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Livre
des Actes - dans le chapitre premier - Ascension
Actes chapitre premier (l’ascension du Seigneur)
Versets 1 à 5 (les disciples et Jésus ressuscité)
Nous y voyons clairement le lien étroit avec la fin des évangiles. Il y
a aussi ce rappel, en peu de mots, de tout le ministère de Christ .
L'accent est également mis sur le fait capital, et avec des preuves
assurées, de sa résurrection. Puis de son élévation. Le terme
"élevé" revient plusieurs fois dans le début de ce chapitre.
Avant son élévation, Christ a vécu 40 jours avec les siens, avec un
corps spirituel et tangible tout à la fois. Ce temps est une mise à
l'épreuve pour les disciples puisque Jésus va les quitter mais en même
temps, il y a la promesse de la venue de l'Esprit Saint dont il a été
beaucoup question dans l'évangile de Jean. Et en attendant cette venue,
les apôtres qu'il avait choisis sont enseignés de rester à Jérusalem.
Jésus leur a aussi parlé du royaume de Dieu et il en sera encore
question plus tard. Remarquons enfin les deux baptêmes mentionnés au
verset 5. Le baptême chrétien (au nom du Père, du Fils et du Saint
Esprit) est encore un troisième baptême.
Verset 6 à 9 (l'ascension du Seigneur)
Les disciples sont en liberté et en intimité parfaite avec Jésus
ressuscité. Le Seigneur apparaît aux siens et non aux incrédules (cf Matthieu
23, 39). Au v.
6, la question posée dénote que les disciples
attendaient l’ordre des choses juif. La réponse du Seigneur (v.
7-8) est en deux parties. Dans la première, il
ne leur dit pas que le royaume ne serait pas rétablit, mais que le moment
n’est connu que de son Père. Pour la sphère d’Israël, il y a des
temps et des saisons. Pas pour l’Eglise. Dans la deuxième partie, le
Seigneur indique quelle est la part des disciples en attendant le royaume.
Cette part est d’être des témoins et c’est le Saint Esprit qui va
les rendre capables d’accomplir leur service. Ils auront ainsi à leur
disposition la même puissance que le Seigneur a eue pour accomplir son
service ici-bas. (cf ch. 10,
38 avec Jean
14, 12). Au v.
9 : nous y avons le fait étrange et
merveilleux de l’ascension. Jésus reviendra. Ce moment, nous l’attendons
encore (2002). Il faut être prêts. C’est terrible pour ceux qui ne le
sont pas ! Remarquons (v,2,9,11), que le Seigneur est élevé.
Enoch et Elie furent enlevés. En étant élevé, Jésus entre de plein
droit dans la demeure de Jéhovah dont la nuée en est le signe. Lorsque
la nuée remplit le tabernacle puis le temple, personne ne pût entrer (cf
Ex.40, 34-35
et 1 Rois 8, 11-12).
Remarquons que nous trouvons aussi la nuée en Luc
9, 34 en relation avec la montagne de la
transfiguration.
Jésus va se séparer des disciples mais il ne se sépare pas d’eux sans
leur rappeler les promesses de la descente du Saint Esprit et de son
prochain retour. Parmi diverses manifestations, rappelons encore le
baptême du Saint Esprit dans 1 Corinthiens 12 qui est la source de l’union
des enfants de Dieu.
Versets 10 à 14 (les messagers célestes)
Quelle surprise pour les disciples ! … eux qui espéraient que
Jésus allait rétablir le royaume pour Israël. Pourtant Jésus remonte
au ciel. Les disciples devaient apprendre, et nous avec eux, que le rejet
du roi diffère l’établissement du royaume annoncé par les prophètes.
Dieu, dans sa bonté, leur envoie deux anges pour les rassurer en leur
disant que Jésus reviendrait de la même manière qu’ils l’avaient vu
monter au ciel. Alors, v. 12, les disciples s’en retournent à
Jérusalem. Pour eux, tout n’est pas perdu ; ils sont même dans
une grande joie (cf Luc 24,
52) puisque Jésus reviendra. Cette venue
annoncée par les anges n’est pas celle que nous attendons. L’espérance
de l’Eglise est différente. Ici, les anges mentionnent l’apparition
de Christ pour Israël comme en Zacharie
14, 4 : Et
ses pieds se tiendront, en ce jour-là, sur la montagne des Oliviers, qui
est en face de Jérusalem, vers l’orient ; et la montagne des
Oliviers se fendra par le milieu, vers le levant, et vers l’occident,
— une fort grande vallée, et la moitié de la montagne se retirera vers
le nord, et la moitié vers le midi.
Puis, dans les v. 13 et 14,
nous avons une réunion de prières dans "la chambre haute".
Mentionnée quelques fois dans l’Ecriture, cette chambre représente un
lieu retiré, en dehors du monde et de son agitation, un lieu dégagé de
toute l’influence du monde. Là, on peut prier. Aujourd’hui aussi, l’on
peut rechercher la présence du Seigneur dans un lieu qui correspond à la
chambre haute. Cette chambre, mentionnée aussi dans les ch.
9, 37 et 20, 8 était bâtie sur
les toits plats, en Orient. La prière, c’est la ressource des
disciples. Le Seigneur pouvait les exhorter à prier (cf Jean
14, 13-14; 15, 7,16; 16, 23,26-27).
La prière est importante. Les femmes aussi s’unissent de cœur aux
disciples dans la prière. Il y a cette précision de la mère de Jésus
qui prie. C’est la dernière fois que nous trouvons la mère de Jésus
dans l’Ecriture. C’est un non sens de prier la vierge. Parmi les
disciples, le nom de Jacques : Après que Jésus fut élevé de la
terre, quelques disciples se retrouvent dans la chambre haute pour la
prière. Il y a des hommes et des femmes, chacun à la place assignée par
la Parole. Des noms sont nommés dont celui de Jacques. S’agit-il du
fils de Zébédée ou d’un autre Jacques ? Probablement le fils de
Zébédée et Jacques, fils d’Alphée est aussi là. Aujourd’hui, nous
avons besoin de réunions de prières mais nous n’attendons plus le
Saint Esprit comme c’était le cas puisque le Saint Esprit est venu.
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