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mots ou expressions se trouvant dans cet article et pouvant présenter
quelques difficultés. Probabilités de trouver une explication
succincte
Psaume 22
:
Annonce prophétique de ce qui s'est passé un
certain vendredi
Ce Psaume fait partie de la série des Psaumes
16 à 24, selon commentaires au Psaume 16.
Il forme, avec les Psaumes 23 et 24, une
troisième subdivision de cette série. Cette subdivision
comprend les souffrances du Messie sur la croix et leurs
conséquences. Au Psaume 22, Christ souffre sur la croix,
de la part des hommes et de Satan et, plus encore, de l’abandon
de Dieu. Dieu lui répond en le ressuscitant du sein de la mort.
Cette réponse a pour conséquence une grâce illimitée envers
ses frères, l’assemblée au milieu de laquelle il loue l’Eternel.
Cette grâce s’étend envers Israël et envers toutes les
nations. Le royaume universel lui appartient comme conséquence de
ses souffrances. Au Psaume 23, ayant exposé lui-même le
chemin des brebis, l’Eternel (ou le Messie) devient leur Berger
pour les conduire à sa maison. Au Psaume 24, le Messie
entre avec les siens dans la maison de l’Eternel. Il y est
acclamé comme l’Eternel des armées et roi de gloire.
Versets 1 à 21 = la nuit. Versets 21 à 24 = l’aurore.
Versets 25 à 31 = le plein midi (règne de mille ans). Versets 1,
3, 10 = *Dieu, c’est-à-dire Dieu (El), le Dieu fort en
sainteté. Dans la fin du chapitre, il y a plusieurs pensées qui
peuvent se comprendre. La Parole a plusieurs facettes. Ainsi, le
v. 23 mentionne Israël et les v. 24 et 25 la classe d’Israël
de la fuite. Ensemble, nous y avons Israël restauré. Dans les v.
27 à 29 il y a la classe des nations alors que dans les v. 30 et
31 il y a une quatrième classe qui sont ceux qui naîtront
pendant le règne. Le règne a une durée limitée. Au-delà de
tout et par d’autres portions de la Parole, l’œuvre de la
croix a pour conséquence toutes ces bénédictions et par dessus
tout les nouveaux cieux et la nouvelle terre. Relevons encore que
la part de la première classe, celle de l’Assemblée, est
précieuse entre toutes. L’Assemblée ou Eglise, c’est l’Epouse
de Christ (cf Eph. 5, 27; Apoc. 19, 7-8).
Dans les versets
1, 2, 6, Jésus proclame publiquement son opprobre et sa
faiblesse. Il n’y a cependant rien qui ressemble à de l’impatience
ou à du désespoir. Il n’y a pas trace non plus de réaction de
défense. Versets
6 à 8, 12, 13, 16 à 18: l’homme donne sa mesure entière à la
croix. Il montre, et il a démontré, jusqu’où il est capable d’aller
dans sa haine, sa violence, son cynisme, sa bassesse morale.. Versets
2 et 21: il y a la réponse qui parvient à Celui qui est entre
les cornes des buffles. C’est la résurrection et en même
temps la joie retrouvée. Jésus a porté les péchés et par
conséquent tout n’est que grâce et bénédictions: bénédiction
pour l’Assemblée, composée à ses débuts des disciples
juifs (v. 22).
Bénédiction pour Israël restauré appelé, au v.
25, la grande congrégation. Bénédiction
pour toutes les familles des nations sous le règne de mille
ans (v. 27 et 28).
Ce sont les
merveilleuses conséquences de l’œuvre de la croix pour
quiconque croit. Alors nous comprenons
un peu mieux " pourquoi " Christ a été
abandonné (v. 1).
Ce Psaume a pour sujet dominant les
souffrances expiatoires de Christ. Cette œuvre de la croix a
pour conséquence toute la bénédiction développée dans les
autres Psaumes ainsi que la gloire éternelle. Nous sommes donc,
dans le Psaume 22, en présence d’une scène nouvelle, d’une
scène sans pareille dans le passé et dans l’avenir de l’histoire
éternelle des cieux et de la terre, d’une scène unique: le
juste abandonné de Dieu. Les premiers versets donnent le
caractère du Psaume entier. Cela en dit long si nous songeons que
les puissants de Basan ( v.
12) l’ont entouré et que des
chiens l’ont environné (v.
16). Il y a une mesure de souffrance qui
dépasse toute expression. Mais l’abandon de Dieu va plus loin
encore. Oui, le Seigneur se donne lui-même pour porter le fardeau
de toutes ces sortes de souffrances dont le point culminant est
donc l’abandon de Dieu. Pour cela, il a été
profondément humilié de la part de ceux dont il prit la cause.
Il était seul capable et puissant pour accomplir l’œuvre dans
leur nature, c’est-à-dire en tant qu’homme mais un homme
parfait, un homme juste, un homme sans péché. Cet
homme a aussi porté dans son âme le poids de tout ce que Dieu
est contre le mal: heure terrible. Elle
seule peut faire comprendre ce que sont la justice et le jugement.
Christ a laissé sa vie, lui qui pouvait la reprendre (Jean 10,
17). Oui, Christ a été fait (ou traité comme le) péché et
plus nous étudions la croix, plus nous y voyons la solution de
toute la question du bien et du mal, ainsi que l’établissement
de la base immuable de la bénédiction parfaite que Dieu veut
manifester en justice, en grâce, et aussi en majesté, dans les
nouveaux cieux et la nouvelle terre où la justice habite. Si nous
avons eu un Eden innocent, un monde pécheur, il y aura, outre le
règne de la justice (règne de mille ans ou Millénium), de
nouveaux cieux et une nouvelle terre où la justice habite. C’est
une merveilleuse conséquence de la croix. Quant à Christ, l’œuvre
a été complète lorsqu’il a été exaucé d’entre les cornes
des buffles (v. 21).
Christ a revendiqué la gloire de Dieu. C’est l’œuvre morale
de la glorification de Dieu qui s’est dû de lui
répondre du sein de la mort. Là, l’homme et tout ce qui s’y
rattache est hors de portée. D’épaisses ténèbres le couvre
et alors tout ce qui est de Dieu, comme ce qui est de la puissance
et de l’impuissance du mal, s’opposant à la souveraine bonté
et à la justice de Dieu, … au milieu de tout cela, il y a le
résultat divin de l’œuvre de Christ dont Dieu a été
glorifié. Christ a
ainsi établi la gloire de Dieu. Il l’a glorifié lorsqu’il ne
pouvait pas être exaucé, puis il a été exaucé et tout est
accompli. Et puis, s’il descend dans la mort où tout était
arrivé à son terme, Il y descend seulement afin de ressusciter,
sans que rien ne manque désormais é la perfection de l’œuvre
de propitiation et à la glorification de Dieu à l’égard du
péché, à la victoire complète sur l’ennemi, quel qu’il
soit, même le dernier ennemi: la mort. Le
terme de Père exprime la relation de Jésus, cette relation
personnelle et les délices du Père, tandis que le terme de Dieu
exprime la justice divine dans laquelle Christ introduit tous ceux
qui l’accepte comme Sauveur.
Les versets
1 à 21 (Jésus crucifié) contiennent les six heures de la croix.
Le v. 1
évoque les souffrances expiatoires. Ce sont donc des souffrances
suprêmes mais qui ont été précédées par bien d’autres
souffrances qui dépassent l’imagination humaine. A partir du v.
22, il y a les résultats de ces souffrances. Revenons au v. 1er
et à l’abandon de Dieu. Cet abandon se situe entre la
sixième et la neuvième heure. Les
souffrances physiques du Seigneur sont marquées dans ses mains et
ses pieds. Les souffrances de son abandon sont marquées dans son
cœur. Dans les v.
12 à 18, le Seigneur en exprime les
terribles sentiments. L’exposé de sa détresse l’amène à
dire, au v. 19,
" ma Force ! Hâte-toi de me secourir ".
Au v. 12,
il est question de taureaux et de puissants de Basan. Il s’agit
de tous ceux qui avaient reçu une autorité: les chefs du peuple,
les gouverneurs qui participaient à la crucifixion et qui se
raillaient de Jésus avec le peuple (Luc 23, 35). Une autre
catégorie de méchants est mentionnée au v.
16 dans l’expression " …
des chiens … une assemblée de méchants ". Cette
expression désigne, avec les soldats romains, la populace, la
foule anonyme. Ils étaient tous d’accord pour accomplir leur
forfait. Si le premier
groupe affirmait leur force et leur autorité contre Lui, le
deuxième montre davantage la souffrance endurée du fait qu’on
le regardait dans sa honte (v.17-18).
Il éprouvait les souffrances dues à la dureté impitoyable et à
la cruauté de ceux qui profitaient de Sa faiblesse. C’est un
côté. D’un autre côté et c’est encore plus pénible, Il
sentait profondément les souffrances que lui infligeaient ces
chiens, qui représentent toujours quelque chose d’impur, ces
chiens qui le contemplent sans la moindre retenue morale, ne
faisant que de se réjouir de sa honte. Au v.
14, il n’y a plus rien pour le
soutenir car tous ses os se déjoignent. Le v.
15 fait penser que Christ manifeste une
acceptation entière de la souffrance, sans la moindre
résistance. A propos du v.
17, les os symbolisent la volonté de l’homme
(Es. 38, 13). Christ, qui ne faisait que la volonté de
Dieu, n’a pas besoin d’avoir une volonté propre brisée.
Ainsi, aucun de ses os ne sera brisé (cf Ps. 34, 20). On
peut aussi penser que, en comptant tous ses os, le Seigneur Jésus
a senti la souffrance dans chacun de ses membres. Dans les v.
20 et 21: tout en restant prudents, on
peut voir dans l’épée, la patte du chien et la gueule du lion,
ce que Christ a enduré respectivement de la part de Dieu, de l’homme
et de Satan. Quant à la louange tirée du v. 22, c’est celle de
l’Assemblée. Elle est citée en Héb. 2. |