"Sondez les Écritures, car vous, vous estimez avoir en
elles la vie éternelle, et ce sont elles qui rendent témoignage
de moi" Jean 5:39
"Toute écriture est inspirée de Dieu, et utile pour
enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la
justice, afin que l’homme de Dieu soit accompli et parfaitement
accompli pour toute bonne œuvre" 2 Timothée 3:16, 17
"Et ils reçurent la parole avec toute bonne volonté,
examinant chaque jour les Écritures pour voir si les choses
étaient ainsi" Actes 17:11
Devons-nous nous abstenir du sang ? Les défenses faites en
Genèse 9 ; Lévitique 3:17 ; 7:26, 27 ; 17:10-14 ; 19:26 ;
Deutéronome 12:23 ; Actes 15:20 et 29, s’appliquent-elles à
nous ?
En examinant de près ces passages, il nous
semble difficile de ne pas conclure qu’ils nous concernent
aussi. En effet, la défense de manger du sang n’est pas une
prescription de la loi mosaïque seulement ; elle est faite à
Noé et à ses descendants. Elle fait partie des ordonnances de
Dieu pour l’homme sur la terre après le déluge. Dieu confère
à ce patriarche et à sa descendance l’autorité par la crainte
sur les animaux, et lui donne la viande pour nourriture ; il fixe
le principe du gouvernement ; il établit son alliance avec les
hommes et la terre, et donne un signe - l’arc en ciel -
rappelant qu’il ne détruira plus la terre par un déluge. Tout
cela n’est-il pas permanent ? Tout cela ne nous concerne-t-il
pas actuellement ? Pourquoi la défense de manger du sang
serait-elle exceptée ?
La loi de Moïse rappelle cette défense en
donnant une raison qui, tout en s’appliquant aux sacrifices que
la loi prescrivait, renferme un principe général et permanent.
"L’âme (ou la vie) de la chair est dans le sang ; et moi,
je vous l’ai donné sur l’autel, pour faire propitiation pour
vos âmes ; car c’est le sang qui fait propitiation pour l’âme"
(Lévitique 17:11). De là nous pouvons conclure que la vie
appartient à Dieu ; elle peut lui être offerte sur l’autel
pour faire propitiation, mais elle lui appartient et la défense
de manger le sang est destinée à le rappeler. Ne serait-ce pas
aussi pour nous ?
Les païens, en se livrant à l’idolâtrie,
en abandonnant le vrai Dieu, avaient oublié ou méprisé les
relations établies par Dieu au commencement. Lorsque l’évangile
leur eut été porté et que plusieurs eurent cru et furent
entrés dans l’assemblée, il devint nécessaire de leur
rappeler ces choses, non comme des prescriptions de la loi, à
laquelle du reste ils n’étaient pas assujettis, mais comme
antérieures à la loi. Ils devaient s’abstenir des choses
sacrifiées aux idoles, et du sang, et de ce qui est étouffé, et
de la fornication. Et la lettre qui leur est adressée ajoute :
"Si vous vous gardez de ces choses, vous ferez bien"
(Actes 15:28, 29). Ferions-nous bien, en faisant le contraire ? La
défense de manger le sang est placée au même rang que celles de
participer à l’idolâtrie et de se livrer à l’impureté.
Celles-ci subsistent, pourquoi pas celle-là ? Il avait semblé
bon au Saint Esprit et aux apôtres et à l’assemblée d’établir
comme nécessaires les unes et les autres. Aurions-nous à en
mettre une de côté ?
La question nous semble résolue, mais nous
ajouterons quelques lignes d’un frère sur ce même sujet :
"Les pratiques que le décret de l’assemblée de Jérusalem
condamnait, n’étaient pas des choses défendues par la loi
seulement ; elles étaient, ou contraires à l’ordre établi par
le Dieu créateur, ou contraires à une défense faite à Noé
quand la viande lui fut donnée à manger. L’homme ne devait
avoir de rapports avec la femme que dans la sainteté du mariage ;
la vie appartenait à Dieu ; toute communion avec les idoles
était une atteinte portée à l’autorité du vrai Dieu. Moïse
enseignait la loi ; ces choses-ci étaient contre la connaissance
intelligente du vrai Dieu... Ces directions sont adressées à l’intelligence
chrétienne ; c’est en saisissant bien le vrai caractère du
décret qu’on voit qu’il n’y a rien en lui d’inconséquent
avec les directions à manger de tout ce qui est vendu à la
boucherie. (1 Corinthiens 10:25-31), car, en faisant ainsi, je
reconnais Dieu qui l’a donné, et non pas une idole. Si l’acte
implique la communion avec l’idole, même pour la conscience d’autrui,
je provoque Dieu à jalousie, je pèche contre lui ou contre mon
prochain. Quand on me présente la viande, je ne sais si la bête
a été étouffée ou non. Si l’on agit de manière à faire
supposer qu’il est indifférent que l’homme reconnaisse que la
vie appartient à Dieu ou non, je pèche encore si j’accepte ou
sanctionne cette manière de faire" (Etudes sur la Parole).