, 14 : "Car
nous savons que la loi est spirituelle : mais moi je suis charnel*, vendu
au péché**; (* : ailleurs : de
chair. : ** litt.: vendu sous le péché)".
Les traits de la chair caractérisent le vieil
homme. Un enfant de Dieu n'est pas un homme dans la chair mais il peut porter
les caractères du vieil homme au lieu d'être un homme spirituel. Les
Corinthiens marchaient selon les mêmes principes que les hommes; dans le
verset 3 : "ne
marchez-vous pas à la manière des hommes
?". Quelle tristesse lorsqu'un chrétien ne
marche pas comme un saint (c'est sa position) et ne marque pas de différence
avec un incrédule. C'est pourtant dans ce triste état que les Corinthiens se
trouvent. Ils ne se conduisent pas comme des saints mais à la manière des
hommes. Pourtant ils avaient connaissance de l'enseignement comme cela ressort
des deux premiers chapitres dont : 1 Cor. 1,
7 : "vous
ne manquez d’aucun don de grâce". Mais
ces choses n'étaient pas mises en pratique. Ainsi, ils sont comme de petits
enfants. Et les enfants de Dieu qui ne font pas de progrès spirituels, se
contentant toute leur vie d'un christianisme élémentaire ressemblent à des
adultes qui agiraient comme un enfant de quelques années. Un autre danger,
c'est de revenir en arrière comme un vieillard revient à l'état d'enfance.
Citons Héb. 5, 12 : "Car
lorsque vous devriez être des docteurs, vu le temps, vous avez de nouveau
besoin qu’on vous enseigne quels sont les premiers rudiments des oracles de
Dieu, et vous êtes devenus tels, que vous avez besoin de lait et non de
nourriture solide". Les deux états
dont il vient d'être question sont très blâmables. Verset
4 : l'état charnel des Corinthiens se montre dans
leurs divisions, leurs sectes, leurs partis, leurs querelles. Quant à nous,
n'avons-nous pas tendance à juger selon de tels versets ? N'oublions pas que
c'est Dieu qui choisit ses instruments. Il faut donc les recevoir comme venant
de Lui. Nous en avons un enseignement dans les versets
5 à 8 : Paul et Apollos sont des serviteurs au milieu des Corinthiens avec
chacun une fonction différente mais concourant au même but. Dieu seul
peut faire prospérer tout travail; dans ce sens, le serviteur n'est rien. Si un
serviteur pense être quelque choses, il perd toute la valeur de ce que Dieu lui
a donné à accomplir. La 2ème partie du v. 8 "mais
chacun recevra sa propre récompense selon son propre travail"
démontre que la récompense ne découle pas du don mais de la manière dont le
travail aura été accompli. Là, Dieu seul est juge. Tout dépend de Dieu. Verset
9 : c'est bien sur Dieu que l'accent est mis. Il semble aussi que le
"nous" apostolique est en vue quand il est écrit "nous
sommes collaborateurs de Dieu" tout en ayant un appel à
imiter pour être ces collaborateurs. Puis dans le "vous" : "vous
êtes le labourage de Dieu, l'édifice de Dieu",
il est bien sûr question des Corinthiens. Avec ce v. 9, nous entrons dans le
grand sujet des chapitres 3 et suivants : l'ordre et l'organisation de la
maison de Dieu. En tant que faisant partie de cette maison, tout enfant
de Dieu a une responsabilité quant à la manière dont il travaille. Ceux qui
ont reçu une fonction spéciale dans ce travail sont d'autant plus en vue. Dans
cette maison (ou édifice), les versets 10
et suivants montrent trois classes de
personnes. Nous y trouvons premièrement l'oeuvre qui est bonne ainsi que
l'ouvrier. Ensuite l'oeuvre est mauvaise mais l'ouvrier est sauvé (v.
15). Il y a finalement le corrupteur du
temple de Dieu et celui-ci est détruit (v.
17). Les ouvriers sont donc appelés
à construire sur le fondement qui est Jésus Christ (v.
11). Il y a ceux qui apportent de l'or qui
est l'emblème de la justice divine. Il y a ceux qui apportent de l'argent qui
est l'emblème de la rédemption, de la Parole, de la sagesse. Il y a aussi ceux
qui apportent des pierres précieuses qui sont en rapport avec les promesses à
venir, avec la personne glorieuse de Christ. Ce qui précède ressort du
v. 12 qui contient des enseignements quant aux doctrines nécessaires à
l'édification de la maison de Dieu. Ainsi nourries, les âmes sont
placées hors de l'atteinte du mal. Mais, hélas, il y a d'autres matériaux (v.
13). Les âmes, introduites dans la maison de Dieu par de tels matériaux (le
bois, le foin, le chaume représentent des doctrines telles que l'
asservissement à l'autorité d'un serviteur, au joug de la loi, la perfection
dans la chair, l'acquisition du salut et de la sainteté par des efforts
personnels, etc) ... n'ont souvent pas une étincelle de vie. Tout sera
révélé lorsque le temps du jugement de cette maison sera venu (selon v. 13 -
15). Ce que nous avons à faire, en tout temps, c'est de prendre modèle
d'hommes fidèles. Nous avons par exemple les chefs des tribus d'Israël en 1
Chr. 29, 6-9 : Et
les chefs des pères, et les chefs des tribus d’Israël, et les chefs des
milliers et des centaines, et les chefs des affaires du roi, offrirent
volontairement, et donnèrent, pour le service de la maison de Dieu, cinq mille
talents d’or, et dix mille dariques, et dix mille talents d’argent, et
dix-huit mille talents d’airain, et cent mille talents de fer. Et ceux chez
qui se trouvaient des pierres [précieuses] les donnèrent au trésor de la
maison de l’Éternel, entre les mains de Jekhiel, le Guershonite. Et le peuple
se réjouit de ce qu’ils avaient offert volontairement, car ils offraient
volontairement, d’un coeur parfait, à l’Éternel ; et aussi le roi
David en eut une grande joie". Le verset
17 est solennel. Il s'agit précisément
d'hommes qui se trouvent dans la chrétienté et qui introduisent des doctrines délétères
telles que : attaques de l'inspiration des saintes écritures, négation de
l'existence de Satan, etc. Il y a des erreurs abominables et ce verset montre le
sort de ceux qui les propagent et les enseignent. Ensuite, dans les versets
18 à 22, l'apôtre revient au danger que couraient
les Corinthiens d'estimer la sagesse des hommes. Comme mise en garde,
Paul cite Job 5, 13 : "Celui
qui prend les sages dans leurs ruses". Nous
y avons l'enseignement que la sagesse des hommes n'est que folie pour ceux qui
sont sauvés, élevés et établis à toujours (cf Job
36, 7). Paul cite encore le
Ps. 94, 11, très explicite : "L’Éternel
connaît les pensées des hommes, qu’elles ne sont que vanité".
Ainsi, ne contredisons pas ce que Dieu sait et déclare ! Ne nous
glorifions jamais dans l'homme. Et si Dieu donne des serviteurs, aussi éminents
soient-ils, sachons qu'Il les a donné pour maintenir conjointement la sagesse
et la vérité de Dieu. Ils sont un moyen pour nous faire dépendre de
Christ et Christ nous conduit à Dieu. Au verset
23 : tout appartient à nous. rachetés,
parce que nous sommes à Christ auquel toutes choses sont assujetties. |


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