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EVANGILE SELON MARC
Si vous ne possédez pas l’évangile selon Marc, deuxième livre du Nouveau Testament, vous pouvez vous le procurer dans plusieurs sites Internet. Tharsei recommande la version française Darby, aussi fidèle que possible au texte original, au lien suivant:
http://www.bibliquest.org/Des termes difficiles peuvent être trouvés dans le menu " dictionnaire " de:
http://www.tharsei.org/Accès aux commentaires
| Chapitre 6 | Chapitre 12 | |
| Chapitre 1 | Chapitre 7 | Chapitre 13 |
| Chapitre 2 | Chapitre 8 | Chapitre 14 |
| Chapitre 3 | Chapitre 9 | Chapitre 15 |
| Chapitre 4 | Chapitre 10 | Chapitre 16 |
| Chapitre 5 | Chapitre 11 | Autres notes |
Cette étude sur l’évangile selon Marc est surtout axée sur les points principaux tout en ne négligeant pas certains détails. Elle est basée sur des notes tirées de différents ouvrages. Ainsi, pour l’approfondir, de nombreux ouvrages sont disponibles; à cet effet, nous recommandons de consulter le lien
http://www.bpcbs.com/. D’autre part, cette étude fait parfois référence à des versets de la Bible; par exemple: 2 Tim. 3, 1. La clé de quelques abréviations, dont les livres de la Bible, se trouve dans le menu " dictionnaire " déjà cité de http://www.tharsei.org/Dans Marc, Jésus nous est présenté dans son activité en tant que serviteur et prophète, selon Deut. 18, 15; Es. 49, 4-6; Es. 42, 1-3, c’est-à-dire:
Nous discernons aussi, dans ces versets, le caractère d’humilité de ce serviteur parfait, tel qu’il l’a manifesté dans son service. Dans le passage d’Esaïe 49 cité, on voit que le rejet de Christ a ouvert la porte de la bénédiction aux nations. Esaïe 53, comme la fin du 52ème, mentionne ce serviteur. Il est aussi vrai que tous les évangiles racontent le service de Jésus. Mais Marc présente le caractère de serviteur de Jésus dans l’accomplissement de son service alors que Matthieu en faisait de même pour le Messie, Luc pour le fils de l’homme et Jean quant au fils de Dieu. Marc raconte, dans son évangile, l’ordre chronologique des faits. Marc ne raconte pas tous les faits mais présente ce qu’il nous est utile de connaître. En Jean 21, 25 et 20, 30-31, nous voyons ce que Jean dit dans son récit, quant aux faits. Marc n’était pas l’un des douze. Il était neveu de Barnabas et appelé Jean en Act. 13, 5, 13. Et appelé Marc en Act. 15, 37. En Act. 13, 13, Marc avait abandonné Paul. Mais on le retrouve avec lui en Col. 4, 10 et en 2 Tim. 4, 11. Sa mère était nommée Marie (Act. 12, 12) et c’est là que des personnes étaient rassemblées pour prier pour la délivrance de Pierre. Marc a été formé par Dieu et lorsqu’il avait abandonné Paul, il a dû apprendre à mettre de côté toute considération charnelle. Et ses expériences le préparèrent pour être l’instrument du Saint Esprit pour présenter le serviteur parfait dans son activité et son dévouement jusqu’à la mort. Marc, présente aussi d’une manière particulière le Serviteur, Christ, qui porte la parole dans un service actif.
Marc, avec Matthieu et Luc, fait partie des évangiles dits synoptiques. Ces évangiles présentent Christ comme celui que le monde aurait dû recevoir. Au contraire, le monde a crucifié Christ. Quant à Jean, il nous présente Christ comme étant rejeté et cela dès le premier chapitre. Marc, comme Matthieu et Luc, présentent l’inimitié croissante de l’homme contre Jésus jusqu’à son rejet et sa mort. Dans Marc, le baptême de feu n’est pas mentionné parce que le sujet de cet évangile est le service du Seigneur en bénédiction et non l’exercice de son pouvoir en jugement. Le feu signifie toujours le jugement.
Remarquons que dans Marc, Jésus prend une place au-dessous de toute généalogie alors que dans Jean il est au-dessus de toute généalogie humaine. Il convenait à Matthieu et à Luc de rapporter les généalogies.
Et pour préparer le chemin du Seigneur vers sa place d’abaissement comme serviteur parmi les hommes, un septuple témoignage est rendu dans les v. 1 à 20 du premier chapitre, à savoir : le témoignage de Marc au v. 1, celui des prophètes dans les v. 2 et 3, de Jean dans les v. 4 à 8, de la voie venue du ciel dans les v. 9 à 11. Puis, dans les v. 12 à 13 un cinquième témoignage: la tentation du désert devient un témoignage à sa perfection infinie par laquelle il vainquit Satan. Il y a sixièmement la création, avec ces bêtes sauvages, qui sont sans crainte devant leur créateur. Il y a enfin les anges qui le servent. Puis les versets suivants de cette introduction nous relatent le récit de l’événement qui ouvre la voie au service public du Seigneur.Le mot " aussitôt " revient onze fois dans ce chapitre. Il démontre l’activité incessante qui caractérise le parfait serviteur et qui devrait nous caractériser. En Rom. 12, 11: … fervents en esprit (ou en action); servant le Seigneur.
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Dans Marc |
Voir Matthieu |
Voir Luc |
Voir Jean |
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v. 01à 08 |
Ch. 3 v. 01 à 12 |
Ch. 3 v. 01 à 18 |
Ch. 1 v. 19 à 28 |
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v. 09 à 11 |
Ch. 3 v. 13 à 17 |
Ch. 3 v. 21 à 23 |
Ch. 1 v. 29 à 34 |
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v. 12 à 13 |
Ch. 4 v. 01 à 11 |
Ch. 4 v. 01 à 13 |
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v. 14 à 15 |
Ch. 4 v. 12 à 17 |
Ch. 4 v. 14 à 15 |
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v. 16 à 20 |
Ch. 4 v. 18 à 22 |
Ch. 5 v. 01 à 11 |
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v. 21 à 28 |
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Ch. 4 v. 31 à 37 |
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v. 29 à 31 |
Ch. 8 v. 14 à 15 |
Ch. 4 v. 38 à 39 |
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v. 32 + 34 |
Ch. 8 v. 16 à 17 |
Ch. 4 v. 40 à 41 |
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v. 35 à 39 |
Ch. 4 v. 23 à 25 |
Ch. 4 v. 42 à 44 |
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v. 40 à 45 |
Ch. 8 v. 02 à 04 |
Ch. 5 v. 12 à 16 |
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Versets 1 à 8 La prédication de Jean le baptiseur
Versets 9 à 13 Le baptême et la tentation de Jésus
Versets 14 et 15 Jésus prêche l’évangile du royaume
Versets 16 à 20 L’appel de quelques disciples
Versets 21 à 28 Un démoniaque dans la synagogue
Versets 29 à 39 La belle-mère de Pierre
Versets 40 à 45 La guérison d’un lépreux
Versets 1 à 8 La prédication de Jean le baptiseur
La généalogie est superflue pour introduire le serviteur sur la scène.
Mais l’Esprit de Dieu fait ressortir qui il est. C’est Jésus Christ, le
Fils de Dieu. La première chose que cet évangile relate quant aux pécheurs, c’est
qu’il faut reconnaître et confesser ses péchés afin que celui qui en a le
pouvoir puisse les pardonner. C’est ainsi qu’on sortait vers Jean, pour
être baptisé dans le Jourdain, en confessant ses péchés. Nous ne trouvons
pas ici, comme en Matthieu, les Pharisiens qui venaient se faire baptiser par
hypocrisie.
Versets 9 à 13 Le baptême et la tentation de Jésus
Satan se présente donc à Jésus de la même manière qu’il l’avait
fait à Adam. Mais si Adam succomba alors qu’il se trouvait dans des
conditions favorables, et bien Jésus tint ferme alors que tout se dressait
contre lui, dans ce lieu terrible du désert, où il y avait des bêtes
sauvages. Ce détail est rapporté uniquement dans Marc.
Versets 14 et 15 Jésus prêche l’évangile du royaume
En rapport avec ces versets, relevons la différence entre l’évangile du
royaume et celui de la grâce. Cette différence consiste dans la position et
le caractère de Christ au moment où l’évangile est prêché. Lorsqu’il
était sur la terre, le royaume s’était approché des hommes. Le royaume
était au milieu des hommes dans la personne de Christ. Ils auraient dû le
recevoir. Aujourd’hui (2007), Christ est dans le ciel, Seigneur et Sauveur
rejeté, après avoir accompli le sacrifice en vertu duquel tout pécheur peut
être sauvé par la foi. C’est là le sujet de l’évangile.
Le rejet de Jean n’empêche donc pas le Seigneur de poursuivre son ministère.
Au contraire, c’est le moment choisi de Dieu pour que Jésus commence sa
mission. Quelle façon différente d’agir par rapport aux hommes! Le
Versets 16 à 20 L’appel de quelques disciples
Remarquons que c’est en Jésus que se trouvent toutes les ressources. Et
les simples paroles "Venez après moi, et je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes"
nous donnent toute la vérité à l’égard de la formation d’un serviteur de
Dieu. Il faut trois choses: être appelé par le Seigneur, puis le suivre et
enfin être enseigné de Lui. Et lui seul peut former celui qu’il veut
envoyer. Et tous, quelles que soient nos circonstances, nous avons à être
utile au Seigneur. Mais pour cela, il faut l’écouter, le suivre et l’imiter.
Ceux qui croient jouissent de cette part et c’est en pratiquant ces préceptes
que seront manifestés ceux que le Seigneur invite pour un service spécial pour
Lui. A celui qui a, il sera encore donné davantage.
Tout quitter et suivre le Seigneur n’est pas demandé à chacun. Beaucoup
doivent rester dans leur vocation terrestre (1 Cor. 7, 20). Mais le
Seigneur a un service pour chacun, selon sa mesure (Eph. 4, 7).
Versets 21 à 28 Un démoniaque dans la synagogue
Dans ce passage, il y a un enseignement qui fait autorité. Et en effet, l’enseignement
qui vient de Dieu a force de loi car qui pourrait faire autorité si ce n’est
la Parole de Dieu. Ainsi un prédicateur, dirigé par l’Esprit, aura l’assurance
et la persuasion nécessaires pour placer ceux qui l’écoutent sous l’autorité
de la Bible. Les auditeurs remarqueront aussi la différence entre l’enseignement
divin et celui de la sagesse humaine et cela malgré la faiblesse de l’instrument
et son manque possible d’érudition. En Jésus, tout était parfait car rien n’entravait
la libre action de l’Esprit. L’eau sortait ainsi dans toute la pureté de la
source. Ainsi, au début de son service, l’autorité de Jésus se manifeste
de trois manières. C’est-à-dire: dans l’appel des disciples, puis dans l’enseignement
public et enfin dans l’expulsion des démons. C’est ainsi que l’autorité
divine, mise à la disposition de l’amour, venait délivrer l’homme des
conséquences du péché et de la puissance de l’ennemi. Remarquons que Jésus
est là en grâce pour les hommes et non pas pour les anges, d’où le
frémissement de ces anges déchus.
A propos des miracles de Jésus, remarquons qu’il n’y a pas seulement un
signe et une preuve de puissance
Versets 29 à 39 La belle-mère de Pierre
Dans cette partie, les v. 29 à 34 montrent un autre trait remarquable du
parfait serviteur. En plus de l’autorité et de la puissance, il y a le fait
qu’il est accessible à tous. L’activité incessante du Seigneur est aussi
montrée par la prière et cela longtemps avant le jour (v. 35 à cf avec Es. 50,
4). Dans les v. 36 à 39, relevons encore cet autre trait du parfait serviteur,
à savoir le refus de ce qui n’est que de la popularité
La grâce de Jésus est manifestée. Nous voyons aussi un beau modèle en Jésus
qui prie à cette occasion. Puissions-nous l’imiter dans tout service, aussi
petit soit-il, sachant que la prière doit précéder tout travail, afin que ce
travail soit accompli selon la volonté de Dieu. Il y a aussi, au v. 38, le fait
que Jésus ne recherche pas les foules. Il cherche de vrais besoins, ne
désirant pas satisfaire la curiosité, mais répondre à ces vrais besoins.
Versets 40 à 45 La guérison d’un lépreux
Les v. 40 à 42 démontrent la grâce qui met la puissance au service du
plus vil des pécheurs. Puis dans les v. 43 à 45, encore un autre trait du
parfait serviteur qui ne cherche pas sa propre gloire mais la gloire ce Celui qu’il
sert.
Dans cette fin du chapitre, nous voyons bien que Jésus est là pour être en
contact avec les misères humaines. Au doute du lépreux, Jésus donne cette
assurance: je veux. Ainsi, il y a en Jésus non seulement la volonté et
la puissance mais toute la compassion produite par l’amour parfait. Et
Jésus, absolument saint, touche la plus grande souillure sans être souillé
lui-même. La lèpre, figure du péché, contamine quiconque entre en contact
avec elle. Mais avec Jésus c’est le contraire. C’est le lépreux qui est
rendu net au contact du fils de Dieu, vrai homme, parfait serviteur, descendu
jusqu’à ce service. Ainsi, dans cette guérison, les perfections divines
et humaines de Jésus, parfait serviteur, apparaissent dans toutes leurs
beautés. Il y a la puissance qui délivre, l’amour qui s’est abaissé pour
accomplir ce service, et la pureté parfaite du fils de Dieu, dans son
humanité, qui ôte la souillure. Il y a aussi l’humilité profonde qui veut
éviter les manifestations du public en raison des miracles. En même temps, il
y a le dévouement qui est satisfait dans l’accomplissement de la volonté du
Père et non par les acclamations de la foule. Nous comprenons ainsi pourquoi le
Seigneur parle avec sévérité afin que le lépreux guéri n’aille pas
proclamer ce qu’il en a été mais, selon les chapitres 13 et 14 du
Lévitique, Jésus lui enjoint d’aller se montrer au sacrificateur. Au lieu de
cela, cet homme fait le contraire de sorte que Jésus ne peut plus entrer
ouvertement dans la ville. Cet homme agit selon ses propres pensées et c’est
au détriment de l’œuvre de Dieu dans cette ville.
Il se tient à l’écart et on vient à lui de toutes parts. On comprend aussi
que cet homme avait besoin de faire connaître sa grande délivrance. Et si
cette circonstance empêche Jésus d’entrer dans la ville, elle manifesta ceux
qui avaient de réels besoins et venaient à lui.
Ce " je veux " du
Le récit du chapitre deux se passe quelques jours après les
événement du premier, lorsque la curiosité s’est un peu calmée.
Remarquons encore que le mot du parfait serviteur est aussitôt, celui
des Juifs incrédules est pourquoi (cf v. 7, 16, 18, 24)
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Dans Marc |
Voir Matthieu |
Voir Luc |
Voir Jean |
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v. 18 à 22 |
Ch. 09 v. 14 à 17 |
Ch. 05 v. 38 à 39 |
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v. 23 à 28 |
Ch. 12 v. 01 à 08 |
Ch. 06 v. 01 à 05 |
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Versets 1 à 12 Ministère de Jésus et guérison d’un paralytique
Versets 13 à 17 L’appel de Lévi (Matthieu)
Versets 18 à 22 L’époux présent. Contraste en la grâce et la loi.
Versets 23 à 28 Le sabbat
Versets 1 à 12 Ministère de Jésus et guérison d’un paralytique
Le Seigneur entre dans la ville, dans Capernaüm. Il est à la maison.
Le monde est vite là.
En rapport avec les péchés, il faut distinguer entre
le pardon gouvernemental et le pardon absolu des péchés. Seulement, tel qu’est
l’homme, le premier n’aurait pu exister sans le dernier. Mais il fallait le
rejet et la mort de Christ pour que tout soit pleinement manifesté. La croix
démontre à la fois le côté de l’homme et celui de Dieu.
En pardonnant les péchés, il y a une œuvre spirituelle et il y a une preuve
matérielle en guérissant la maladie.
Dans les v. 1 à 12 la justice soulève la question des péchés et dans les v.
13 à 17 la grâce bénit les pécheurs.
Versets 13 à 17 L’appel de Lévi (Matthieu)
Matthieu était percepteur d’impôts. Les Juifs haïssaient ces impôts qu’ils
payaient contre leur volonté mais surtout parce qu’ils étaient assujettis
aux Gentils. Dès lors, un Juif qui acceptait une place de collecteur d’impôts
devenait un objet de haine, comme perfide et traître à la nation et à la
religion. Les publicains étaient donc méprisés et détestés. Et c’est
précisément un publicain, Matthieu, qui invite Jésus à sa table d’où,
dans les v. 16 et 17, l’irritation des scribes et des pharisiens.
Versets 18 à 22 L’époux présent. Contraste en la
grâce et la loi.
Les disciples de Jean et les pharisiens jeûnaient. Les disciples du
Seigneur ne jeûnent pas. Le Seigneur en donne les raisons: l’époux est
là. Il n’est donc pas nécessaire de jeûner. Mais lorsque l’époux
sera ôté, alors le temps de jeûner serait là. Et il y a encore une autre
raison: c’est l’impossibilité de mélanger les deux systèmes, c’est-à-dire
le vin nouveau qui représente la vérité et la puissance spirituelle du
christianisme. Ce vin nouveau ne pouvait pas être mis dans les vieux
vaisseaux (vieilles outres) qui représentent les vieilles institutions et les
cérémonies du judaïsme. Si on le faisait, le vin nouveau ferait rompre les
vaisseaux et tout serait gâté. Le vin serait perdu et les vaisseaux rompus. Il
en va de même avec un morceau de drap neuf qui ne convient pas pour
raccommoder un vieux vêtement. La nouvelle pièce emporterait une partie du
vieux vêtement et la déchirure n’en deviendrait que plus grande. Ainsi, il
n’est pas possible de rattacher la puissance spirituelle du christianisme aux
cérémonies extérieures que la nature humaine aime parce qu’elle peut en
faire une religion sans vie nouvelle et sans que la conscience en soit touchée.
La dispensation est changée. Un nouvel ordre de choses est introduit.
Tout est différent. Ainsi, les cérémonies charnelles et la puissance du
Saint Esprit ne pourront jamais aller ensemble. N’embellissons pas le
christianisme avec cela car c’est s’adapter au monde.
Les v. 21 et 22 enseignent, par Jésus lui-même, l’incompatibilité absolue des vieux vases judaïques avec la puissance de l’évangile qui ne ferait que gâter le judaïsme auquel on voulait l’attacher. Ce qui est arrivé aux disciples traversant les champs de blé confirme cette doctrine. Les ordonnances perdent leur autorité en présence du roi ordonné de Dieu, rejeté et pèlerin sur la terre.
Versets 23 à 28 Le sabbat
Le chapitre se termine avec le sujet du sabbat qui est une institution
divine. C’est le signe de son alliance avec Israël, signe du repos de Dieu
dans la première création. Le sabbat met l’homme à l’épreuve: est-ce que
l’homme peut partager le repos de Dieu? Dieu qui s’était reposé non pas un
septième jour mais LE septième jour. Et bien la réponse c’est que l’homme
a péché et qu’il ne peut pas avoir de part dans ce repos divin, cela avant
la loi. Sous la loi, l’homme fut mis à l’épreuve et érigea le veau d’or.
Alors Dieu patiente jusqu’au rejet de Christ. De tout cela, une évidence
ressort clairement: une alliance entre Dieu et l’homme, selon la chair, est
impossible. Sur ce point là, l’homme ne peut pas jouir du repos de Dieu. Le
sabbat de la première création était pour l’homme et Celui qui jouissait de
tous les droits de l’homme, le seul qui pouvait en jour, c’est Jésus. C’est
donc le seigneur du sabbat. Alors, deux principes sont développés. D’abord
l’enseignement du rejet de David. Quand celui-ci fut rejeté, tout devint
commun et profane. Il en va de même avec Christ. Le sceau de la première
alliance perd sa signification. Le deuxième principe est que
Christ renonce, pour un temps, à sa position en Israël comme Messie et devient
Fils de l’homme (cf Luc 9, 21-22, etc). Ainsi, il est seigneur
de ce sabbat qui fut fait pour l’homme. Et le signe de l’ancienne alliance
disparaît. C’est une conséquence du péché de l’homme et du rejet de
Christ. Quant à la résurrection de Christ, c’est le commencement de la
nouvelle création, le fondement de la nouvelle alliance basée sur son sang. C’est
le signe du repos de Dieu pour nous. Ainsi, le premier jour de la semaine, le
jour du Seigneur, celui de la résurrection, est un don très précieux de la
part de Dieu. Et le vrai chrétien en
jouit de tout son cœur.
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Dans Marc |
Voir Matthieu |
Voir Luc |
Voir Jean |
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v. 01à 06 |
Ch. 12 v. 09 à 13 |
Ch. 06 v. 06 à 11 |
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v. 07 à 12 |
Ch. 12 v. 15 à 21 |
Ch. 06 v. 17 à 19 |
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v. 13 à 19 |
Ch. 10 v. 02 à 04 |
Ch. 06 v. 12 à 16 |
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v. 20 à 30 |
Ch. 12 v. 22 à 37 |
Ch. 11 v. 14 à 15 et Ch. 11 v. 17 à 23 |
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v. 31 à 35 |
Ch. 12 v. 46 à 50 |
Ch. 11 v. 27 à 28 et Ch. 08 v. 19 à 21 |
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Versets 01 à 13 Guérison un jour de sabbat
Versets 13 à 19 Appel des douze
Versets 20 à 30 Jésus jugé par ses proches et par les scribes
Versets 31 à 35 La vraie famille de Jésus
Versets 1 à 13 Guérison un jour de sabbat
Avec le début de ce chapitre, remarquons que le vrai repos du Seigneur est
l’exercice de l’amour au milieu du mal. Quant aux Pharisiens, ce qui importe
avant tout, c’est l’observation de leurs traditions. Mais Dieu garde sa
liberté de faire le bien et c’est pourquoi le Seigneur guérit l’homme qui
avait une main sèche. Le Seigneur attire donc d’une manière formelle l’attention
de Juifs sur ce grand principe (cette liberté de faire le bien). Au
Au
v. 1, il s’agit donc de la synagogue de Capernaüm. Le seul moyen de guérir, c’est de placer l’épreuve devant Dieu (cf 1 Rois 8, 37-39).Versets 13 à 19 Appel des douze
L’évangile de Luc rapporte que le Seigneur a prié toute la nuit avant d’établir
les douze. Dans l’évangile de Marc, nous avons plutôt la suite du ministère
de Christ. Il s’associe d’autres serviteurs pour continuer son œuvre. Ces
serviteurs devaient être envoyés pour prêcher l’évangile, guérir les
malades et chasser les démons (
Versets 20 à 30 Jésus jugé par ses proches et par les scribes
Dans les v. 20 et suivants, même les proches du Seigneur croient ce dernier
hors de sens (v. 21). Quant aux chefs du peuple, ils attribuent ces choses
merveilleuses à la puissance de Satan. Ah quel monde que celui dans lequel nous
vivons. Dans l’activité de la bonté divine, l’homme ne voit rien d’autre
chose que la folie et l’œuvre du diable. Mais assurément, Satan ne peut
chasser Satan (
Versets 31 à 35 La vraie famille de Jésus
Les derniers versets montrent que le Seigneur renonce à toute relation
selon la chair avec le peuple. Le Seigneur ne veut pas reconnaître sa mère et
ses frères. Il introduit la Parole pour former ces nouveaux liens avec les
âmes. Mais tout lien avec Israël est rompu. Ainsi, il y a la formulation que
les relations du Seigneur avec le peuple comme tel sont interrompues. La
patience du Seigneur continuera cependant à se déployer jusqu’à la
dernière Pâque. Mais tout était réellement terminé pour le peuple. Sa
condamnation ne pouvait manquer d’être prononcée et le Seigneur ne chercha
plus longtemps du fruit de sa vigne.
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Dans Marc |
Voir Matthieu |
Voir Luc |
Voir Jean |
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v. 01 à 34 |
Ch. 13 v. 01 à 53 |
Ch. 08 v. 04 à 18 et Ch. 13 v. 18 à 21 |
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v. 35 à 41 |
Ch. 08 v. 23 à 27 |
Ch. 08 v. 22 à 25 |
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Versets 01 à 25 Parabole du semeur y compris " lampe et
boisseau ou lit"
Versets 26 à 34 Deux paraboles du royaume de Dieu
Versets 35 à 41 Jésus dort pendant la tempête
Dans le chapitre 4, les trois paraboles et l’incident de la
tempête sur la mer, donnent un tableau complet du service du Seigneur lors de
sa première venue. Nous y avons aussi le résultat de ce service lorsqu’il
est laissé à la responsabilité de l’homme pendant le temps de son absence.
Ainsi, la parabole du semeur montre de manière très claire qu’après avoir
cherché du fruit en Israël, et bien maintenant il travaille pour en produire.
Ce chapitre met à nouveau le service particulièrement mis en évidence. L’Esprit
de Dieu a ainsi ce service en vue.
Versets 1 à 25 Parabole du semeur
Nous avons vu, au chapitre troisième, que le Seigneur ne cherche plus, en l’homme,
de fruit sur la terre. Il en va de même pour son peuple. Ainsi, dans la
parabole du semeur, nous le voyons semer ce qui portera du fruit. Le ministère
du Seigneur parmi les Juifs a pris fin. Cela ressort également des
enseignements en rapport avec le royaume de Dieu. Il peut ainsi dire à ses
disciples "à vous il est donnée de connaître le mystère du royaume de
Dieu". Mais pour ceux qui ne sont pas de ses disciples, qui sont dehors,
toutes choses se traitent par des paraboles afin qu’en voyant, ils voient et n’aperçoivent
pas et qu’en entendant, ils entendent et ne comprennent pas. Ils sont sous
le jugement de Dieu (
Versets 26 à 34 Deux paraboles du
royaume de Dieu
Ainsi, ce royaume est semblable à
un homme qui a jeté la semence en terre, puis qui
dort et se lève de nuit et de jour (v. 26-27). La semence croît et il ne s’en
inquiète pas. La terre produit alors du fruit: l’herbe, puis l’épi, puis
le froment dans l’épi. L’épi étant mûr, on met la faucille parce que la
moisson est arrivée. Nous y voyons le Seigneur travailler personnellement,
semant la Parole de Dieu sur la terre et, à la fin, il reviendra et agira en
personne quand sera venu le temps du jugement de ce monde. Mais maintenant, il
reste assis à la droite de Dieu comme s’il ne s’occupait pas de son champ,
quoique en secret il agit par la grâce et produit toutes choses. Cela n’est
pas manifeste mais sans être vu, il travaille pour faire croître la semence.
Et cela jusqu’à la moisson. Alors il apparaîtra et agira lui-même
ouvertement.
Puis dans les v. 30 à 34, il y a une autre parabole. Nous n’avons pas ici, comme en Matt. 13, l’histoire complète du royaume mais seulement ses grands principes et l’œuvre du Seigneur en contraste avec sa manifestation et l’établissement du royaume par sa propre présence. Ainsi, son royaume croît pendant le temps de son absence. Et, pour ce qui regarde la connaissance humaine, nul ne sait comment ce royaume croît. Le royaume est donc semblable à un grain de semence moutarde, c’est-à-dire la plus petite de toutes les semences. Mais, une fois semé, il croît et devient une grande plante, voire un arbre assez grand et qui peut abriter, dans ses branches, les oiseaux du ciel. C’est la chrétienté. Petite semence à l’origine, homme méprisé par le monde, qui est devenue une grande puissance sur la terre et étend ses rameaux de tous côtés. Et il est répété ici, au v. 33, que le Seigneur parlait aux foules en paraboles et il ne s’adressait pas à elles d’une autre manière. Mais, pour ses disciples, il leur expliquait tout dans le particulier (v. 34).
A propos de cette parabole du grain de moutarde, il ressort qu’au début, le christianisme attirait des âmes hors de ce monde pour les rassembler autour du Seigneur. Mais à la fin, il devient un vaste système qui abrite toutes sortes de mauvaises choses.
Versets 35 à 41 Jésus dort pendant la tempête
A la fin du chapitre, nous y avons un tableau du départ de Jésus et de sa
puissance. Nous y voyons la sécurité qui entoure les siens, même quand ils
semblaient oublier leurs difficultés. Et ensuite la relation dans laquelle ils
se trouvaient vis-à-vis des Juifs. Et devant le reproche de Jésus à ses
disciples, en raison de leur crainte et de leur incrédulité, ne pensons-nous
pas que la puissance du Fils de Dieu et que les conseils de Dieu puissent
manquer, à cause d’un coup de vent inattendu sur le lac de Génésareth? Et
bien non, du côté divin, tout est là. Pour nous, nous sommes, comme les
disciples, dans la même nacelle avec Jésus. Quelle leçon pour nous en rapport
avec les difficultés et les dangers de la vie chrétienne pendant tout le
voyage sur les vagues souvent agitées de la mer orageuse de la vie et du
service chrétien. Et nous serons toujours dans la même nacelle avec Jésus
pour autant que nous recherchions à faire sa volonté et que nous la fassions.
Jésus n’est jamais indifférent à notre sort même si nous ne voyons pas
toujours son action. Mais nous sommes
avec lui et sa sécurité est la nôtre.
Cette fin de chapitre donne des enseignement sur notre
passage à l’autre rive, c’est-à-dire que le temps d’ici-bas arrive à
son aboutissement. En attendant, soyons caractérisés par la paix puisque le
Seigneur est avec nous (cf 2 Thes. 3, 16).
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Dans Marc |
Voir Matthieu |
Voir Luc |
Voir Jean |
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v. 01 à 20 |
Ch. 08 v. 28 à 34 |
Ch. 08 v. 26 à 39 |
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v. 21 à 43 |
Ch. 09 v. 18 à 26 |
Ch. 08 v. 40 à 56 |
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Versets 01 à 20 Le démoniaque " légion "
Versets 21 à 43 La fille de Jaïrus
Versets 01 à 20 Le démoniaque " légion "
La fin du chapitre 4 faisait part de la puissance du Seigneur sur la
création. Le début du chapitre 5 nous apprend ou nous rappelle que ce monde
est sous l’ombre de la mort et que toute la puissance de Satan se déploie
pour entraîner un homme à la mort (voir Jean 10 v.10).
Ainsi ce chapitre, dans sa première partie, va nous montrer le pouvoir de
Jésus sur les démons. Dans les
Versets 21 à 43 La fille de Jaïrus
Les
En attendant, il y a la foi individuelle. Ce sont les
v. 25 à 34. La foule d’Israël entoure Jésus et si quelqu’un qui a la foi de manière individuelle, et qui vient le toucher, cette personne est guérie. C’est ce qui arrive à cette pauvre femme affligée d’une cruelle maladie. Dans cette histoire, remarquons encore que le Seigneur distingue entre la vraie foi et l’empressement de la foule qui était attirée par ces miracles et les bienfaits qu’elle recevait de Lui. Il y a chez cette femme qui avait une perte de sans depuis douze ans (v. 25), par grâce, ce qui se trouve toujours dans la foi. Il s’agit d’un profond sentiment de besoin allié à la perception de l’excellence de la personne de Christ et de la divine puissance qui était en lui. Moralement, en écoutant l’évangile, il ne suffit pas d’y trouver du plaisir car la foi est autre chose que cela. La foi reçoit du Seigneur la réponse à de vrais besoins. Cela peut durer mais il y a toujours des réponses d’amour. Dans le cas particulier, cette femme est parfaitement guérie après une douzaine d’années. La foi rend aussi humble.Après cette guérison, les
v. 31 à 43 démontrent cette puissance de résurrection qui était en lui et par lui. Israël, quoique mort, dormait seulement. La voix du Seigneur l’appellera en son temps pour lui donner la vie.Remarquons que dans l’évangile de Marc, d’une manière spéciale, le Seigneur ne veut pas que ses œuvres alimentent la curiosité du monde.
Il y a une différence entre rendre témoignage à la grâce de Dieu, après en avoir été l’objet, et rapporter des faits merveilleux et intéressants, tels que ceux que Jésus accomplissait, comme des nouvelles qui étonnent des gens sans besoin. Le divin serviteur n’a pas besoin de la réputation du monde, pas plus que ceux qu’il emploie à son service. L’approbation du Maître suffit et il la donne dans le secret. Et au jour où tout sera manifesté, cette approbation deviendra publique et tout contribuera à la gloire de Dieu.|
Dans Marc |
Voir Matthieu |
Voir Luc |
Voir Jean |
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v. 01 à 06a |
Ch. 13 v. 54 à 58 |
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v. 06b à 13 |
Ch. 09 v. 35 à 10 v. 1,5 + 11 v. 1 |
Ch. 09 v. 01 à 06 |
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v. 14 à 16 + 21 à 29 |
Ch. 14 v. 1-2 + 6-12 |
Ch. 09 v. 07 à 09 |
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v. 30 à 44 |
Ch. 14 v. 13 à 21 |
Ch. 09 v. 10 à 17 |
Ch. 06 v. 01 à 14 |
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v. 45 à 52 |
Ch. 14 v. 22 à 33 |
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Ch. 06 v. 15 à 21 |
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v. 53 à 56 |
Ch. 14 v. 24 à 36 |
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Versets 01 à 06 Jésus de Nazareth
Versets 07 à 13 Envoi des douze
Versets 14 à 29 Hérode et Jean le baptiseur
Versets 30 à 35 Retour des apôtres
Versets 36 à 44 Première multiplication des pains
Versets 45 à 56 Une nouvelle traversée
Versets 01 à 06 Jésus de Nazareth
Le début de ce chapitre montre combien le Seigneur est humble. Ce
caractère divin est pleinement manifesté dans l’humiliation de Jésus. Il n’était
donc pas ce que le cœur de l’homme désirait qui était pourtant responsable
de le recevoir parce que Jésus manifestait le caractère de la divinité Lui,
si humble, malgré son grand pouvoir divin. Jésus ne flatte donc en rien l’orgueil
et la vanité de la nature humaine. Jésus était le fils du charpentier et c’était
assez pour qu’il soit rejeté car les Juifs jugeaient selon la chair. Au
Versets 07 à 13 Envoi des douze
Jésus envoie ses disciples prêcher en leur donnant en même temps une
preuve de sa puissance plus remarquable que ses propres miracles puisque ces
douze ont le pouvoir de faire eux-mêmes des miracles et de chasser les démons.
Oui, Dieu peut rendre un homme capable d’accomplir des signes et des miracles.
Mais quel homme peut communiquer ce pouvoir à un autre? C’est Christ. C’est
bien en ayant reçu son autorité que les disciples peuvent chasser les démons.
Les miracles du Seigneur et ceux des disciples ne sont pas seulement des signes
de puissance mais aussi des fruits de la bonté divine. Et non seulement il y a
ce pouvoir délégué en ce que les disciples ôtent les esprits malins mais le
Seigneur dispose aussi le cœur des hommes. Ainsi,
Versets 14 à 29 Hérode et Jean le baptiseur
Ce récit montre pratiquement l’opposition du cœur de l’homme au témoignage
de Dieu, l’inimitié contre la vérité et la lumière. Cette lumière fut
aussi et déjà manifestée dans la personne de Jean le baptiseur. Jean, en
reprenant Hérode, avait amené ce dernier à avoir de la crainte et des égards
à son égard. Il le défendait aussi contre l’inimitié d’Hérodias. Mais
ce récit démontre que ce qui vient de la nature n’est pas assez puissant
pour opposer une barrière à la chair. L’excitation d’un banquet et l’orgueil
royal suffisent pour causer la mort du prophète. C’est un triste exemple de
la manière dont l’homme se défait de lui-même. Mais tout concourt à
accomplir le dessein de Dieu puisque l’inimitié du cœur de l’homme doit se
montrer et introduire, par le rejet de Jean puis par celui de Jésus, des choses
infiniment meilleures par la souveraine grâce de Dieu. Ainsi, dans les versets
30 et suivants, les disciples reviennent et racontent à Jésus tout ce qu’ils
ont fait et enseigné.
Marc, dans ces versets, ouvre l’histoire de l’opposition meurtrière des
autorités en Israël contre les témoins de la vérité. Pour le gouverneur d’Israël,
une danse valait pour lui la vie du prophète de Dieu.
Versets 30 à 35 Retour des apôtres ou disciples
Les disciples donnent un compte rendu de leur service. Ils sont occupés de
leur service. C’est naturel. Le Seigneur n’en dit rien car pour lui aussi,
la puissance est une chose naturelle. Mais il les invite à venir à l’écart
afin de se reposer un peu, dans la solitude (v.
35). C’est une bonne chose de se retirer dans la
présence de Dieu. Là, nous découvrons ce que nous sommes en réalité afin de
jouir avec sécurité de son amour parfait. Nous sommes alors occupés de Lui et
non de nous-mêmes. En effet, n’aurions-nous pas tendance à tout nous
attribuer lorsque nous voyons quelques fruits dans le service. Et bien le
Seigneur veut occuper les disciples de Lui et de ses tendres soins. Mais dans ce
monde, il n’y a pas de repos pour Dieu. Alors
la foule est là et le Seigneur ne refuse jamais de pourvoir aux besoins des
hommes.
Versets 36 à 44 Première multiplication des pains
Ce miracle de la multiplication de cinq pains et de deux poissons a une
grande portée. Il occupe une place remarquable dans cet évangile. L’Eternel,
vrai Berger, était présent dans la personne de Christ rejeté. Mais sa
compassion était en rien affaiblie par l’ingratitude du peuple. Et pour
montrer qu’il est vraiment l’Eternel, il agit selon le Ps. 132, 15: je
rassasierai de pain ses pauvres. Ce Psaume prédit le temps du Messie et
sera pleinement accompli dans les derniers jours. Celui qui l’accomplira
était cependant bien là, mais rejeté, tout en donnant la preuve que l’Eternel
avait visité son peuple qui rassasiait de pain ses pauvres. Malgré le
rejet, l’Eternel ne renonce pas à son amour. Si le peuple ne désire pas l’Eternel,
et bien l’Eternel recherche le peuple et Christ donne le précieux témoignage
que l’amour de l’Eternel ne se lasse point mais reste supérieur à
toute la folie de l’homme. Et puis, une autre vérité dans ce récit, c’est
que le Seigneur ne leur donne pas à manger mais il dit, v.
37, vous, donnez-leur à manger. Le Seigneur
veut que ses disciples sachent ce que c’est que d’user de sa puissance pour
le bien des autres. C’est par la foi qu’il faut user de cette puissance.
Alors, dans les versets 45 et suivants, nous avons un tableau de la séparation
amenée par le rejet du Seigneur et l’accueil de bienvenue qui lui sera fait
à la fin de l’histoire de ce monde, ce monde qui a rejeté l’a rejeté, lui
le Christ.
En relation avec la multiplication des pains, nous avons le fait, en Matt. 14,
14, qu’il guérit leurs infirmes. En Marc, c’est le caractère du prophète
qui ressort et nous lisons qu’il se mit à leur enseigner beaucoup de choses.
Versets 45 à 56 Une nouvelle traversée
Ainsi, le Seigneur contraint ses disciples à partir seuls tandis qu’il
renvoie la multitude. Lorsqu’ils sont partis, il monte sur une montagne pour
prier. C’est ce que le Seigneur fait maintenant alors que les disciples sont
ballottés sur la mer orageuse qui, pour nous, est une figure de ce monde. Jésus
a renvoyé Israël et est monté au ciel où il intercède pour nous. En
attendant, le vent est contraire et, à l’image des disciples, nous ramons au
milieu des troubles de ce monde. Mais Jésus
intercède. Quant aux disciples sur la mer, ils représentent plus exactement le
résidu Juif qui, en fait, est devenu l’Eglise mais qui est considéré ici
sous son caractère de résidu Juif. Et lorsque Jésus atteint la nacelle en
marchant sur les eaux, les disciples sont effrayés. Mais Jésus les rassure. C’est
leur ami bien connu et leur Sauveur. Ainsi en sera-t-il à la fin des temps.
Jésus apparaîtra pour dominer toutes les circonstances qui troubleront son
peuple et il sera pour lui le même que lorsqu’il marchait sur la terre avec
ses disciples dans les jours de sa chair. C’est-à-dire humble, débonnaire,
etc. Dans notre récit, Jésus monte alors dans la nacelle et le vent tombe. Le
jugement des adversaires de Jésus n’est pas mentionné ici mais seulement ce
qui arrivera à son peuple Juif parmi les nations et à son peuple (le résidu)
parmi les Juifs quand il reviendra. Alors le monde sera plein de joie. Et les
habitants du pays de Génésareth, qui avaient renvoyé le Sauveur lorsqu’il
avait guéri le démoniaque, le reçoivent maintenant et le reconnaîtront. Les
gens de toutes parts jouiront avec bonheur de sa présence. Ce sont les v.
53 à 56.
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Dans Marc |
Voir Matthieu |
Voir Luc |
Voir Jean |
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v.
01 à 23 |
Ch.
15 v. 01 à 20 |
- |
- |
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v.
24 à 30 |
Ch.
15 v. 21 à 28 |
- |
- |
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v.
31 à 37 |
Ch.
15 v. 29 à 31 |
- |
Ch.
7 v. 1 |
Versets 24 à 30
La femme syrophénicienne
Versets 31 à 37
Guérison d'un homme sourd
Que d'enseignements dans ce chapitre! Il y a tout
d'abord le jugement que porte le Seigneur sur la piété extérieure des chefs
du judaïsme. Ces chefs ont une piété de forme. Ils sont hypocrites. En fait,
ils mettent de côté la loi de Dieu. Les pharisiens ont annulé le commandement
de Dieu par leur tradition. Le Seigneur démontre aussi que ce qui souille
l'homme, c'est ce qui sort de sa bouche et non ce qui y entre. Israël et
l'homme seront jugés par rapport à cela. Mais le Seigneur déploie de la manière
la plus touchante la grâce souveraine de Dieu qui révèle, au-dessus de toutes
barrières, l'homme avec ses besoins. Il faut que le cœur de l'homme, en dehors
de tous les droits fondés sur les promesses, reconnaisse cette grâce. Elle révèle
le Dieu d'amour, l'amour de Dieu, et cela lorsque l'homme est mauvais. Il n'y a
donc point d'espérance en dehors de cette grâce souveraine. Ainsi, pour ce qui
est de l'apparence extérieure, les formes religieuses sont faciles à
accomplir. L'homme aime donc à en faire sa religion car elles ne demandent pas
un cœur pur. L'observation des formes religieuse fait que l'on se glorifie
devant les autres hommes d'avoir une grande piété. L'on acquiert ainsi une
bonne réputation à leurs yeux. Mais en même temps, on peut être mauvais. On
peut être religieux sans posséder la sainteté. Cela convient au cœur de
l'homme. Remarquons aussi que les pharisiens ne sont pas seulement du temps du Seigneur car on en trouve dans tous les temps. Ce système appelé le
pharisaïsme se rattache toujours à l'influence qu'un homme exerce sur un
autre par le moyen d'une position de sainteté extérieure. Il ne s'agit
pas de cette sainteté découlant de la foi, qui possède la grâce et la vérité,
lesquelles sont venues par Jésus. Elles produisent la sainteté et la communion
avec Dieu qui se révèle en elles. La sainteté des pharisiens, le pharisaïsme,
c'est faire usage de son influence officielle pour obtenir des avantages. Voilà
la religion de l'homme. Quant à la vraie sainteté, elle se montre dans la
marche pratique. On peut manquer mais l'âme soutenue par la grâce cherche
uniquement l'approbation de Dieu. Et c'est Lui qui habite dans l'âme et la
garde dans l'humilité. Quant aux pharisiens et aux sadducéens, ils
profitaient, entre autres, de leur position et de leur réputation pour engager
les personnes pieuses à faire des dons. Par ce moyen, ils gagnaient de
l'argent. Les devoirs envers les parents étaient ainsi négligés et la loi de
Dieu était annulée (v. 11 à 13). Ce que Dieu
demande, c'est un cœur pur et une vraie obéissance. Verset 11: corban
ou don réservé à Dieu.
Ces versets, comme les v. 14 à 16, montrent que la
souillure extérieure est une chose et que la souillure morale a sa source dans
la méchanceté intérieure du cœur, et que la religion mondaine et charnelle
qui s'attache à ce qui est extérieur est condamné.
Dans les v. 17 à 23,
le Seigneur dévoile non seulement le cœur des pharisiens mais celui de tous
les hommes. Ce qui sort de la bouche souille l'homme car cela vient du cœur.
Quel tableau! Remarquons encore que lorsque la sainteté pratique et l'obéissance
n'existent plus dans la vie de ces conducteurs religieux, … une religion, même
fondée par Dieu, devient la puissance du péché et de l'hypocrisie et tend
toujours à pervertir l'esprit et à détruire en tout la conscience et la
droiture. Voilà la triste histoire du cœur humain et celle de l'Eglise de Dieu
devenue une grande maison (voir 2 Tim. 2).
Pour nous, rappellons-nous bien que ce qui souille l'homme, c'est ce qui sort de
sa bouche. Dans les v. 21 et 22, il y a donc ce qui souille l'homme. Il y a une
source de corruption. Il y a aussi ce que vaut les formes d'une religion
charnelle. Et nous comprenons que la nécessité d'une nouvelle naissance
s'impose ainsi que la purification par le sang de Christ de tous les péchés,
fruits du vieil homme. Combien c'est humiliant de découvrir notre cœur
naturel. Quant à la suite du récit, avec la femme syrophénicienne, les
Romains appelaient Syrophénicie la Phénicie pour la distinguer de la Syrie à
laquelle ils l'avaient réunie.
Quel contraste avec ce qui précède! Nous avons
ici la précieuse manifestation de l'amour de Dieu, telle que nous la voyons
dans les paroles du Seigneur adressées à la pauvre femme syrophénicienne. Si
les privilèges des Juifs sont d'abord reconnus, nous trouvons aussi la vérité
de Dieu qui s'élève infiniment au-dessus de ces privilèges pour déployer la
grâce et l'amour, là où existent des besoins dans un cœur. Et cet amour se déploie
envers une race maudite, envers une pauvre femme appartenant à un pays connu
par son état d'endurcissement. Et bien Dieu s'élève au-dessus de toutes les
barrières élevées par l'iniquité de l'homme, par ce système exclusif du judaïsme.
Ce système, établi par Dieu lui-même, a été aboli de par le rejet de Christ.
Ainsi donc, le Seigneur se dirigeait vers les frontières de Tyr et de Sidon.
C'est à cette occasion que cette femme se rend auprès de lui, avec un poids de
douleurs oppressant, mais en comptant sur sa bonté, la bonté de Jésus. Dans
sa réponse, le Seigneur maintient les promesses que Dieu a faites aux Juifs et
met en avant les droits du peuple de Dieu. Soulignons encore que cette femme était
d'une race maudite et qu'il n'y avait pas une seule promesse pour elle, cela en
rapport avec les voies de Dieu au milieu d'Israël. Selon les Juifs et la loi,
elle n'était rien de plus qu'un chien. Mais elle avait de grands besoins. La
puissance est là, en la personne de Jésus. Cette femme a confiance. Elle persévère.
Elle reconnaît les droits des Juifs comme peuple de Dieu. Et tout en
reconnaissant n'être qu'un chien par rapport à eux, elle insiste sur sa
demande. Elle réalise que même les chiens mangent les miettes des enfants. Elle
reconnaît ce qu'elle est. Mais elle reconnaît aussi ce que Dieu est. Elle
croit en son amour. Elle croit en la manifestation de Dieu en Jésus. Cette
femme a une grande foi. Et cette foi atteint jusqu'au cœur de Dieu manifesté
en Jésus. De la même manière, le regard de Dieu descendait jusqu'au fond du cœur
de l'homme. Ainsi se rencontrent le cœur de Dieu et le cœur
de l'homme. L'homme qui reconnaît qu'il est mauvais et qu'il n'a aucun
droit mais qui s'abandonne en la parfaite bonté de Dieu. Et c'est ainsi aussi
que Jésus ouvre les yeux et les oreilles d'un résidu qui lui est amené par la
foi. Ainsi donc, ce n'est pas seulement le peuple juif qui devait être mis de côté,
et cela depuis toujours, mais c'est l'homme lui-même et cela sur le terrain de
la justice qui est le principe de l'ancienne alliance, de la loi de Sinaï.
Dieu travaille depuis l'intérieur et s'occupe de
la conscience et du cœur. Et après le cœur de l'homme, c'est le cœur de Dieu
que nous voyons en rapport avec la femme syrophénicienne. En Jésus, il y a la
bonté jointe à la puissance. Cela est rare dans ce monde et ne passe donc pas
inaperçu.
Jésus quitte Tyr et Sidon et revient en Galilée.
Il se retrouve au milieu d'Israël. Bien qu'étant virtuellement rejeté par le
peuple, Jésus a la conscience que la nation bien-aimée est perdue. Sa ruine
est annoncée. C'est alors qu'on lui apporte un sourd en le priant de lui
imposer les mains. Ce miracle démontre que la puissance est toujours présente
en Lui. Mais la douleur oppresse son cœur car, en réalité, le peuple était
sourd à la voix du bon berger. Leur langue était liée et incapable de louer
Dieu. Les soupirs du Seigneur sont l'expression de ses sentiments en ce sens que
l'état du pauvre homme représentait l'état du peuple bien-aimé. Mais le
Seigneur est là et opère selon cet amour et ces soupirs. Il regarde vers le
ciel, la source de l'amour et de la puissance. Jésus ne se lasse pas envers ce
peuple, jusqu'à la fin, jusqu'à ce moment où ce peuple ne voulut plus
supporter sa présence. Au v. 33, Jésus se sépare
de la masse du peuple pour guérir l'homme sourd. Nous avons la même attitude
au ch. 8, 23. Il est touchant de
constater ce regard du Seigneur vers le ciel et le soupir de son cœur en
contemplant le peuple sourd à la voix de son Dieu, ce peuple incapable de bénir
son nom. Nous y voyons tout à la fois le cœur du Seigneur envers les hommes
endurcis et l'harmonie de ce cœur envers le ciel.
Dans cet homme sourd, il y a donc la condition à
laquelle le péché avait réduit la nation.
|
Dans Marc |
Voir Matthieu |
Voir Luc |
Voir Jean |
|
v.
01 à 09 |
Ch.
15 v. 39 à 16 v. 04 |
- |
- |
|
v.
10 à 12 |
Ch.
16 v. 05 à 12 |
- |
- |
|
v.
13 à 21 |
Ch.
16 v. 05 à 12 |
- |
- |
|
v.
22 à 26 |
- |
- |
- |
|
v.
26 à 30 |
Ch.
16 v. 13 à 20 |
Ch.
09 v. 18 à 21 |
- |
|
v.
31 à 38 +
ch. 9 v. 1 |
Ch.
16 v. 21 à 28 |
Ch.
09 v. 22 à 27 |
- |
Versets 10 à 13
Jésus refuse un signe aux Pharisiens
Versets 14 à 21
Un levain à éviter
Versets 22 à 26
Guérison de l'aveugle de Bethsaïda
Versets 27 à 38
Jésus annonce sa mort
Versets
01 à 09
Seconde multiplication des pains
Ce qui est remarquable dans cette partie de l'évangile,
c'est que le Seigneur continue à manifester sa bonté divine. Il l'avait déjà
prouvé en nourrissant une première fois la multitude affamée, ce qui était le
signe qui devait accompagner sa présence au milieu du peuple (Ps. 132,
15). Ici, ce miracle se produit une seconde fois. En plus de la puissance
divine, il y a aussi une allusion au royaume à venir. Cela ressort du nombre de
corbeilles renfermant les morceaux qui sont de reste puisque le nombre sept est
l'expression de la perfection dans les choses spirituelles. Ainsi, la compassion
du Seigneur le fait penser aux besoins des pauvres alors que souvent les vrais
croyants, comme ici les disciples, pensent aux moyens visibles et humains de se
satisfaire eux-mêmes. Cela étant, le Seigneur laisse la foule et s'en va au
quartier de Dalmanutha.
Dalmanutha est aussi connue sous le nom de
Magadanou ou encore de Magdala. Là, les
Pharisiens demandent un signe. Pourtant, il y en a déjà beaucoup eu
mais l'incrédulité n'est jamais satisfaite. Le Seigneur leur refuse ce signe
car le temps de la mise à l'épreuve est passé. Il est trop tard. Le Seigneur
les laisse. On peut encore remarquer les sentiments du Seigneur, au v. 12,
envers cette génération perverse. Oui,
moralement, la fin est là. Il est inutile de donner des preuves à des cœurs résolus
à ne pas croire. Et pourtant le Seigneur est patient, il use d'amour, il
est plein de pitié et est rempli de douleurs en pensant à l'incrédulité des
conducteurs du peuple. Tout cela, le Seigneur l'éprouve et le manifeste
clairement devant des cœurs endurcis. Mais les
signes étaient inutiles pour des cœurs qui ne veulent pas croire. Il ne
convenait non plus pas, à la majesté divine, d'en donner à des hommes qui ne
veulent pas le recevoir. C'eût été jeté des perles à des pourceaux.
A propos du v. 20, le chiffre sept est le nombre
primitif (ou premier) le plus élevé, c'est-à-dire indivisible. Quant au
chiffre douze, c'est le plus divisible. Il y a douze dans la première
multiplication en rapport avec l'administration du pouvoir messianique au milieu
du peuple. Il y a aussi sept, qui s'applique à la deuxième multiplication. Le
Seigneur agit en plénitude et en faveur du peuple. Malgré son rejet, il
continue à exercer sa puissance d'une manière divine et en dehors de l'homme.
Dans cette portion (v. 18, etc), les disciples eux-mêmes
sont aveugles. Non pas volontairement mais de fait. Et le Seigneur les avertit de se garder du levain des Pharisiens et d'Hérode.
Ces disciples avaient oublié de prendre des pains mais ils avaient aussi oublié
la puissance de Jésus qui venaient d'en donner une preuve en nourrissant des
milliers de gens avec quelques pains. Le Seigneur les reprend donc, selon v. 17
et 18. Les disciples sont pour ainsi dire rendus indifférents par la vue de
tant de miracles et n'ont rien compris à celui de la multiplication des pains.
Mais nous verrons, dans le récit suivant, le contraste entre l'état des
disciples et celui du peuple.
Bethsaïda est connue pour son incrédulité. Le
Seigneur le souligne en Matt. 11, 21.
Dans ce récit, il y a l'enseignement que le peuple ne voit pas du tout et ne
veut pas recevoir la lumière. Quant aux disciples, ils voient indistinctement
comme l'aveugle qui semble voir marcher des arbres et non des hommes. Les
disciples aimaient réellement le Seigneur mais leurs habitudes juives les empêchaient
de saisir pleinement Sa gloire. Ils croyaient que Jésus était le Messie mais
que le Messie était autre chose que le Christ de Dieu, que le Sauveur du monde.
Ils étaient attachés à Lui mais ne comprenaient
pas la gloire divine qui était cachée dans sa personne. Cette gloire se révélait
pourtant par ses paroles et par ses œuvres. Ils avaient tout quitté
pour le suivre. Ils ne manquaient pas de foi mais d'intelligence. Et si l'esprit
est prompt, la chair est faible. Alors le Seigneur amène à l'écart cet homme
qu'on lui avait amené. Il le sépare d'Israël. Cet homme ne voit qu'en partie,
voyant comme des arbres qui marchent. Dans cet aveugle, nous avons donc un
tableau de l'état du cœur des disciples. Il y a aussi le tableau de
l'infatigable bonté du Seigneur. Sa patience est aussi grande que sa puissance
et sa bonté ne laisse pas l'homme dans son aveuglement. Il agit ainsi envers
ses disciples. Et, lors de l'exaltation de Jésus dans le ciel, à la droite de
Dieu, Il envoya le Saint Esprit pour conduire les disciples dans toute la vérité.
Alors ils virent clairement.
Au v. 26, Jésus
demande à l'aveugle guéri de ne pas répandre ce fait.
D'une part Jésus ne recherchait pas la vaine gloire qui vient des hommes
mais il veut aussi éviter un grand rassemblement de personnes curieuses qui, en
fait, constituent un obstacle à son œuvre réelle dans les consciences et dans
les cœurs. En même temps, il confirme que le témoignage en Israël a pris
fin. Auparavant, l'homme délivré de la puissance des démons devait raconter
l'évangile dans ce monde en l'absence du Seigneur. Ici, il y a le point de vue
qu'Israël a rejeté son Messie et le témoignage divin n'a plus de place au
milieu de son peuple.