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Le
repos >>
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Nous considérons notre état, le fruit que nous portons, nos
sentiments, pour savoir si nous sommes à Lui: ces choses ne peuvent, ni ne
doivent donner le repos. Jésus ne dit pas: "Apprenez à connaître votre
état et vous trouverez le repos"; mais: "venez à moi vous tous qui
vous fatiguez et qui êtes chargés"; tels que vous êtes "venez à
moi, et je vous donnerai du repos". Notre repos ne provient pas du fait
que nous sommes ce qu’Il désire, mais du fait qu’Il est ce dont nous avons
besoin.

C’est Jésus qui donne un repos permanent à nos âmes et
non pas ce que peuvent être nos pensées relativement à nous-mêmes. La foi ne
considère jamais ce qui est en nous comme étant le motif du repos. Elle
reçoit, aime et saisit ce que Dieu a révélé et ce que sont les pensées de
Dieu au sujet de Jésus, dans lequel est Son repos à Lui.
Christ n’a pas seulement fait la paix, mais Il nous
dit::
"Je vous donne ma paix" (Jean 14:27). Qu’était-ce que la paix de
Christ? Il était ici-bas dans une intimité ininterrompue avec le Père, dans
la paix d’une communion parfaite. Il nous donne sa propre place et nous avons
communion avec le Père; lorsque nous marchons dans ce chemin, nous avons cette
paix de Christ.

Il n’y a qu’un seul homme qui n’eut jamais ici-bas un
lieu de repos: "Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont
des demeures mais le Fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête" (Matt. 8:20). Si maintenant nous avons "un nid", un lieu de
repos en Dieu, c’est parce que, pour nous, Jésus n’eut aucun repos sur la
terre.
Quelle tranquillité d’esprit assurée cela donne de s’être
trouvé, par la connaissance du Fils, en pleine confiance de cœur avec le Père!
Possédez-vous cette bénédiction-là? Vos cœurs sont-ils réellement occupés
du Père? Pouvez-vous dire: "En Christ, j’ai trouvé le Père?"

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La
fidélité de Dieu
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Nous devrions avoir confiance en la fidélité de Dieu pour
garder les siens.

Il ne se servira pas toujours de nous en toute occasion, mais
Il accomplira toujours son propre travail, et nous pouvons ou nous devrions nous
confier en lui pour cela.
La patience est souvent un grand remède, parce qu’il y a
un Dieu qui agit. Dans plus d’un cas nous devons laisser Dieu faire seul tout
ce qu’il y a à faire.

Ne doutez pas de sa fidélité. Oh! combien je serais ingrat,
si je ne rendais pas témoignage à sa fidélité et à sa grande, à sa douce
et précieuse patience envers son pauvre serviteur.
Je sens que de simples attaques personnelles doivent toujours
rester sans réponse. Si nous avons manqué, reconnaissons-le; si c’est le
contraire, remettons tout au Seigneur. "Tu répondras pour moi, ô
Éternel, mon Dieu." Vous vous noircissez autant à lutter avec un ramoneur
qu’à le serrer dans vos bras. Notre affaire est de vivre au-dessus de ces
choses et de ne pas penser aux attaques, mais aux âmes.

Quand Dieu travaille, nous comptons sur des résultats
complets.
J’ai constamment trouvé qu’apporter réellement les
choses à Dieu, c’est le moyen de les voir s’accomplir.

Son amour et sa grâce ne font jamais défaut. Si nous
étions seuls dans le monde, sa grâce suffirait et, béni soit son Nom, elle
nous serait une compagnie perpétuelle.
Paul pouvait toutes choses par Celui qui le fortifiait. Douce
et précieuse expérience, non seulement parce qu’elle rend capable de faire
face à toutes les circonstances, ce qui est d’un grand prix, mais parce qu’ainsi
le Seigneur est connu comme l’Ami du cœur, constant, fidèle et puissant.
Paul ne dit pas seulement: "Je puis toutes choses", mais "Je
puis toutes choses en Celui qui me fortifie" (Phil. 4:13). C’est une
force qui découle continuellement de la communion avec Christ, d’un lien avec
Lui, maintenu dans le cœur. Ce n’est pas non plus: "On peut toutes
choses", ce qui est vrai, mais Paul l’avait appris pratiquement: il
savait sur qui il pouvait compter. Christ avait toujours été fidèle envers
lui, et l’avait secouru souvent à travers beaucoup de difficultés, souvent
aussi en des temps prospères. Paul avait appris à mettre sa confiance en Lui et
non dans les circonstances: car Christ restait toujours le même.

Le cœur de Paul se reposait en Dieu; son assurance à l’égard
des Philippiens en est la preuve. "Mon Dieu, dit-il, suppléera richement
à tous vos besoins. "Il n’exprime pas le désir que Dieu le fasse. Il
avait appris, par sa propre expérience, ce qu’était son Dieu. "Mon Dieu", dit-il, celui que j’ai appris à connaître dans toutes les
circonstances par lesquelles j’ai passé, "suppléera à tous vos besoins
". Il applique aux Philippiens sa propre expérience de ce qu’était
Dieu pour lui, et celle de la fidélité de Christ.
Puisse la présence de ce fidèle et parfait Seigneur et
Sauveur Jésus Christ vous soutenir et réjouir votre cœur!

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La
soumission
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Toute puissance, tout service réel et effectif découlent d’une
entière dépendance.

Les circonstances ne nous troubleraient pas, si elles ne
trouvaient pas en nous quelque chose d’opposé à Dieu; elles nous
frôleraient comme la brise sans nous ébranler.
Tant que la volonté n’a pas été brisée en présence de
la majesté de Dieu, on ne peut être en bon état devant Lui.

Rien ne forme nos cœurs et ne brise notre volonté comme la
joie que nous trouvons en Christ, en communion avec le Père.
Toutes les fois que j’agis selon ma propre volonté en quoi
que ce soit, j’enlève à Dieu ses droits acquis sur moi par le sang de
Christ.

Le brisement de notre volonté est un grand moyen d’ouvrir
notre intelligence.
Ce n’est que lorsque la volonté se mêle à la souffrance,
qu’il y a, dans celle-ci, de l’amertume ou une douleur dans laquelle Christ
n’entre pas.

"C’est ce que Tu as trouvé bon devant toi" (Luc
10:21) — Tel était le fondement de la joie de Christ.
La libre volonté n’est que l’esclavage du diable.

Il faut que nos cœurs soient restaurés, que notre volonté
soit brisée. Si nous considérons Christ, tel qu’Il nous est présenté en
Gethsémané, pouvons-nous encore chercher à satisfaire notre volonté?
Il y a une différence étonnante entre une âme dont la
volonté a été brisée et assujettie, et une autre qui, tout en cherchant à
faire le bien, le fait selon sa propre volonté

Celui qui marche avec Dieu n’est pas dur mais soumis, et il
n’y a pas d’esprit plus doux, ni plus capable de sentiments délicats qu’un
esprit soumis. Dans ce cas, la volonté est séparée des affections sans les
détruire, et cela est très précieux.
Dieu est plein de miséricorde et
a compassion de nous et de notre faiblesse. Il est tendre et rempli de pitié
dans ses voies; mais, si nous sommes décidés à suivre notre propre volonté,
Il sait comment la briser. Le pire de tous les châtiments est qu’Il nous
laisse suivre nos propres voies.

Le Seigneur Jésus Christ est entré dans les afflictions de
la nature humaine, la fatigue, la faim, mais avec un cœur qui n’était jamais
lassé, lorsqu’un service d’amour se présentait à Lui. Il est des plus
doux et des plus précieux de le considérer dans ces circonstances, et de voir
que, dans ces choses, Il n’avait aucune volonté propre. Lorsqu’on lui
envoie dire: "Celui que tu aimes est malade" (Jean 11:3-6), il nous
semble qu’il va se mettre en route immédiatement. Non, "il demeure
encore deux jours au lieu où il était"; il n’avait pas de commandement
de son Père. Nous voyons que ce retard avait pour but la manifestation de sa
divinité; mais comme Serviteur il n’avait pas d’ordre, c’est pourquoi il
ne bouge pas. Cela semble très dur; son "chez lui", s’il en avait
un ici-bas, était cette maison de Béthanie. Vous ne voyez jamais le Seigneur
sortir de sa condition de serviteur et il n’y est jamais autre chose que la
perfection de l’amour.
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La
satisfaction
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Dieu ne pouvait trouver de repos qu’en Jésus. Nous pouvons
chercher dans le monde entier, nous ne trouverons rien qui satisfasse nos cœurs,
que Jésus.

Lorsque le cœur a été rempli des riches bénédictions de
Christ, il ne se repliera pas sur lui-même pour se grignoter en détail.
Toutes les choses qui me rendront heureux dans le ciel, je
les possède dès maintenant. Si vous désirez savoir ce qui rend un chrétien
heureux dans la vie et dans la mort, c’est le fait que le Christ qu’il
possède aujourd’hui est le même Christ qu’il aura dans le ciel. Il est
chez lui là où Celui qu’il aime et connaît le mieux se trouve déjà.

Le fait est que vos cœurs sont trop vastes pour le monde et
il ne peut les remplir; ils sont trop étroits pour Christ, car Il remplit le
ciel; et cependant Il les remplira jusqu’à les faire déborder.
"Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en
vous" (Jean 15:11). Il n’avait point de joie provenant du monde, mais Il
avait une joie parfaite dans le Père. Sa joie était de porter du fruit à la
gloire du Père. Il nous montre ainsi comment, en portant du fruit, nous pouvons
avoir de la joie et de la bénédiction ici-bas. "Et que votre joie soit
accomplie". Il veut que nous possédions une plénitude de joie: ce n’est
pas celle qui vient du monde, mais la sorte de joie qu’Il possédait
Lui-même. Son désir est que nous possédions sa propre joie.

Quiconque ne connaît pas Christ a le cœur déçu ou bien
son cœur recherche ce qui le désappointera.
Si son amour ne remplit pas mon cœur, j’irai acheter n’importe
où quelque vanité pour me satisfaire, ou encore je m’attacherai à mes
affaires. Si mon esprit est enveloppé par l’amour de Christ, il découlera de
moi des fleuves d’eau vive.

Aucun témoignage, aucune prédication, aucun enseignement,
même s’ils sont conformes à la vérité, ne peuvent être selon Dieu, si l’âme
elle-même n’a pas été d’abord remplie de Sa part. Il nous faut boire pour
nous-mêmes, afin que les fleuves d’eau vive puissent couler; de fait, tout
autre chose ne fait que dessécher l’âme.
Le monde reconnaît immédiatement si Dieu est notre centre.
Alors le cœur n’est pas dans un état morbide, mais parfaitement heureux en
Dieu; il a trouvé en Lui une parfaite satisfaction; c’est cela qui fait une
telle différence dans notre vie.

"Si vous m’aviez aimé, vous vous seriez réjouis de
ce que je m’en vais au Père" (Jean 14:28). Ayant exercé son amour
envers nous, Il nous associe à Lui et s’attend à ce que nous nous
réjouissions de son propre bonheur. Dans quelle intimité nous sommes
introduits, que nous puissions dire: "Je suis heureux parce qu’Il est
glorifié." Mon cœur est satisfait de ce que Christ qui m’a aimé et
rendu heureux soit enfin satisfait à son tour! Je le vois dans la gloire qui
lui est due, et j’en suis satisfait. Il s’attend à ce que nous soyons
heureux de son propre bonheur.
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Être près de Dieu
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Plus nous sommes près du Seigneur Jésus, mieux nous
comprenons que celui qui touche Ses frères "touche la prunelle de Son œil"
(Zach. 2:8).

Le véritable effet de cette proximité est de m’amener à
être en communion avec Lui au sujet des autres, au lieu de rester sous le poids
de mes propres circonstances. Comment mon cœur peut-il être occupé des joies
de l’un et des souffrances d’un autre, à moins que je ne vive près de
Christ et que mes affections ne soient remplies de Sa Personne, et non de
moi-même?
Oh! Si nous étions assez près de Christ, pour tirer
directement de Lui toute grâce et tout dévouement et corriger en nous tout ce
qui tend à les flétrir!

A moins que l’activité ne se renouvelle dans la communion
avec Lui, si sincère qu’elle soit, elle dégénérera en routine et deviendra
même dangereuse, car par son moyen l’âme s’éloigne de Dieu sans le
savoir.
Si nous vivons assez près de Christ, nous vivons pour l’Eglise,
au lieu de vivre d’elle. Ce n’est pas par ce que nous trouvons, mais par ce
que nous apportons que nous pouvons servir dans la chrétienté. En vivant avec
Lui, dans les choses excellentes, vous les apporterez avec vous dans le service
et dans les circonstances de l’Eglise. Il ne faut pas que vous ayez besoin de
l’appui que procure un état normal de l’Eglise. Cet état est des plus
désirables, mais vous devez être pour Christ, quelle que soit la misère de l’Eglise.

Si nous vivons dans la proximité du Seigneur et que nous
soyons en communion avec Dieu dans le lieu saint, nous voyons tous les saints
avec ses propres yeux, comme lui étant chers, comme les objets des délices de
Christ et le fruit du travail de son âme. Alors il est facile d’intercéder
pour eux; l’exercice de la fidélité à leur égard devient aisé et la
grâce n’y manque pas.

La vie du Seigneur Jésus Christ est la règle. Absolument
parfaite et vivante. En Lui s’unissent, dans un exemple unique et vivant,
toutes les directions écrites. Heureux celui qui se tient à ses côtés pour
apprendre comment il faut marcher.

La grande affaire pour nous est d’être plus près de Lui,
plus attachés dans nos cœurs à Sa Personne qu’à l’œuvre elle-même;
alors notre œuvre découlera pour ainsi dire de Lui et, dans une mesure, comme
s’il la faisait Lui-même.

Un temps de retraite est une très bonne chose dans notre
service; il nous place devant Dieu, au lieu que nous ayons notre œuvre devant
les yeux; et, par ce moyen, nous sentons aussi que notre œuvre est dans Ses
mains et non dans les nôtres. Je me rappelle que lorsque j’étais malade
chaque année, je sentais toujours que, si j’avais été assez près de Dieu,
je n’aurais pas eu besoin de cette visitation.

Celui qui est le plus près de Christ sera celui qui le
servira le mieux, et sans cette proximité, on ne peut le servir.

Si l’on est près du ciel, si Jésus est tout, un lieu
diffère à peine d’un autre; Dieu reste Dieu, saint et plein d’amour, et l’homme
reste homme.

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Chute et restauration
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L’habitude constante de juger la chair dans les petites
choses est le secret pour être gardé de chute.

C’est une œuvre très désagréable, mais très utile, que
d’apprendre à nous connaître. Pierre fut criblé et dut apprendre que la
confiance qu’il avait en lui-même était la cause première de sa chute. Non
seulement le Seigneur restaure son âme à la fin, mais fait de lui un canal de
bénédiction pour d’autres. Lorsque vous réalisez votre néant absolu, vous
pouvez être en aide à d’autre. "Pais mes brebis" (Jean 21:17), dit
le Seigneur à Pierre.

L’humilité devant les hommes est souvent la meilleure
preuve de la restauration devant Dieu.

Supposons que mon âme ait perdu la communion avec Dieu, mon
cœur naturel dira: "Je dois en corriger la cause, avant de pouvoir venir
à Christ." Mais il est plein de grâce et, si nous le savons, notre devoir
est de revenir à Lui immédiatement tels que nous sommes et ensuite de nous
humilier profondément devant Lui. Ce n’est qu’en Lui et par Lui que nous
trouverons ce qui restaure nos âmes.
Pour être vraiment restauré, le chrétien doit reconnaître
quel est le moment où son âme a abandonné la communion avec Dieu pour
chercher sa propre volonté. Cette communion n’est pas pleinement rétablie,
le "moi" et sa volonté ne sont pas entièrement brisés, tant que le
chrétien n’a pas découvert le point où son cœur commença à perdre sa
sensibilité spirituelle, chose que la présence de Dieu nous fait sentir.

Il est très bien d’avoir soin de ses affaires, mais ne les
laissez pas s’interposer entre votre âme et Dieu. Si vous ne jouissez pas de
Lui autant et même davantage qu’autrefois, cherchez-en la cause et regardez
à Lui, car "il donne une plus grande grâce" (Jacq. 4:6).

Si l’épreuve vient se placer entre vos âmes et Dieu, de
manière à produire de la méfiance, il y a péché. En me restaurant, Dieu
peut aussi bien me délivrer des difficultés que me garder de l’offenser. Le
psalmiste ne dit pas: "il faut que mon âme soit restaurée avant que je m’approche
de Dieu", mais "restaure mon âme" (Ps. 23:3).

Combien souvent l’absence de Dieu nous fait sentir ce qu’Il
est, quand nous n’avions pas apprécié Sa présence!

Nous suivons souvent d’un pas rapide le sentier glissant du
péché, parce que la première faute tend à affaiblir dans l’âme l’autorité
et la puissance de ce qui peut seul nous empêcher d’en commettre de plus
graves: savoir la Parole de Dieu, unie à la conscience de la présence de
Christ qui communique à cette Parole toute sa puissance pratique sur nos âmes.

Il est de toute importance que notre vie intérieure soit
maintenue à la hauteur de notre activité extérieure, sinon nous sommes près
de quelque chute spirituelle.

Il est surprenant de voir ce qu’un homme peut croire,
lorsqu’il est laissé à lui-même, sans être gardé de Dieu, là où l’Ennemi
exerce sa puissance. Nous parlons de sens commun et de raison (choses très
précieuses en elles-mêmes), mais l’histoire nous apprend que c’est Dieu
seul qui peut nous les donner ou nous les conserver.

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La lumière de l’éternité
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Je sens plus que jamais que tout est vanité, à l’exception
des choses éternelles. Nous le savons tous, mais combien toute autre chose
paraîtra folie, lorsque nous rencontrerons notre Seigneur bien-aimé!

Je sais que je suis un pauvre ouvrier, mais je sais aussi que
l’heure vient où, à part sa grâce éternelle et Celui qui en est la source,
la seule chose digne qu’on s’en souvienne (si à ce moment-là elle peut
être appelée un souvenir), sera le service et le travail faits pour Celui qui
nous a aimés.
Le temps viendra bientôt où nous dirons de tout ce qui,
dans nos vies et nos voies, n’a pas été Christ : "Tout cela fut du temps
perdu."

La foi devrait percer le voile et voir les choses invisibles;
celles-ci prennent leur vraie valeur dans un autre monde et la foi, quand elle
est vivante, les voit là.
Lorsque nous Le rencontrerons, nous ne regretterons aucun
sacrifice.

Que le Seigneur, en grâce, veuille susciter des ouvriers
dans Sa moisson! Mon cœur tout entier en est occupé, quand il n’est pas
avec Christ dans le ciel où, par grâce, il sera toujours. J’éprouve
toujours plus que les choses qui ne se voient pas sont les seules réelles; je
ne crois pas qu’on puisse mettre son cœur à quoi que ce soit d’autre.

Si nous vivons pour servir Christ, la souffrance d’ici-bas
nous est salutaire; mais, quelle que soit la bénédiction dont nous sommes
encouragés en traversant la souffrance, elle n’en est pas moins douloureuse.

Ne vous lassez point; car si nous servons réellement le
Seigneur, nous devons plus ou moins rencontrer le combat, l’épreuve et la
douleur. Si c’est un travail d’amour et une patience d’espérance que nous
poursuivons, c’est aussi une œuvre de foi; en effet bien que celle-ci porte
en chemin des fruits précieux et que nous puissions les voir mûrir, c’est le
grand jour de la moisson qui sera le temps de la joie. L’intelligence claire et la réalisation positive de cette
espérance donnent à notre œuvre un caractère réel et profond de sainteté,
qui était celui de l’œuvre du Seigneur, et ce jour-là en manifestera la
réalité. Si vous désirez moissonner avec joie, vous devez semer dans les
larmes, car c’est au milieu du mal que vous travaillez. Si nous mettons notre
blé en gerbes, il n’est pas à l’abri tant qu’il est aux champs, et les
soins vigilants et les soucis du moissonneur subsistent jusqu’à ce qu’il
soit recueilli dans le grenier.
Lot vit une plaine bien arrosée et une
cité; il s’y
établit sur la terre et, par conséquent, se trouva au milieu du jugement. Par
contre, Abraham rechercha une cité invisible et posséda la bénédiction et la
consolation d’avoir Dieu avec Lui, où qu’il allât.

Oh! quelle félicité sera notre partage, quand nous nous
réveillerons rassasiés de Son "image" (Ps. 17:15), et que toutes les
peines et les luttes auront pris fin! Frères, n’y a-t-il rien dans cette
perspective qui vous fasse tressaillir de joie en allant à la rencontre de
Jésus, rien qui vous amène à délaisser ce monde et ses joies factices?
Puissent l’amour et l’approbation du Seigneur, et non les
choses qui vont disparaître, être les mobiles qui nous gouvernent!

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