Livre
des Actes - dans le chapitre deuxième - La
Pentecôte
Actes chapitre 2 (la venue du Saint Esprit, annonce de
l’évangile, heureux débuts de l’Eglise ou Assemblée)
Versets 1 à 4 (a venue du Saint Esprit)
Ce chapitre nous présente le fruit de l’ascension du
Seigneur Jésus par l’envoi du Saint Esprit promis. En Luc
24, 49, c’est le Seigneur lui-même qui
" envoie " la promesse du Père. Pour cela, il fallait
que l’œuvre de la Rédemption soit achevée et que Christ soit élevé
dans la gloire. C’est alors que Dieu envoie et scelle de son Esprit les
rachetés du Seigneur constitués de ceux qui avaient cru. Le Saint
Esprit agit d’abord pour attirer les âmes au Seigneur et les convertir.
Puis il scelle ceux qui ont cru et habite en eux (cf Eph.
1, 1-15). Ainsi donc Dieu met son sceau sur ceux qui ont
cru. Et cet Esprit de la promesse n’est pas venu sur les apôtres
seulement le jour de la Pentecôte mais aussi sur les Ephésiens (cf. Eph.
1, 13). Pour ceux qui croient aujourd’hui et qui sont
convertis, c’est la même chose : Dieu met son sceau et il y a des
conséquences. En 1 Cor. 3, 16,
le Saint Esprit est envisagé comme faisant partie de mon corps, son
temple. Et les enfants de Dieu, ensemble, sont une habitation de Dieu par
l’Esprit (cf Eph. 2, 22).
Et en Rom. 8, 15-16, c’est
par le Saint Esprit que l’amour de Dieu est versé dans nos cœurs et
nous fait connaître cet amour. Le Saint Esprit dirige nos pensées et nos
affections vers Jésus dans le ciel. C’est aussi l’Esprit de vérité
qui nous conduit dans la vérité (cf Jean
16, 13). Au milieu de l’agitation de ce monde, nous avons
un guide en la Parole de Dieu et le Saint Esprit, l’Esprit de vérité
pour nous la faire comprendre et nous conduire dans toute la vérité. Ainsi
donc, nous avons le Saint Esprit habitant en nous, puis l’Esprit d’adoption
qui nous place dans cette position d’enfants vis-à-vis de notre Père,
puis le Consolateur qui prend les chose de Christ pour nous les annoncer.
Et nous avons encore le fait que le Saint Esprit nous unit à Christ dans
le ciel. Et il y a entre ce précieux Sauveur et nous les chrétiens
une union intime : c’est 1 Cor. 6,
17, à savoir celui qui est uni au Seigneur est un seul esprit avec
lui. Il y a donc cette union individuelle du croyant avec Christ. Et ce
qui est merveilleux, c’est que les croyants ensemble forment par l’Esprit
le corps de Christ (cf. Eph. 4,
4 et 1 Cor. 12, 13,20,27). Ainsi, la promesse a été
accomplie ; le Saint Esprit a été envoyé pour habiter en nous et
nous n’avons plus à le demander. Mais veillons à ce que le Saint
Esprit ne soit pas attristé par notre conduite (cf Eph.
4, 30).
La Pentecôte : c’est en cette journée qu’a
lieu Actes 2. En rapport avec l’Ancien Testament, rappelons que l’année
juive commence par la Pâque qui a eu son accomplissement à la croix.
Ensuite, il y a la fête des premiers fruits ou prémices qui typifie la
résurrection de Christ. Cinquante jours après cette fête, il y la fête
des semaines appelée ici la Pentecôte. Dans l’enseignement de ces
types nous avons la mort du Seigneur, sa résurrection, et la descente du
saint Esprit pour former l’Eglise. Ce sont des faits importants et
fondamentaux de la période chrétienne. A ce sujet, on peut recommander l’étude
du chapitre 23 du Lévitique.
Le don du Saint Esprit ne descend pas sous la forme
d’une colombe comme ce fut le cas avec Jésus. Ce qui descend là, c’est
la puissance de Dieu en témoignage, la Parole semblable au feu consumant
qui juge ce qu’il y a devant lui. Le feu symbolise et rend témoignage
à la sainteté de Dieu. La Parole de Dieu est aussi comparée à un feu
qui brûle tout ce qui est devant lui (cf Jér.
23, 29). Ce point met en évidence la sanctification
pratique du croyant. Mais la puissance du Saint Esprit est tout de même
en grâce. Son action sortait des limites étroites des ordonnances juives
pour annoncer les merveilles de Dieu à toutes les nations et langues sous
le soleil. L’Esprit est comme un souffle impétueux du ciel qui se
manifeste aux disciples et qui vient se placer sur eux sous la forme de
langues de feu, chacune divisée en plusieurs. Cette merveille attire la
foule et la réalité de cette opération divine est constatée par le
fait que des personnes natives de beaucoup de pays entendent, chacune dans
la langue du pays d’où elle était sortie pour venir à Jérusalem, …
entendent ces pauvres Galiléens leur annoncer les œuvres merveilleuses
de Dieu.
La descente du Saint Esprit est donc un fait capital.
Il vient doter les disciples de la puissance nécessaire pour accomplir la
mission que le Seigneur leur a confiée. Et il y a aussi toutes les autres
vertus dont il a été, et dont il sera encore question.
L’Esprit venant en langues de feu, c’est bien cette
œuvre du Saint Esprit au milieu d’un monde opposé qui jugerait tout ce
qui n’est pas selon Dieu.
Versets 5 à 13 (premiers effets du don des langues)
En rendant capables les siens de s’exprimer dans des
langues qu’ils ne connaissaient pas, Dieu use d’une grande grâce
lorsque nous pensons à la malédiction de Babel (cf Genèse
11, 1-9). Pourtant, il y a des moqueurs. Ce sont les
incrédules qui se moquent et spécialement les Juifs.
Les disciples parlent des langues étrangères et sont
compris par ceux qui les écoutent. Il y a donc la preuve éclatante que
Dieu est connu non seulement comme le Dieu des Juifs, mais comme le Dieu
sauveur, pour tous les hommes (cf 1
Tim. 2, 4). C’est un changement difficile à accepter par
les Juifs mais le Seigneur veut les aider à comprendre que la justice de
Dieu est manifestée envers tous. Elle est sur tous ceux qui reçoivent
Christ. Rappelons encore que, selon Deut.
16, 16, il y avait beaucoup de personnes qui se
rassemblaient à Jérusalem, aussi bien des Juifs que des non-Juifs mais
prosélytes. Et ces hommes entendent parler des choses merveilleuses de la
part de ces Galiléens. Aujourd’hui encore, Dieu permet que des
centaines de millions de textes bibliques soient traduits et diffusés
dans le monde entier. C’est le remède de Dieu en grâce qui remonte
jusqu’à la malédiction de Babel.
L’attention de ces hommes est donc attirée par le
fait qu’ils entendent ces choses dans leurs propres langues. C’est le
Seigneur qui répond à leurs questions et cela par la bouche de Pierre
dans la langue courante des Juifs à ce moment-là, c’est-à-dire l’araméen.
Nous y avons la première réunion d’évangélisation : un homme du
peuple, sans instruction (cf ch. 4, 13) mais plein du Saint Esprit.
Trois mille personnes sont sauvées ce jour-là par le filet de l’évangile.