Remarques préalables :

"Recueil de pensées" est repris d'un ouvrage disponbile, entre autres, aux adresses pour la Suisse et la France mentionnées dans le groupe "Liens +". 
Si nécessaire, la clé de quelques abréviations, dont les livres de la Bible, se trouve dans le groupe "Divers". Cet article peut également contenir des mots ou expressions qui nécessitent des explications. Une table d'abréviations (livres de la Bible) se trouve aussi dans ce groupe "Divers".

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Semaine 1 — Le Péché
Semaine 2 — La Grâce
Semaine 3 — La Parole de Dieu
Semaine 4 — Le Saint Esprit
Semaine 5 — Les Perfections de Christ
Semaine 6 — La Foi
Semaine 7 — La Paix
Semaine 8 — Le besoin d’une direction
Semaine 9 — L’Humilité
Semaine 10 — L’Épreuve
Semaine 11 — La Communion
Semaine 12 — Le Combat
Semaine 13 — Le Dévouement
Semaine 14 — Craintes incrédules
Semaine 15 — La Séparation du monde
Semaine 16 — La joie
Semaine 17 — La dépendance
Semaine 18 — Porter la croix
Semaine 19 — Regardant à Jésus
Semaine 20 — La Croissance
Semaine 21 — La Présence de Dieu  
Semaine 22 — Le Service

Semaine 23 — Les Affections divines — 1

Semaine 24 — Les Affections divines — 2
Semaine 25 — Le Renoncement à soi-même
Semaine 26 — Des chants dans la nuit
Semaine 27 — L’Homme de douleurs
Semaine 28 — L’Amour
Semaine 29 — La toute-suffisance de Christ
Semaine 30 — L’énergie divine

Semaine 31 — Le Secours venant du Sanctuaire

Semaine 32 — Le Repos
Semaine 33 — La Fidélité de Dieu
Semaine 34 — La Soumission
Semaine 35 — La Satisfaction
Semaine 36 — Être près de Dieu
Semaine 37 — Chute et restauration
Semaine 38 — La lumière de l’éternité
Semaine 39 — Nos besoins et Sa plénitude
Semaine 40 — La Puissance
Semaine 41 — Le Cœur divin
Semaine 42 — Sanctification pratique
Semaine 43 — La louange
Semaine 44 — Bon courage aux pèlerins
Semaine 45 — La volonté de Dieu
Semaine 46 — La Sympathie
Semaine 47 — Les Parvis célestes
Semaine 48 — Christ est tout
Semaine 49 — Marcher avec Dieu
Semaine 50 — La Confiance
Semaine 51 — La Lumière céleste
Semaine 52 — Notre espérance

Le Péché  >> sommaire <<

Un seul péché est plus affreux pour Dieu que ne le sont pour nous mille péchés, et même tous les péchés du monde.

L’action d’une volonté indépendante est le principe du péché.

Dieu ne laisse rien passer; il peut tout pardonner, il peut purifier de toute souillure, mais il tient compte de tout.

Christ est amour; plus ma culpabilité est grande, plus j’ai besoin de Lui.

Si tous les péchés commis dans le monde étaient réunis dans votre personne et que vous en fussiez l’auteur, cela ne devrait pas vous empêcher de croire en Christ et de venir à Dieu par Lui.

Considérez l’état réel de l’homme quant à la confiance qu’il met en l’homme plutôt qu’en Dieu. Si son voisin lui demandait de faire une chose que sa conscience lui dit être mauvaise aux yeux de Dieu, il pécherait contre Dieu, et commettrait ce mal, plutôt que de désobliger son voisin.

Pécher et accomplir ses devoirs religieux, on voit souvent ces deux choses aller ensemble. Quand la puissance de la piété est absente, le contact avec les choses saintes n’en est que plus dangereux.

Si nos cœurs ne sentent pas ce qu’est le péché, Christ l’a senti, lorsqu’il a bu la coupe amère et a été fait péché pour nous; si nous n’avons pas compris, du moins en quelque mesure et non pas, sans doute, comme Jésus l’a réalisée, l’énormité du péché aux yeux de Dieu, nous sommes complètement étrangers à la pensée de Christ.

Adam pécha et abandonna Dieu, parce qu’il attachait un grand prix aux offres de Satan. Il crut que le diable était pour lui un ami meilleur que Dieu; hélas! il apprit ensuite à ses dépens que l’ennemi est menteur, qu’il n’a jamais eu le pouvoir de donner ce qu’il promettait et que son hameçon conduisait à la mort celui qui y mordait; car "les gages du péché, c’est la mort"(Rom. 6:23).

 

La Grâce  >> sommaire <<

Oh! quand le cœur de l’homme s’élèvera-t-il, même par la pensée, à la hauteur de la grâce et de la patience de Dieu?

C’est l’amour en Dieu, non pas quelque attrait dans l’homme pécheur, qui explique la libéralité débordante de son accueil en Christ.

La manière dont l’homme naturel comprend la miséricorde serait, non pas que Dieu efface le péché par l’effusion du sang de Jésus, mais qu’il traite le péché avec une certaine indifférence: ce n’est pas la grâce, cela!

Rien ne se donne dans le "pays éloigné", pas même des gousses de pourceaux. Satan vend tout et cela très cher: nos âmes sont le prix. Il faut tout acheter; le principe du monde est celui-ci: rien de gratuit. Pour trouver quelqu’un qui donne, il faut venir à Dieu.

La grâce n’a ni bornes, ni limites. Quelque coupables que nous soyons (et nous ne pouvons être pires), en dépit de tout, Dieu est amour à notre égard.

Sa grâce est toujours plus incompréhensible pour moi. Par le fait que Christ est devenu Homme, elle se lie d’une manière si étonnante à toutes les fibres et aussi à tous les besoins de nos cœurs, qu’elle nous amène dans une position que nul ne peut connaître s’il ne s’y trouve lui-même. Toutefois, dans cette position, nous ne sommes rien, bien qu’unis à Celui qui est tout. Or, n’être rien, est un état précieux entre tous.

La loi peut torturer notre conscience, mais la grâce nous humilie.

Lorsque nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous (Rom. 5:8). Nous trouvons deux vérités dans ce passage; d’abord que le pécheur est sans force et sans ressource; ensuite que Dieu est pour lui. Comme le fils prodigue, il a dépensé tout son bien; aussi, lorsqu’il revient à lui et se prépare à retourner auprès de son père, il n’a rien à lui apporter. Tout son avoir, comme celui d’un matelot naufragé, est jeté par-dessus bord; tout s’en va au gré des flots; lui-même, luttant contre les vagues sombres, est jeté sur la plage, exténué, dépouillé, ayant tout perdu. Mais béni soit Dieu! Dans notre détresse, c’est sur cette plage que nous le trouvons; il est là et il y est pour nous! Nous savons, en outre, qu’Il ne nous rejettera pas et que nous pourrons compter sur toutes les bénédictions que Dieu peut donner. "Celui même qui n’a pas épargné son propre fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous fera-t-il pas don aussi, librement, de toutes choses avec lui?" (Rom. 8:32).

Ce qui me donne le sentiment de l’énormité du péché, c’est l’immensité de la grâce qui l’a ôté.

"Afin qu’il montrât, dans les siècles à venir, les immenses richesses de sa grâce, dans sa bonté envers nous dans le Christ Jésus" (Éph. 2:7).

Telle est la manière dont les anges, qui sont "les principautés et les autorités dans les lieux célestes" (Éph. 3:10), apprendront à connaître les immenses richesses de sa grâce. Ils verront le pauvre brigand, la femme de la ville qui était une pécheresse (Luc 7:37) et nous-mêmes aussi, dans le même lieu et dans la même gloire que le Fils de Dieu!

La parole du maître: "Bien, bon et fidèle esclave" (Matt. 25:21), résonne comme une douce musique aux oreilles du fidèle, mais elle est surtout appréciée de celui qui sait que la grâce seule peut nous donner l’un ou l’autre de ces caractères.

 

La Parole de Dieu   >> sommaire <<

En ces jours de la fin, où l’on remet outrageusement en question la Parole de Dieu, il est précieux de penser qu’un seul verset des écritures suffisait à Jésus comme autorité, et lui suffisait pour réduire le diable au silence absolu.

Je n’ai aucun goût pour les nouveautés en fait d’interprétation des écritures: la crème se trouve à la surface du lait.

La Parole est en elle-même sa propre preuve et possède sa puissance propre, bien que, assurément, l’Esprit de Dieu seul puisse nous en faire l’application. C’est seulement en marchant avec Dieu que nous pouvons goûter toute la douceur de cette Parole et nous en nourrir. Je crois qu’à cet égard l’Esprit de Dieu est un Guide certain, et peut, s’il le juge bon, nous donner des pensées suivies, un don continu; mais, pour que des fleuves d’eau vive découlent de nous, il nous faut boire à la source parce que nous avons soif

Arrêtons-nous et demandons-nous: De quoi mon esprit a-t-il été occupé aujourd’hui? qu’ai-je recherché? La Parole de Christ a-t-elle habité richement en moi? Peut-être avons-nous été occupés de politique ou des nouvelles de la ville ou de nos propres affaires? La parole de notre propre cœur ou l’œuvre de notre propre esprit ont-elles rempli la plus grande partie de notre journée? Ce n’était donc pas Christ.

Il y a un grave danger à s’occuper de la Parole sans être sous l’action de l’Esprit Saint. Je ne connais rien qui sépare davantage de Dieu que de parler de la vérité sans avoir la communion avec Lui.

Dieu ne révèle pas ses pensées "aux sages et aux intelligents", mais "aux petits enfants" (Matt. 11:25). Ce n’est pas la puissance de l’esprit humain appliquée aux choses de Dieu, qui reçoit la bénédiction de Lui; seul, l’esprit de l’enfant nouveau-né, désirant ardemment "le pur lait intellectuel" (1 Pierre 2:2), trouve la bénédiction. L’intelligence la plus développée doit s’approcher de la Parole de Dieu comme l’enfant nouveau-né.

Il n’y a pas une seule parole dans le livre de Dieu qui ne puisse nourrir nos âmes.

Étudiez la Parole avec prière; cherchez-y le Seigneur Lui-même et non la connaissance; celle-ci vous sera aussi accordée, mais le cœur suit la bonne direction lorsqu’il cherche le Seigneur.

Lorsque cette vie passagère sera terminée, rien ne demeurera que ce qui a été produit par la Parole.

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