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Nos besoins
et sa plénitude >>
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La sagesse humaine et la philosophie n’ont jamais réussi
à connaître Dieu; il se révèle à nous par nos besoins: c’est la
nécessité qui le découvre. De cette manière le cœur du pécheur, et aussi
celui de l’enfant de Dieu, sont mis à leur vraie place. Je doute beaucoup que
nous ayons jamais appris quoi que ce soit d’une manière solide par un autre
chemin.
Nous ne devrions jamais être découragés, car le Seigneur
en qui nous nous confions ne fait ni ne peut jamais faire défaut. C’est
précisément dans la seconde épître à Timothée, qui nous fait le tableau du
déclin et de la ruine, que Paul s’attend que son cher fils soit fortifié
dans la foi; il n’y eut jamais un temps aussi favorable à l’avancement de
la foi; car on en a besoin et le Seigneur répond toujours aux besoins.

J’ai appris à la croix ce qu’était Dieu pour moi
pécheur; maintenant je dois apprendre comment il fait face à mes besoins de
croyant dont il prend connaissance, et en les plaçant devant Lui. Il ne suffit
pas que j’aie faim; il faut que je meure de faim pour apprendre ce qu’il y a
dans son cœur pour moi. Lorsque le fils prodigue eut faim, il cherchait des
gousses pour s’en nourrir; mais lorsqu’il périssait de faim et se tourna
vers la maison paternelle, il connût alors l’amour dont le cœur de son père
était rempli.

Si nous connaissions un peu plus la consolation et la joie qu’il
y a à nous désaltérer à la plénitude de l’amour de Dieu, nous sentirions
que les circonstances actuelles sont le néant même.

Toutes les fois que, dans le désert, nous avons des besoins
réels, c’est un péché de nous demander si Dieu nous secourra ou non. C’est
tenter le Seigneur que de douter des ressources de sa bonté pour nous donner
tout ce dont nous avons besoin.

"Seigneur ", dit le lépreux, "si tu veux, tu
peux me rendre net" (Matt. 8:2). Le lépreux était convaincu de sa
puissance, mais ne connaissait pas son amour, avec lequel le Seigneur le met en
contact: il le toucha en disant: "Je veux, sois net" (v. 3). Si quelqu’un
touchait un lépreux, il était impur et mis hors du camp, mais Christ ne peut
contracter de souillure. La sainteté sans tache, que le mal ne peut atteindre,
apporte aux pécheurs l’amour dont ils ont besoin.

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La
puissance >>
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Lorsqu’on fait de grands préparatifs pour mener à bien l’œuvre
du Seigneur, c’est la preuve que l’on ne reconnaît pas la bénédiction
inhérente à cette œuvre, "qui n’attend pas l’homme, et ne dépend
pas des fils des hommes" (Mich. 5:7). Je n’attends pas l’homme, si j’ai
foi en Dieu et si j’agis dans la puissance de cette foi. Que chacun travaille
selon qu’il est conduit par le Seigneur. L’Esprit de Dieu ne doit pas être
enchaîné par l’homme. Toute puissance découle de l’énergie et de l’autorité
directes de l’Esprit Saint dans le croyant.

Une fermeté sans compromis, mais calme, nous
convient. Rien
ne garde l’âme dans le calme comme le sentiment de la grâce. C’est un
signe de puissance et aussi d’humilité. La conscience de notre néant, avec
un esprit de paix, donne la puissance pour tout surmonter.

Ce n’est pas la quantité, mais la qualité de mon travail
qui m’exerce constamment. Je ne fais pas autre chose que de continuer mon
service sans arrêt, mais je désire la puissance intérieur, un cœur entièrement
consacré à Christ, afin d’agir selon la plénitude de puissance qui est en
Lui, n’ayant rien en moi qui m’empêche de réaliser une association absolue
de sentiment avec ses pensées et ses desseins; en un mot avec Christ. C’est
tout autre chose d’entrer dans le service avec la conviction que nous venons
de sa part comme ses confidents, apportant son message, ou d’y entrer sans
Lui.

C’est Christ lui-même qui devient votre force, la
puissance de Christ demeurant sur vous. Vous recevez sa puissance dans votre
faiblesse comme étant votre puissance pour traverser ce monde.

Dans la prière, Dieu est à nous; sa puissance est mise en
jeu.

Il est très important pour nous d’en finir avec
nous-mêmes. Tout notre travail se ressent de notre état. Un cœur rempli de
Christ, la solennité d’avoir affaire avec les âmes relativement à l’éternité,
sentiment que nous éprouvons lorsque nous sommes remplis de Lui et parlons de
sa part, tout cela donne du poids et de l’onction à notre activité.

Nous ne pouvons être une complète épître de Christ, si
nous ne manifestons pas la puissance sur tous les obstacles, même sur la mort.
La mort nous appartient. Le chrétien qui vit dans la puissance de la vie de
Christ, possède une autorité absolue sur la mort
(1 Cor.15:55).

Nous ne devons pas être occupés du mal, ni nous laisser
terrifier en aucune façon par l’adversaire, comme si le Seigneur n’avait
pas la haute main. Il a vaincu et nous conduit à une pleine bénédiction qui
sera réalisée lorsque l’ennemi sera lié. Nous devons aller de l’avant
dans la confiance que la puissance Lui appartient et qu’elle est dans Ses
mains.

C’est toujours là où Dieu veut que nous soyons, que nous
trouvons Sa précieuse bénédiction. Sans Lui, nous ne pouvons rien. Lorsqu’Il
opère dans sa grâce, combien l’on est heureux d’être l’instrument de sa
puissance et de sa bonté! Même les exercices de nos âmes, dans les
difficultés de l’œuvre, nous conduisent à Lui, et tout ce qui produit ce
résultat nous est en bénédiction.

Il y a de la puissance en Christ; il y a en Lui une pleine
suffisance pour tout ce qu’il vous appelle à être ou à faire.

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Le
coeur divin >>
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"Dieu a tant aimé le monde, qu’Il a donné son Fils
unique" (Jean 3:16). J’acquiers la connaissance de ce qui était dans le
cœur de Dieu par la preuve qu’Il en a donnée dans ses actes. Il a pensé à
mon état lorsque je n’étais qu’un pécheur et que j’avais besoin de son
amour. "Dieu constate son amour à Lui envers nous, en ce que, lorsque nous
étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous" (Rom. 5:8). Ainsi j’ai
le cœur de Dieu comme ressort et source de tout.

C’est avec la plus profonde tendresse qu’Il peut
compatir, car Il est venu au centre même de notre misère.

Si l’homme n’avait pas de cœur pour Christ, Christ avait
du cœur pour l’homme.
Il y a assez de cœur en Jésus pour ouvrir celui du pécheur
le plus vil. Ce dernier trouve qu’il a droit au cœur de Dieu, lorsqu’il ne
découvre aucun droit dans son propre cœur. "La femme qui était une
pécheresse" (Luc 7:37) aimait beaucoup, parce qu’il lui avait été
"beaucoup pardonné". C’était un cœur brisé rencontrant le cœur
de Dieu et le cœur de Dieu rencontrant un cœur brisé. Chose merveilleuse que
le cœur de l’homme rencontrant réellement le cœur de Dieu! La main de Dieu
n’agit jamais autrement que de concert avec son cœur rempli d’un amour
infini pour nous-même s’Il juge convenable qu’une affliction nous atteigne,
si même Il l’envoie, elle vient d’une main qui ne se trompe jamais et
répond toujours à un cœur dont l’amour est parfait.

Jésus pouvait dire: "Je t’ai glorifié" (Jean
17:4). Plus il y avait de mal sur la terre, plus le Père était glorifié.
Jamais l’irritation n’entra dans le cœur de Christ. Aucune
"contradiction des pécheurs" ne l’empêcha jamais d’avoir un
même cœur pour l’homme et pour Dieu.

Ah! lorsque nous étudions la vie de Christ ici-bas et
apprenons à connaître son cœur et les motifs qui l’animaient, combien nous
nous trouvons superficiels! Combien profondes et insondables pour nous sont les
souffrances de son âme au milieu d’une telle scène!

Un cœur brisé convient à un Dieu qui guérit le cœur.

Tout ce qui produit en nous du souci produit la sollicitude
de Dieu pour nous.

Il y a beaucoup plus de réalité que nous ne le pensons dans
la vigilante activité de l’amour de Dieu à notre égard. Le Seigneur se
donne la peine de nous confirmer son amour, de nous en persuader: "Vous
valez mieux", dit-il, "que beaucoup de passereaux" (Luc 12:7).

"Père saint, garde-les en Ton nom que tu m’as donné,
afin qu’ils soient un comme nous" (Jean 17:11). Il les place sous la
protection du nom du "Père saint". Il compte qu’ils seront gardés
selon toute la tendresse du Père.

Confions-nous davantage en Lui; cherchons à recevoir
davantage de sa part. Nous ne pouvons attendre trop de faveurs de la part de
Celui qui n’a pas épargné son Fils pour nous.

Christ sera un Ami fidèle; même si nous commençons à
enfoncer dans les flots, Il étendra sa main et nous en sortira. Il est doux de
sentir sa main dans toutes nos circonstances, même si, perdant pied, nous l’avons
obligé à l’étendre.

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Sanctification
pratique >>
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Vous dites que vous êtes en Christ. Si vous êtes en Christ,
Christ est en vous; montrez moi donc Christ et rien d’autre.

L’apôtre demande pour les Philippiens qu’ils soient purs
et ne bronchent pas "jusqu’au jour de Christ" (Phil. 1:10), c’est-à-dire
qu’ils ne fassent pas un seul faux pas tout le long du chemin jusqu’à la
venue du Seigneur.

Le fait de demeurer dans le sentiment de la grâce en la
présence de Dieu, est le secret de toute sainteté, de toute paix, de toute
tranquillité d’esprit.

Si je voulais dépeindre un fidèle, je dépeindrais quelqu’un
qui ne pense jamais à soi, mais toujours à l’amour du Père et à la grâce
du Fils

Avez-vous soin d’éviter tout ce qui déshonore Christ?
Tout ce qui détruit le caractère de Christ devant les hommes est réellement
une chute, bien que ce ne soit peut-être pas positivement un péché grossier.

Les caractères sous lesquels Christ se présente en rapport
avec ces derniers jours sont ceux-ci: "Le saint, le véritable" (Apoc.
3:7). Oui, tels sont les caractères qu’Il prend et qu’Il désire voir chez
les siens, dans leur marche au moment où il va revenir. Nous devons veiller sur
nous-mêmes et sur nos frères, afin qu’il en soit ainsi.

Je ne crois pas que, lorsque les croyants sont réellement
sortis des expériences de Rom. 7 ils puissent y retomber. On peut avoir
véritablement reçu le pardon des péchés et avoir trouvé la joie, sans
connaître le moi; or il est nécessaire de se connaître soi-même pour être
affranchi. Tant que nous ne le sommes pas, le péché domine sur nous; quand
nous le sommes, Christ est notre force.
Si vous êtes tenté et éprouvé, regardez directement à
Lui; peu à peu, vous vous accoutumerez à croire en sa bonté, bien qu’il
soit nécessaire d’y recourir constamment; mais, si les yeux sont fixés sur
lui, ils le font connaître au cœur. Ce qui exclut la pensée de soi-même et
nous sanctifie d’une manière pratique, c’est de contempler Celui qui nous
délivre de nous-mêmes.

En général, ceux qui parlent beaucoup d’être "morts
à la nature" le font parce qu’ils ne le sont pas. Dans l’épître aux
Romains nous trouvons les expressions: "mort au péché" (Rom. 6:10),
"mort à la loi" (Rom. 7:4). Il est aussi écrit: "Si Christ est
en vous, le corps est bien mort à cause du péché" (Rom. 8:10); mais la
pensée d’être "mort à la nature" est tout à fait étrangère à
l’Écriture, aussi bien dans les termes que dans la pensée.

Prenons garde, dans les choses ordinaires de la vie, au
premier pas qui nous éloignerait de la sainteté intérieure et de cette
séparation de cœur pour Lui qui nous donne son secret, savoir la lumière d’En-haut
sur tout ce qui nous entoure; car "le secret de l’Éternel est pour ceux
qui le craignent" (Ps. 25:14).

Nous n’avons jamais d’excuse pour un seul péché en acte
ou en pensée, parce que la grâce de Christ nous suffit et que Dieu est fidèle
pour ne pas permettre que nous soyons tentés au delà de ce que nous pouvons
supporter.

"Éprouvant ce qui est agréable au Seigneur"
(Éph. 5:10). Est-ce là notre but unique? Dans un acte quelconque de la
vie nous devrions nous demander: "Est-ce agréable au Seigneur?". Lorsque nous achetons un vêtement, la question que nous nous posons ne
devrait pas être simplement: "Est-ce que cela m’ira bien?" mais:
"est-ce que cela convient au Seigneur? Cela Lui plaît-il?"

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La
louange >>
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La terre a le même sujet de louange que le ciel; le sang de
Christ a la même efficace pour l’un que pour l’autre; ce pour quoi les
êtres célestes adorent Dieu, a la même valeur pour nous. Les harpes des
saints dans la gloire sont sans doute mieux accordées que les nôtres, mais
leur cantique est le même.

"Bienheureux ceux qui habitent dans ta maison; ils te
loueront incessamment!" (Ps. 84:4). L’adoration seule conviendra à ceux
qui demeureront dans la maison de Dieu; leur occupation incessante et inlassable
sera une louange perpétuelle.

Le Seigneur dit: "J’annoncerai ton nom à mes frères,
je te louerai au milieu de la congrégation" (Ps. 22:22). Puissions-nous
être à l’unisson de notre Chef céleste! Il saura conduire nos louanges et
les rendre agréables au Père, dont l’oreille sera attentive, lorsqu’Il
entendra cette voix qui nous dirige.

En Esprit nous sommes dans le ciel; nous sommes en Christ qui
le remplit de Sa gloire et de Ses perfections. La sainteté, l’amour et la
joie caractérisent la patrie céleste. Tels sont les fruits qui y croissent
spontanément; telles sont les actions de grâces qui s’élèvent dans les cœurs
de ceux qui y ont été amenés par la puissance de la rédemption.

Tout croyant se réjouira dans le Seigneur, s’Il lui
accorde ce qu’il aime, mais que dit le psalmiste? "Je bénirai l’Éternel
en tout temps" (Ps. 34,1). C’est la pierre de touche: "En toutes
choses rendez grâces" (1 Thess. 5,17).

Vos voix sont-elles à l’unisson de celle de Christ pour
louer avec Lui? Il a passé de la colère et des ténèbres de la croix à la
lumière et à l’amour de la présence de son Père; et maintenant il dit:
"Je te louerai" (Ps. 22:22). Pouvez-vous louer avec Lui? Là toute
crainte disparaît. Oh! combien ceux qui le cherchent restent à distance de son
cœur! Si vous le cherchez, Sa Parole vous garantit que vous le louerez.

Quelquefois le chrétien dira: "Je ne suis pas en état
d’adorer." Il se peut, sans doute, qu’il soit plus ou moins capable de
le faire dignement, mais il est toujours en état de le faire, parce que Christ
convient toujours à l’état d’une âme pécheresse; elle pourra toujours
présenter des louanges, mêmes modifiées.

"Éternel ! Tu m’as sondé, et tu m’as connu...
Tu connais (littéralement: tu cribles) mon sentier et mon coucher et tu es au
fait de toutes mes voies" (Ps.139:1-3). Dieu ne forme pas un peuple en vue
de le louer, mais pour sa propre louange à Lui. Il montre aux siens ce qu’ils
sont en eux-mêmes, afin qu’ils apprennent par son Esprit de quelle manière
bénie Christ répond à tous leurs besoins.

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Bon courage aux pèlerins
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Nous faisons partie d’un pèlerinage et Dieu nous le fait
sentir dans nos circonstances. Il nous détache de ce qui nous est le plus cher
ici-bas; il nous sèvre, et alors, sans nous en rendre compte, nous mûrissons
pour le ciel.

J’ai toujours été une âme solitaire, pensant plus aux
autres qu’avec eux; mais c’est une chose bonne d’être beaucoup seul; une
chose excellente, quand c’est être plus seul avec Christ. Quelle part!

"Dieu qui console ceux qui sont abaissés"
(2 Cor.
7:6) — Ah! il vaut la peine d’être abattu pour recevoir une telle
consolation! Pensez à ce privilège! Dieu, un tel Dieu! s’occupant de nous et
de nos tristesses!

Je sens de plus en plus, comme nous le savons tous, que l’œuvre
pour Dieu est l’œuvre de Dieu.

Lorsque l’âme est abattue, comme un navire arrêté par la
marée basse, elle est en danger de rencontrer des écueils et des bancs de
sable; mais, à marée haute, il n’y a plus de bas-fonds, parce que le navire
flotte au-dessus. Ainsi, lorsque l’âme est heureuse en Christ, elle chemine
en paix, affranchie de toutes les épreuves que les saints peuvent rencontrer
dans leurs rapports mutuels. Ainsi soulevés par la marée de la bonté divine,
oubliant toute autre chose, nous pouvons marcher heureux ensemble, occupés de
Christ et non les uns des autres.

Si Christ est entre nos cœurs et la souffrance, au lieu que
celle-ci vienne se placer entre nos cœurs et Christ, nous trouverons que la
souffrance est la meilleure part que nous puissions occuper sur la terre, parce
que, dans ce cas, toutes nos souffrances nous amèneront plus près de Christ.

Soyons assurés que Dieu fait plus en nous que nous ne
faisons pour Lui, et que ce que nous faisons, n’a pour Lui de valeur que dans
la mesure ou c’est Lui-même qui l’opère en nous.

La vérité n’a pas besoin de l’homme: c’est l’homme
qui a besoin de la vérité.

C’est un gros travail que de balayer la neige. Quand le
soleil donne sa chaleur, elle a vite fondu. Pendant la nuit une couche d’un
pied de neige couvre la terre; ce que des millions d’hommes ne pourraient
faire, le soleil d’un jour, la chaleur de Dieu, l’accomplit.

Ne vous effrayez pas des conséquences: Dieu en prendra soin
si vous agissez selon Lui.

Je ne puis plus travailler autant qu’autrefois, mais j’ai
son œuvre à faire, aussi longtemps qu’Il me la confie

Nous aimerions naviguer toujours à pleines voiles avec un
vent favorable, mais ce n’est pas ainsi que se forment les bons marins.

Pas une seule chose dans laquelle nous avons servi Christ ne
sera oubliée. Tout ce qui a été réel dans notre vie sera manifesté, et ce
qui est réel, c’est Christ vu en nous, pas autre chose.

J’ai souvent vu des âmes isolées faire plus de progrès,
en demeurant attachées au Seigneur, que celles qui jouissaient de plus grands
avantages spirituels. Ces dernières pensaient que tout ce dont elles
jouissaient était le fruit de leur foi, lorsque tel n’était pas le cas,
tandis que ce que possède une âme isolée, elle le reçoit véritablement de
Dieu.

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La volonté de Dieu
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Ne pas avoir d’autre motif que la volonté de mon Père,
quelle simplification merveilleuse dans mes circonstances! Si vous pensiez à ne
jamais rien faire que parce que c’est la volonté expresse de Dieu, combien de
choses disparaîtraient immédiatement de votre vie! Vous ne lutteriez pas sans
cesse contre ceci ou cela, mais vous seriez gardés dans la conviction paisible
que la grâce de Dieu a pourvu à tout et que vous n’avez pas à faire un pas
sans que son amour y ait pourvu d’avance.
Tous les instruments de la Providence de Dieu suivent le
chemin de Sa volonté, que je dois accomplir.

Je n’ai point de chez-moi, quoique étant l’objet de
bienfaits innombrables. Sur la terre mon chez-moi — car c’est le foyer du cœur
— est le lieu de Sa volonté; quant au repos, je l’aurai réellement dans le
ciel.

Nous n’avons qu’à trouver Sa volonté pour le trouver
Lui-même dans ce chemin.
Dès que Dieu nous a fait connaître Sa volonté, nous ne
devons pas permettre à quelque autre influence, survenant après coup, de la
mettre en question, bien que cette dernière puisse prendre la forme d’une
parole de Dieu. Si nous étions moralement plus près du Seigneur, nous
sentirions que le seul chemin juste et vrai est de suivre la direction qu’Il
nous a indiquée en premier lieu.

Nous pouvons perdre la bénédiction que Dieu se proposait de
nous donner, si nous ne discernons pas Sa pensée dans ce qui nous afflige.

Le commandement donné par la bouche de Dieu est précieux
par-dessus tout, parce qu’il exprime Sa propre pensée et Sa volonté qui sont
parfaites à notre égard. C’est par Sa Parole que nous entretenons aussi
notre Vie en nous en nourrissant avec délices, comme venant de Lui, dans le
sentiment de Sa perfection.

"Si donc vous avez été ressuscités avec le Christ,
cherchez les choses qui sont en haut " (Col. 3:1). Nous sommes ressuscités
et n’avons désormais pas plus affaire avec le monde, quant à nos affections
et à notre but, qu’un homme qui en a été retiré par la mort. Il n’est
pas dit: "Vous devez mourir" , mais: "Vous êtes morts" (Id.
v.3), car tel est l’état chrétien. Si un ange était ici-bas, il ferait ce
qui est selon la volonté de Dieu à son égard, mais il n’aurait rien à
faire avec la terre, quant au but qu’il y poursuivrait.

Nous trouvons dans la Parole la règle de la conduite du
chrétien. Elle est très simple, très catégorique et parfaitement
satisfaisante pour le cœur qui désire réellement faire la volonté de Dieu:
"Quelque chose que vous fassiez, en parole ou en œuvre, faites tout au nom
du Seigneur Jésus" (Col. 3:17).

Soyez assurés que, si nous sommes assez près de Dieu, nous
ne serons pas embarrassés pour connaître Sa volonté.

La volonté de son Père était le motif de l’activité de
Christ en toutes choses. Il y a des milliers de choses que nous faisons par
habitude en disant que nous devons les faire; il n’y a point de "il
faut" pour moi, si ce n’est la volonté de Christ.

Là où il y a du discernement spirituel, les choses
deviennent aussi simples et claires que la lumière du jour. "Le secret de
l’Éternel est pour ceux qui le craignent" (Ps. 25:14). Là où est la
crainte du Seigneur, il y aura l’intelligence de sa Parole et de sa Pensée;
mais la Parole de Dieu ne sera pas simple, si l’on ne se soumet pas à Lui.

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