Sujet 25 — Etre près de Dieu   >> sommaire <<
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Nous serions plus en état de saisir la pensée de Christ, si nous étions toujours avec lui par le cœur.

Tenons-nous près du Seigneur, oui, tenons-nous près de lui; c’est là notre affaire. Ne soyons pas satisfaits de rester dans l’abattement. L’abattement peut nous arriver, et l’âme peut être troublée par les circonstances, mais l’abattement est une preuve qu’on ne s’est pas réfugié auprès de lui tout de suite et qu’il n’était pas assez présent à nos âmes. Mais le Seigneur est fidèle; notre part, malgré tout, est de nous approcher de lui. Il peut nous laisser sans joie jusqu’à ce qu’il ait sondé notre cœur, mais il ne peut manquer à son amour fidèle.

Au lieu de nous inquiéter, nous devrions, en toutes choses, présenter nos requêtes à Dieu par des prières et des supplications, de sorte que, même en Lui adressant nos demandes, nous pouvons déjà Lui rendre grâces, parce que nous sommes assurés que Sa grâce nous donnera la réponse, quelle qu’elle soit. Il n’est pas dit: "Vous aurez ce que vous avez demandé", mais: "la paix de Dieu gardera vos cœurs"(Phil. 4:7). Oh! quelle grâce de savoir que nos angoisses elles-mêmes sont un moyen dont Il se sert pour remplir nos cœurs de cette merveilleuse paix.

Lorsqu’un homme n’est pas rempli de l’Esprit de Dieu qui donne de la puissance à la vérité dans son cœur et de la clarté à sa vision morale, le pouvoir séducteur de l’ennemi confond l’imagination. Quelque insoumis qu’il soit à l’égard de la vérité, il aime le merveilleux, mais il lui manque un saint discernement, parce qu’il ignore la sainteté et le caractère de Dieu; il n’a pas la stabilité d’une âme qui possède la connaissance de Dieu comme son trésor, d’une âme qui sait qu’elle a tout en Lui et n’a pas besoin d’autres merveilles.

Christ était toujours un Homme parfaitement bienveillant, parfaitement accessible aux pécheurs, parce qu’Il était absolument séparé d’eux et, mis à part intérieurement pour Dieu, renonçant à Lui-même pour ne vivre que des paroles de Sa bouche. Telle est la vie de Dieu ici-bas. Si nous sommes véritablement affranchis quand à l’homme intérieur, nous pouvons sympathiser avec ce qui nous entoure.

 

 

 

 

Sujet 26 — Chute et restauration  >> sommaire <<

La chair ne sait faire face à aucune difficulté. Comme dans le cas de Pierre, elle peut bien nous pousser au milieu du danger, mais jamais nous en faire sortir.

La chair pousse dans la tentation, mais elle n’y soutient personne.

Toutes les fois qu’un chrétien agit selon la chair, sa mesure de piété sanctionne et autorise aux yeux des autres le mal qu’il fait. Quand la chair agit dans un chrétien, les effets en sont, à cause de cela, bien plus funestes que dans un inconverti. Pierre, par son exemple, entraîna tous les Juifs d’Antioche, même l’apôtre Barnabas, dans sa dissimulation.

Si la chair n’est pas habituellement mortifiée, Dieu nous fait faire l’expérience de ce qu’elle est.

La chair du chrétien aime les mêmes choses que la chair du mondain; elle a les mêmes devoirs, elle recherche les mêmes plaisirs; le Seigneur Jésus nous préserve de ce danger. Être occupé des choses de la terre — et non les péchés — empêche de vivre en chrétien.

Christ n’a pas seulement fait la paix, mais Il nous dit: "Je vous donne ma paix" (Jean 14:27). Qu’était-ce que la paix de Christ? Il était ici-bas dans une intimité ininterrompue avec le Père, dans la paix d’une communion parfaite. Il nous donne sa propre place et nous avons communion avec le Père; lorsque nous marchons dans ce chemin, nous avons cette paix de Christ.

Il n’y a qu’un seul homme qui n’eut jamais ici-bas un lieu de repos: "Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des demeures mais le Fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête" (Matt. 8:20). Si maintenant nous avons"un nid", un lieu de repos en Dieu, c’est parce que, pour nous, Jésus n’eut aucun repos sur la terre.


 

Sujet 27 — La puissance  >> sommaire <<

La vie de Christ en nous est bien plus puissante pour produire l’accomplissement de la loi, que la loi elle-même. Si le cœur de mon enfant n’est pas bien disposé, il n’obéit pas à mon commandement, mais si je réussis à produire l’affection dans son cœur, il obéira, car tout commandement est accompli par l’amour. L’amour dans le cœur produit les effets que la loi demande. Au lieu de demander l’obéissance à la loi, Dieu la produit en mettant son amour dans nos cœurs.

Pour pouvoir tenir tête au diable, il nous faut être dans la présence de Dieu, dans la puissance de l’Esprit, et trouver la parole de Dieu qui convient aux circonstances où nous sommes. Pour être victorieux de Satan, une pleine confiance en Dieu est nécessaire, sans chercher de secours ailleurs.

Avons-nous assez jugé notre chair pour être satisfaits de n’être rien et que Jésus soit tout? Nous réjouissons-nous de voir notre faiblesse manifester la force de Dieu pour nous?

Tant qu’Israël faisait des briques, il n’avait rien à craindre des chars du Pharaon. Il en est souvent ainsi pour les enfants de Dieu. C’est au moment de leur délivrance qu’ils font, d’une manière inconnue jusque-là, l’expérience de la puissance de Satan; mais ils apprennent que Jésus est le capitaine de leur salut.

Jouissez-vous des choses promises par Dieu en Christ? Les difficultés soulevées par Satan sont alors des occasions de victoire.

Dieu a dans le monde un chemin où Satan ne peut nous atteindre. C’est celui où Jésus a marché. Satan est le prince de ce monde; mais il y a un sentier divin pour le traverser, un sentier unique
où la puissance de Dieu se trouve.

 

 

 Sujet 28 — Sanctification pratique    >> sommaire <<

Le péché caché corrompt le cœur, l’endurcit, le rend orgueilleux. Il importe que notre conscience soit entièrement vidée devant Dieu.

Il n’y a dans la Parole qu’une seule mesure de sainteté : Christ.

Notre force n’est pas de penser au mal afin de l’éviter, mais de penser à Christ, de nous occuper de lui; la chair ne peut le faire. C’est un repos pour le cœur qui aime la sainteté, de savoir qu’en Christ nous sommes sans levain. S’il n’en est pas ainsi, la sainteté devient une loi pour l’âme et l’on se décourage, à moins qu’on ne rabaisse la notion de la sainteté.

Si nous aimons la sainteté, opposons-nous donc aux commencements du mal et, pour y parvenir, jouissons de la communion de Dieu; occupons-nous de bonnes choses. Si la coupe de nos cœurs est pleine de Christ, Satan n’y pourra rien mettre.

Le jugement du mal selon la sainteté divine
 est ce à quoi le chrétien doit s’appliquer.

"Combien me sont précieuses tes pensées, ô Dieu!"( Ps. 139:17). Thème précieux, thème des pensées de Dieu, aussi élevées au-dessus de nos pensées que les cieux sont élevés au-dessus de la terre; thème de la grâce insondable et illimitée de Dieu; le vrai affranchissement! Savons-nous ce que c’est que de voir nos propres pensées, si étroites, si misérables, si mesquines, anéanties par les pensées de Dieu si élevées, si généreuses, si libérales au sujet de ce que nous sommes en Christ? Jésus est la grande pensée de Dieu; les pensées de Dieu nous sont exprimées en Lui. Ce n’est pas un ange non déchu,
mais un pécheur vivifié par l’Esprit de Dieu qui peut entrer ainsi dans les profondes pensées de Dieu.

 

Sujet 29 — La louange   >> sommaire <<

Tout ce qui, dans le culte, n’est pas vivifié par l’Esprit, est de la chair et du péché. Tout doit y être lié à Dieu dans la bonne odeur de Christ; nous devons nous y nourrir avec Dieu de la perfection du Bien-aimé. C’est là "le droit de l’onction" (Lév. 7:35). Nous sommes oints par le Saint Esprit qui nous donne d’avoir part à ces choses.

 

 

Assurément, la conscience de ce que nous sommes doit avoir pour effet de nous humilier, mais elle doit aussi faire déborder nos cœurs envers Dieu et envers sa grâce surabondante.

 

Louons le Seigneur seul: Lui seul est digne d’être loué, révéré et adoré. Le cantique des bienheureux (Apoc. 5) n’exalte que Celui qui les a rachetés par son sang. Il ne contient pas un mot de louange à l’adresse de l’un d’entre eux. Efforçons-nous de mettre nos cœurs à l’unisson de ce cantique. C’est ainsi que nous serons heureux déjà ici-bas et que nous contribuerons à glorifier Dieu qui est frustré de ce qui lui est dû par les louanges que, trop souvent, les chrétiens s’adressent les uns aux autres.

A mesure que vous croissez dans la connaissance de Christ, votre joie devient plus profonde que celle du début de la conversion. Je connais Christ plus ou moins depuis trente ou quarante ans et je puis dire que j’ai dix mille fois plus de joie maintenant que je n’en avais au commencement. C’est une joie plus profonde et plus calme. L’eau qui se précipite en cascade est belle à voir et fait beaucoup de bruit; mais vous remarquerez que celle qui coule dans la plaine est plus profonde, plus calme, plus fertilisante.

 

Sujet 30 — Les parvis célestes   >> sommaire <<

Notre affaire est d’attendre le Seigneur; telle est la règle pour nous. Pour le chrétien, la mort est l’exception, elle n’est pas son espérance; son espérance est d’aller à la rencontre du Seigneur en l’air. Si nous mourons, nous serons absents du corps et présents avec le Seigneur, et lorsqu’il apparaîtra, nous paraîtrons avec lui. Nous verrons le Seigneur face à face; nous lui serons semblables. C’est là la joie du chrétien. Le croyant se trouve entre la première et la seconde venue de Christ. Il lui est associé dès maintenant, le sert et l’attend, et il veille en l’attendant. Si nous passons par la mort, nous attendons auprès de lui.

En elle-même, la mort est un gain dépassant toutes nos pensées. Il m’est doux de savoir que je m’achemine vers le but, vers mon chez-moi; ainsi, le but est toujours plus mon chez-moi — ce qui est de l’autre côté du Jourdain. Certes, la venue du précieux Sauveur n’est pas moins l’objet de mes pensées, de mes désirs; loin de là : je soupire toujours davantage après ce qui satisfera (avec l’amour de Dieu qui en est la source), tous les désirs du cœur, mus par son Esprit, mais les deux choses se lient.

Dieu nous prépare pour le ciel, en tranchant peu à peu les liens qui nous attachent encore à la terre, comme enfants d’Adam. Christ remplace tout, et ainsi tout va bien, tout va mieux.

Dieu prend soin que l’objet de nos cœurs ne soit jamais réalisé ici, afin d’amener le chrétien à montrer clairement qu’il cherche encore sa patrie.

Pour moi, un croyant délogé est un membre de la famille transporté un peu à l’avance là où toute la famille va demeurer. Partout ailleurs on est en passage. Quel bonheur, quand tout lien avec ce monde de misère et de mal aura complètement disparu : nous nous trouverons dans la lumière où tout est parfait!

Christ nous sépare de ce monde et nous en détache en nous montrant que le royaume nous appartient. C’est le bon plaisir du Père de nous le donner; Christ lui-même se fera notre serviteur dans la gloire, afin que nous y soyons dans une joie parfaite. Toute sa joie sera de nous rendre heureux, car il est amour.

Si nous désirons attendre réellement le Seigneur, il importe que nos cœurs lui soient attachés. Si nous aimons Christ, nous désirons sa venue. Il faut que notre coeur le possède comme l’Objet de ses délices; ainsi nous pourrons nous écrier : "Oh! si seulement il venait!".

Nous avons de pauvres et faibles cœurs. Toutefois, ils devraient être remplis de l’amour de Christ, en sorte que ce soit notre joie suprême de le voir. Rien ne contribue davantage à une marche sainte que l’attente de son retour. En esprit, nous entrons ainsi déjà dans sa présence.

 

Sujet 31 — Christ est tout   >> sommaire <<

 

Pour remédier à l’affaiblissement spirituel, il faut avant tout que Christ lui-même soit présent à nos âmes. Il faut qu’il soit habituellement pour nous le moyen de juger toutes choses.

Pour renoncer à soi-même, il faut avoir un autre objet que soi,
et Christ est cet objet.

"J’ai appris, dit Paul, à être content en moi-même dans les circonstances où je me trouve". Christ n’était pas plus fidèle à la fin de la vie de l’apôtre qu’au commencement, mais Paul avait réalisé davantage
la fidélité de Christ.

Christ est"séparé des pécheurs et élevé plus haut que les cieux". Tel devrait être aussi notre caractère. Pour être séparés des pécheurs, nous devons nous attacher aux choses d’en haut, être occupés de la grâce, de la beauté, de la gloire de Jésus, aimer ce que Dieu aime. Alors nous sommes vraiment libres; notre liberté est de pouvoir toujours faire la volonté de Dieu, selon le désir du nouvel homme. Christ n’est pas seulement séparé des pécheurs, mais"élevé plus haut que les cieux". Ce Jésus que j’aime est là. Il faut que nos pensées et nos cœurs soient dans le ciel où est notre Ami. Dieu a mis son Esprit en nous, par lequel nous pouvons connaître ces choses.

Christ crucifié et Christ notre espérance dans la gloire sont les deux centres autour desquels tourne notre vie tout entière.

Ce n’est pas dans la quantité de notre travail que consiste la spiritualité, mais dans la mesure selon laquelle nous présentons Christ: telle est la valeur de notre service, dans un monde où il n’y a rien de Dieu.

Ce n’est pas toujours en corrigeant les manquements portés à notre connaissance, que sont guéries les sources de nos misères; celles-ci disparaissent lorsque les âmes sont nourries des richesses qui sont en Christ. Nous devons y penser. Tout en nous nourrissant nous-mêmes de Christ, et il nous donne de le faire sans y poser des limites, — notre devoir est d’amener d’autres âmes à respirer une nouvelle atmosphère
remplie de Lui.