Ce lien = mots ou expressions se trouvant dans cet article et pouvant présenter quelques difficultés. Probabilités de trouver une explication succincte
Actuellement : chapitres 1 à 7 (autres suivent petit à petit)
EVANGILE SELON JEAN
Si vous ne possédez pas l’évangile selon Jean, quatrième livre du Nouveau Testament, vous pouvez vous le procurer dans plusieurs sites Internet. Tharsei recommande la version française Darby, aussi fidèle que possible au texte original, au lien suivant:
http://www.bibliquest.org/Des termes difficiles peuvent être trouvés dans le menu "dictionnaire" de:
http://www.tharsei.org/Accès aux chapitres
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Ces notes relèvent surtout les points principaux de cet évangile tout en ne négligeant pas certains détails. Elle sont tirées de différents ouvrages de premier ordre que l'on peut trouver en consultant le menu "Autres sites". Ces notes font parfois référence à des versets de la Bible; par exemple: 2 Tim. 3, 1. La clé de quelques abréviations, dont les livres de la Bible, se trouve dans le menu "dictionnaire" déjà cité de http://www.tharsei.org/
|
INTRODUCTION |
Dans
cet évangile il y a sept fois l’amour du Père pour le Fils, une fois celui
du Fils pour le Père. Il manifeste l’amour par l’obéissance. L’obéissance
est la preuve de l’amour. C’est l’évangile où, à sept reprises, nous
avons Jésus «sachant», ou encore «il faut», ou encore «je suis», ou
encore «des miracles». C’est
l’évangile de l’éternité de Jésus qui est distinct de Dieu. C’est un
évangile qui n’est pas synoptique, c’est-à-dire qu’il y a moins
d’analogies avec les autres évangiles. Par contraste, les trois autres évangiles
sont dits «synoptiques» en raison de leurs analogies.
Quelques
grandes lignes de l’évangile selon Jean :
·
Le
chapitre 1 en est la préface. Christ
est présenté dans toutes ses gloires.
·
Le
chapitre 2 présente les bénédictions
qui auront lieu sous le règne de mille ans.
·
Au
chapitre 3 : il y a le grand
commencement du sujet de la vie compris dans les ch. 1
à 7.
·
Les
chapitres 8 à 12
nous donnent le grand sujet de la lumière.
·
Les
chapitres 13 à 17
présentent Jésus avec ses disciples puis avec sonPère
·
Aux
chapitres 18 et 19 : le
chemin de la croix.
·
Au
chapitre 20 : la
résurrection ; la première réunion d’assemblée.
·
Le
chapitre 21 : épilogue. Le
Seigneur apparaît aux disciples sur le rivage.
Cet évangile
présente aussi un rapprochement remarquable avec le tabernacle. Il y a
d’abord le lieu très saint, d’où Dieu vient, en Christ vers le pécheur. Dès
le ch. 2 nous reconnaissons le parvis
profané par un trafic honteux. Jusqu’au ch. 12
il y a le parvis. Le Seigneur est en figure dans ce lieu où chacun peut pénétrer
et rencontrer le Sauveur sur la base du sacrifice. Il est là, dans le parvis,
à la disposition de tous, comme au ch. 7, 37. A partir du ch. 13,
n’avons-nous pas la cuve d’airain qui introduit la nouvelle section des ch. 13
à 16 où nous voyons Christ prendre
les siens avec Lui dans le sanctuaire où ils jouiront de sa communion. Ce sont
les ch. 14 à 16.
Ces chapitres présentent
le lieu saint, à l’écart de tout étranger, pour faire à ses disciples ses
plus intimes communications.
Dans
ces chapitres, il y a la table, le chandelier, qui est notre consolateur,
l’autel de l’encens, autrement dit répandre devant Dieu le parfum de Jésus.
Ce sont les objets du lieu saint. Il y a ce qui rappelle le Saint Esprit, la
Parole et la prière. D’autre part, le chandelier, la table et l’autel
d’or dirigent nos pensées sur le Saint Esprit, sur le Fils et sur le Père.
Au ch.
16, 16, il y a comme un laps de temps
pour nous amener dans le lieu très saint où seul le souverain sacrificateur
pouvait pénétrer une fois l’an. Cela correspond au ch. 17. Notre grand souverain sacrificateur y pénètre seul, pour le
compte des siens: «ceux que tu m’as donnés». Un lieu de
rencontre entre Dieu et l’homme, c’est ce que
nous pourrions donner comme titre tant au Tabernacle qu’à l’évangile de
Jean.
Dans
cet évangile, il n’y a pas la naissance de Christ dans ce monde envisagée
comme fils de David. Sa généalogie n’est pas retracée pour faire ressortir
son titre de Fils de l’homme. Il n’est pas question non plus du prophète
qui accompli, par son témoignage, le service de son Père ici-bas. Par contre,
nous y avons son existence avant le commencement de tout ce qui en a un. En un
mot c’est la gloire de la personne de Jésus le Fils de Dieu, au-dessus de
toute économie, une gloire développée de bien des manières en grâce, mais
qui est toujours elle-même.
L’évangile
du disciple bien-aimé fait connaître ce que le Seigneur est en nous, révélant
en même temps que nous avons part à toutes les bénédictions qui découlent
de ce qu’Il est, quand il est manifesté de manière à les communiquer.
C’est l’évangile de la divinité de Christ ; les paroles de l’évangile
de Jean défendent la divinité et la personnalité du Fils de Dieu et cela
quelles que soient les attaques des hommes par leurs raisonnements et leurs pensées.
Jean ne montre pas l’homme dans le ciel, mais Dieu dans l’homme sur la
terre, ce qui est divin ici-bas.
Dans
l’ensemble de cet évangile, Israël est considéré comme rejeté. La haute
critique s’est aussi attaqué à cet évangile; en effet, le Jésus historique
est contredit. On persuade qu’il faut lire les évangiles d’une façon
mythique, que les évangélistes ont écrit uniquement leur propre impression
après la mort de Jésus, etc. On a tout découpé, tout superposé, tout voulu
détruire, mais le roc est là et la foi aussi.
Oter
le péché et baptiser du Saint Esprit va de pair pour le croyant. Ainsi en
est-il de l’Eglise. Négliger l’une ou l’autre de ces parties affaiblit le
tout. Quant au sujet de la lumière, c’est bien différent dans le monde
physique. La nuit disparaît devant la lumière. On peut être comme Jean, une
lumière. Mais Christ est la lumière.
Cet évangile
présente aussi toutes les formes des relations du Fils avec les hommes et tous
les moyens par lesquels il établit ses relations, par exemple, la mort. Cet évangile
est très méthodique et contient beaucoup plus de théologie que d’histoire.
Dès le début, l’év. de Jean a un caractère spécial, en dehors des
dispensations. Dieu y est manifesté, manifesté au ch. 1, 1-2, qui présente l’existence absolue, éternelle, et
distincte de la personne du Fils.
Chapitre 1
1 Au commencement était la
Parole*;
et la Parole était auprès de Dieu; et la Parole était Dieu. 2 Elle*
était au commencement auprès de Dieu. 3 Toutes choses furent faites
par elle, et sans elle pas une seule chose ne fut faite de ce qui a été fait. 4
En elle était [la] vie, et la vie était la lumière des hommes*.
5 Et la lumière luit dans les ténèbres; et les ténèbres ne
l’ont pas comprise.
6 Il y eut un homme envoyé de
Dieu; son nom était Jean. 7 Celui-ci vint pour [rendre] témoignage,
pour rendre témoignage de*
la lumière, afin que tous crussent par lui. 8 Lui n’était pas la
lumière, mais pour rendre témoignage de*
la lumière: 9
la vraie lumière était celle, qui, venant dans le monde, éclaire*
tout homme. 10 Il*
était dans le monde, et le monde fut fait par lui; et le monde ne l’a pas
connu. 11 Il vint chez soi*;
et les siens ne l’ont pas reçu. 12 Mais à tous ceux qui l’ont
reçu, il leur a donné le droit d’être*
enfants de Dieu, [savoir] à ceux qui croient en son nom; 13 lesquels
sont nés, non pas de sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de
l’homme, mais de Dieu.
14 Et la Parole devint chair,
et habita*
au milieu de nous (et nous vîmes sa gloire, une gloire comme d’un fils unique
de la part du Père) pleine**
de grâce et de vérité; 15 — Jean rend témoignage de lui, et a
crié, disant: C’était
celui-ci duquel je disais: Celui qui vient après
moi prend place avant moi; car il était avant moi; 16 — car, de sa
plénitude, nous tous nous avons reçu, et grâce sur grâce. 17 Car
la loi a été donnée par Moïse; la grâce et la vérité vinrent par Jésus
Christ. 18 Personne ne vit jamais Dieu; le Fils unique, qui est dans
le sein du Père, lui, l’a fait connaître.
19 Et c’est ici le témoignage
de Jean, lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem des sacrificateurs et des lévites,
pour lui demander: Toi, qui
es-tu? 20 Et il confessa, et ne nia pas, et confessa:
Moi, je ne suis pas le Christ. 21 Et ils lui demandèrent:
Quoi donc? Es-tu Élie?
Et il dit: Je ne le suis pas. Es-tu le prophète?
Et il répondit: Non. 22 Ils lui
dirent donc: Qui es-tu, afin que nous donnions
réponse à ceux qui nous ont envoyés? Que dis-tu de toi-même? 23
Il dit: Moi, je suis la voix de celui qui crie
dans le désert: Faites droit le chemin du
*Seigneur, comme dit Ésaïe le prophète [Ésaïe
40:3]. 24
Et ils avaient été envoyés d’entre les pharisiens. 25 Et ils
l’interrogèrent et lui dirent: Pourquoi donc
baptises-tu, si tu n’es ni le Christ, ni Élie, ni le prophète? 26
Jean leur répondit, disant: Moi, je baptise
d’eau; [mais] au milieu de vous il y en a un que vous ne connaissez pas, 27
celui qui vient après moi, duquel moi je ne suis pas digne de délier la
courroie de la sandale. 28 Ces choses arrivèrent à Béthanie*,
au delà du Jourdain, où Jean baptisait.
29 Le lendemain, il voit Jésus
venant à lui, et il dit: Voilà
l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde! 30 C’est de
celui-ci que moi, je disais: Après moi vient
un homme qui prend place avant moi, car il était avant moi. 31 Et
pour moi, je ne le connaissais pas; mais afin qu’il fût manifesté à Israël,
à cause de cela, je suis venu baptiser d’eau.
32 Et Jean rendit témoignage,
disant: J’ai vu l’Esprit
descendant du ciel comme une colombe, et il demeura sur lui. 33 Et
pour moi, je ne le connaissais pas; mais celui qui m’a envoyé baptiser
d’eau, celui-là me dit: Celui sur qui tu
verras l’Esprit descendre, et demeurer sur lui, c’est celui-là qui baptise
de* l’Esprit
Saint. 34 Et moi, j’ai vu et j’ai rendu témoignage que celui-ci
est le Fils de Dieu.
35 Le lendemain encore, Jean se
tint là, et deux de ses disciples; 36 et regardant Jésus qui
marchait, il dit: Voilà
l’agneau de Dieu! 37 Et les deux disciples l’entendirent parler,
et ils suivirent Jésus. 38 Et Jésus se retournant, et voyant
qu’ils le suivaient, leur dit: 39
Que cherchez-vous? Et ils lui dirent: Rabbi (ce
qui, interprété, signifie maître*), où demeures-tu? 40
Il leur dit: Venez et voyez. Ils allèrent
donc, et virent où il demeurait; et ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là:
c’était environ la dixième heure*.
41 André, le frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui
avaient ouï parler [de lui] à Jean, et qui l’avaient suivi. 42
Celui-ci trouve d’abord son propre frère Simon, et lui dit:
Nous avons trouvé le Messie (ce qui, interprété, est Christ*).
43 Et il le mena à Jésus. Jésus, l’ayant regardé, dit:
Tu es Simon, le fils de Jonas; tu seras appelé Céphas (qui est interprété
Pierre*).
44 Le lendemain, il voulut
s’en aller en Galilée. Et Jésus trouve Philippe, et lui dit:
Suis-moi.
45 Or Philippe était de Bethsaïda,
de la ville d’André et de Pierre. 46 Philippe trouve Nathanaël et
lui dit: Nous avons trouvé
celui duquel Moïse a écrit dans la loi et duquel les prophètes ont écrit, Jésus,
le fils de Joseph, qui est de Nazareth. 47 Et Nathanaël lui dit:
Peut-il venir quelque chose de bon de Nazareth?
Philippe lui dit: Viens et vois. 48
Jésus vit Nathanaël venir vers lui, et il dit de lui:
Voici un vrai*
Israélite, en qui il n’y a pas de fraude.
49 Nathanaël lui dit:
D’où me connais-tu? Jésus répondit et lui
dit: Avant que Philippe t’eût appelé, quand
tu étais sous le figuier, je te voyais. 50 Nathanaël répondit et
lui dit: Rabbi, tu es le Fils de Dieu; tu es le
roi d’Israël. 51 Jésus répondit et lui dit:
Parce que je t’ai dit que je te voyais sous le figuier, tu crois? tu verras de
plus grandes choses que celles-ci. 52 Et il lui dit:
En vérité, en vérité, je vous dis: Désormais
vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu montant et descendant sur le
fils de l’homme.
v. 1 : ou : le Verbe (mot masculin dans l’original). / v. 2 : ou : Il (le Verbe). / v. 4 ou aussi : la lumière des hommes était la vie. / v. 7, 8 : ou : touchant. / v. 9 : ou : est lumière à. / v. 10 : c. à d. la Parole [le Verbe] qui était lumière. / v. 11 : au milieu de son peuple. / v. 12 : être, devenir, c. à d. prendre cette place. / v. 14* : proprement : dressa tabernacle. / v. 14** : pleine se rapporte à la Parole. / v. 28 : non pas le village proche de Jérusalem (11:1 ; 12:1,…), mais une localité sur la rive gauche du Jourdain, appelée aussi Béthabara. / v. 33 : litt.: dans./ v. 39 : ici, et ailleurs souvent : celui qui enseigne. / v. 40 : c. à d. vers la fin de la journée (divisée en douze heures). / v. 42 : ou : Oint ; voir Psaume 2:2, 6 ; Matthieu 1:16. / v. 43 ou : pierre. / v. 48 : litt.: vraiment.
|
Chapitre
1 : la personne et l’œuvre de Christ. Jean le baptiseur ; les
premiers disciples de Jésus |
|||
|
Versets
01 à 14
La Parole faite chair; vie et lumière |
|||
|
Dans
Jean |
Voir
Matthieu |
Voir
Marc |
Voir
Luc |
|
v.
19 à 28 / an 27 |
Ch.
03 v. 01 à 12 |
Ch.
01 v. 01 à 08 |
Ch.
03 v. 01 à 18 |
|
v.
29 à 34 / an 27 |
Ch.
03 v. 13 à 17 |
Ch.
01 v. 09 à 11 |
Ch.
03 v. 21 à 23a |
Ce chapitre 1 commence par la nature divine de Jésus. Dès ce chapitre, les
Juifs sont traités comme réprouvés et tous les élus sont reconnus. L’œuvre
de Jésus se trouve dans ce chapitre. Il mettra le monde en ordre. La réalisation
en sera dans les nouveaux cieux et la nouvelle terre. Jésus baptise du Saint
Esprit. Notre notre relation avec Dieu nous est ainsi connue et l’amour du Père
nous fait pénétrer dans les choses célestes. La
fin du chapitre nous présente un autre point en Nathanaël, le résidu pieux
reconnaît en Jésus l’objet de la promesse juive développée au Ps. 2.
La réponse du Seigneur ouvre la voie à une espérance plus étendue selon le
Ps. 8 où il est comme Fils de
l’homme établi de Dieu sur les œuvres de ses mains. Ce fait laisse une
empreinte tout le long de cet évangile.
Ainsi :
1. Il est Dieu dans son
existence éternelle
2. Dans sa nature,
divin
3. Dans sa personne, distinct
Versets 01 à 14
La Parole faite chair; vie et lumière
Dans les v. 1-3: la Parole dans sa nature d’une manière abstraite. Dans les
v. 4-5: la manifestation de la lumière divine parmi les hommes avec la conséquence
de cette manifestation, c’est-à-dire la vie.
Dans les v. 10-13, comment Jésus a-t-il a été reçu là où il s’est présenté
ainsi. La partie générale qui se rapporte à sa nature, se termine ici. Quant
à l’état abstrait, il se termine au v. 5. Puis le sujet de la lumière sert d’introduction à l’évangile.
Ce chapitre, avec les chapitres 2 et 3 sont préliminaires.
Le chapitre 1 est toutefois à part.
Il nous présente la personne et l’œuvre de Christ.
Au v. 5, le monde n’a pas reconnu son créateur
qui est pourtant le Fils de Dieu;.
au v. 12, la Parole, le Fils de Dieu,
l’Agneau de Dieu, celui qui baptise du Saint Esprit, selon Ps. 2, le Fils de Dieu, roi d’Israël, selon Ps. 8 le Fils de l’homme que les anges servent. En un mot, il est
Dieu, la vie, la lumière.
Quant aux temps,
cet évangile commence avant la Genèse qui nous donne l’histoire du monde
dans le temps, et Jean, l’histoire de la Parole qui existait dans l’éternité.
«Avant que le monde fût». Cette parole qui était, et qui est, n’a donc pas
commencé à exister.
Au v. 3, il y a des choses qui ont un
commencement. C’est de Lui qu’elles tirent leur origine. Cela ressort
clairement, absolument. L’acte de créer caractérise la Parole, mais il y a
autre chose. Il y a ce qui est en Lui. La création a été faite par Lui, mais
n’existe pas en Lui. En Lui, c’est la vie (v.4).
Cette vie est entièrement identifiée avec la lumière des hommes. Il y a donc
un témoignage dans la nature divine, un rapport immédiat avec les hommes. Au v.
5 cette lumière brillait dans ce qui était dans sa nature. La
Parole révèle la vérité de la part de Dieu et dénonce toute erreur de
l’esprit humain. L’esprit humain fait partie ici des ténèbres. L’erreur
est révélée par le fait que la vie était la lumière. Ce sujet est contenu
dans les v. 8++.
Dès le v. 6 nous avons celui qui introduit Jésus,
c’est-à-dire Jean et son service. V.7: il
est important de remarquer comment l’esprit passe de la nature divine et éternelle
de la Parole, existant avant toutes choses, d’avec la manifestation de la
Parole faite chair dans ce monde, dans la personne de Jésus. Jusqu’à la
fin du v. 13, nous trouvons d’une manière
abstraite ce que Christ était en Lui-même, de toute éternité, et aussi que
l’homme était ténèbres.
A partir du v. 14, pour ainsi dire, nous
repartons à zéro avec Jésus présent sur la terre, avec ce que la Parole
devint et non pas ce qu’elle était. Oui la Parole devint chair. Elle a été
faite chair et a demeuré parmi nous dans la plénitude de la grâce et de la vérité.
Il y a la parfaite expression de Dieu adaptée à tout ce qui se trouve dans
l’homme. C’est plus que la lumière qui dévoile toute chose, c’est
l’expression de ce que Dieu est. Mais l’état de l’homme était tel
qu’il a fallu la mort du Seigneur pour que nous puissions avoir part à la bénédiction.
·
v. 7
- dans la révélation
abstraite de la nature de la Parole
·
v. 15
- ce témoignage à l’égard
de la manifestation en chair
·
v. 19
- à la gloire de sa
personne
·
v. 29
- à son œuvre et à
ce qui suit cette œuvre
·
v. 36
- au temps d’alors
comme venant dans le résidu
Il
y a également une grande vérité en deux parties en rapport avec la Parole qui
était avec Dieu et qui est Dieu et qui a été faite chair (première partie),
et puis celui qui a été vu sur la terre avait la gloire d’un fils unique de
la part du Père (deuxième partie). De cela découle deux conséquences:
1. la grâce et la vérité
– elles ne sont pas déclarées mais venues par Jésus Christ. La présence de
Christ dévoile tout.
2. Le Fils unique révèle
Dieu et le révèle comme connu de Lui-même. C’est lié à la révélation de
la grâce.
Mais
il y a, dans les v. 14++ encore bien des
instructions.
Versets 15 à 31
Témoignage de Jean-Baptiste
En Jésus nous avons reçu grâce sur grâce. La grâce donne et se donne.
C’est différent de la vérité qui luit, cette vérité qui met chaque chose
à sa place moralement et dans sa nature. En comparant les v.
14 et 18 il ressort que le titre du Fils unique de la part du Père est:
-
le caractère de sa gloire
ici-bas
-
ce qu’il était, ce
qu’il a été, ce qu’il est toujours
Il
était avant Jean tout en venant après lui. Il a apporté dans ce monde et dans
sa personne ce qui est d’une nature et d’un caractère entièrement différents
que la loi donnée par Moïse. Voilà donc le Seigneur manifesté sur la terre,
suivent ses rapports avec les hommes, les positions qu’il a prises, les caractères
qu’il revêt parmi les hommes, alors les desseins de Dieu et le témoignage de
la Parole.
Remarquons encore qu’au v. 16 il ne dit pas
vérité sur vérité, parce que l’on apprend la vérité que partiellement.
Quant au sens du v. 17 c’est que la grâce
et la vérité vinrent par Lui, car elles sont une seule choses, ce qui est différent
d’une même chose. On ne peut pas connaître Dieu en dehors de Jésus car
autrement tous les hommes seraient immédiatement condamnés.
Dans les v. 19 à 28, il y a une sorte
d’introduction, où, à la demande des sacrificateurs et des lévites, Jean
rend compte de lui-même et par cette occasion parle de la différence entre lui
et le Seigneur qui est premièrement en vue. Jean, c’est la voie dont Esaïe a
parlé. L’Eternel venait. C’est de Lui dont Jean parle.
Dans les v. 29 à 34 il y a le témoignage
direct de Jean, c’est quand il voit Jésus venir à lui. Jean le désigne, non
comme le Messie, mais dans toute l’étendue de son œuvre. C’est l’Agneau
de Dieu qui ôte le péché, c’est-à-dire qu’il restaure non pas tous les méchants
mais les bases des relations du monde avec Dieu. Dans les nouveaux cieux et la
nouvelle terre, il ne sera plus question des péchés. L’œuvre de Christ sera
la base de ces relations futures. L’Agneau
immolé est l’Eternel lui-même. Jean n’a pas connu l’Agneau
personnellement, mais il est
l’unique but de cette mission. Mais ce n’est pas tout.
Dans les v. 19-34, ôter le péché, baptiser
du Saint Esprit, voilà les deux parties de l’œuvre de Christ. Christ n’a
pas été baptisé du Saint Esprit mais il l’a reçu en vertu de sa personne
et pour nous, c’est en vertu de son œuvre.
Versets 32 à 52
Les premiers disciples
Au v. 32, la Parole s’était faite homme.
Comme homme il a reçu la plénitude de l’Esprit qui est descendu sur Lui et y
est demeuré. L’homme scellé de la part du Père doit lui-même baptiser de
l’Esprit Saint (v. 33). Par la
descente de l’Esprit, Jean rend témoignage à un autre caractère: celui du
Fils de Dieu, v. 34. Il existe comme homme
mais il est Fils de Dieu.
Dès le v. 35 arrive ce que l’on pourrait
appeler l’exercice et l’effet direct du ministère du baptiseur dans ce
temps là. Mais c’est toujours de l’Agneau qu’il parle, car l’œuvre
de cet agneau est l’objet des desseins du propos arrêté de Dieu.
L’accomplissement de cela fait l’objet de cet évangile. Ensuite, l’effet
du témoignage de Jean, c’est de suivre Jésus à sa demeure (v.
37-40).
Jean attache le résidu à Jésus, centre de rassemblement, mais ces deux
disciples ne vont pas plus loin que de reconnaître Jésus comme Messie. C’est
un fait intéressant. En recevant Jésus, on reçoit tout ce qu’il est bien
qu’à l’abord, on ne voit en Lui, que ce qui est point le moins élevé de
sa gloire (v. 42). Mais Jésus, Lui, connaît
à fond (v. 43). Il peut alors annoncer le
caractère de Simon aussitôt qu’il arrive auprès de Lui; il lui donne alors
son propre nom; c’est un acte d’autorité qui désigne Jésus comme Chef et
centre de tout le système.
Dans les v. 38-44 Christ est un centre de
rassemblement. Toutefois, le repos n’est pas atteint. Il faut le suivre.
Christ trace un chemin bien défini à travers le monde où le repos n’est pas
car le péché s’y trouve. C’est différent d’Eden et du ciel.
Dans les v. 44++, il y a le témoignage immédiat
de Christ lui-même et des siens. En Nathanaël, qui rejette de prime à bord Jésus,
le type du résidu des derniers jours est démontré. Dans les v. 29-34, avant
le temps du résidu, il y avait le témoignage de l’évangile de la grâce.
Nathanaël, lui, refuse et repousse d’abord le méprisé du peuple et, sous le
figuier, figure d’Israël ne portant aucun fruit sous l’ancienne alliance,
Nathanaël devient la figure du résidu vu et connu du Seigneur en rapport avec
Israël.
Alors au v. 50 Jésus est reconnut comme Fils
de Dieu et Roi d’Israël. C’est la foi formelle du résidu d’Israël épargné
aux derniers jours, selon Ps. 2. Puis au v. 52, ceux qui
recevront ainsi Jésus verront encore des choses plus grandes. Les anges de Dieu
lui-même seront au service du Fils de l’homme. Celui qui est reconnu par le résidu
comme Fils de Dieu se déclare lui-même Fils de l’homme, en humiliation et en
vérité, mais aussi objet du service des anges de Dieu. «Voilà l’Agneau de
Dieu»: quel effet! plus que l’exposé doctrinal! Au v.
49, le figuier est donc toujours la figure d’Israël maudit plus tard.
Au
v. 35, il y a un premier jour, qui est le lendemain du v. 29, ce premier jour
c’est le témoignage de Jean Baptiste. Et le deuxième jour, au v. 44, c’est
le témoignage de Jésus dans le résidu, jusqu’à la fin.
Et enfin un troisième jour au ch. 2,
qui est le millénium.
Répétons
que ce ch. 1 nous présente tous les
noms qui nous disent ce que Christ est dans sa propre personne. Nous n’y avons
pas les noms de relations.
Chapitre
2
1 Et le troisième jour, il y
eut une noce à Cana de Galilée, et la mère de Jésus était là.
2 Et Jésus fut aussi convié
à la noce, ainsi que ses disciples. 3 Et le vin étant venu à
manquer, la mère de Jésus lui dit:
Ils n’ont pas de vin. 4 Jésus lui dit:
Qu’y a-t-il entre moi et toi, femme? Mon heure n’est pas encore venue. 5
Sa mère dit aux serviteurs: Faites tout ce
qu’il vous dira. 6 Or il y avait là six vaisseaux de pierre, pour
tenir de l’eau, placés là selon [l’usage de] la purification des Juifs,
pouvant recevoir chacun deux ou trois mesures*.
7 Jésus leur dit: Emplissez d’eau
les vaisseaux. Et ils les emplirent jusqu’au haut. 8 Et il leur dit:
Puisez maintenant, et portez-en au maître d’hôtel. Et ils lui en portèrent.
9 Mais lorsque le maître d’hôtel eut goûté l’eau qui était
devenue du vin, et qu’il ne savait point d’où celui-ci venait*
(mais les serviteurs qui avaient puisé l’eau le savaient), le maître d’hôtel
appelle l’époux, et lui dit: 10
Tout homme sert le bon vin le premier, et puis le moindre, après qu’on a bien
bu; toi, tu as gardé le bon vin jusqu’à maintenant. 11 Jésus fit
ce commencement de [ses] miracles*
à Cana de Galilée, et il manifesta sa gloire; et ses disciples crurent en lui.
12 Après cela, il descendit à
Capernaüm, lui et sa mère et ses frères et ses disciples; et ils y demeurèrent
peu de jours.
13 Et la Pâque des Juifs était
proche, et Jésus monta à Jérusalem. 14 Et il trouva dans le temple*
les vendeurs de bœufs et de brebis et de colombes, et les changeurs qui y étaient
assis. 15 Et ayant fait un fouet de cordes, il les chassa tous hors
du temple, et les brebis et les bœufs; et il répandit la monnaie des changeurs
et renversa les tables. 16 Et il dit à ceux qui vendaient les
colombes: Ôtez ces choses
d’ici; ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. 17
[Et] ses disciples se souvinrent qu’il est écrit: «Le zèle de ta maison me
dévore» [Psaume
69:9]. 18
Les Juifs donc répondirent et lui dirent: Quel
miracle nous montres-tu, que tu fasses ces choses? 19 Jésus répondit
et leur dit: Détruisez ce temple*,
et en trois jours je le relèverai. 20 Les Juifs donc dirent:
On a été quarante-six ans à bâtir ce temple, et toi, tu le relèveras en
trois jours! 21
Mais lui parlait du temple de son corps. 22 Lors donc qu’il fut
ressuscité d’entre les morts, ses disciples se souvinrent qu’il avait dit
cela; et ils crurent à l’écriture, et à la parole que Jésus avait dite.
23 Et comme il était à Jérusalem,
à la Pâque, pendant la fête, plusieurs crurent en son nom, contemplant les
miracles qu’il faisait. 24 Mais Jésus lui-même ne se fiait pas à
eux, parce qu’il connaissait tous [les hommes], 25 et qu’il
n’avait pas besoin que quelqu’un rendît témoignage au sujet de l’homme;
car lui-même connaissait ce qui était dans l’homme.
v.
6 : soit : chacun une
centaine de litres environ. / v. 9 :
litt.: est. / v.
11 : litt.: signes (ainsi, dans
tout l’évangile de Jean).
/ v. 14 : l’enceinte extérieure, le parvis ; voir
note Matthieu 4:5. / v. 19 :
la maison même (ici, et versets 20,
21 : = l’habitation même de Dieu) ; voir
la note, Matthieu 23:16
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Chapitre 2 : la noce de Cana de Galilée ; Jésus à Jérusalem |
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Versets 01 à 11
La noce à Cana de Galilée |
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Dans Jean |
Les récits de ce chapitre sont propres à l’év selon Jean |
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v.
01 à 11 / an 27 |
Premier
miracle : l’eau changée en vin |
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v.
12
/ an 27 |
Christ
se rend à Capernaüm |
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v.
13 à 25 / avril 27 |
Première
Pâque. Les vendeurs chassés du temple |
Au chapitre
2 il y a un troisième jour. Il
est là, à l’occasion de ce mariage, au cours duquel il y a un premier
miracle. C’est ce vin de la joie de ces noces. Puis Jésus purifie le temple
en exécutant le jugement sur tous ceux qui le profanent. Ce
sont les deux choses qui caractérisent la position millénaire du Seigneur.
Ces faits sont historiques mais ont une portée plus grande que la simple
histoire. Au v. 1 pourquoi est-il précisé: le
troisième jour … le troisième jour après quoi? … évidemment après les
deux premiers jours, c’est-à-dire après les témoignages de Jean et de Jésus.
Au troisièrme jour, la bénédiction et le jugement s’accomplissent. En Galilée,
où le résidu avait pris place, il y a de la bénédiction. C’est ce lieu béni
dont fait part Esaïe au chapitre neuvième. Quant à Jérusalem, dans cette
phase historique, c’est le lieu du jugement.
Dans les v.
3 et 4, il y a ce fait entre la mère de Jésus et Jésus. En vertu de
l’expression de sa relation naturelle avec Israël, Jésus traite sa mère de
manière différente; c’est une femme. La mère de Jésus, c’était Israël;
cela en envisageant le sauveur comme né sous la loi. Jésus se distance donc de
sa mère pour accomplir la bénédiction. Pour ce moment historique, cette bénédiction
n’était que pour le résidu en Galilée mais quand il reviendra ce sera pour
Israël la vraie bénédiction, la joie à la fin. Jésus demeure encore avec sa
mère mais, quant à son œuvre, c’est-à-dire son miracle, il ne la reconnaît
pas.
Ce chapitre ne présente pas
les noces de l’Agneau mais les noces du roi. Au Psaume 45, qui présente également
le jugement, relevons cette bénédiction:
(Psaumes 45:10-11) «Écoute, fille! et vois, et incline ton oreille; et oublie
ton peuple et la maison de ton père; Et le roi désirera ta beauté, car il est
ton seigneur: adore-le.»
Au v.
4: l’heure venue. Dans l’évangile
de Jean ces mots expriment toujours la mort de Jésus. Le changement d’eau en
vin manifeste la gloire du Seigneur dans le premier miracle qu’il fit. Ce sont
les v. 6 à 11.
Dès le premier jour de l’œuvre de Jésus nous voyons non seulement
des âmes attirées vers Lui, mais encore d’autres appelées à le suivre.
Remarquons que dans ce souper tout se passe en dehors de la salle du festin et
rien ne nous est dit des époux. Ce que nous savons d’eux, c’est qu’ils
avaient eu l’heureuse idée d’inviter Jésus et ses disciples. Nous ne goûtons
les joies spirituelles que dans la mesure où nous pratiquons d’abord le
jugement de nous-mêmes, type de l’eau de la purification changée en vin. Le
bon vin à la fin c’est l’image de notre avenir glorieux en contraste avec
l’homme qui jouit de la vie alors qu’il possède toutes ses facultés mais
qui n’a rien en réserve pour l’avenir. Ainsi dans les v. 6 à 9 Jésus
change l’eau de la purification en vin de joie. Il fallait avant tout la
purification pour qu’il puisse être avec Dieu et quand le Seigneur est là,
tout est changé en joie, le bon vin gardé jusque là.
Versets 13 à 25. Pour purifier le temple, le Seigneur se présente
comme Fils de Dieu. La preuve qu’il donne de la gloire de sa personne et de
ses droits divins c’est sa résurrection. Remarquons que Dieu était en Jésus
et non pas dans le temple. D’une part le temple était vide et d’autre part
le corps de Jésus était maintenant le vrai temple. Dans cette partie de l’évangile,
la révélation terrestre de Christ est terminée. Cette révélation va
jusqu’à sa mort. Ce chapitre deux nous présente le millénium. Le
chapitre trois va nous occuper de l’œuvre accomplie en nous et pour nous.
Au v.
23, il est manifeste que les miracles opérés par Jésus ont pour effet
de convaincre beaucoup de gens au niveau de leur intelligence naturelle. Une vérité
se dévoile. C’est que l’homme, dans son état naturel est réellement
incapable de recevoir les choses de Dieu. En effet, bien que l’homme puisse être
convaincu, ni sa volonté, ni sa nature n’était pour autant changée. Quand
l’épreuve serait là, alors l’homme se montrerait tel qu’il est, un
ennemi de Dieu. La vie et la mort de Jésus en ont été la démonstration. Ce
v. 23, avec les deux suivants, introduisent une chose nouvelle. C’est que
l’histoire du Seigneur, qui va jusqu’au millénium, fait place à l’homme
qui croit, mais qui croit comment? Le ch. 3
va montrer ce que veut dire vraiment: croire. Croire n’est pas seulement une
question de sincérité, d’éducation ou d’intelligence, comme le suggère
la fin du ch. 2. Ce qu’il faut, c’est la vie nouvelle qui est au dehors de
l’homme, et cette vie n’est qu’en Christ. Il est la vie éternelle, le
sacrifice pour le péché. En Eden, l’homme tombe seul sous le rapport de la
responsabilité et fut déchu de la vie. Christ fait face au manquement de
l’homme sous le rapport de la responsabilité et donne la vie.
Dans cet évangile, tout est
en rapport avec la gloire de la personne divine du Seigneur. C’est Lui qui relèvera
le temple. Son corps, que les juifs croiront avoir détruit, ressuscitera le
troisième jour. Dans les autres évangiles, la purification du temple a lieu
après l’entrée triomphale du Seigneur à Jérusalem.
Mais dans l’évangile de
Jean, dans les deux premiers chapitres, nous avons un tableau synoptique de ce
que le Seigneur accomplit sur la terre depuis son introduction par Jean le
Baptiseur jusqu’à l’établissement de son règne. C’est pourquoi ce
tableau se termine tout naturellement par la purification du temple qui aura
lieu au commencement du règne. Et au v. 23 il y a profession de croire. Mais il
y a «croire et croire». On croit à cause des miracles, mais il n’y a pas
action sur la conscience. La suite de cet évangile démontrera vraiment ce que
signifire CROIRE. A cet égard, le chapitre troisième est de toute
importance.
Chapitre
3
1 Mais il y avait un homme
d’entre les pharisiens, dont le nom était Nicodème, qui était un chef des
Juifs. 2 Celui-ci vint à lui de nuit, et lui dit:
Rabbi, nous savons que tu es un docteur*
venu de Dieu; car personne ne peut faire ces miracles que toi tu fais, si Dieu
n’est avec lui. 3 Jésus répondit et lui dit:
En vérité, en vérité, je te dis: Si
quelqu’un n’est né de nouveau*,
il ne peut voir le royaume de Dieu. 4 Nicodème lui dit:
Comment un homme peut-il naître quand il est vieux? Peut-il entrer une seconde
fois dans le sein de sa mère et naître? 5
Jésus répondit: En vérité, en vérité, je
te dis: Si quelqu’un n’est né d’eau et
de l’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. 6 Ce qui
est né de la chair est chair; et ce qui est né de l’Esprit est esprit. 7
Ne t’étonne pas de ce que je t’ai dit: Il
vous faut être nés de nouveau. 8 Le vent*
souffle où il veut, et tu en entends le son; mais tu ne sais pas d’où il
vient, ni où il va: il en est ainsi de tout
homme qui est né de l’Esprit. 9 Nicodème répondit et lui dit:
Comment ces choses peuvent-elles se faire? 10
Jésus répondit et lui dit: Tu es le docteur*
d’Israël, et tu ne connais pas ces choses? 11
En vérité, en vérité, je te dis: Nous
disons ce que nous connaissons, et nous rendons témoignage de ce que nous avons
vu, et vous ne recevez pas notre témoignage. 12 Si je vous ai parlé
des choses terrestres, et que vous ne croyiez pas, comment croirez-vous, si je
vous parle des choses célestes? 13
Et personne n’est monté au ciel, sinon celui qui est descendu du ciel, le
fils de l’homme qui est dans le ciel. 14 Et comme Moïse éleva le
serpent* dans
le désert, ainsi il faut que le fils de l’homme soit élevé, 15
afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle.
16 Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique,
afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle.
17 Car Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde afin qu’il
jugeât le monde, mais afin que le monde fût sauvé par lui. 18
Celui qui croit en lui n’est pas jugé, mais celui qui ne croit pas est déjà
jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu. 19
Or c’est ici le jugement, que la lumière est venue dans le monde, et que les
hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, car leurs œuvres étaient
mauvaises; 20 car quiconque fait des choses mauvaises hait la lumière,
et ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient reprises; 21
mais celui qui pratique la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres
soient manifestées, qu’elles sont faites en Dieu.
22 Après ces choses, Jésus
vint dans le pays de Judée, et ses disciples [avec lui]; et il séjourna là
avec eux, et baptisait. 23 Et Jean aussi baptisait en Énon, près de
Salim, parce qu’il y avait là beaucoup d’eau; et on venait, et on était
baptisé. 24 Car Jean n’avait pas encore été jeté en prison. 25
Il y eut donc une discussion entre quelques-uns des disciples de Jean et un
Juif, touchant la purification. 26 Et ils vinrent à Jean, et lui
dirent: Rabbi, celui qui était
avec toi au delà du Jourdain, à qui tu as toi-même rendu témoignage, voilà,
il baptise, et tous viennent à lui. 27 Jean répondit et dit:
Un homme ne peut rien recevoir, à moins qu’il ne lui soit donné du ciel. 28
Vous-mêmes, vous me rendez témoignage que j’ai dit:
Ce n’est pas moi qui suis le Christ, mais je suis envoyé devant lui. 29
Celui qui a l’épouse est l’époux; mais l’ami de l’époux, qui assiste
et l’entend, est tout réjoui*
à cause de la voix de l’époux; cette joie donc, qui est la mienne, est
accomplie. 30 Il faut que lui croisse, et que moi je diminue. 31
Celui qui vient d’en haut est au-dessus de tous*.
Celui qui est de**
la terre est de la terre, et parle [comme étant] de la terre. Celui qui vient
du ciel est au-dessus de tous*;
32 [et] de ce qu’il a vu et entendu, de cela il rend témoignage;
et personne ne reçoit son témoignage. 33 Celui qui a reçu son témoignage,
a scellé* que
Dieu est vrai; 34 car celui que Dieu a envoyé parle les paroles de
Dieu, car Dieu ne donne pas l’Esprit par mesure. 35 Le Père aime
le Fils, et a mis*
toutes choses entre ses mains. 36 Qui croit au Fils a la vie éternelle;
mais qui désobéit*
au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui.
v. 2, 10 : ailleurs : maître (maître qui enseigne). / v. 3 : non seulement de nouveau, mais entièrement à nouveau, comme d’une nouvelle source et origine de vie ; comparer Luc 1:3 : «depuis le commencement». / v. 8 : le même mot est aussi traduit par Esprit dans les versets 5 à 8. / v. 14 : voir Nombres 21:6-9. / v. 29 : litt.: se réjouit avec joie. / v. 31* : ou : de tout. / v. 31** : de (dans tout le verset) avec le sens de ayant par nature son origine ici-bas. / v. 33 : reconnaît par sa certitude personnelle./ v. 35 : litt.: donné. / v. 36 : ou : ne croit pas.
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Chapitre 3 : Nicodème; Jean le baptiseur |
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Versets 01 à 13
La nouvelle naissance |
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Autres |
En
grandes lignes, ce chapitre comprend les grands principes qui forment la base de
nos relations avec Dieu: une nouvelle naissance et
la croix. La croix juge Israël comme nation malgré le fait qu’elle
sera rétablie. D’autre part, pour ce qui est nécessaire aux hommes, les
choses célestes sont introduites car l’histoire du Messie est terminée. En
effet, le fils de l’homme crucifié, et le fils de l’homme donné en amour,
met fin à son histoire comme Messie vivant des Juifs. Il s’agit désormais du
fils de l’homme crucifié. La venue du Seigneur sort pour ainsi dire du
domaine de la promesse pour devenir l’épreuve de l’homme par la
manifestation de Dieu comme lumière. Ensuite, nous voyons que son témoignage
consiste à parler de la part de Dieu. Comme Fils, il était aimé du Père qui
avait mis toutes choses entre ses mains. Une fois entrés dans cette sphère
plus vaste, nous trouvons un point de contact entre l’homme et Dieu, c’est
de croire au Fils. Ici le juif et le gentil ne sont rien. Celui qui croit à la
vie éternelle et celui qui ne croit pas au Fils ne verra pas la vie, mais la
colère de Dieu demeure sur lui.
Versets 01 à 13
La nouvelle naissance
La fin du ch. 2 mentionne que plusieurs crurent en son nom, contemplant les
miracles qu’il faisait. C’est une conviction oiseuse. Mais un homme veut
aller au-delà. C’est Nicodème. Sa conscience est atteinte. Le témoignage de
Jésus avait produit des besoins dans son cœur. Nicodème ne connaît pas
encore la grâce mais il y a un changement total en lui. Il ne connaît rien de
la vérité, mais il a vu qu’elle est en Jésus. Il
a instinctivement la conscience que le monde lui sera opposé et il vient de
nuit. Le cœur craint le monde aussitôt qu’il a affaire à Dieu, car le monde
lui est opposé puisque l’amitié du monde est inimitié contre Dieu.
Nicodème avait été convaincu comme les autres par les miracles de Jésus, mais
c’est le besoin qui fait la différence entre lui et les autres. Alors Jésus,
au v. 3, lui révèle quelque chose de nouveau
car l’homme a besoin d’être renouvelé dans la source de sa nature. Ce
renouvellement est nécessaire afin de pouvoir considérer le royaume manifesté
en Jésus ici-bas. Et pour voir le royaume, il faut être né de nouveau. Deux
choses sont nécessaires: l’eau et l’esprit. Le Seigneur l’explique au v.
5. L’action de la Parole de Dieu purifie en pratique. C’est cette eau
qui purifie par la Parole de Dieu et c’est ce que signifie: être né d’eau. C’est la mort de la chair. La vraie eau
est sortie de Christ alors mort (Jean 19,
34). Il y a alors la communication d’une vie nouvelle: ce qui est né de
l’Esprit est esprit. Non pas est
l’esprit ce qui serait une incarnation de l’Esprit de Dieu. Mais
cette nouvelle vie est esprit. Elle partage la nature de celui qui en est
l’origine. Et cela n’est pas seulement pour les Juifs mais pour tous les
hommes (v. 8).
Versets 14 à 16
La vie éternelle
Dans cette section, l’élévation du Fils de l’homme sur la croix
correspond, quant à nos besoins, à la révélation des choses célestes que le
Fils a apportées ici-bas, en ce qu’il se trouve dans le ciel. Le «il faut»
des v. 14 et 15 revêt l’idée de juge qui se rattache à la culpabilité. Il
s’agit d’être devant Dieu pleinement révélé.
Quant à l’homme, v. 18 à 20, il ne veut Dieu à aucun prix. Mais le péché
de l’homme n’a pas anéanti la grâce de Dieu. Comme Fils de l’homme
Christ a pris en main la cause de l’homme et il devait en subir les conséquences,
comme en Héb. 2,
10. Pour que nous ayons part aux choses célestes, il fallait que le Fils de
l’homme soit élevé. Le Fils de l’homme est donc celui qui, comme, homme,
doit, selon les conseils de Dieu, être Chef de toutes choses, dans les cieux et
sur la terre. Ce Fils de l’homme a été élevé devant Dieu pour être fait péché.
Il ne s’agissait plus de juif ni de promesses, mais de satisfaire Dieu dans
cette position où il a porté non pas seulement la peine de la mort, mais la
malédiction et l’abandon de Dieu. En prenant cette place d’être élevé,
le Fils de l’homme était libre puisqu’il a dit : Voici je viens. Et
l’effet des souffrances et de l’œuvre du Sauveur, c’est d’être avec
Christ, comme Christ dans la gloire pour tous ceux qui croient, v. 15 et 16.
Au v. 16, en donnant son Fils unique, donc le Fils de Dieu qui par conséquent
est devenu Fils de l’homme, Dieu a aimé le monde et nous le connaissons comme
Père à la suite de cette grâce. Fils de Dieu,
Fils de l’homme, Jésus fait face à la nécessité de l’homme et révèle
ce que Dieu est.
Versets 17 à 21
La conséquence de
l’incrédulité
Il y a, dans ces versets, les conséquences de l’œuvre de Christ. Celui qui
croit n’est pas jugé. Toute la question de la responsabilité, ainsi que de
la gloire de Dieu bafouée, quant au croyant est résolue et réglée. Au ch. 1
la présentation du Fils de l’homme, de la Parole de Dieu faite chair, avait déjà
mis l’homme à l’épreuve. La question de son état était clair: l’homme
a préféré les ténèbres à la lumière. Mais Dieu est là, dans la personne
de son Fils unique, la pleine lumière (v. 18 à 20). Ici bas, l’homme, par la
conscience, reconnaît la lumière : Mais il la rejette par volonté.
C’est ce qui fait la base du jugement présent. La conscience ne supporte pas
la lumière divine. Mais si la conscience reconnaît la lumière, c’est aussi
ce qui fait la base du jugement présent et final avec Christ où il est présenté.
La fin du chapitre, dans les v. 22 et suivants constate la position relative de
Jean le Baptiseur et de Jésus Christ. La mission propre de Jean était
terrestre en rapport avec le Messie et Israël. Jean est le plus grand des prophètes
par le fait qu’il était le plus rapproché de Christ, mais il était en deçà
de la manifestation de ce qui est céleste et c’est pourquoi même le plus
petit dans le royaume de Dieu est plus grand que Jean. Le voile est déchiré.
On jouit déjà de la présence de Dieu. En rapport avec les v. 11 à 21
remarquons encore que tout ce que Dieu est dans sa nature a été manifesté en
Christ en contraste avec l’homme. Et à la lecture des v. 20 et 21 veillons
pour demeurer sous l’effet de la lumière, puisque l’homme préfère les ténèbres
pour pouvoir rester dans le péché.
Revenons
aux v. 22 à 36. Il y a l’ami de l’époux.
Jusqu’ici, nous sommes encore dans l’introduction de cet évangile en ce que
le ministère du Seigneur n’a pas encore commencé. Jean n’est pas encore en
prison (v. 24). Ce n’est qu’après cet événement
que le Seigneur a commencé son témoignage public. Le témoignage de Jean à
l’égard de Jésus comprend deux choses: 1) la suprématie du Seigneur et 2)
son témoignage.
Au v. 29, les expressions d’époux et d’épouse
ont un sens très général car ce qui domine ici est le nouveau terrain d’une
nouvelle nature: la croix et le monde. Puis l’amour de Dieu envers le monde.
Ce chapitre nous parle de l’amour de Dieu pour le monde mais aussi de
l’amour du Père pour le Fils. La joie de Jean Baptiste était d’avoir vu
l’époux, et cela en qualité d’ami.
Dans les v. 31 et 32 le contraste entre Jésus et
Jean est très marqué. Jean fait ressortir vraiment ce contraste devant ses
disciples, cela plus qu’au premier chapitre où il disait qu’il n’était
qu’une voie. C’est ainsi qu’au verset 29 Jean dit aussi que Jésus était
l’époux et lui l’ami de l’époux. Tout esprit de rivalité est
inexistant. La voie atteint Jean, l’apogée du domaine que n’avait été
celui d’aucun prophète. En Matt. 11,
11 il nous est dit que Jean est le plus grand des prophètes. Maintenant
le ministère prophétique se termine et celui de Jésus peut commercer. C’est
pourquoi, v. 31,
il faut que Jésus croisse et que Jean diminue.
Dans les v. 33 et 34 Jésus est vraiment
l’expression de Dieu lui-même. Il n’y a plus d’intermédiaire et Jésus
avait reçu le Saint Esprit dans toute sa plénitude et non par mesure. Ainsi
Jean en rend un témoignage éclatant à la gloire de Jésus. Jésus occupe désormais
toute la place.
Dans
l’évangile de Jean, l’emploi de Dieu est en rapport avec la nature et
l’action de Dieu, alors que le mot Père est en rapport avec la grâce qui opère
dans le christianisme et par Christ en nous. Ce chapitre donne les bases mais ne
développe pas les résultats. Remarquons que dans Jean, tout est individuel. Il
n’y est jamais question de l’Eglise.
Chapitre
4
1 Quand donc le Seigneur connut
que les pharisiens avaient entendu dire:
Jésus fait et baptise plus de disciples que Jean 2 (toutefois Jésus
lui-même ne baptisait pas, mais ses disciples), 3 il quitta la Judée,
et s’en alla encore en Galilée. 4 Et il fallait qu’il traversât
la Samarie. 5 Il vient donc à une ville de la Samarie, nommée
Sichar, près de la terre que Jacob donna à Joseph son fils. 6 Et il
y avait là une fontaine de Jacob. Jésus donc, étant lassé du chemin, se
tenait là assis sur la fontaine; c’était environ la sixième heure. 7
Une femme de la Samarie vient pour puiser de l’eau. 8 Jésus lui
dit: Donne-moi à boire (car ses disciples s’en étaient allés à la ville
pour acheter des vivres). 9 La femme samaritaine lui dit donc:
Comment toi qui es Juif, me demandes-tu à boire à moi qui suis une femme
samaritaine? (Car les Juifs n’ont point de
relations avec les Samaritains). 10 Jésus répondit et lui dit:
Si tu connaissais le don de Dieu, et qui est celui qui te dit:
Donne-moi à boire, toi, tu lui eusses demandé, et il t’eût donné de
l’eau vive. 11 La femme lui dit:
Seigneur*, tu
n’as rien pour puiser, et le puits est profond; d’où as-tu donc cette eau
vive? 12
Es-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné le puits; et lui-même
en a bu, et ses fils, et son bétail? 13
Jésus répondit et lui dit: Quiconque boit de
cette eau-ci aura de nouveau soif; 14 mais celui qui boira de l’eau
que je lui donnerai, moi, n’aura plus soif à jamais; mais l’eau que je lui
donnerai, sera en lui une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle. 15
La femme lui dit: Seigneur*,
donne-moi cette eau, afin que je n’aie pas soif et que je ne vienne pas ici
pour puiser. 16 Jésus lui dit: Va,
appelle ton mari, et viens ici. 17 La femme répondit et dit:
Je n’ai pas de mari. Jésus lui dit: Tu as
bien dit: Je n’ai pas de mari; 18
car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari; en
cela tu as dit vrai. 19 La femme lui dit:
Seigneur*, je
vois que tu es un prophète. 20 Nos pères ont adoré sur cette
montagne-ci, et vous, vous dites qu’à Jérusalem est le lieu où il faut
adorer. 21 Jésus lui dit: Femme,
crois-moi: l’heure vient que vous
n’adorerez le Père, ni sur cette montagne, ni à Jérusalem. 22
Vous, vous adorez, vous ne savez quoi*;
nous, nous savons ce que nous adorons**;
23 car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient, et elle est
maintenant, que les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité;
car aussi le Père en cherche de tels qui l’adorent. 24 Dieu est
esprit, et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité.
25 La femme lui dit: Je sais que le
Messie qui est appelé le Christ, vient; quand celui-là sera venu, il nous fera
connaître toutes choses. 26 Jésus lui dit:
Je le suis, moi qui te parle. 27 Et là-dessus ses disciples vinrent;
et ils s’étonnaient de ce qu’il parlait avec une femme; toutefois nul ne
dit: Que lui demandes-tu?
ou, de quoi*
parles-tu avec elle?
28 La femme donc laissa sa
cruche et s’en alla à la ville, et dit aux hommes: 29
Venez, voyez un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait; celui-ci n’est-il
point le Christ? 30 Ils sortirent de la ville, et ils venaient vers
lui. 31 Mais pendant ce temps, les disciples le priaient, disant:
Rabbi, mange. 32 Mais il leur dit:
Moi, j’ai de la viande*
à manger que vous, vous ne connaissez pas. 33 Les disciples donc
dirent entre eux: Quelqu’un lui aurait-il
apporté à manger? 34 Jésus leur dit:
Ma viande* est
de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre. 35
Ne dites-vous pas, vous: Il y a encore quatre
mois, et la moisson vient? Voici, je vous dis:
Levez vos yeux et regardez les campagnes; car elles sont déjà blanches pour la
moisson. 36 Celui qui moissonne reçoit un salaire et assemble du
fruit en vie éternelle; afin que, et celui qui sème et celui qui moissonne, se
réjouissent ensemble. 37 Car en ceci est [vérifiée] la vraie
parole*:
L’un sème, et un autre moissonne. 38 Moi, je vous ai envoyés
moissonner ce à quoi vous n’avez pas travaillé; d’autres ont travaillé,
et vous, vous êtes entrés dans leur travail.
39 Or plusieurs des Samaritains
de cette ville-là crurent en lui, à cause de la parole de la femme qui avait
rendu témoignage: Il m’a dit
tout ce que j’ai fait. 40 Quand donc les Samaritains furent venus
vers lui, ils le priaient de demeurer avec eux; et il demeura là deux jours. 41
Et beaucoup plus de gens crurent à cause de sa parole; 42 et ils
disaient à la femme: Ce n’est plus à cause
de ton dire que nous croyons; car nous-mêmes nous [l’]avons entendu, et nous
connaissons que celui-ci est véritablement le Sauveur du monde.
43 Or, après les deux jours,
il partit de là, et s’en alla en Galilée; 44 car Jésus lui-même
rendait témoignage qu’un prophète n’est pas honoré dans son propre pays. 45
Quand donc il fut venu en Galilée, les Galiléens le reçurent, ayant vu toutes
les choses qu’il avait faites à Jérusalem pendant la fête; car eux aussi
allaient*
à la fête.
46 Il vint donc encore à Cana
de Galilée, où il avait, de l’eau, fait du vin. Et il y avait à Capernaüm
un seigneur de la cour, duquel le fils était malade; 47 celui-ci,
ayant ouï dire que Jésus était venu de la Judée en Galilée, s’en alla
vers lui, et le pria de descendre et de guérir son fils; car il allait mourir. 48
Jésus donc lui dit: Si vous ne
voyez des signes et des prodiges, vous ne croirez point. 49 Le
seigneur de la cour lui dit: Seigneur, descends
avant que mon enfant meure. 50 Jésus lui dit:
Va, ton fils vit. Et l’homme crut la parole que Jésus lui avait dite, et
s’en alla. 51 Et, déjà comme il descendait, ses esclaves vinrent
au-devant de lui, et lui rapportèrent que son fils vivait. 52 Alors
il s’enquit d’eux à quelle heure il s’était trouvé mieux; et ils lui
dirent: Hier, à la septième heure, la fièvre
l’a quitté. 53 Le père donc connut que c’était à cette
heure-là à laquelle Jésus lui avait dit: Ton
fils vit. Et il crut, lui et toute sa maison. 54 Jésus fit encore ce
second miracle, quand il fut venu de Judée en Galilée.
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Chapitre 4 : la Samaritaine ;
le fils du seigneur de la cour |
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Versets 01 à 09
Sur le chemin de Samarie |
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Dans Jean |
Autre (ces récits ne se trouvent que dans l’évangile de Jean) |
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v.
01 à 03 |
An
27. Voyage de Jésus de Judée en Galilée |
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v.
04 à 42 |
An
27. Près de Sychar. Entretien avec une Samaritaine |
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v.
43 à 54 |
An
27 ou 28. Cana : guérison du fils d’un officier du roi |
Dans ce chapitre nous trouvons
le rejet du Messie en Judée, introduisant un nouveau sujet: le culte rendu à
Dieu en esprit et en vérité. Jérusalem et Samarie ne comptent plus. Le Père,
dans sa grâce, cherche des adorateurs. Ici, il cherche une âme étrangère aux
promesses par sa position et déchue quant à ses voies. Désormais, tout dépendait
d’un Dieu qui donne gratuitement. Il donne la vie éternelle, la puissance de
l’esprit en Christ, une vie qui jaillissait dans son plein développement dans
les lieux célestes.
Versets 01 à 09
Sur le chemin de Samarie
Dans les v. 1 à 3, Jésus est chassé en quelque sorte en raison de la jalousie
des Juifs. Il commence ainsi son ministère en dehors d’eux. Jésus va en
Galilée et son chemin le fait passé par la Samarie. Là vivait une race mixte
d’étrangers et d’israélites. Cette race avait abandonné l’idolâtrie,
suivait la loi de Moïse, se réclamait du nom de Jacob, mais elle avait établi
un culte à Garizim. C’est là, v. 4 à 7, que Jésus s’assit sur le bord
d’un puits. La grâce déborde les limites étroites du judaïsme. Au v. 2,
Jésus ne baptise pas car il connaît le but de sa venue. Il ne peut, par le
baptême, lier les âmes à un Christ vivant. Mais les disciples avaient des
raisons de le faire et font acte de foi en baptisant et liant les âmes à Jésus,
le vrai Messie. Jésus, Lui, est repoussé par les Juifs. Il y a ainsi en
Samarie le triste témoignage de l’état d’Israël. En effet, les gens de
Samarie représentent ce mélange et ne savent pas ce qu’ils adorent (v.22).
Dans cette scène, Jésus est
donc fatigué. Il a soif, il est dépendant comme un homme. Il s’assit sur le
bord du puits et c’est là que le juge des vivants et des morts rencontre une
pauvre pécheresse. C’est là que commence cette scène bien connue. Là le cœur
du rejeté s’ouvre pour laisser déborder cette plénitude de grâce qui
trouve occasion de s’exercer au milieu des nécessités et non de la justice
des hommes. Cette grâce, c’est le don de Dieu (v. 10)
et le fruit de la mission céleste, là où il est reçu, c’est cette eau vive
qui jaillit en vie éternelle. Il se révèle Lui-même comme cette fontaine
jaillissant en vie éternelle. Ce n’est pas le rocher frappé comme pour Israël
dans le désert. Jésus expose cette grâce que les Juifs ne veulent pas. Il présente
le vrai soulagement de l’amour par cette grâce et arrose la misère, et cette
misère est le moyen de manifester ce que Dieu est en grâce.
Versets 10 à 18
Une fontaine d’eau vive en Sichem, ,
ou Sichar, sur le territoire
d’Ephraïm, près du
mont Garizim
Chez cette femme, il y a des besoins. Cela même au milieu de l’incrédulité
dominante. Si d’une part Jésus était rejeté par les Juifs, début du
chapitre, le fleuve de la grâce trouvait son cours ailleurs, là où des cœurs
étaient préparés à le saluer avec joie et action de grâce, car Il répondait
à leur misère et à leur besoin. Ce fleuve ne peut pas couler au milieu des
propres justes que sont les Juifs. Et ainsi la vie de cette femme samaritaine était
misérable, mais au moins elle en avait honte. Elle était isolée par sa
position, elle était oubliée par la foule dans le train de la vie sociale.
Pensons à la douleur intérieure d’un cœur isolé. Et voilà Christ est là
et son isolement cesse. Jésus était plus isolé qu’elle, quoique pour une
autre cause. Voilà la direction merveilleuse de Dieu qui l’a fait rencontrer
le Seigneur : Quelle grâce et quelle rencontre que cet abaissement de Dieu
qui est là de manière à dépendre de cette femme pour avoir de quoi se désaltérer.
Cette femme avait une nature ardente. Elle avait cherché le bonheur, mais elle
n’avait rien trouvé que de la misère. Elle vivait dans le péché et était
fatiguée de la vie. Elle était au plus bas de la misère. Dans cette misère
l’ardeur de cette femme ne s’est pas refreinée puisque sa volonté engagée
dans le mal se nourrit de convoitises et s’use sans fruit. Dans son âme il y
a des besoins puisqu’elle pensait à Jérusalem, à Garizim. Elle attendait un
Messie qui lui dirait tout, mais tout cela ne change pas sa vie, sa vie est
affreuse. Et quand le Seigneur dirige les pensées de cette femme à s’occuper
des choses célestes, elle ne comprend rien. Les v. 12
et suivants indiquent le moyen de dire quelque chose de cette femme chez
qui une certaine foi aux paroles de Jésus est perceptible. Le péché avait
isolé cette femme. C’était la sixième heure, ou midi, selon notre manière
de compter. En Matt. 4, 12 Jésus commence aussi son ministère en Galilée mais il
ne s’occupe que des Juifs. Ici il s’adresse à chacun d’autant plus
qu’il était déjà considéré comme rejeté par son peuple.
Dans les v. 15 et 16, la femme voit la différence entre l’eau du puits, image
des choses du monde dont on a toujours soif et l’eau de Jésus qui est si différente.
Et Jésus va tout faire pour qu’elle puisse recevoir cette eau.
Versets 19 à 30
Le lieu où il faut
adorer
Dans cet entretien avec le Seigneur, nous voyons aussi ce lieu où il faut
adorer. Cette femme ne comprend pas grand chose et ne voit guère au-delà de la
peine journalière, symbolisée par sa cruche, mais elle voit en Jésus un plus
grand que Jacob. Dieu travaille ainsi en grâce dans cette pauvre femme qui est
incapable de comprendre les choses spirituelles même exprimées de la manière
la plus simple. Cette femme est un peu l’image de l’homme qui s’occupe de
ses propres circonstances et qui est ainsi limité en pratique par les
traditions qui ont formé sa vie du côté religieux. Il y a dès lors toujours
un vide que rien ne peut remplir. Que faire? Comment agir? La réponse se trouve
dans la seconde partie de ce merveilleux enseignement lorsque le Seigneur s’en
prend à la conscience. Un seul mot adressé par Jésus sonde son cœur et elle
se trouve devant quelqu’un qui lui dit tout ce qu’elle a fait. Sa conscience
est réveillée par la Parole et se trouve en présence de Dieu. Toute sa vie
est devant elle. Elle est sondée par ce prophète (v.
19). L’intelligence des choses célestes découle de la conscience.
L’âme et Dieu se trouvent pour ainsi dire ensemble.
Cette femme a tout à apprendre, mais elle est en présence de celui qui
enseigne. C’est un grand pas, un grand changement, une position nouvelle, une
âme qui va plus loin que sa cruche et qui se trouve avec le juge des vivants et
des morts, avec Dieu lui-même. Elle est là et elle se sent avec Lui et Lui ne
la méprise pas. Elle a entendu parler de vie et du don de Dieu. Il faut
qu’elle demande pour recevoir. Elle n’était pas condamnée, elle qui
n’avait rien compris, mais elle était en présence de cette grâce qui
s’abaisse jusqu’à elle pour lui demander de l’eau. La grâce qui
connaissait son péché et ne se rebutait pas. Cette grâce est au-dessus des prétentions
des Juifs à l’égard d’une Samaritaine. Cette grâce ne cache pas le péché
mais fait sentir que Dieu le connaît. Dieu connaît le péché mais ne terrifie
plus le cœur de cette pécheresse. Dieu n’est pas là en jugement, c’est
une merveilleuse rencontre d’une âme avec Dieu, comme la grâce de Dieu opère
avec Christ. La Parole a atteint la conscience de la femme, cette femme peut se
confier en Lui et Dieu peut agir puisque la grâce inspire la confiance et ramène
l’âme à Dieu dans la paix.
Ainsi elle commence par des
questions dont son cœur était plein et le Seigneur peut exposer pleinement les
voies de Dieu en grâce. Le Seigneur répond; il dit que le salut vient des
Juifs, car la vérité était avec eux et non avec les Samaritains. Mais tout
cela devait être mis de côté puisque Dieu cherche des adorateurs (v.
24) qui répondent à la nature de Dieu, à la grâce qui les avait
cherchés. Dans ce passage, comme dans cet évangile, le mot «Dieu» est employé
en rapport avec la responsabilité ou avec la bonté vis-à-vis du monde, tandis
que le mot «Père» et «Fils» sont employés quand la grâce agit.
Dans l’évangile de Jean,
c’est Jésus qui fait, l’homme en est incapable. Quand on trouve Christ,
tout est tiré au clair. Il y a pleine réponse à tous les besoins de l’âme,
tout est trouvé, et c’est ce que réalise cette pauvre femme. Remarquons que
les Samaritains appellent Jésus le
Sauveur. Ils savaient que leur Garizim n’était rien. Aucun juif
n’eut dit: le Sauveur du monde.
Puis Jésus reprend le chemin
de la Galilée, puisque son pays avait rejeté le prophète et perdu son
Sauveur. Ce récit relève également l’éloignement moral de la Judée en
introduisant la sphère de la grâce souveraine et présentant les principes de
la vie éternelle et le culte à rendre au Père. L’adoration
est donc le premier enseignement du Seigneur à cette pauvre Samaritaine.
Versets 31 à 38
La moisson
Les disciples étaient encore loin de penser de cette grâce de Dieu manifestée
en chair et sont ainsi étonnés que leur maître parle avec une femme. Jésus
leur explique que l’œuvre de cette grâce est sa viande (v.
34). En parfaite humilité, il trouve sa vie et son aliment à accomplir
la volonté de son Dieu et à achever son œuvre. Si les Juifs rejetaient le
Seigneur, les champs sont blancs pour la moisson, et la grâce cherche ses
fruits pour le grenier éternel. Dans
cette œuvre, nous voyons aussi que les disciples n’ont pas été seuls à
semer. En effet, les prophètes ont aussi semé et la preuve en est la
connaissance de cette femme qui est aussi prête à recevoir le Messie. La grâce
coulant dans la personne de Christ est ainsi présentée ici. Il y a rupture
avec les limites étroites du judaïsme. Dans ce passage le Seigneur veut aussi
faire comprendre à ses disciples en quoi consiste le travail que lui procura
une nourriture pareille et il aimerait les associer. C’est ce qui nous est dit
au v. 35. Le temps que Jésus passait ici marque
le terme de l’économie de la loi durant laquelle les prophètes avaient
annoncé la venue du Christ pour apporter la bénédiction à son peuple, ce
peuple qui n’a obtenu aucune bénédiction sur le pied de la loi. Les prophéties
qui ont porté du fruit, puisque beaucoup attendent le Messie et cela au milieu
de l’incrédulité des Juifs orgueilleux. Il y a même cette attente chez la
Samaritaine et ses concitoyens. Cette attente du Christ, résultat des
semailles des prophètes, puisque les campagnes étaient blanches pour la
moisson. Quant aux disciples ils servent de moissonneurs et assemblent du fruit
en vie éternelle. Semeurs et moissonneurs se réjouissent ensemble puisqu’ils
ont travaillé en vue du même résultat. Le principe de ces versets est le même
lorsqu’il s’agit d’une conversion. On a l’habitude de dire que tel a été
converti au moyen d’une telle personne, ou en lisant un passage de la Bible ou
en lisant un traité, cette personne a moissonné où d’autres ont semé
souvent pendant longtemps. Car le travail de Dieu dans une âme ne s’opère
généralement pas en un jour, et il faut souvent plusieurs ouvriers et de longs
appels par des moyens différents. Mais la conversion ayant eu lieu, celui qui
moissonne et ceux qui ont semé se réjouissent ensemble des résultats de leur
coopération.
Versets 39 à 42
Les Samaritains
Ces versets démontrent que le vrai ministère conduit à Jésus. Les croyants
vont à Lui pour être nourri de sa personne, et les incrédules pour recevoir
le salut. Au v. 23, Jésus avait dit: Le salut vient des Juifs, et c’est ce
Sauveur qui est trouvé ici. Le salut est
pour le monde entier mais la foi pour obtenir le salut est individuelle.
Versets 43 à 45
Les Galiléens
Au v. 43, Jésus s’en va en Galilée, puisque la Judée ne le recevait pas.
Ainsi il rend lui-même témoignage qu’un prophète n’est pas honoré dans
son propre pays. Les Galiléens le reçoivent et maintenant, v. 45 à 54, il
fait un autre genre de miracle. En Galilée il donne la vie en attendant la bénédiction
de la fin. Revenons dans les v. 43 à 45 où Jésus a conscience qu’il ne sera
pas honoré comme à Sichar et où il témoigne qu’un prophète n’est pas
honoré dans son propre pays. Ce qui honore le Seigneur, c’est de croire,
c’est d’obéir. Ici les Galiléens reçoivent le Seigneur Jésus à cause de
ce qu’Il a fait, tandis que les Samaritains le recevaient à cause de sa
Parole. Les miracles ne sauvent pas, autrement Dieu en ferait encore beaucoup
aujourd’hui. Les miracles ne sont plus nécessaires aujourd’hui car le
christianisme est établi. Ceux qui désirent des miracles se détournent de
la Parole. Mais comme nous le voyons dans les v. 46 et suivants, les
miracles fortifiaient la foi, alors que la Parole la produit. Ces
miracles sont instructifs et ce second miracle, v. 54, montre que cet enfant
représente le peuple qui va mourir mais la vie est donnée là où il y a de la
foi.
Versets 46 à 54
La guérison du fils du seigneur de la cour
Ainsi dans les v. 46 et suivants, il y a ce sujet de la maladie du fils du
seigneur de la cour. En cela nous avons le développement des grands éléments
de la révélation de Dieu dans la personne du Fils, premièrement en guérissant
ce qui restait en Israël, mais prêt à périr. Dans ce passage le principe de
la foi est bien là. Cette foi qui reçoit la parole de Christ ainsi que celui
qui est la vie et qui la porte. Mais la foi de ce père est comme celle de
Marthe, de Marie et des Juifs. Il croyait que Jésus pouvait guérir et pas
davantage. Il prie le Seigneur de descendre avant que son fils meure. Jésus
veut qu’on croie sur parole et non en voyant des signes seulement. Mais il a
compassion du pauvre père tout en faisant dépendre de la foi sa parole :
Ton fils vit. Et le père croit et s’en va. La puissance de la mort avait été
arrêtée par la puissance de la vie venue d’en haut.
Chapitre
5
1
Après ces choses, il y avait une fête des Juifs, et Jésus monta à Jérusalem.
2 Or il y a à Jérusalem, près de la porte des brebis*,
un réservoir d’eau, appelé en hébreu Béthesda, ayant cinq portiques, 3
dans lesquels étaient couchés une multitude d’infirmes, d’aveugles, de
boiteux et de gens qui avaient les membres secs, [attendant le mouvement de
l’eau. 4 Car à de certaines saisons un ange descendait dans le réservoir
et agitait l’eau; le premier donc qui entrait après que l’eau avait été
agitée, était guéri, de quelque maladie qu’il fût pris]. 5 Or
il y avait là un homme infirme depuis trente-huit ans. 6 Jésus, le
voyant couché là, et sachant qu’il était dans cet état déjà depuis
longtemps, lui dit: Veux-tu être
guéri? 7 Le malade lui répondit:
Seigneur*, je
n’ai personne qui, lorsque l’eau a été agitée, me jette dans le réservoir;
et, pendant que moi je viens, un autre descend avant moi. 8 Jésus
lui dit: Lève-toi, prends ton petit lit, et
marche. 9 Et aussitôt l’homme fut guéri, et il prit son petit
lit, et marcha. Or c’était sabbat ce jour-là. 10 Les Juifs donc
dirent à celui qui avait été guéri: C’est
[un jour de] sabbat; il ne t’est pas permis de prendre ton petit lit. 11
Il leur répondit: Celui qui m’a guéri,
celui-là m’a dit: Prends ton petit lit, et
marche. 12 Ils lui demandèrent donc:
Qui est l’homme qui t’a dit: Prends ton
petit lit, et marche? 13 Mais celui qui avait été guéri ne savait
pas qui c’était; car Jésus s’était retiré de là, une foule se trouvant
dans ce lieu. 14 Après ces choses, Jésus le trouva dans le temple,
et lui dit: Voici, tu es guéri; ne pèche
plus, de peur que pis ne t’arrive. 15 L’homme s’en alla et
annonça aux Juifs que c’était Jésus qui l’avait guéri. 16 Et
à cause de cela les Juifs persécutaient Jésus [et cherchaient à le faire
mourir], parce qu’il avait fait ces choses en un jour de sabbat. 17
Mais Jésus leur répondit: Mon Père travaille
jusqu’à maintenant, et moi je travaille. 18 À cause de cela donc
les Juifs cherchaient d’autant plus à le faire mourir, parce que non
seulement il violait*
le sabbat, mais aussi parce qu’il disait que Dieu était son propre Père, se
faisant égal à Dieu. 19 Jésus donc répondit et leur dit:
En vérité, en vérité, je vous dis: Le Fils
ne peut rien faire de lui-même, à moins qu’il ne voie faire une chose au Père,
car quelque chose que celui-ci fasse, cela, le Fils aussi de même le fait. 20
Car le Père aime le Fils, et lui montre toutes les choses qu’il fait lui-même,
et il lui montrera des œuvres plus grandes que celles-ci, afin que vous soyez
dans l’admiration. 21 Car comme le Père réveille*
les morts et les vivifie, de même aussi le Fils vivifie ceux qu’il veut; 22
car aussi le Père ne juge personne, mais il a donné tout le jugement au Fils;
23
afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père. Celui qui n’honore
pas le Fils, n’honore pas le Père qui l’a envoyé. 24 En vérité,
en vérité, je vous dis que celui qui entend ma parole, et qui croit celui qui
m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement; mais il est passé
de la mort à la vie. 25 En vérité, en vérité, je vous dis que
l’heure vient, et elle est maintenant, que les morts entendront la voix du
Fils de Dieu, et ceux qui l’auront entendue vivront. 26 Car comme
le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils aussi d’avoir la vie
en lui-même; 27 et il lui a donné autorité de juger aussi, parce
qu’il est fils de l’homme. 28 Ne vous étonnez pas de cela; car
l’heure vient en laquelle tous ceux qui sont dans les sépulcres entendront sa
voix; 29 et ils sortiront, ceux qui auront pratiqué le bien, en résurrection
de vie; et ceux qui auront fait le mal, en résurrection de jugement. 30
Je ne puis rien faire, moi, de moi-même; je juge selon ce que j’entends, et
mon jugement est juste; car je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de
celui qui m’a envoyé. 31 Si moi je rends témoignage de moi-même,
mon témoignage n’est pas vrai. 32 C’est un autre qui rend témoignage
de moi; et je sais que le témoignage qu’il rend de moi est vrai. 33
Vous, vous avez envoyé auprès de Jean, et il a rendu témoignage à la vérité;
34 mais moi, je ne reçois pas témoignage de l’homme, mais je dis
ces choses afin que vous, vous soyez sauvés. 35 Celui-là était la
lampe ardente et brillante; et vous, vous avez voulu vous réjouir pour un temps
à sa lumière; 36 mais moi, j’ai un témoignage plus grand que
celui de Jean; car les œuvres que le Père m’a données pour les accomplir,
ces œuvres mêmes que je fais rendent témoignage de moi, que le Père m’a
envoyé. 37 Et le Père qui m’a envoyé, lui, a rendu témoignage
de moi. Jamais vous n’avez entendu sa voix, ni vu sa figure*;
38 et vous n’avez pas sa parole demeurant en vous; car celui-là
que lui a envoyé, vous, vous ne le croyez pas. 39 Sondez*
les écritures, car vous, vous estimez avoir en elles la vie éternelle, et ce
sont elles qui rendent témoignage de moi: 40 — et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie. 41
Je ne reçois pas de gloire des hommes; 42 mais je vous connais, [et
je sais] que vous n’avez pas l’amour de Dieu en vous. 43 Moi, je
suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas; si un autre vient en
son propre nom, celui-là vous le recevrez. 44 Comment pouvez-vous
croire, vous qui recevez de la gloire l’un de l’autre et qui ne cherchez pas
la gloire qui [vient] de Dieu seul*? 45
Ne pensez pas que moi, je vous accuserai devant le Père; il y en a un qui vous
accuse, Moïse en qui vous espérez. 46 Car si vous croyiez Moïse,
vous me croiriez aussi; car lui a écrit de moi. 47 Mais si vous ne
croyez pas ses écrits, comment croirez-vous mes paroles?
— v. 2 : comparer Néhémie 3:1, 32 ; 12:39. — v. 7 : plutôt : Monsieur. — v. 18 : ou : anéantissait. — v. 21 : ailleurs : ressuscite. — v. 37 : ou : son aspect. — v. 39 : ou : Vous sondez ; ce n’est pas un commandement, en tout cas, mais un appel. — v. 44 : ou : du seul Dieu.
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Chapitre 5 : en avril de l’an 28. La deuxième Pâque; Guérison
d’un infirme à la piscine de Béthesda, controverse avec les Juifs. A Jérusalem.
Ces récits se trouvent uniquement dans l’évangile de Jean |
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Versets 01 à 09
Au réservoir de Béthesda |
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Dans Jean |
Passages que l’on peut consulter, entre d’autres, à propos : |
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v.
17 à 31 |
Jésus
déclare son égalité avec le Père. Cf : Marc 2, 28; Jean 10,
30-38; Col. 2, 9; Act. 17,
31; 2 Cor. 5,
10; Apoc. 20, 4-6 |
|
v.
31 à 47 |
Témoignages
confirmant celui de Jésus. Cf Jean 1,
19-34; Luc 7, 21-23; Matt. 3,
16-17; Act. 3, 22-24 |
Versets 01 à 09
Au réservoir de Béthesda
Il s’y trouvent d’importants révélations de la part de Dieu enseignées
par le Seigneur. Ces vérités, toujours présentées
en contraste avec la loi, et l’état de l’homme sous la loi, font le sujet
spécial des ch. 4 à 10. Il s’agit de vérités fondamentales du christianisme révélées
par ordre dans cet évangile: le Sauveur, le Fils de Dieu, le Fils de l’homme,
le Pain du ciel, etc.
Au v. 1, il n’est pas indiqué de quelle fête
il s’agit (probablement la Pâque). A propos des infirmes des v.
2 et 3, il est bon de se rappeler que chacune des infirmités que le
Seigneur guérissait représente un côté de l’homme en chute. Béthesda
signifie: maison de miséricorde et se trouve près de la porte des brebis à Jérusalem.
Le tableau que nous avons sous les yeux est une image de l’ancienne alliance
en ce sens que pour vivre il faut accomplir cette loi. Personne n’en est
capable ... tout comme ces infirmes sont incapables, par eux-mêmes, d’être
guéris. Seul Jésus peut guérir. Seul Jésus peut
sauver. Ici, Jésus répond à ce paralytique qui a un réel désir et un
besoin. Ces deux conditions sont nécessaires pour être sauvés. Elles se
discernent par la réponse de ce malheureux: je n’ai personne, ce qui dénote
bien le désir d’être sauvé et d’avoir besoin de quelqu’un pour cela.
L’état de cet homme, conséquence du péché, dénote ainsi l’incapacité
totale de bénéficier des moyens de la loi: sa maladie et la loi l’empêchent
d’en profiter.
Au v. 4 il y a toutefois «quelques restes des bénédictions
de Dieu» qui se trouvent encore parmi les Juifs. Ce sont les anges qui sont des
ministres de l’économie judaïque et qui travaillaient encore au bien du
peuple. Mais pour en profiter, il fallait de la force. Et ce que la loi ne
pouvait pas faire, faible à cause de la chair, Dieu l’a fait par Jésus. Dans
les v. 8 et 9, un seul mot de Christ accomplit
tout. La force se communique, l’homme se lève et s’en va avec son lit.
L’homme n’a pas la force exigée par la loi, Christ apporte cette force.
L’homme en profite. Le réservoir de Béthesda supposait la puissance dans
l’homme et l’acte de Jésus l’employait en grâce en faveur d’un
malheureux peuple de l’Eternel.
Versets 10 à 16
A propos des Juifs et du sabbat
Selon le v. 10, le miracle de la guérison du paralytique a eu lieu en un
jour de sabbat. Le sabbat est une circonstance importante qui tient une
place principale dans cette scène. Le sabbat est un signe du repos mais il a été
démontré que le sabbat ne donnait
pas de repos à l’homme, ce vrai repos de Dieu. Pour cela, il fallait la
puissance d’une vie nouvelle et la grâce pour que l’homme soit en relation
avec Dieu. La guérison du pauvre malade était une œuvre de cette grâce et de
cette puissance. Au v. 14, on voit que le
Seigneur, par ses paroles, indique que l’Eternel agissait en grâce et en bénédiction
au milieu de ce peuple. Il agissait aussi en rapport avec le gouvernement divin
au milieu d’Israël. Toujours dans ce v.14: rappelons
que les Juifs étaient sous le gouvernement direct de Dieu. Comme tels, ils
portaient, en châtiment, les peines de leurs péchés. Jésus laisse l’homme
sous ce gouvernement car cette guérison ne comporte pas de pardon éternel des
péchés. Nous pouvons toutefois penser qu’il a obtenu, plus tard, la vie éternelle,
après avoir fait la connaissance de Jésus d’une manière si
merveilleuse.
Au v. 15 les hommes, les Juifs, apprennent que Jésus
était celui qui avait guéri l’infirme. Des voies s’élèvent sous prétexte
de violation du sabbat. Ces Juifs orgueilleux comprenaient bien que si l’on
mettait de côté le sabbat, ainsi que tout le système judaïque, ce système
auquel ils appartenaient et tenaient tant, seraient aussi, eux, mis de côté.
C’était leur condamnation et c’est pourquoi ils tenaient si fort au sabbat
et aux ordonnances légales qui leur donnaient de l’importance. Ainsi,
durs de cœurs, ils préfèrent l’observation du sabbat à la guérison d’un
homme.
En
rapport avec le sabbat, seul Jésus peut donner le vrai repos.
Versets 17 à 24
Le travail du Père et
du Fils
Au v. 17 Dieu se révèle comme Père en son Fils. Précieuse déclaration: Dieu
est amour. L’homme travaille en vain et pour le jugement. Dieu travaille pour
le sortir de son état de péché. Dieu veut rendre l’homme heureux et le
travail que fait le Fils en communion avec son Père ne lui permettait pas de
rester inactif en un jour de sabbat. Dans cette scène de péché et de
souffrance, on ne peut pas jouir du repos, pour cela il faut d’autre temps,
selon Héb. 4,
9 et Soph. 3, 17.
Au v. 18 il résulte que la déclaration de Jésus,
au lieu de toucher les Juifs, ne fait qu’augmenter leur haine. C’est
l’occasion pour Jésus de leur exposer toute la vérité quant à son union
avec son Père et au travail qu’ils accomplissent. Le Père et le Fils,
quoique distincts, n’étaient pas deux personnes indépendantes (v.19).
Les œuvres du Fils, de même que ses paroles, sont celles du Père. Cela
aggrave la culpabilité des Juifs qui ne recevaient pas Jésus. De très
nombreux passages présentent cette vérité d’action du Père et du Fils:
voir le v. 36, ainsi que ch. 8,
26 à 29; 14, 10, etc. Puis Jésus continue par le v. 20. Si Jésus vient de guérir l’infirme de Béthesda, le Père
veut qu’il fasse encore beaucoup d’autres choses. Il faut une œuvre plus
grande pour délivrer l’homme perdu, l’homme sous la loi. Il faut la résurrection
de Lazare, car, v. 21 à 23: «Car
comme le Père réveille les morts et les vivifie, de même aussi le Fils
vivifie ceux qu’il veut; car aussi le Père ne juge personne, mais il a donné
tout le jugement au Fils; afin que tous honorent le Fils comme ils honorent le Père.
Celui qui n’honore pas le Fils, n’honore pas le Père qui l’a envoyé».
Les Juifs savaient qu’il y aurait une résurrection au dernier jour. Ils
savaient aussi qu’il y aurait un jugement. Ils doivent apprendre que ce
jugement aurait lieu par le Fils qu’ils méprisent. Les Juifs prétendent
honorer Dieu en rejetant le Fils qu’ils méprisent, ce Fils qui était un avec
le Père. On veut bien de Dieu, ch. 9,
24, mais pas du Fils. En fait, on méprise l’un et l’autre. Déjà en Es. 29,
13 Dieu n’était honoré que des lèvres. On peut honorer le Fils dès
maintenant, v. 24. Pour ceux qui refusent, il
faudra l’honorer plus tard selon Phil. 2,
10-11, au jour du jugement. Dans ce v. 24, remarquons la portée de croire.
C’est croire Dieu avec tout ce qu’Il est, tout ce qu’Il dit: ce
n’est pas croire en Dieu, car tous les Juifs croyaient en Dieu, sans croire
Dieu. En croyant, trois conséquences: 1)
la vie éternelle. 2) pas de jugement. 3) on passe de la mort à la
vie.
A
propos du sabbat, ni Dieu, Fils et Père, ne pouvaient trouver leur sabbat car
le sabbat de Dieu est un sabbat d’amour et de sainteté. Jésus fait donc voir
qu’il n’y a pas de repos dans l’état actuel de sa nation, mais il y a
plus: la grâce et l’amour de Dieu en activité. Le Dieu d’amour ne peut se
reposer dans la misère et le Dieu de sainteté ne peut se reposer dans le péché.
Notre chapitre parle de deux choses par lesquelles la gloire du Fils est mise en
évidence, à savoir: 1)
il vivifie (v. 21) et 2)
il juge (v. 22). Le Père ne juge personne mais
il a donné tout jugement au Fils, au Fils de l’homme qui a été humilié et
injurié ici-bas. «Père» est un mot de grâce et de relation. «Fils de
l’homme» est un nom d’autorité conférée.
Dans
tous ces passages répétons que Jésus ne peut rien faire comme personne indépendante
du Père. Ce serait renié ce lien entre Lui et le Père. Si une autre personne
eût revendiqué ce lien, il y aurait eu blasphème (v. 18). Les Juifs profèrent
ces injures à l’égard de Jésus car ils ne croient pas qu’il est le Fils même.
Versets 25 à 27
L’heure actuelle
Si l’on se réfère au v. 24, avec cette troisième chose obtenue par la foi
(passer de la mort à la vie), le v. 25 enseigne
que ce changement a lieu maintenant. Le temps de
sa grâce commençait alors que Jésus était ici-bas et se continue jusqu’à
son retour. Maintenant on passe de la vie à la mort par l’œuvre du
Fils qui a la vie en Lui-même: «Comme le Père» (v.
26). Toute personne mise en contact avec la Parole de Dieu peut être
sauvée, car la Parole du Fils de Dieu peut être entendue par les morts et les
vivifiés. De là l’importance de prêcher la Parole, mais ceux qui ne veulent
pas croire seront jugés. Le Fils a cette autorité (v.
27). L’heure du v. 25 dure depuis environ deux mille ans.
Versets 28 et 29
L’heure qui vient
Après l’heure actuelle de la grâce, c’est l’heure qui vient, c’est
celle de la résurrection de tous ceux qui sont dans les sépulcres. Dans ces
versets il n’est pas dit que ceux qui sont ressuscités «vivront», mais «sortiront».
Si nous avions que ce passage sur le sujet de la résurrection, on pourrait
croire, comme beaucoup, que tous ressuscitent au même moment, et qu’un triage
se ferait comme en Matt. 25, 31-46 lorsque le Seigneur vient pour régner. Non, il y a
entre la résurrection pour la vie et celle pour la mort une période d’au
moins mille ans. Celle pour les justes vient en premier. C’est pourquoi il est
dit «d’entre les morts». Dans notre passage, c’est nouveau et cela même
pour les disciples qui croyaient à une résurrection générale au dernier
jour. Des passages comme Apoc. 20,
6; 1 Cor. 15, 54; Ps. 101,
8 sont précieux.
Dans ces versets Jésus continue d’affirmer que son ministère découle du Père
dont il fait toute la volonté. En rejetant Jésus, on rejette le Père et
l’on demeure sous les conséquences du péché.
Les v. 30-31 soulignent la dépendance du
Seigneur, l’homme parfait. Cela est présentée d’une manière touchante.
C’est Héb. 10,
7 «alors j'ai
dit: Voici, je viens, - il est écrit de moi dans le rouleau du livre - pour
faire, ô Dieu, ta volonté». Il revêt la position de
l’homme parfait et révèle Dieu comme le Père. En présence de la volonté
arrêtée des Juifs de ne pas le reconnaître comme Fils de Dieu, il ne veut pas
rendre témoignage de Lui-même, mais évoque quatre témoignages rendus de Lui:
1) Le témoignage de Jean Baptiste, v.
32-35. Jésus ne rechercher pas de témoignage pour Lui-même, mais pour
sauver les hommes au v. 34. Au v. 35, Jésus rend aussi témoignage à Jean.
Pour profiter du ministère de Jean il fallait recevoir Jésus non seulement
comme Messie, mais aussi comme Fils de Dieu. 2)
Les œuvres que Jésus faisait (v. 36). Seul Jésus
pouvait accomplir ces œuvres. 3)
Celui du Père Lui-même (v. 37) et les Juifs ne
veulent pas croire au Père non plus (v. 38). Les Juifs demeurent donc en dehors
des effets de la venue de Jésus en grâce. 4)
Les Ecritures selon v. 39 et 40. Et le grand
sujet de la Parole, c’est le Fils de Dieu. Avoir recours à la Parole et
rejeter Christ comme Fils de Dieu c’est vain.
Il
faut retenir la grande vérité que le salut a son accomplissement dans la venue
du Seigneur dans ce monde. Pour avoir une vraie intelligence de la Parole, il
faut reconnaître Christ qui est le grand sujet de la Parole. La Parole conduit
à Christ le Sauveur. Il est Sauveur, parce qu’Il est Fils de Dieu. Il faut
aller à Jésus pour avoir la vie. Car Dieu ne s’adapte pas à l’orgueil de
l’homme et n’arrange pas la vérité pour nourrir cet orgueil. En résumé,
le Fils de Dieu donne la vie, et exécute le jugement. L’homme est sans
excuses.
La première partie de ce chapitre a montré la grâce qui donne
la vie. Depuis le v. 30 nous avons l’autre côté de la vérité, savoir la
responsabilité de l’homme à l’égard de la vie.
Le caractère essentiel du papisme est la guerre contre les Ecritures qui sont
notre seule sauvegarde dans nos voies.
Versets 41 à 43
Les conséquences qui découlent du rejet de Jésus
Malgré tout ce que nous avons vu, les Juifs ne veulent pas Jésus. Comme
jugement, Jésus leur annonce qu’un autre viendra en son propre nom et qu’il
sera reçu: c’est l’Antichrist qui répondra pleinement aux pensées des
Juifs apostats, satisfaisant le besoin de leurs cœurs naturels remplis de ténèbres
et d’erreurs. Il fera des miracles par la puissance de Satan, alors que ceux
que Jésus faisait au nom de son Père étaient attribués aux démons. Pour
ceux qui refusent de recevoir Jésus il y a ce jugement terrible d’être enlacé
par cette énergie d’erreur de croire au mensonge.
Verset
44
Ce qui empêche de croire
Au v. 44, nous avons ce qui empêche de croire. Ce qui empêche de croire,
c’est la recherche de la gloire ou de l’approbation d’autrui. On ne croit
pas Dieu, car en le faisant, on attire sur soit la désapprobation des hommes.
La conversion n’est pas le moyen de se faire bien voir dans ce monde. Ainsi il
faut recevoir la gloire qui vient de Dieu seul, son approbation, et l’on reçoit
ainsi avec bonheur ces paroles, v. 41 et 1 Cor. 10,
31.
Les Juifs se vantaient de Moïse, mais, leur dit Jésus, au jour du jugement,
c’est Moïse qui les accusera. Au v. 47 Jésus ne s’étonne pas de l’incrédulité
des Juifs à son égard bien qu’ils ne croient pas à la Parole écrite et
inspirée de Dieu. Il y a la Parole écrite, et en contraste, les paroles
verbales. Ces dernières, même de la part du Seigneur, ne sont pas toutes
conservées par écrit dans le Livre. Seules celles qui servent à la révélation
des pensées de Dieu, pour tous les temps, nous sont rapportées.
Chapitre
6
1 Après ces choses Jésus
s’en alla de l’autre côté de la mer de Galilée, [qui est la mer] de Tibérias.
2 Et une grande foule le suivit, parce qu’ils voyaient les miracles
qu’il faisait sur ceux qui étaient malades. 3 Et Jésus monta sur
la montagne, et s’assit là avec ses disciples.
4 Or la Pâque, la fête des
Juifs, était proche. 5 Jésus donc, ayant levé les yeux, et voyant
qu’une grande foule venait à lui, dit à Philippe:
D’où achèterons-nous des pains, afin que ceux-ci mangent? 6 Mais
il disait cela pour l’éprouver, car lui savait ce qu’il allait faire.
7 Philippe lui répondit:
Pour deux cents deniers*
de pain ne leur suffirait pas, pour que chacun en reçût quelque peu. 8
L’un de ses disciples, André, le frère de Simon Pierre, lui dit:
9 Il y a ici un petit garçon
qui a cinq pains d’orge et deux poissons; mais qu’est-ce que cela pour tant
de monde? 10 Et Jésus dit: Faites asseoir les gens
(or il y avait beaucoup d’herbe en ce lieu-là). Les hommes donc s’assirent,
au nombre d’environ cinq mille. 11 Et Jésus prit les pains; et
ayant rendu grâces, il les distribua à ceux qui étaient assis; de même aussi
des poissons, autant qu’ils en voulaient. 12 Et après qu’ils
furent rassasiés, il dit à ses disciples:
Amassez les morceaux qui sont de reste, afin que rien ne soit perdu. 13
Ils les amassèrent donc et remplirent douze paniers des morceaux qui étaient
de reste des cinq pains d’orge, lorsqu’ils eurent mangé. 14 Les
hommes donc, ayant vu le miracle que Jésus avait fait, disaient:
Celui-ci est véritablement le prophète qui vient dans le monde. 15
Jésus donc, sachant qu’ils allaient venir et l’enlever afin de le faire
roi, se retira encore sur la montagne, lui tout seul
16 Et quand le soir fut venu,
ses disciples descendirent à la mer. 17 Et étant montés sur une
nacelle, ils allèrent de l’autre côté de la mer, à Capernaüm. Et il
faisait déjà nuit, et Jésus n’était pas venu à eux. 18 Et la
mer s’élevait par un grand vent qui soufflait. 19 Ayant donc ramé
environ vingt-cinq ou trente stades, ils voient Jésus marchant sur la mer et
s’approchant de la nacelle; et ils furent saisis de peur. 20 Mais
il leur dit: C’est moi,
n’ayez point de peur. 21 Ils étaient donc tout disposés à le
recevoir dans la nacelle; et aussitôt la nacelle prit terre au lieu où ils
allaient.
22 Le lendemain, la foule qui
était de l’autre côté de la mer, voyant qu’il n’y avait point là
d’autre petite nacelle que celle-là sur laquelle ses disciples étaient montés,
et que Jésus n’était pas entré avec ses disciples dans la nacelle, mais que
ses disciples s’en étaient allés seuls 23 (mais d’autres
petites nacelles étaient venues de Tibérias, près du lieu où ils avaient
mangé le pain, après que le Seigneur eut rendu grâces); 24 —
lors donc que la foule vit que Jésus n’était point là, ni ses disciples,
ils montèrent eux-mêmes sur les nacelles, et vinrent à Capernaüm, cherchant
Jésus. 25 Et l’ayant trouvé de l’autre côté de la mer, ils
lui dirent: Rabbi, quand es-tu
venu ici? 26 Jésus leur répondit et dit:
En vérité, en vérité, je vous dis: Vous me
cherchez, non parce que vous avez vu des miracles, mais parce que vous avez mangé
des pains et que vous avez été rassasiés. 27 Travaillez, non point
pour la viande*
qui périt, mais pour la viande*
qui demeure jusque dans la vie éternelle, laquelle le fils de l’homme vous
donnera; car c’est lui que le Père, Dieu, a scellé**.
28 Ils lui dirent donc: Que
ferons-nous pour faire*
les œuvres de Dieu? 29
Jésus répondit et leur dit: C’est ici l’œuvre
de Dieu, que vous croyiez en celui qu’il a envoyé. 30 Ils lui
dirent donc: Quel miracle fais-tu donc, toi,
afin que nous le voyions, et que nous te croyions? Quelle œuvre fais-tu?
31 Nos pères
ont mangé la manne au désert, ainsi qu’il est écrit:
«Il leur a donné à manger du pain venant du ciel» [Psaume
78:24]. 32
Jésus donc leur dit: En vérité, en vérité,
je vous dis: Moïse ne vous a pas donné le
pain qui vient du ciel, mais mon Père vous donne le véritable pain qui vient
du ciel. 33 Car le pain de Dieu est celui qui descend du ciel, et qui
donne la vie au monde. 34 Ils lui dirent donc:
Seigneur, donne-nous toujours ce pain-là. 35 Et Jésus leur dit:
Moi, je suis le pain de vie. Celui qui vient à moi n’aura jamais faim; et
celui qui croit en moi n’aura jamais soif. 36 Mais je vous ai dit
qu’aussi vous m’avez vu, et vous ne croyez pas. 37 Tout ce que*
le Père me donne viendra à moi; et je ne mettrai point dehors celui qui vient
à moi; 38 car je suis descendu du ciel, non pour faire ma volonté,
mais la volonté de celui qui m’a envoyé. 39 Or c’est ici la
volonté de celui qui m’a envoyé: que je ne
perde rien de tout ce qu’il*
m’a donné, mais que je le ressuscite au dernier jour. 40 Car
c’est ici la volonté de mon Père: que
quiconque discerne*
le Fils et croit en lui, ait la vie éternelle; et moi, je le ressusciterai au
dernier jour. 41 Les Juifs donc murmuraient contre lui, parce qu’il
avait dit: Moi, je suis le pain descendu du
ciel; 42 et ils disaient: N’est-ce
pas ici Jésus, le fils de Joseph, duquel nous connaissons le père et la mère?
Comment donc celui-ci dit-il: Je suis descendu
du ciel? 43
Jésus donc répondit et leur dit: Ne murmurez
pas entre vous. 44 Nul ne peut venir à moi, à moins que le Père
qui m’a envoyé ne le tire; et moi, je le ressusciterai au dernier jour. 45
Il est écrit dans les prophètes: «Et ils
seront tous enseignés de Dieu» [Ésaïe
54:13].
Quiconque a entendu le Père*
et a appris [de lui], vient à moi. 46 Non pas que quelqu’un ait vu
le Père, sinon celui qui est de Dieu*;
celui-là a vu le Père. 47 En vérité, en vérité, je vous dis:
Celui qui croit [en moi], a la vie éternelle. 48 Moi, je suis le
pain de vie. 49 Vos pères ont mangé la manne au désert, et sont
morts; 50 c’est ici le pain qui descend du ciel, afin que
quelqu’un en mange et ne meure pas. 51 Moi, je suis le pain vivant
qui est descendu du ciel: si quelqu’un mange
de ce pain, il vivra éternellement; or le pain aussi que moi je donnerai,
c’est ma chair, laquelle moi je donnerai pour la vie du monde. 52
Les Juifs disputaient donc entre eux, disant:
Comment celui-ci peut-il nous donner sa chair à manger? 53
Jésus donc leur dit: En vérité, en vérité,
je vous dis: Si vous ne mangez la chair du fils
de l’homme et ne buvez son sang, vous n’avez pas la vie en vous-mêmes. 54
Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le
ressusciterai au dernier jour. 55 Car ma chair est en vérité un*
aliment, et mon sang est en vérité un*
breuvage. 56 Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en
moi et moi en lui. 57 Comme le Père [qui est] vivant m’a envoyé,
et que moi, je vis à cause*
du Père, de même celui qui me mangera, celui-là aussi vivra à cause*
de moi. 58 C’est ici le pain qui est descendu du ciel, non pas
comme les pères mangèrent et moururent*:
celui qui mangera ce pain vivra éternellement. 59 Il dit ces choses
dans la synagogue, enseignant à Capernaüm.
60 Plusieurs donc de ses
disciples, l’ayant entendu, dirent:
Cette parole est dure; qui peut l’ouïr? 61
Et Jésus, sachant en lui-même que ses disciples murmuraient là-dessus, leur
dit: Ceci vous scandalise-t-il? 62
Si donc vous voyez le fils de l’homme monter où il était auparavant…? 63
C’est l’Esprit qui vivifie; la chair ne profite de rien:
les paroles que moi je vous ai dites sont esprit et sont vie; 64 mais
il y en a quelques-uns d’entre vous qui ne croient pas; car Jésus savait, dès
le commencement, qui étaient ceux qui ne croyaient pas, et qui était celui qui
le livrerait. 65 Et il dit: C’est
pour cela que je vous ai dit que nul ne peut venir à moi, à moins qu’il ne
lui soit donné du Père. 66 Dès lors plusieurs de ses disciples se
retirèrent; et ils ne marchaient plus avec lui. 67 Jésus donc dit
aux douze: Et vous, voulez-vous aussi vous en
aller? 68
Simon Pierre lui répondit: Seigneur, auprès
de qui nous en irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle; 69
et nous, nous croyons et nous savons que toi, tu es le Saint de Dieu. 70
Jésus leur répondit: N’est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous, les douze, et l’un
d’entre vous est un diable? 71
Or il parlait de Judas Iscariote, [fils] de Simon; car c’était lui qui allait
le livrer, lui qui était l’un des douze.
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Chapitre 6 : les cinq mille et la multiplication des pains; le
pain de vie |
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Versets
01 à 15
La multiplication des pains |
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Dans Jean |
Voir Matthieu |
Voir Marc |
Voir Luc |
|
v.
01 à 15 (an 28 ou 29) |
Ch.
14 v. 13 à 21 |
Ch.
06 v. 30 à 44 |
- |
|
v.
16 à 21 (an 28 ou 29 ) |
Ch.
14 v. 22 à 33 |
Ch.
06 v. 45 à 56 |
- |
Dans
son ensemble, ce chapitre présente Jésus, comme le fils de l’homme, humilié,
devenu notre nourriture duquel nous vivons spirituellement et dans lequel nous
demeurons. Il est considéré dans son incarnation et dans sa mort. Il est fait
allusion à son ascension, au fait qu’Il remonte où Il était auparavant, mais
à quatre reprises la bénédiction est présentée comme étant en résurrection
et au dernier jour.
Dans
ces chapitres, le Seigneur est présenté avec la vérité qui le révèle. Cela
est en contraste avec le judaïsme qu’Il quitte et met de côté.
Au
ch. 5,
nous avons vu l’impuissance de la loi et de ses ordonnances. Au ch. 6,
nous y avons les bénédictions promises aux Juifs sur la terre de la part de
l’Eternel, selon Ps. 132,
15, qui sont mises de côté. Jésus a une
nouvelle position en rapport avec le nouveau caractère que prend sa doctrine étant
donné son rejet. Il y a donc contraste avec le caractère de prophète et
de roi mis en évidence par le Messie sur la terre dans ses relations avec les
Juifs.
Versets 01 à 15
La multiplication des pains
Dans ce chapitre, Jésus vivifie qui Il veut, ensemble avec le Père, puis juge
comme Fils de l’homme (cf ch. 5,
27). C’est Christ agissant dans sa puissance divine. Puis il est la nourriture
de son peuple comme Fils de l’homme descendu du ciel et mourant. C’est Jésus
dans l’histoire de sa personne, ce qu’Il est, ce qu’Il est devenu. Dans
son ensemble, la portée de ce chapitre embrasse tout, depuis sa descente du
ciel jusqu’à qu’Il y rentre. De sorte qu’en descendant et en
remontant, il remplit toutes choses et cet enseignement s’appuie spécialement
sur l’incarnation et la mort du Seigneur.
Jésus
pourvoit au besoin du peuple selon la bénédiction promise au Ps. 132
et que l’Eternel lui-même devait accomplir. Là-dessus le
peuple reconnaît Jésus comme le prophète et veut faire de lui, par
la force, son roi. Mais Il refuse cette offre; Il ne pouvait prendre cette
position de cette manière charnelle. Jésus veut recevoir la royauté de Dieu.
De
fait, dans ces premiers versets, Jésus se manifeste comme Jéhova au milieu
d’Israël, comme celui dont il est dit qu’il rassasierait de pain les
pauvres. Puis il est sur la montagne comme sacrificateur alors que les disciples
luttent contre les flots et la mer. Et tout rendre dans l’ordre quand Il
revient.
A
propos du v. 4, l’Esprit de Dieu intercale la
mention de cette fête de la Pâque et la raison en est que le Seigneur parle de
sa mort d’une manière mystérieuse dans les v.
51 à 57. Jésus, malgré le rejet des Juifs, accomplit les Ecritures en guérissant,
selon Ex. 15,
26, en rassasiant, selon Ps. 132,
15. Jésus, c’est l’Eternel de l’Ancien
Testament. Ce v. 4, avec la Pâque qui est proche, donne le ton à tout
le discours.
Dans
la multiplication des pains, les disciples considèrent les ressources que
l’homme peut calculer et, devant tant de disparité, l’homme est impuissant.
Mais le Ps. 132 nous dit que Jésus nourrirait les pauvres et il accomplit
ce miracle. Ceci cadre pour ainsi dire toute l’histoire du Seigneur, histoire
dans laquelle il remplace les bénédictions messianiques par des bénédictions spirituelles et célestes qui doivent être
consommées dans la résurrection
sur laquelle il insiste quatre fois dans ce chapitre.
Dans
ce récit des pains, les disciples n’ont pas compris, jusqu’ici, que Jésus
est venu dans ce monde à cause de l’incapacité de l’homme et de
l’insuffisance de ses ressources. Le récit de l’infirme de Béthesda nous a
déjà présenté cela. Dans Jean, Jésus distribue, car il opère Lui-même,
divinement, alors qu’ailleurs, ce sont les disciples, à cause de la
responsabilité.
Comme
enseignement général de ces v. 1
à 15, souvenons-nous que si nous sommes dans l’abondance,
il faut que rien ne soit perdu, et si nous avons peu de ressources, il
faut utiliser ce peu de ressources et le Seigneur répondra à la foi.
Jésus
les quitte et s’en va sur la montagne, Lui tout seul. Il prend, en figure, la
position comme sacrificateur en haut. Jésus est en haut, il est seul.
Versets 16 à 21
Les disciples dans l’orage
Au v. 16: Et quand le soir fut venu:
c’est symboliquement le soir du jour où Jésus était sur la terre. Il laisse
le monde dans la nuit morale, puisque les hommes avaient préféré les ténèbres
à la lumière.
Les disciples qui traversent la mer sont envisagés sous le caractère de résidu
juif. Cela sert de cadre dans l’histoire de Christ, reconnu prophète, mais
refusant la royauté, pour exercer la sacrificature en haut, pendant que les
siens traversent avec peine les flots d’un monde agité. Puis quand Jésus les
rejoint, ils abordent au lieu où ils allaient. Les difficultés sont terminées
et leur but est atteint. Les disciples y représentent entièrement le résidu
juif. Ces versets présentent ainsi un tableau frappant du résidu faisant son
chemin sur la terre pendant l’absence de Christ. Chaque souhait se trouve
satisfait immédiatement: bénédiction entière puis le repos lorsque Jésus
les rejoint.
L’application directe de ces faits est pour le résidu mais
quant à nous-mêmes, nous sommes, quant à notre marche sur la terre, la
continuation de ce résidu, tristes
errants. Nous sommes dans l’orage ici-bas. Dans la suite, ce pain de vie
est proprement pour nous, le monde est en question et non Israël,
et cela avec les saints qui ont leur caractère céleste.
Versets 22 à 31
Comment faire l’œuvre
de Dieu
Ces versets présentent ce qu’il en est pour la foi et cela en attendant que
Christ soit Roi ici-bas. Ainsi en rapport avec cette nourriture qui dure pour la
vie éternelle, nourriture que le fils de l’homme avait donnée, et bien
c’est sous ce caractère de fils de l’homme que Jésus se présente ici. En
d’autres endroits il se présente sous le caractère de fils de Dieu (ch. 5, 18, etc). C’est dans
ce caractère de Fils de l’homme que le Père a scellé Jésus et que le Saint
Esprit était descendu sur Lui. Et si le peuple cherche, la vraie œuvre que
Dieu reconnaît, c’est de croire en Celui qui l’a envoyé (v.
28 et 29) d’où cette nourriture. La foule demande un signe tel que
celui de la manne, dans les v.
30 et suivants. Jésus est Lui-même le vrai signe, et Il est la
preuve irrécusable de la bonté de Dieu à laquelle la manne avait rendu un témoignage
passager. Jésus est la vraie manne. Ici Jésus
n’est pas le Fils de Dieu qui donne, mais qui est placé devant notre foi, Il
est celui qu’on mange, dont on se nourrit, et en qui on trouve la vie. Et Il
est celui de qui on vit de sorte qu’on a jamais faim. Si
le ch. 5 nous a montré Jésus comme
Fils de Dieu qui vivifie, le ch. 6 nous le présente comme le Fils de l’homme qui est donné pour
la vie. Dans ce chapitre, nous y avons deux
aspects qui sont comme les deux degrés de l’humiliation de Jésus, à
savoir: ce pain qui descend du ciel, puis sa chair et son sang (v. 53), donc la
nourriture des siens durant son absence.
Le
v. 31 introduit
directement la doctrine du chapitre, à savoir que Christ était le pain.
Il est Lui le signe de l’intervention de Dieu
en grâce dans sa personne comme Fils de l’homme descendu ici-bas sur
la terre, et non pas comme prophète, ou Messie ou Roi.
Dans
ces v. 22 à 31 les Juifs ne se souciaient guère
que Jésus était l’envoyé de Dieu. Les miracles l’attestaient mais ils
ne voient en cela qu’une opportunité pour satisfaire à leur besoin naturel.
Et les hommes n’ont point changé depuis lors. S’ils pouvaient obtenir de
Dieu cette satisfaction, ils seraient
contents de lui. Mais par contre ils ne veulent pas d’un Sauveur. Ils
travaillent pour le présent sans se soucier de leur avenir éternel. Mais
s’ils ne s’en soucient pas, Dieu, dans sa grâce, s’en est occupé. Il a
envoyé son Fils dans le monde pour leur donner la vie éternelle. Il offre
l’aliment qui demeure jusque dans la vie éternelle, et cet
aliment, c’est Lui-même, Dieu qui est devenu homme. Dans la réponse
de Jésus, selon v. 28 et 29, il y a le résumé
de toute la différence qui existe entre la loi et la grâce. Sous
la loi, il faut faire, et sous la grâce, il faut croire. Mais croire en
Jésus déplait à l’homme naturel, cela l’humilie, le met de côté, et lui
fait ressentir son impuissance, sa nullité, son incapacité à faire les œuvres
de Dieu. Aussi dans les v. 30 et 31, ceux qui
entourent Jésus cherchent un prétexte pour ne pas croire.
Au
début du chapitre, on cherchait Jésus à cause de ses miracles. Cependant, dès
qu’on leur parle de Lui pour avoir la vie,
ces manifestations (miracles) de puissance ne leur disent plus rien. Ils
raisonnent. Les Juifs ne veulent vraiment pas venir. En rappelant que Moïse
avait donné la manne à leurs pères, ils considèrent Jésus au-dessous de Moïse.
Mais le Seigneur en profite pour établir toute la vérité, de ce qu’Il est
comme pain de vie, et par conséquent, sa supériorité.
Versets 32 à 47
Le pain de Dieu
Au v. 32, ce terme: Mon Père. C’est
son Père qui donne ce pain, ce pain du ciel. C’est toujours de Lui qu’il
s’agit lors de la grâce active, lui le vrai pain, donc celui qui descend du
ciel, et qui donne la vie au monde.
Ceci sort complètement du judaïsme. C’est le Père et le Fils de l’homme,
celui qui descend du ciel et que Dieu donne pour la vie au monde. Ce n’est pas
Jéhova qui accomplit les promesses faites à Israël, par la venue du Fils de
David. Jésus dit à cette foule qu’Il est le pain de vie. Il donne même
le plein développement de la doctrine. Jésus est donc ce pain dont on peut
toujours se nourrir et qui rassasie pour toujours. Au v.
36, Jean rappelle comment l’état d’Israël est envisagé dans ce
livre, à savoir que Jésus n’est pas cru. S’agissant du peuple et de leur
responsabilité, tout est perdu. Le pain a été présenté mais on ne veut pas
aller à Lui. Mais le Père a des conseils de grâce et tous ne périront pas.
En effet «celui qui croit en moi, n’aura jamais soif»; le Père a ses
conseils de grâce. Il ne les laissera pas tous périr (v.
37). La grâce souveraine est clairement enseignée dans cet évangile. Jésus
ne mettra pas dehors celui qui vient à Lui, Lui qui a fait la volonté de Dieu
(v. 38). Cette
volonté, dans les versets suivants, nous est présentée sous un double aspect, et d’une manière
assez frappante. Le salut est donc assuré par la volonté du Père, dont rien
ne peut empêcher l’accomplissement. Mais c’est dans un autre monde que la bénédiction
aura lieu. Il ne s’agit plus ici d’Israël et du Messie, mais de la résurrection au dernier jour. Ce terme, à la fin du v.
39, se retrouve quatre
fois dans cette portion de chapitre, pour désigner le dernier jour de la
dispensation légale dans lequel le Messie devait venir et viendra. Les
dispensations s’étaient trouvées interrompues par le rejet du Messie, selon
la prophétie de Daniel.
Un
deuxième trait de cette volonté est donc au v. 40
à savoir: que quiconque discerne le Fils et croit en lui, a
la vie éternelle. Le Fils s’est présenté à tous pour qu’ils
croient en Lui et quiconque croit a
la vie éternelle. Ici encore il ne s’agit pas du Messie, des promesses, mais
de discerner le Fils et de croire en Lui. Nous avons eu les conseils du Père
qui sont infaillibles (v. 39), et, au v.
40 la présentation du Fils de Dieu comme objet de la foi. Si l’on
discernait le Fils et qu’on croyait en Lui, à travers l’humiliation du
Seigneur, alors on aurait la vie éternelle. Il y a donc d’une part les
conseils du Père et de ses actes, ainsi que ceux de Jésus en ressuscitant
quiconque croit en Lui. Le Père les donne et Jésus les ressuscite. Aucun
d’eux n’est perdu. Puis il y a la présentation du Fils en rapport avec la
responsabilité de l’homme. Si un homme croit, il aurait la vie éternelle et
ressusciterait. Il s’agit donc dans les v. 39 et
40 de deux faces juxtaposées dans lesquelles de grandes vérités sont présentées.
Au
v. 41, les Juifs murmurent. On ne veut pas de Jésus.
Pour eux, Jésus n’est que le fils de Joseph, mais Jésus insiste encore que
nul ne peut venir à Lui à moins que le Père ne le tire. Jésus insiste sur la
nécessité de la grâce pour pouvoir venir. Il montre que l’affection de la
chair est inimitié contre Dieu. Sur ce plan là, personne ne comprend, personne
ne recherche Dieu, de sorte qu’il faut la puissance de la grâce pour disposer
le cœur à recevoir Christ. La grâce efficace dans
le cœur ouvre les yeux et fait passer des ténèbres à la lumière. Une
telle âme sera ressuscitée au dernier jour. C’est la révélation de Jésus
à l’âme par la grâce du Père. L’âme voit le Fils, elle reçoit la
vie éternelle, ne sera jamais perdue, et ressuscitera au dernier jour, une âme
enseignée de Dieu à reconnaître le Fils et le Fils lui a parlée et elle
vient à Christ et est sauvée. Ainsi celui qui croit en Christ a la vie éternelle
(v. 47). Quelle précieuse et solennelle
assurance!
Ce
dernier jour, c’est le dernier jour du siècle, de la loi où il se trouvait.
Mais Jésus ne couronnait pas l’économie légale car il devait en introduire
une autre et la résurrection avec elle. Le siècle
de la loi s’est dans un sens terminé à la croix et le siècle du Messie
n’est pas encore arrivé. L’Eglise est entre
deux, elle n’appartient à aucun siècle.
Versets 48 à 59
La vie est dans la mort de Christ
Verset 52 :
la réaction des Juifs fait penser à celle qui eût lieu lorsque la manne fut
donnée avec la question qu’est-ce que
c’est? Il y a de l’incrédulité et de la dispute au sujet de l’étrange
nourriture dont Jésus parle à propos de sa chair et son sang. Il s’agit
autrement dit de sa mort. Car le sang séparé du corps c’est la mort. Un
Christ vivant ne suffit pas à faire vivre notre âme. Il faut nous approprier
sa mort, c’est-à-dire en figure manger sa chair et boire son sang, pour avoir
la vie éternelle. Puis il nous faut chaque jour nous identifier avec Lui
dans sa mort. Nous sommes morts avec Lui quant au monde et au péché. Dans ces
versets, Jésus répète qu’Il est le pain vivant descendu du ciel, cela en
s’adressant aux Juifs. En s’adressant à la foule, il était là comme venu
en chair, selon v. 22 à 35.
Celui qui mange du pain de vie ne meurt pas, selon v.
50-51. Toutefois Jésus fait comprendre que, pour cela, il faut
s’approprier sa mort. Jésus ne dit pas: Maintenant
celui qui me mange, mais «celui qui mange
sa chair et qui boit son sang», c’est-à-dire qu’il faut entrer pleinement,
par la pensée, dans la réalité de sa mort. Jésus parle de recevoir un Messie
non pas vivant, mais mort pour l’homme, mort devant Dieu. Il faut reconnaître
la mort de Jésus, la réaliser, s’en nourrir, prendre notre place devant Dieu
même si Christ n’était pas encore mort en disant ces paroles. Dans ce
passage, le mot «manger» dans les v. 51 et 53,
est un aoriste (passé indéterminé), tandis que dans les
v. 54, 56 et 57, «manger» est au présent, autrement dit une action présente
continue. Ainsi dans ce passage, le pain devient sa
chair, c’est-à-dire sa mort. Christ était fait chair mais il était là
pour mourir. Voilà la nourriture des siens ballottés sur la mer, tandis que
Lui, après avoir refusé la royauté, prend la position de sacrificateur en
haut. En pratique, on ne peut manger le pain, c’est-à-dire se nourrir de
Christ qu’après avoir mangé sa chair et bu son sang, c’est-à-dire après
qu’on ait connu Christ mort, et l’identification de sa mort et de sa résurrection.
Ainsi le croyant a maintenant les deux choses:
Dans
ce passage, il n’est pas question de la cène. S’il était question de la cène,
tous ceux qui la prendraient, vivraient éternellement. La thèse générale du ch. 6
est qu’on se nourrit de Christ, Fils de Dieu fait homme. Et il faut arriver à
reconnaître la mort de Christ pour pouvoir vivre de Lui, parce qu’on a pas la
vie en soi-même. Dans 1 Jean 5,
6-12, nous voyons aussi que la vie n’est pas dans le premier Adam. C’est là
que l’apôtre cite les trois témoins:
Dans
ce chapitre, il y a plusieurs discours. Ainsi au v. 59:
ces choses sont dites dans la synagogue, à Capernaüm. Auparavant, le discours
se rapportait au moment où les foules rejoignirent le Seigneur après qu’Il
eut traversé la mer.
Au
v. 52 la question soulevée montre que les
disciples pensaient à la chair même du Seigneur, tout comme au v.
60. En effet, et comme expliqué, c’est pour avoir la vie éternelle.
Le Seigneur est venu pour que quiconque croit en Lui ait
la vie éternelle. Mais celui qui croit en Lui a
la vie éternelle.
Versets 60 à 71
Ceux qui se retirent de Jésus
Dans ces versets il y a qui se retirent de Jésus. Au v.
60, cette parole trouvée dure
est une allusion au fait de manger sa chair et de boire le sang du Fils de
l’homme. L’on veut bien vouloir d’un Christ qui enseigne, qui nourrit les
foules, qui fait des miracles, un homme modèle. Mais lorsque l’enseignement
montre que la vie de l’homme aboutit à la mort, en sorte que Jésus doit
aller à la croix pour mourir à sa place, c’est une parole dure. C’est
dur d’accepter que l’homme orgueilleux n’est bon que pour la mort. Ainsi
l’homme méprise la grâce. Ainsi, dans la foule de ceux qui avaient suivi
Jésus, il y en a qui se retirent de Lui (v. 66).
L’homme veut bien choisir pour un moment Christ comme maître, mais il ne veut
rien de Lui comme Sauveur. Les disciples murmurent aussi de ces paroles (v.
62). Jésus était descendu du ciel
selon v. 33, 42 et 50. Il parle ensuite de
sa mort, et maintenant il leur dit, dans ce v. 62, qu’Il va remonter où il était auparavant. Rejeté, il ne pouvait pas
établir son règne. Or après sa mort, il n’avait plus rien à faire dans ce
monde et c’est pourquoi il allait retourner au ciel.
Les
v. 63 et 64 nous apprennent que les
choses expliquées ne devaient pas être prises dans un sens matériel.
Les paroles de Dieu sont esprit et sont vie, et ne peuvent se comprendre que par
la vie. Mais pour cela, il faut croire.
Quant
aux douze, selon v. 67 à 69, ils n’allaient
pas se retirer. A ce sujet, le propos de Pierre est éloquent. Les disciples qui
se retiraient n’étaient pas des douze. Pierre répond au nom des douze pour
assurer que tous partagent sa foi en Jésus. Les disciples se rendent compte
qu’ils avaient besoin de la vie éternelle et ne pouvaient la trouver qu’en
Lui. La foi leur donnait cette certitude que Jésus était le Saint de Dieu. Mais
Jésus qui répond à Pierre, lui dit que l’un d’entre eux allait Le livrer,
selon v. 70-71. Pierre ne savait pas que c’était
Judas, car Jésus seul le savait (v. 64).
En fait, Jésus qui est descendu du ciel, qui est mis à mort, qui est remonté où Il était auparavant, est la doctrine de ce chapitre. Descendu, mis à mort, il est la nourriture de la foi pendant son absence en haut, car c’est de sa mort qu’on se nourrit pour demeurer spirituellement en Lui et pour qu’Il demeure Lui en nous.
Chapitre
7
1 Et après ces choses, Jésus se tenait en Galilée, car il ne voulait pas se
tenir en Judée, parce que les Juifs cherchaient à le faire mourir. 2 Or la fête
des Juifs, celle des tabernacles, était proche. 3 Ses frères lui dirent donc :
Pars d’ici et va en Judée, afin que tes disciples aussi voient les œuvres
que tu fais ; 4 car nul ne fait quelque chose en secret et ne cherche à être
lui-même publiquement connu ; si tu fais ces choses, montre-toi au monde
toi-même. 5 Car ses frères ne croyaient pas en lui non plus. 6 Jésus donc
leur dit : Mon temps n’est pas encore venu, mais votre temps est toujours prêt.
7 Le monde ne peut pas vous haïr ; mais il me hait, parce que moi je rends
témoignage de lui, que ses œuvres sont mauvaises. 8 Vous, montez à cette fête ;
moi, je ne monte pas à cette fête, car mon temps n’est pas encore accompli.
9 Leur ayant dit ces choses, il demeura en Galilée.
10 Mais lorsque ses frères furent montés, alors lui aussi monta à la fête,
non pas publiquement, mais comme en secret. 11 Les Juifs donc le cherchaient à
la fête et disaient : Où
est cet [homme] ? 12 Et il y avait une
grande rumeur à son sujet parmi les foules. Les uns disaient :
Il est homme de bien. D’autres disaient :
Non, mais il séduit la foule. 13 Toutefois personne ne parlait ouvertement de
lui, par crainte des Juifs.
14 Mais, comme on était déjà au milieu de la fête, Jésus monta au temple,
et il enseignait. 15 Les Juifs donc s’étonnaient, disant :
Comment celui-ci connaît-il les lettres, vu qu’il ne [les] a point apprises ?
16 Jésus donc leur répondit et dit :
Ma doctrine n’est pas mienne, mais de celui qui m’a envoyé. 17 Si
quelqu’un veut faire sa volonté*,
il connaîtra de la doctrine si elle est de Dieu, ou si moi je parle de par
moi-même. 18 Celui qui parle de par lui-même cherche sa propre gloire ;
mais celui qui cherche la gloire de celui qui l’a envoyé, celui-là est vrai,
et il n’y a point d’injustice en lui. 19 Moïse ne vous a-t-il pas donné la
loi ? Et nul d’entre vous n’observe la loi. Pourquoi cherchez-vous à
me faire mourir ? 20 La foule répondit et
dit : Tu as un démon ; qui cherche
à te faire mourir ? 21 Jésus répondit
et leur dit : J’ai fait une*
œuvre, et vous vous étonnez tous. 22 C’est pourquoi Moïse*
vous a donné la circoncision (non qu’elle soit de Moïse, mais elle est des pères),
et vous circoncisez un homme en un jour de sabbat. 23 Si un homme reçoit la
circoncision en un jour de sabbat, afin que la loi de Moïse ne soit pas violée,
êtes-vous irrités contre moi de ce que j’ai guéri un homme tout entier en
un jour de sabbat ? 24 Ne jugez pas sur
l’apparence, mais portez un jugement juste. 25 Quelques-uns donc de ceux de Jérusalem
disaient : N’est-ce pas celui qu’ils
cherchent à faire mourir ? 26 Et voici,
il parle librement, et ils ne lui disent rien :
les chefs auraient-ils vraiment reconnu que celui-ci est le Christ ?
27 Mais nous connaissons celui-ci, [et nous savons]
d’où il est ; mais lorsque le Christ viendra, personne ne sait d’où
il est. 28 Jésus donc criait dans le temple, enseignant et disant :
Et vous me connaissez, et vous savez d’où je suis :
et je ne suis pas venu de par moi-même, mais celui qui m’a envoyé est véritable,
et vous ne le connaissez pas. 29 Moi, je le connais, car je viens de lui*,
et c’est lui qui m’a envoyé. 30 Ils cherchaient donc à le prendre ;
et personne ne mit la main sur lui, parce que son heure n’était pas encore
venue. 31 Et plusieurs d’entre la foule crurent en lui, et disaient :
Le Christ, quand il sera venu, fera-t-il plus de miracles que celui-ci n’en a
fait ? 32 Les pharisiens entendirent la
foule murmurant ces choses de lui ; et les pharisiens et les principaux
sacrificateurs envoyèrent des huissiers pour le prendre. 33 Jésus donc dit :
Je suis encore pour un peu de temps avec vous, et je m’en vais à celui qui
m’a envoyé. 34 Vous me chercherez, et vous ne me trouverez pas ; et là
où moi je serai, vous, vous ne pouvez venir. 35 Les Juifs donc dirent entre eux :
Où celui-ci va-t-il aller que nous ne le trouverons pas ?
Va-t-il aller à la dispersion* [au milieu] des Grecs, et enseigner les Grecs ? 36
Quelle est cette parole qu’il a dite :
Vous me chercherez, et vous ne me trouverez pas ; et là où moi je serai,
vous, vous ne pouvez venir ?
37 Et en la dernière journée, la grande journée de la fête, Jésus se tint là
et cria, disant : Si
quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. 38 Celui qui croit
en moi, selon ce qu’a dit l’écriture*,
des fleuves d’eau vive couleront de son ventre**.
39 (Or il disait cela de l’Esprit qu’allaient recevoir ceux qui croyaient en
lui ; car l’Esprit n’était pas encore, parce que Jésus n’avait pas
encore été glorifié). 40 Des gens de la foule donc, ayant entendu cette
parole, disaient : Celui-ci est véritablement
le prophète. 41 D’autres disaient :
Celui-ci est le Christ. D’autres disaient :
Le Christ vient-il donc de Galilée ? 42 L’écriture n’a-t-elle pas dit
que le Christ vient de la semence de David et de la bourgade de Bethléhem*,
où était David ? 43 Il y eut donc de la
division dans la foule à cause de lui. 44 Et quelques-uns d’entre eux
voulaient le prendre ; mais personne ne mit les mains sur lui. 45 Les
huissiers donc s’en vinrent vers les principaux sacrificateurs et les
pharisiens ; et ceux-ci leur dirent :
Pourquoi ne l’avez-vous pas amené ? 46
Les huissiers répondirent : Jamais homme
ne parla comme cet homme. 47 Les pharisiens donc leur répondirent :
Et vous aussi, êtes-vous séduits ? 48
Aucun d’entre les chefs ou d’entre les pharisiens, a-t-il cru en lui ?
49 Mais cette foule qui ne connaît pas la loi est
maudite. 50 Nicodème, qui était l’un d’entre eux, leur dit : 51
Notre loi juge-t-elle l’homme avant de l’avoir entendu et d’avoir connu ce
qu’il fait ? 52 Ils répondirent et lui
dirent : Et toi, es-tu aussi de Galilée ?
Enquiers-toi, et vois qu’un prophète n’est pas suscité de Galilée*.
53 Et chacun s’en alla dans sa maison.
v. 17 : c. à d. la volonté de celui qui m’a envoyé (verset 16). / v. 21 : une, une seule. / v 22 : ou : et vous vous étonnez tous à cause de cela. Moïse vous a. / v. 29 : litt. : je suis de par lui. / v. 35 : la dispersion : les Juifs dispersés parmi les nations, hors de la Palestine (voir 1 Pierre 1 :1). / v. 38* : comparer Ésaïe 58 :11. / v. 38** : c. à d. du plus profond de son être. / v. 42 : voir Michée 5 :2. / v. 52 : ou : qu’aucun prophète ne s’est levé de Galilée.
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Chapitre 7 : Jésus à la fête des tabernacles |
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Versets 01 à 36
Jésus monte en secret et enseigne à Jérusalem Versets 37 à 53
La dernière et grande journée de la fête |
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Dans Jean |
Ces récits se trouvent uniquement dans l’évangile de Jean |
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v.
01 |
En
Décapole. An 29. |
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v.
02 à 52 |
A
Jérusalem en octobre de l’an 29 |
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v.
53 à 8, 11 |
A
Jérusalem, en octobre 29. La femme adultère |
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Voir aussi, pour le v. 7 Lév. 12, 3; v. 8 cf Es. 55, 1; 58, 11: 44, 3; Zach. 13, 1; 14, 8; v. 42 cf Ps. 89, 4; 132, 11; Michée 5, 2 |
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Ce chapitre introduit le millénium,
préfiguré par la fête des tabernacles, fête du repos d’Israël dans son
pays et de la manifestation de Christ au monde, fête qui ne pouvait pas avoir
lieu alors. En raison du rejet du Messie, il n’y a pas encore place pour la
vraie réalisation de cette fête. En attendant, v. 37 à 39, la gloire céleste
de Christ est introduite et par suite le don du Saint Esprit envoyé pour révéler
du ciel la gloire du Seigneur.
Les chapitres 5 et 6 en grandes lignes :
la doctrine de la personne de Christ présenté comme Fils de Dieu (au ch. 5)
qui vivifie, et comme Fils de l’homme (au ch. 6)
qui est descendu du ciel, mort pour les hommes et devenu objet pour la foi. Au
chapitre 4 Jésus avait quitté la Judée
pour se rendre en Galilée. C’est là qu’Il se tenait et se présentait au
peuple. Il ne voulait plus marcher en Judée car les Juifs cherchaient à le
tuer. L’occasion de cette haine spéciale, était
qu’Il avait guéri le paralytique un jour de sabbat et qu’Il se présentait
comme Fils de Dieu, se faisant égal à Dieu. Le premier de ces actes mettait de côté le système juif et
le second introduisait un système tout nouveau. Seul un résidu
s’attache à Jésus. Ce résidu a une foi vraie quoique ignorante.
Au chapitre
septième, il y a le refus du Seigneur de se présenter au monde. Il y a
aussi l’incrédulité de ses frères et la déclaration que le temps n’était
pas venu pour Lui de célébrer la fête des tabernacles. La fête des
tabernacles était l’une des trois grandes fêtes où il fallait se rendre à
Jérusalem. Cette fête se célébrait après la
moisson et après la vendange qui sont deux évènements figurant le jugement,
avec ce jugement qui sépare les bons et les mauvais de la terre, et la vendange qui contient l’extension de
la vengeance sur les ennemis. L’accomplissement de cette fête aura
lieu quand Israël ne sera plus dispersé et jouira des promesses de Dieu, selon
Es. 63.
Ce temps n’était pas arrivé
quand Christ était sur la terre. Pour cela, Christ doit être manifesté en
gloire. Jésus était dans ce pain descendu du ciel, Il allait donner son esprit
aux croyants, selon v. 37 à 39. Mais le temps
de se montrer au monde n’était pas là (v. 7 à 9).
En attendant, il allait donner son esprit jusqu’à ce qu’Il vienne. Voilà
le contenu du chapitre. La fête des tabernacles étant de huit jours, elle dépasse
ce qui est complet et fait allusion aux choses éternelles célestes.
En Deut. 16, 13-15 il est dit :
“Tu ne seras que joyeux”.
Les fêtes préfigurent ce que
Dieu accomplit pour amener son peuple à la bénédiction finale, avec à la
base la Pâque et à la fin les tabernacles. En Luc 2,
42, on voit qu’on pouvait se rendre à cette fête depuis l’âge de douze
ans.
Quant à Jésus, au lieu de se
réjouir de cette fête, on voit qu’on cherche à le faire mourir, et même
ses frères dans la chair ne croient pas en Lui. Ses frères voulaient que Jésus
produise des miracles en public, pour satisfaire l’orgueil des Juifs au lieu
de les juger. Ils auraient voulu le voir approuvé du monde, acclamé comme roi,
afin de recevoir eux aussi de l’honneur plutôt que l’oppression qui
atteignait les frères d’un homme méprisé. Plus tard, ils crurent en Lui
selon Act. 1,
14 ; 1 Cor. 9, 5 ; Gal. 1,
19. Jésus ne peut pas se réjouir contrairement au monde qui se réjouit à
tout propos, selon v. 6 à 8. Jésus se rend néanmoins
à cette fête en secret et sa présence préoccupe chacun et met les
consciences mal à l’aise (v. 10 à 13). La
foule est favorable (v. 47 à 49). Mais Jésus
est d’autant plus haï, à tel point qu’on n’ose pas parler ouvertement de
Lui à cause de la crainte et de l’opprobre. N’en
est-il pas de même aujourd’hui, au milieu d’un peuple qui porte le nom de
chrétien?
Versets 14 à 36 :
Jésus à la fête :
on est d’abord étonné (v. 15) de ce que Jésus,
homme illettré au point de vue des rabbins, pouvait enseigner comme Il le
faisait. Sa doctrine était du Père et non pas humaine. Le moyen de (se) faire
comprendre était et est un état d’âme qui répond à une mission. D’autre
part, pour ceux qui désirent de faire la volonté du Père (cf ch. 6,
40), il faut reconnaître la Parole qui venait de Lui (v.
14 à 17). Jésus est donc là. Que voit-on: de la confusion … aussi
bien chez les Juifs que dans les masses. Ces Juifs qui n’ont aucun scrupule
pour circoncire et pour violer le sabbat en travaillant. Mais la puissance
divine qui guérit par une parole n’a pas d’influence sur eux si ce n’est
le désir de mettre à mort celui qui avait donné cette preuve de la bonté et
de la puissance de Dieu dont les droits étaient au-dessus du sabbat même (v.
23, etc). Quelle confusion … aussi chez ceux qui venaient de loin et
qui se moquaient même à la pensée qu’on voulait tuer Jésus (v.
20). Toutefois ceux de Jérusalem n’étaient pas ignorants. Ils s’étonnaient
même de ce que Jésus parlait en toute liberté et se demandaient si les chefs
avaient changé d’idée à son égard en le reconnaissant comme le Christ (cf v.
25 et 26). De plus, on voulait capturer Jésus, mais Jean rapporte
qu’on ne mit jamais la main sur Lui parce que son heure n’était pas venue.
Les voies de Dieu sont sûres (v. 30). Au v.
31, plusieurs croient en Lui. Sur ce fait, en entendant le peuple
murmurer ces choses de Lui, les pharisiens envoient des huissiers pour le
prendre. Ceux-ci trouvent Jésus qui enseigne les foules. Et à nouveau il
ressort cette incertitude: pour les uns il est un prophète et pour d’autres
pour le Christ, etc. Son heure n’était pas
encore venue. Son heure, remarquons-le, c’est l’heure où Il se donne
lui-même sur la croix pour nos fautes.
En revenant à la position du
Seigneur, Jésus montre qu’il était déjà séparé de ce peuple, puisqu’Il
ne voulait pas aller à la fête, mais il continuait à les enseigner en grâce.
L’enseignement du Sauveur montre sa position et cela avant qu’Il parle de la promesse du Saint Esprit et
après la discussion qui eut lieu au sujet du désir de le tuer,
lorsqu’ils firent remarquer qu’on ne savait pas d’où venait le Christ. Jésus
déclare formellement qu’ils savaient d’où Il venait mais qu’ils ne
connaissaient pas le Père qui l’avait envoyé (v. 28).
Terrible accusation! Autant les chefs que la foule (v.
25 à 27) semblent avoir la conviction qu’ils savaient d’où Il
venait. La vérité de ce témoignage se montre dans les paroles de Nicodème
(v. 51). On sait que les miracles qui ont déjà eu lieu ne sont pas le fait de
la puissance humaine. Le caractère des miracles de Jésus, et la puissance qui
s’y manifestait, confirment que Jésus venait du Père. Mais les chefs ne
veulent pas faire la volonté du Père. En plus, ils cherchent à aveugler les
autres. Le peuple était ignorant et dans la confusion malgré quelques
convictions passagères. Les chefs, eux, résistaient avec une conviction
intelligente que celui qui venait de Dieu était là mais ils étaient décidés
à ne pas le recevoir. Le Seigneur affirmera tout cela au ch. 15,
22-24. Jésus n’a donc plus de place au milieu
d’eux comme Messie. Il prend de ce fait une autre place plus importante et
excellente: celle d’homme à la droite de Dieu. Mais au travers de tout
cela, Jésus parle et quelques-uns écoutent sa voix. On croit en Lui (v.
31). C’est l’occasion pour les pharisiens d’envoyer des huissiers
pour le prendre. Jésus a une réponse très touchante: «Je suis encore pour un
peu de temps avec vous, et je m’en vais à celui qui m’a envoyé» (v.
33). On ne le trouvera plus (v. 34). La
première venue du Messie prend fin. Le Fils, comme homme, ira s’asseoir à la
droite du Père. Là, les chefs ne pourront chercheront mais ne trouveront
point. Voilà où en sont les choses à l’égard des Juifs et à l’égard de
Jésus.
Ces chapitres 5, 6 et 7
s’occupent de ce que Jésus est en grâce pour les hommes, tout en annonçant
les droits qu’Il a de juger. Dans ces chapitres, nous retrouvons les v. 14
à 34 du ch. 1. C’est Christ qui est
la Parole, qui est la vie, et qui est la lumière des hommes. Le chapitre
7
contient les opinions u monde sur Lui. Tous sont embarrassés à son sujet. Les
pensées se croisent et tourbillonnent autour de Lui et la foule dit: Qui est-ce
qui cherche à le faire mourir? (v. 26), tandis
que les Juifs savent bien qu’on veut le tuer (v. 25).
Le moyen le plus simple de discerner la doctrine
de Dieu est de faire Sa volonté. Dieu répondra alors à ce désir en
communiquant la Parole qui éclairera et dirigera
dans ce but. Si au contraire, nous suivons notre propre volonté, nous ne
comprendrons pas la Parole de Dieu qui s’oppose toujours à la volonté de
l’homme. Quelle responsabilité pour ce peuple d’avoir devant eux le Fils de
Dieu, le Sauveur, et ne rien vouloir de Lui, responsabilité qui incombe à tous
ceux qui lisent les récits de la vie du Seigneur et ne le reçoivent pas pour
leur Sauveur. Au v. 31, quelques-uns croient mais
leur témoignage trahit une foi peu profonde, mais qui contraste cependant avec
les pensées de la masse incrédule.
Dans les v.
37 à 53 nous avons la dernière journée de la fête:
Si le ch. 6 nous faisait penser à
Ex. 16,
en rapport avec le pain, le ch. 7
nous fait penser à Ex. 17
en rapport avec l’eau de la vie, qui jaillit en abondance. Dans cette grande
journée de la fête, il est donc question du huitième jour. La fête
des tabernacles avait un jour de plus que les deux autres grandes fêtes, un
huitième jour, qui était le grand jour de la fête. Ce jour commençait
avec une nouvelle semaine. Avec ce jour, on passe au-delà de ce qui est complet
ici-bas. Ce jour correspond à la nouvelle semaine de Dieu, c’est-à-dire
à ce qui est céleste et éternel, comme la résurrection de Jésus était
le premier jour de la semaine. Les deux autres grandes fêtes s’arrêtaient au
septième jour qui est le sabbat et qui représente ce qui est complet pour la
terre. En Jean 7,
le Seigneur donne à ce
huitième jour sa vraie signification. Il ne s’agissait plus de sa présence
comme Messie, mais de celui qui devait être le représentant d’un Sauveur glorifié, rejeté dans son
humiliation. Ainsi le Seigneur qui ne pouvait pas être glorifié ici-bas, donne
à ceux qui croiraient en Lui les arrhes de la gloire céleste et par ce moyen
une joie actuelle qui débordait en bénédiction comme témoignage du salut et
de la gloire. C’est ainsi que le Seigneur fait cet appel «Quiconque a soif».
Puis dans ces v. 37 à 39, Il parle de l’Esprit
qu’allaient recevoir ceux qui croiraient en Lui. Voilà la grande doctrine de ce chapitre, à savoir:
le Saint Esprit ici-bas dans les croyants à la suite de la glorification de Jésus,
homme, au lieu d’un Messie terrestre, selon les promesses de Dieu.
Rejeté comme Messie, il prend sa place comme homme selon les conseils éternels
de Dieu dans la gloire céleste, à la droite de Dieu. Et après avoir établi
la gloire de Dieu sur la croix, et pris cette place dans la gloire, Il envoie le
Saint Esprit, témoin de la gloire dans laquelle il était entré et de la rédemption
accomplie. Posséder l’Esprit, c’est la
position chrétienne, non pas de nouveaux désirs seulement, mais la pleine
réponse de la grâce à ces désirs, dans la révélation de Christ glorifié.
Toujours en rapport avec l’Esprit, il est bon d’attirer l’attention sur
les trois opérations de l’Esprit de Dieu:
Au ch. 3 nous sommes nés de
l’Esprit
Au ch. 4 c’est une source qui
jaillit en vie éternelle
Au ch. 7 c’est le nouvel homme qui
entre dans la jouissance des choses qu’on ne voit pas, des choses célestes et
éternelles.
Les paroles de Jésus sont
donc bien ces eaux qui désaltèrent, ces eaux qui rafraîchissent les âmes altérées,
ainsi que ces affections célestes qui rencontrent les âmes. Le peuple
avait bien compris cela et peut s’écrier: Celui-là
est véritablement le prophète (v. 40). Puis
il y a une discussion: Est- ce que le
Christ peut venir de Galilée? Le raisonnement de l’Esprit humain suscite
des difficultés et ferme d’autres cœurs à la puissance de la Parole dans sa
bouche. Le peuple est divisé et les huissiers s’en retournent sous
l’impression des paroles de Jésus, pour jeter la même confusion dans
l’esprit de ceux qui prétendent diriger Israël, mais qui étaient les plus
aveugles de tous. Nicodème, faisant contraste en disant une pensée juste est
attaqué. Les théologiens du sanhédrin
montrent leur mépris envers ceux qui, selon les prophètes, était la sphère
que la lumière de Dieu envoyait en Israël, les pauvres du troupeau. Ils
affirment qu’aucun prophète n’avait été suscité en Galilée (v.
41-42, 52). Le fait était faux et de plus, qu’avaient-ils fait
des prophètes, de quelque pays ou régions qu’ils fussent … où était la
ville qui avait tué les prophètes et qui se préparait à tuer celui duquel
tous les prophètes avaient parlé. Devant tout cela, il y a dispersion.
L’heure de Jésus n’est pas encore là.
Versets 38-39: ces eaux qui coulent du ventre ne sont-elles pas
un aliment savouré par le cœur. Cet aliment développe les affections
spirituelles. La jouissance qui en résulte produit le désir de communiquer à
d’autres la véritable intelligence spirituelle qui vient toujours du cœur et
ayant en vue le Seigneur. L’opération de l’Esprit procure cela (v. 39), cet
Esprit qui allait venir à la suite de la glorification de Christ. Dans ce
paragraphe il y a aussi les huissiers qui peuvent dire, au v.
46: «Jamais homme ne parla comme cet homme». La fin du chapitre donne
un tableau du cœur de l’homme en présence de la vérité. D’une part il y
a un parti pris de la part des chefs religieux. De l’autre, il y a confusion
et incertitude dans l’esprit des masses qui chancellent entre les préjugés
et la puissance de la Parole de Dieu. La foi n’est ni chez les uns ni chez les
autres.
Versets v. 47-49: l’attitude des pharisiens et leur réponse
caractérisent l’esprit du clergé dans tous les temps, qui se placent entre
Dieu et les hommes. Au sujet du v. 49 quant à Nicodème, qui était venu de
nuit, il n’avait pas eu le courage de se montrer au jour et de porter
l’opprobre de Christ. Probablement qu’il affligeait son âme comme Lot. Mais
on sera heureux de le retrouver à la mort de Jésus, ne craignant pas de se
promener pour Lui en l’honorant avec Joseph d’Arimathée d’une sépulture
digne de Lui. Lorsqu’on ne se sépare pas, on a peu d’utilité. Il faut
vraiment être séparé comme le dit 2 Tim. 2,
21 ; 1 Cor. 15, 33. Alors ne restons pas comme Nicodème, à ce moment-là,
dans le conseil des méchants (cf Ps. 1,
1)
Verset 52: pourtant Jos. 19,
13 montre que Gath-Hépher était une ville de Galilée. Et le prophète Jonas
venait de cette ville selon 2 Rois 14,
25.