Ensevelissement ou incinération ?
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quelques difficultés. Probabilités de trouver une explication
succincte

Question :
Y a-t-il quelque importance à ce
qu’un chrétien soit enseveli ou incinéré après
son délogement ?
Réponse :
Oui, absolument! En général, l’incinération
était une coutume païenne issue de
l’idolâtrie (Deut. 12:31), et elle le reste encore en partie
aujourd’hui. Elle est une
abomination pour Dieu, comme nous le montre aussi Amos 2:1.
Certes
Dieu lui-même, dans certains cas de fautes particulièrement graves en Israël
avait
commandé de brûler le coupable (Lév. 20:14 ; 21:9), mais cela ne
fait que
souligner le caractère particulier et solennel de l’incinération,
et cela montre que
c’était une honte et une punition d’être ôté de
cette manière du milieu du peuple.
En dehors de ces cas, l’ensevelissement [ou: enterrement] est la
forme selon Dieu
de l’inhumation, comme on le trouve partout dans l’Ancien
Testament aussi bien
que dans le Nouveau.

Après la chute, Dieu avait dit à
l’homme: "tu es poussière et tu retourneras à la
poussière" (Gen. 3:19). "Retourner à la poussière"
ne veut bien sûr pas dire
"être brûlé".

Les Patriarches ont enseveli leurs
femmes et ont été eux-mêmes ensevelis par
leurs fils. Dieu avait dit d’Abraham, qu’il s’en irait en paix
vers ses pères et qu’il
serait — brûlé? Impossible! — mais bien plutôt enterré
en bonne vieillesse
(Gen. 15:15). Ne pas être enseveli était un jugement de
Dieu et un déshonneur en
Israël (1 Rois 14:13; Jér. 16:4, 6). Josias, ce roi pieux, fut le
dernier des rois de
Juda à avoir une vraie tombe (2 Chr. 35:24). Combien cela est
solennel!

Ensevelir le mort correspond tout
à fait aux pensées de Dieu: cela est encore
confirmé par le fait que Dieu a enseveli Lui-même Son serviteur
Moïse, et
personne ne connaît sa tombe jusqu’à aujourd’hui (Deut. 34:6).
Et que dire quand
nous pensons que, "selon les Écritures", notre Seigneur
et notre Rédempteur
Jésus Christ Lui aussi n’est pas seulement mort,
mais qu’il a été enseveli (1 Cor.15:3, 4)?
Il a été avec le riche dans sa mort (Ésaïe 53:9), à
savoir dans le tombeau
de Joseph d’Arimathée.

Ananias et Sapphira furent
emportés sous les yeux de l’apôtre Pierre pour être
ensevelis (Actes 5:6, 10), et lorsqu’Étienne fut lapidé, des
hommes pieux —
manifestement des Juifs — vinrent et l’ensevelirent (Actes 8:2).
Ces indications
de l’Écriture sainte ne devraient-elles pas suffire pour nous
préserver de toute
autre manière d’agir?

Une autre pensée importante s’impose
encore à moi: La créature a-t-elle le droit
de mutiler, voire de brûler, le corps créé par Dieu? Et en ce
qui nous concerne,
nous croyants, notre corps n’est-il pas en outre le temple du
Saint Esprit
(voir 1 Cor.6:19)?
Nous ne sommes à nous-mêmes, mais nous avons été achetés
à prix. Cela
concerne aussi notre corps. Dieu en soit loué! Si c’est Sa
volonté que l’un ou
l’autre d’entre nous doive Le glorifier en passant par la mort
(bien que nous
attendions la venue du Seigneur pour être enlevés), alors le corps
du croyant (non
pas ses cendres!) est mis en terre comme une semence de
résurrection, pour être
ressuscité lors du retour de notre Sauveur (1 Cor. 15:35 et suiv.).
Ce que nous
semons dans la terre est un "simple grain", "le corps
de notre abaissement",
mais le Seigneur Jésus le transformera en la conformité
du corps de Sa gloire (Phil. 3:21).

Dans le fait même que de plus en
plus de gens de la chrétienté se font incinérer, il
est donc facile de reconnaître le véritable auteur de cette forme
d’incrédulité —
Satan, celui qui cherche toujours à corrompre le travail de Dieu,
soit dans la
création soit dans la rédemption.
