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EVANGILE SELON MARC
Si vous ne possédez pas l’évangile selon Marc, deuxième livre du Nouveau Testament, vous pouvez vous le procurer dans plusieurs sites Internet. Tharsei recommande la version française Darby, aussi fidèle que possible au texte original, au lien suivant:
http://www.bibliquest.org/Des termes difficiles peuvent être trouvés dans le menu " dictionnaire " de:
http://www.tharsei.org/Accès aux commentaires
| Chapitre 6 | Chapitre 12 | |
| Chapitre 1 | Chapitre 7 | Chapitre 13 |
| Chapitre 2 | Chapitre 8 | Chapitre 14 |
| Chapitre 3 | Chapitre 9 | Chapitre 15 |
| Chapitre 4 | Chapitre 10 | Chapitre 16 |
| Chapitre 5 | Chapitre 11 | Autres notes |
Cette étude sur l’évangile selon Marc est surtout axée sur les points principaux tout en ne négligeant pas certains détails. Elle est basée sur des notes tirées de différents ouvrages. Ainsi, pour l’approfondir, de nombreux ouvrages sont disponibles; à cet effet, nous recommandons de consulter le lien
http://www.bpcbs.com/. D’autre part, cette étude fait parfois référence à des versets de la Bible; par exemple: 2 Tim. 3, 1. La clé de quelques abréviations, dont les livres de la Bible, se trouve dans le menu " dictionnaire " déjà cité de http://www.tharsei.org/Dans Marc, Jésus nous est présenté dans son activité en tant que serviteur et prophète, selon Deut. 18, 15; Es. 49, 4-6; Es. 42, 1-3, c’est-à-dire:
Nous discernons aussi, dans ces versets, le caractère d’humilité de ce serviteur parfait, tel qu’il l’a manifesté dans son service. Dans le passage d’Esaïe 49 cité, on voit que le rejet de Christ a ouvert la porte de la bénédiction aux nations. Esaïe 53, comme la fin du 52ème, mentionne ce serviteur. Il est aussi vrai que tous les évangiles racontent le service de Jésus. Mais Marc présente le caractère de serviteur de Jésus dans l’accomplissement de son service alors que Matthieu en faisait de même pour le Messie, Luc pour le fils de l’homme et Jean quant au fils de Dieu. Marc raconte, dans son évangile, l’ordre chronologique des faits. Marc ne raconte pas tous les faits mais présente ce qu’il nous est utile de connaître. En Jean 21, 25 et 20, 30-31, nous voyons ce que Jean dit dans son récit, quant aux faits. Marc n’était pas l’un des douze. Il était neveu de Barnabas et appelé Jean en Act. 13, 5, 13. Et appelé Marc en Act. 15, 37. En Act. 13, 13, Marc avait abandonné Paul. Mais on le retrouve avec lui en Col. 4, 10 et en 2 Tim. 4, 11. Sa mère était nommée Marie (Act. 12, 12) et c’est là que des personnes étaient rassemblées pour prier pour la délivrance de Pierre. Marc a été formé par Dieu et lorsqu’il avait abandonné Paul, il a dû apprendre à mettre de côté toute considération charnelle. Et ses expériences le préparèrent pour être l’instrument du Saint Esprit pour présenter le serviteur parfait dans son activité et son dévouement jusqu’à la mort. Marc, présente aussi d’une manière particulière le Serviteur, Christ, qui porte la parole dans un service actif.
Marc, avec Matthieu et Luc, fait partie des évangiles dits synoptiques. Ces évangiles présentent Christ comme celui que le monde aurait dû recevoir. Au contraire, le monde a crucifié Christ. Quant à Jean, il nous présente Christ comme étant rejeté et cela dès le premier chapitre. Marc, comme Matthieu et Luc, présentent l’inimitié croissante de l’homme contre Jésus jusqu’à son rejet et sa mort. Dans Marc, le baptême de feu n’est pas mentionné parce que le sujet de cet évangile est le service du Seigneur en bénédiction et non l’exercice de son pouvoir en jugement. Le feu signifie toujours le jugement.
Remarquons que dans Marc, Jésus prend une place au-dessous de toute généalogie alors que dans Jean il est au-dessus de toute généalogie humaine. Il convenait à Matthieu et à Luc de rapporter les généalogies.
Et pour préparer le chemin du Seigneur vers sa place d’abaissement comme serviteur parmi les hommes, un septuple témoignage est rendu dans les v. 1 à 20 du premier chapitre, à savoir : le témoignage de Marc au v. 1, celui des prophètes dans les v. 2 et 3, de Jean dans les v. 4 à 8, de la voie venue du ciel dans les v. 9 à 11. Puis, dans les v. 12 à 13 un cinquième témoignage: la tentation du désert devient un témoignage à sa perfection infinie par laquelle il vainquit Satan. Il y a sixièmement la création, avec ces bêtes sauvages, qui sont sans crainte devant leur créateur. Il y a enfin les anges qui le servent. Puis les versets suivants de cette introduction nous relatent le récit de l’événement qui ouvre la voie au service public du Seigneur.Le mot " aussitôt " revient onze fois dans ce chapitre. Il démontre l’activité incessante qui caractérise le parfait serviteur et qui devrait nous caractériser. En Rom. 12, 11: … fervents en esprit (ou en action); servant le Seigneur.
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Dans Marc |
Voir Matthieu |
Voir Luc |
Voir Jean |
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v. 01à 08 |
Ch. 3 v. 01 à 12 |
Ch. 3 v. 01 à 18 |
Ch. 1 v. 19 à 28 |
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v. 09 à 11 |
Ch. 3 v. 13 à 17 |
Ch. 3 v. 21 à 23 |
Ch. 1 v. 29 à 34 |
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v. 12 à 13 |
Ch. 4 v. 01 à 11 |
Ch. 4 v. 01 à 13 |
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v. 14 à 15 |
Ch. 4 v. 12 à 17 |
Ch. 4 v. 14 à 15 |
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v. 16 à 20 |
Ch. 4 v. 18 à 22 |
Ch. 5 v. 01 à 11 |
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v. 21 à 28 |
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Ch. 4 v. 31 à 37 |
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v. 29 à 31 |
Ch. 8 v. 14 à 15 |
Ch. 4 v. 38 à 39 |
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v. 32 + 34 |
Ch. 8 v. 16 à 17 |
Ch. 4 v. 40 à 41 |
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v. 35 à 39 |
Ch. 4 v. 23 à 25 |
Ch. 4 v. 42 à 44 |
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v. 40 à 45 |
Ch. 8 v. 02 à 04 |
Ch. 5 v. 12 à 16 |
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Versets 1 à 8 La prédication de Jean le baptiseur
Versets 9 à 13 Le baptême et la tentation de Jésus
Versets 14 et 15 Jésus prêche l’évangile du royaume
Versets 16 à 20 L’appel de quelques disciples
Versets 21 à 28 Un démoniaque dans la synagogue
Versets 29 à 39 La belle-mère de Pierre
Versets 40 à 45 La guérison d’un lépreux
Versets 1 à 8 La prédication de Jean le baptiseur
La généalogie est superflue pour introduire le serviteur sur la scène.
Mais l’Esprit de Dieu fait ressortir qui il est. C’est Jésus Christ, le
Fils de Dieu. La première chose que cet évangile relate quant aux pécheurs, c’est
qu’il faut reconnaître et confesser ses péchés afin que celui qui en a le
pouvoir puisse les pardonner. C’est ainsi qu’on sortait vers Jean, pour
être baptisé dans le Jourdain, en confessant ses péchés. Nous ne trouvons
pas ici, comme en Matthieu, les Pharisiens qui venaient se faire baptiser par
hypocrisie.
Versets 9 à 13 Le baptême et la tentation de Jésus
Satan se présente donc à Jésus de la même manière qu’il l’avait
fait à Adam. Mais si Adam succomba alors qu’il se trouvait dans des
conditions favorables, et bien Jésus tint ferme alors que tout se dressait
contre lui, dans ce lieu terrible du désert, où il y avait des bêtes
sauvages. Ce détail est rapporté uniquement dans Marc.
Versets 14 et 15 Jésus prêche l’évangile du royaume
En rapport avec ces versets, relevons la différence entre l’évangile du
royaume et celui de la grâce. Cette différence consiste dans la position et
le caractère de Christ au moment où l’évangile est prêché. Lorsqu’il
était sur la terre, le royaume s’était approché des hommes. Le royaume
était au milieu des hommes dans la personne de Christ. Ils auraient dû le
recevoir. Aujourd’hui (2007), Christ est dans le ciel, Seigneur et Sauveur
rejeté, après avoir accompli le sacrifice en vertu duquel tout pécheur peut
être sauvé par la foi. C’est là le sujet de l’évangile.
Le rejet de Jean n’empêche donc pas le Seigneur de poursuivre son ministère.
Au contraire, c’est le moment choisi de Dieu pour que Jésus commence sa
mission. Quelle façon différente d’agir par rapport aux hommes! Le
Versets 16 à 20 L’appel de quelques disciples
Remarquons que c’est en Jésus que se trouvent toutes les ressources. Et
les simples paroles "Venez après moi, et je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes"
nous donnent toute la vérité à l’égard de la formation d’un serviteur de
Dieu. Il faut trois choses: être appelé par le Seigneur, puis le suivre et
enfin être enseigné de Lui. Et lui seul peut former celui qu’il veut
envoyer. Et tous, quelles que soient nos circonstances, nous avons à être
utile au Seigneur. Mais pour cela, il faut l’écouter, le suivre et l’imiter.
Ceux qui croient jouissent de cette part et c’est en pratiquant ces préceptes
que seront manifestés ceux que le Seigneur invite pour un service spécial pour
Lui. A celui qui a, il sera encore donné davantage.
Tout quitter et suivre le Seigneur n’est pas demandé à chacun. Beaucoup
doivent rester dans leur vocation terrestre (1 Cor. 7, 20). Mais le
Seigneur a un service pour chacun, selon sa mesure (Eph. 4, 7).
Versets 21 à 28 Un démoniaque dans la synagogue
Dans ce passage, il y a un enseignement qui fait autorité. Et en effet, l’enseignement
qui vient de Dieu a force de loi car qui pourrait faire autorité si ce n’est
la Parole de Dieu. Ainsi un prédicateur, dirigé par l’Esprit, aura l’assurance
et la persuasion nécessaires pour placer ceux qui l’écoutent sous l’autorité
de la Bible. Les auditeurs remarqueront aussi la différence entre l’enseignement
divin et celui de la sagesse humaine et cela malgré la faiblesse de l’instrument
et son manque possible d’érudition. En Jésus, tout était parfait car rien n’entravait
la libre action de l’Esprit. L’eau sortait ainsi dans toute la pureté de la
source. Ainsi, au début de son service, l’autorité de Jésus se manifeste
de trois manières. C’est-à-dire: dans l’appel des disciples, puis dans l’enseignement
public et enfin dans l’expulsion des démons. C’est ainsi que l’autorité
divine, mise à la disposition de l’amour, venait délivrer l’homme des
conséquences du péché et de la puissance de l’ennemi. Remarquons que Jésus
est là en grâce pour les hommes et non pas pour les anges, d’où le
frémissement de ces anges déchus.
A propos des miracles de Jésus, remarquons qu’il n’y a pas seulement un
signe et une preuve de puissance
Versets 29 à 39 La belle-mère de Pierre
Dans cette partie, les v. 29 à 34 montrent un autre trait remarquable du
parfait serviteur. En plus de l’autorité et de la puissance, il y a le fait
qu’il est accessible à tous. L’activité incessante du Seigneur est aussi
montrée par la prière et cela longtemps avant le jour (v. 35 à cf avec Es. 50,
4). Dans les v. 36 à 39, relevons encore cet autre trait du parfait serviteur,
à savoir le refus de ce qui n’est que de la popularité
La grâce de Jésus est manifestée. Nous voyons aussi un beau modèle en Jésus
qui prie à cette occasion. Puissions-nous l’imiter dans tout service, aussi
petit soit-il, sachant que la prière doit précéder tout travail, afin que ce
travail soit accompli selon la volonté de Dieu. Il y a aussi, au v. 38, le fait
que Jésus ne recherche pas les foules. Il cherche de vrais besoins, ne
désirant pas satisfaire la curiosité, mais répondre à ces vrais besoins.
Versets 40 à 45 La guérison d’un lépreux
Les v. 40 à 42 démontrent la grâce qui met la puissance au service du
plus vil des pécheurs. Puis dans les v. 43 à 45, encore un autre trait du
parfait serviteur qui ne cherche pas sa propre gloire mais la gloire ce Celui qu’il
sert.
Dans cette fin du chapitre, nous voyons bien que Jésus est là pour être en
contact avec les misères humaines. Au doute du lépreux, Jésus donne cette
assurance: je veux. Ainsi, il y a en Jésus non seulement la volonté et
la puissance mais toute la compassion produite par l’amour parfait. Et
Jésus, absolument saint, touche la plus grande souillure sans être souillé
lui-même. La lèpre, figure du péché, contamine quiconque entre en contact
avec elle. Mais avec Jésus c’est le contraire. C’est le lépreux qui est
rendu net au contact du fils de Dieu, vrai homme, parfait serviteur, descendu
jusqu’à ce service. Ainsi, dans cette guérison, les perfections divines
et humaines de Jésus, parfait serviteur, apparaissent dans toutes leurs
beautés. Il y a la puissance qui délivre, l’amour qui s’est abaissé pour
accomplir ce service, et la pureté parfaite du fils de Dieu, dans son
humanité, qui ôte la souillure. Il y a aussi l’humilité profonde qui veut
éviter les manifestations du public en raison des miracles. En même temps, il
y a le dévouement qui est satisfait dans l’accomplissement de la volonté du
Père et non par les acclamations de la foule. Nous comprenons ainsi pourquoi le
Seigneur parle avec sévérité afin que le lépreux guéri n’aille pas
proclamer ce qu’il en a été mais, selon les chapitres 13 et 14 du
Lévitique, Jésus lui enjoint d’aller se montrer au sacrificateur. Au lieu de
cela, cet homme fait le contraire de sorte que Jésus ne peut plus entrer
ouvertement dans la ville. Cet homme agit selon ses propres pensées et c’est
au détriment de l’œuvre de Dieu dans cette ville.
Il se tient à l’écart et on vient à lui de toutes parts. On comprend aussi
que cet homme avait besoin de faire connaître sa grande délivrance. Et si
cette circonstance empêche Jésus d’entrer dans la ville, elle manifesta ceux
qui avaient de réels besoins et venaient à lui.
Ce " je veux " du
Le récit du chapitre deux se passe quelques jours après les
événement du premier, lorsque la curiosité s’est un peu calmée.
Remarquons encore que le mot du parfait serviteur est aussitôt, celui
des Juifs incrédules est pourquoi (cf v. 7, 16, 18, 24)
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Dans Marc |
Voir Matthieu |
Voir Luc |
Voir Jean |
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v. 18 à 22 |
Ch. 09 v. 14 à 17 |
Ch. 05 v. 38 à 39 |
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v. 23 à 28 |
Ch. 12 v. 01 à 08 |
Ch. 06 v. 01 à 05 |
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Versets 1 à 12 Ministère de Jésus et guérison d’un paralytique
Versets 13 à 17 L’appel de Lévi (Matthieu)
Versets 18 à 22 L’époux présent. Contraste en la grâce et la loi.
Versets 23 à 28 Le sabbat
Versets 1 à 12 Ministère de Jésus et guérison d’un paralytique
Le Seigneur entre dans la ville, dans Capernaüm. Il est à la maison.
Le monde est vite là.
En rapport avec les péchés, il faut distinguer entre
le pardon gouvernemental et le pardon absolu des péchés. Seulement, tel qu’est
l’homme, le premier n’aurait pu exister sans le dernier. Mais il fallait le
rejet et la mort de Christ pour que tout soit pleinement manifesté. La croix
démontre à la fois le côté de l’homme et celui de Dieu.
En pardonnant les péchés, il y a une œuvre spirituelle et il y a une preuve
matérielle en guérissant la maladie.
Dans les v. 1 à 12 la justice soulève la question des péchés et dans les v.
13 à 17 la grâce bénit les pécheurs.
Versets 13 à 17 L’appel de Lévi (Matthieu)
Matthieu était percepteur d’impôts. Les Juifs haïssaient ces impôts qu’ils
payaient contre leur volonté mais surtout parce qu’ils étaient assujettis
aux Gentils. Dès lors, un Juif qui acceptait une place de collecteur d’impôts
devenait un objet de haine, comme perfide et traître à la nation et à la
religion. Les publicains étaient donc méprisés et détestés. Et c’est
précisément un publicain, Matthieu, qui invite Jésus à sa table d’où,
dans les v. 16 et 17, l’irritation des scribes et des pharisiens.
Versets 18 à 22 L’époux présent. Contraste en la
grâce et la loi.
Les disciples de Jean et les pharisiens jeûnaient. Les disciples du
Seigneur ne jeûnent pas. Le Seigneur en donne les raisons: l’époux est
là. Il n’est donc pas nécessaire de jeûner. Mais lorsque l’époux
sera ôté, alors le temps de jeûner serait là. Et il y a encore une autre
raison: c’est l’impossibilité de mélanger les deux systèmes, c’est-à-dire
le vin nouveau qui représente la vérité et la puissance spirituelle du
christianisme. Ce vin nouveau ne pouvait pas être mis dans les vieux
vaisseaux (vieilles outres) qui représentent les vieilles institutions et les
cérémonies du judaïsme. Si on le faisait, le vin nouveau ferait rompre les
vaisseaux et tout serait gâté. Le vin serait perdu et les vaisseaux rompus. Il
en va de même avec un morceau de drap neuf qui ne convient pas pour
raccommoder un vieux vêtement. La nouvelle pièce emporterait une partie du
vieux vêtement et la déchirure n’en deviendrait que plus grande. Ainsi, il
n’est pas possible de rattacher la puissance spirituelle du christianisme aux
cérémonies extérieures que la nature humaine aime parce qu’elle peut en
faire une religion sans vie nouvelle et sans que la conscience en soit touchée.
La dispensation est changée. Un nouvel ordre de choses est introduit.
Tout est différent. Ainsi, les cérémonies charnelles et la puissance du
Saint Esprit ne pourront jamais aller ensemble. N’embellissons pas le
christianisme avec cela car c’est s’adapter au monde.
Les v. 21 et 22 enseignent, par Jésus lui-même, l’incompatibilité absolue des vieux vases judaïques avec la puissance de l’évangile qui ne ferait que gâter le judaïsme auquel on voulait l’attacher. Ce qui est arrivé aux disciples traversant les champs de blé confirme cette doctrine. Les ordonnances perdent leur autorité en présence du roi ordonné de Dieu, rejeté et pèlerin sur la terre.
Versets 23 à 28 Le sabbat
Le chapitre se termine avec le sujet du sabbat qui est une institution
divine. C’est le signe de son alliance avec Israël, signe du repos de Dieu
dans la première création. Le sabbat met l’homme à l’épreuve: est-ce que
l’homme peut partager le repos de Dieu? Dieu qui s’était reposé non pas un
septième jour mais LE septième jour. Et bien la réponse c’est que l’homme
a péché et qu’il ne peut pas avoir de part dans ce repos divin, cela avant
la loi. Sous la loi, l’homme fut mis à l’épreuve et érigea le veau d’or.
Alors Dieu patiente jusqu’au rejet de Christ. De tout cela, une évidence
ressort clairement: une alliance entre Dieu et l’homme, selon la chair, est
impossible. Sur ce point là, l’homme ne peut pas jouir du repos de Dieu. Le
sabbat de la première création était pour l’homme et Celui qui jouissait de
tous les droits de l’homme, le seul qui pouvait en jour, c’est Jésus. C’est
donc le seigneur du sabbat. Alors, deux principes sont développés. D’abord
l’enseignement du rejet de David. Quand celui-ci fut rejeté, tout devint
commun et profane. Il en va de même avec Christ. Le sceau de la première
alliance perd sa signification. Le deuxième principe est que
Christ renonce, pour un temps, à sa position en Israël comme Messie et devient
Fils de l’homme (cf Luc 9, 21-22, etc). Ainsi, il est seigneur
de ce sabbat qui fut fait pour l’homme. Et le signe de l’ancienne alliance
disparaît. C’est une conséquence du péché de l’homme et du rejet de
Christ. Quant à la résurrection de Christ, c’est le commencement de la
nouvelle création, le fondement de la nouvelle alliance basée sur son sang. C’est
le signe du repos de Dieu pour nous. Ainsi, le premier jour de la semaine, le
jour du Seigneur, celui de la résurrection, est un don très précieux de la
part de Dieu. Et le vrai chrétien en
jouit de tout son cœur.
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Dans Marc |
Voir Matthieu |
Voir Luc |
Voir Jean |
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v. 01à 06 |
Ch. 12 v. 09 à 13 |
Ch. 06 v. 06 à 11 |
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v. 07 à 12 |
Ch. 12 v. 15 à 21 |
Ch. 06 v. 17 à 19 |
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v. 13 à 19 |
Ch. 10 v. 02 à 04 |
Ch. 06 v. 12 à 16 |
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v. 20 à 30 |
Ch. 12 v. 22 à 37 |
Ch. 11 v. 14 à 15 et Ch. 11 v. 17 à 23 |
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v. 31 à 35 |
Ch. 12 v. 46 à 50 |
Ch. 11 v. 27 à 28 et Ch. 08 v. 19 à 21 |
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Versets 01 à 13 Guérison un jour de sabbat
Versets 13 à 19 Appel des douze
Versets 20 à 30 Jésus jugé par ses proches et par les scribes
Versets 31 à 35 La vraie famille de Jésus
Versets 1 à 13 Guérison un jour de sabbat
Avec le début de ce chapitre, remarquons que le vrai repos du Seigneur est
l’exercice de l’amour au milieu du mal. Quant aux Pharisiens, ce qui importe
avant tout, c’est l’observation de leurs traditions. Mais Dieu garde sa
liberté de faire le bien et c’est pourquoi le Seigneur guérit l’homme qui
avait une main sèche. Le Seigneur attire donc d’une manière formelle l’attention
de Juifs sur ce grand principe (cette liberté de faire le bien). Au
Au
v. 1, il s’agit donc de la synagogue de Capernaüm. Le seul moyen de guérir, c’est de placer l’épreuve devant Dieu (cf 1 Rois 8, 37-39).Versets 13 à 19 Appel des douze
L’évangile de Luc rapporte que le Seigneur a prié toute la nuit avant d’établir
les douze. Dans l’évangile de Marc, nous avons plutôt la suite du ministère
de Christ. Il s’associe d’autres serviteurs pour continuer son œuvre. Ces
serviteurs devaient être envoyés pour prêcher l’évangile, guérir les
malades et chasser les démons (
Versets 20 à 30 Jésus jugé par ses proches et par les scribes
Dans les v. 20 et suivants, même les proches du Seigneur croient ce dernier
hors de sens (v. 21). Quant aux chefs du peuple, ils attribuent ces choses
merveilleuses à la puissance de Satan. Ah quel monde que celui dans lequel nous
vivons. Dans l’activité de la bonté divine, l’homme ne voit rien d’autre
chose que la folie et l’œuvre du diable. Mais assurément, Satan ne peut
chasser Satan (
Versets 31 à 35 La vraie famille de Jésus
Les derniers versets montrent que le Seigneur renonce à toute relation
selon la chair avec le peuple. Le Seigneur ne veut pas reconnaître sa mère et
ses frères. Il introduit la Parole pour former ces nouveaux liens avec les
âmes. Mais tout lien avec Israël est rompu. Ainsi, il y a la formulation que
les relations du Seigneur avec le peuple comme tel sont interrompues. La
patience du Seigneur continuera cependant à se déployer jusqu’à la
dernière Pâque. Mais tout était réellement terminé pour le peuple. Sa
condamnation ne pouvait manquer d’être prononcée et le Seigneur ne chercha
plus longtemps du fruit de sa vigne.
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Dans Marc |
Voir Matthieu |
Voir Luc |
Voir Jean |
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v. 01 à 34 |
Ch. 13 v. 01 à 53 |
Ch. 08 v. 04 à 18 et Ch. 13 v. 18 à 21 |
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v. 35 à 41 |
Ch. 08 v. 23 à 27 |
Ch. 08 v. 22 à 25 |
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Versets 01 à 25 Parabole du semeur y compris " lampe et
boisseau ou lit"
Versets 26 à 34 Deux paraboles du royaume de Dieu
Versets 35 à 41 Jésus dort pendant la tempête
Dans le chapitre 4, les trois paraboles et l’incident de la
tempête sur la mer, donnent un tableau complet du service du Seigneur lors de
sa première venue. Nous y avons aussi le résultat de ce service lorsqu’il
est laissé à la responsabilité de l’homme pendant le temps de son absence.
Ainsi, la parabole du semeur montre de manière très claire qu’après avoir
cherché du fruit en Israël, et bien maintenant il travaille pour en produire.
Ce chapitre met à nouveau le service particulièrement mis en évidence. L’Esprit
de Dieu a ainsi ce service en vue.
Versets 1 à 25 Parabole du semeur
Nous avons vu, au chapitre troisième, que le Seigneur ne cherche plus, en l’homme,
de fruit sur la terre. Il en va de même pour son peuple. Ainsi, dans la
parabole du semeur, nous le voyons semer ce qui portera du fruit. Le ministère
du Seigneur parmi les Juifs a pris fin. Cela ressort également des
enseignements en rapport avec le royaume de Dieu. Il peut ainsi dire à ses
disciples "à vous il est donnée de connaître le mystère du royaume de
Dieu". Mais pour ceux qui ne sont pas de ses disciples, qui sont dehors,
toutes choses se traitent par des paraboles afin qu’en voyant, ils voient et n’aperçoivent
pas et qu’en entendant, ils entendent et ne comprennent pas. Ils sont sous
le jugement de Dieu (
Versets 26 à 34 Deux paraboles du
royaume de Dieu
Ainsi, ce royaume est semblable à
un homme qui a jeté la semence en terre, puis qui
dort et se lève de nuit et de jour (v. 26-27). La semence croît et il ne s’en
inquiète pas. La terre produit alors du fruit: l’herbe, puis l’épi, puis
le froment dans l’épi. L’épi étant mûr, on met la faucille parce que la
moisson est arrivée. Nous y voyons le Seigneur travailler personnellement,
semant la Parole de Dieu sur la terre et, à la fin, il reviendra et agira en
personne quand sera venu le temps du jugement de ce monde. Mais maintenant, il
reste assis à la droite de Dieu comme s’il ne s’occupait pas de son champ,
quoique en secret il agit par la grâce et produit toutes choses. Cela n’est
pas manifeste mais sans être vu, il travaille pour faire croître la semence.
Et cela jusqu’à la moisson. Alors il apparaîtra et agira lui-même
ouvertement.
Puis dans les v. 30 à 34, il y a une autre parabole. Nous n’avons pas ici, comme en Matt. 13, l’histoire complète du royaume mais seulement ses grands principes et l’œuvre du Seigneur en contraste avec sa manifestation et l’établissement du royaume par sa propre présence. Ainsi, son royaume croît pendant le temps de son absence. Et, pour ce qui regarde la connaissance humaine, nul ne sait comment ce royaume croît. Le royaume est donc semblable à un grain de semence moutarde, c’est-à-dire la plus petite de toutes les semences. Mais, une fois semé, il croît et devient une grande plante, voire un arbre assez grand et qui peut abriter, dans ses branches, les oiseaux du ciel. C’est la chrétienté. Petite semence à l’origine, homme méprisé par le monde, qui est devenue une grande puissance sur la terre et étend ses rameaux de tous côtés. Et il est répété ici, au v. 33, que le Seigneur parlait aux foules en paraboles et il ne s’adressait pas à elles d’une autre manière. Mais, pour ses disciples, il leur expliquait tout dans le particulier (v. 34).
A propos de cette parabole du grain de moutarde, il ressort qu’au début, le christianisme attirait des âmes hors de ce monde pour les rassembler autour du Seigneur. Mais à la fin, il devient un vaste système qui abrite toutes sortes de mauvaises choses.
Versets 35 à 41 Jésus dort pendant la tempête
A la fin du chapitre, nous y avons un tableau du départ de Jésus et de sa
puissance. Nous y voyons la sécurité qui entoure les siens, même quand ils
semblaient oublier leurs difficultés. Et ensuite la relation dans laquelle ils
se trouvaient vis-à-vis des Juifs. Et devant le reproche de Jésus à ses
disciples, en raison de leur crainte et de leur incrédulité, ne pensons-nous
pas que la puissance du Fils de Dieu et que les conseils de Dieu puissent
manquer, à cause d’un coup de vent inattendu sur le lac de Génésareth? Et
bien non, du côté divin, tout est là. Pour nous, nous sommes, comme les
disciples, dans la même nacelle avec Jésus. Quelle leçon pour nous en rapport
avec les difficultés et les dangers de la vie chrétienne pendant tout le
voyage sur les vagues souvent agitées de la mer orageuse de la vie et du
service chrétien. Et nous serons toujours dans la même nacelle avec Jésus
pour autant que nous recherchions à faire sa volonté et que nous la fassions.
Jésus n’est jamais indifférent à notre sort même si nous ne voyons pas
toujours son action. Mais nous sommes
avec lui et sa sécurité est la nôtre.
Cette fin de chapitre donne des enseignement sur notre
passage à l’autre rive, c’est-à-dire que le temps d’ici-bas arrive à
son aboutissement. En attendant, soyons caractérisés par la paix puisque le
Seigneur est avec nous (cf 2 Thes. 3, 16).
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Dans Marc |
Voir Matthieu |
Voir Luc |
Voir Jean |
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v. 01 à 20 |
Ch. 08 v. 28 à 34 |
Ch. 08 v. 26 à 39 |
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v. 21 à 43 |
Ch. 09 v. 18 à 26 |
Ch. 08 v. 40 à 56 |
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Versets 01 à 20 Le démoniaque " légion "
Versets 21 à 43 La fille de Jaïrus
Versets 01 à 20 Le démoniaque " légion "
La fin du chapitre 4 faisait part de la puissance du Seigneur sur la
création. Le début du chapitre 5 nous apprend ou nous rappelle que ce monde
est sous l’ombre de la mort et que toute la puissance de Satan se déploie
pour entraîner un homme à la mort (voir Jean 10 v.10).
Ainsi ce chapitre, dans sa première partie, va nous montrer le pouvoir de
Jésus sur les démons. Dans les
Versets 21 à 43 La fille de Jaïrus
Les
En attendant, il y a la foi individuelle. Ce sont les
v. 25 à 34. La foule d’Israël entoure Jésus et si quelqu’un qui a la foi de manière individuelle, et qui vient le toucher, cette personne est guérie. C’est ce qui arrive à cette pauvre femme affligée d’une cruelle maladie. Dans cette histoire, remarquons encore que le Seigneur distingue entre la vraie foi et l’empressement de la foule qui était attirée par ces miracles et les bienfaits qu’elle recevait de Lui. Il y a chez cette femme qui avait une perte de sans depuis douze ans (v. 25), par grâce, ce qui se trouve toujours dans la foi. Il s’agit d’un profond sentiment de besoin allié à la perception de l’excellence de la personne de Christ et de la divine puissance qui était en lui. Moralement, en écoutant l’évangile, il ne suffit pas d’y trouver du plaisir car la foi est autre chose que cela. La foi reçoit du Seigneur la réponse à de vrais besoins. Cela peut durer mais il y a toujours des réponses d’amour. Dans le cas particulier, cette femme est parfaitement guérie après une douzaine d’années. La foi rend aussi humble.Après cette guérison, les
v. 31 à 43 démontrent cette puissance de résurrection qui était en lui et par lui. Israël, quoique mort, dormait seulement. La voix du Seigneur l’appellera en son temps pour lui donner la vie.Remarquons que dans l’évangile de Marc, d’une manière spéciale, le Seigneur ne veut pas que ses œuvres alimentent la curiosité du monde.
Il y a une différence entre rendre témoignage à la grâce de Dieu, après en avoir été l’objet, et rapporter des faits merveilleux et intéressants, tels que ceux que Jésus accomplissait, comme des nouvelles qui étonnent des gens sans besoin. Le divin serviteur n’a pas besoin de la réputation du monde, pas plus que ceux qu’il emploie à son service. L’approbation du Maître suffit et il la donne dans le secret. Et au jour où tout sera manifesté, cette approbation deviendra publique et tout contribuera à la gloire de Dieu.|
Dans Marc |
Voir Matthieu |
Voir Luc |
Voir Jean |
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v. 01 à 06a |
Ch. 13 v. 54 à 58 |
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v. 06b à 13 |
Ch. 09 v. 35 à 10 v. 1,5 + 11 v. 1 |
Ch. 09 v. 01 à 06 |
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v. 14 à 16 + 21 à 29 |
Ch. 14 v. 1-2 + 6-12 |
Ch. 09 v. 07 à 09 |
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v. 30 à 44 |
Ch. 14 v. 13 à 21 |
Ch. 09 v. 10 à 17 |
Ch. 06 v. 01 à 14 |
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v. 45 à 52 |
Ch. 14 v. 22 à 33 |
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Ch. 06 v. 15 à 21 |
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v. 53 à 56 |
Ch. 14 v. 24 à 36 |
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Versets 01 à 06 Jésus de Nazareth
Versets 07 à 13 Envoi des douze
Versets 14 à 29 Hérode et Jean le baptiseur
Versets 30 à 35 Retour des apôtres
Versets 36 à 44 Première multiplication des pains
Versets 45 à 56 Une nouvelle traversée
Versets 01 à 06 Jésus de Nazareth
Le début de ce chapitre montre combien le Seigneur est humble. Ce
caractère divin est pleinement manifesté dans l’humiliation de Jésus. Il n’était
donc pas ce que le cœur de l’homme désirait qui était pourtant responsable
de le recevoir parce que Jésus manifestait le caractère de la divinité Lui,
si humble, malgré son grand pouvoir divin. Jésus ne flatte donc en rien l’orgueil
et la vanité de la nature humaine. Jésus était le fils du charpentier et c’était
assez pour qu’il soit rejeté car les Juifs jugeaient selon la chair. Au
Versets 07 à 13 Envoi des douze
Jésus envoie ses disciples prêcher en leur donnant en même temps une
preuve de sa puissance plus remarquable que ses propres miracles puisque ces
douze ont le pouvoir de faire eux-mêmes des miracles et de chasser les démons.
Oui, Dieu peut rendre un homme capable d’accomplir des signes et des miracles.
Mais quel homme peut communiquer ce pouvoir à un autre? C’est Christ. C’est
bien en ayant reçu son autorité que les disciples peuvent chasser les démons.
Les miracles du Seigneur et ceux des disciples ne sont pas seulement des signes
de puissance mais aussi des fruits de la bonté divine. Et non seulement il y a
ce pouvoir délégué en ce que les disciples ôtent les esprits malins mais le
Seigneur dispose aussi le cœur des hommes. Ainsi,
Versets 14 à 29 Hérode et Jean le baptiseur
Ce récit montre pratiquement l’opposition du cœur de l’homme au témoignage
de Dieu, l’inimitié contre la vérité et la lumière. Cette lumière fut
aussi et déjà manifestée dans la personne de Jean le baptiseur. Jean, en
reprenant Hérode, avait amené ce dernier à avoir de la crainte et des égards
à son égard. Il le défendait aussi contre l’inimitié d’Hérodias. Mais
ce récit démontre que ce qui vient de la nature n’est pas assez puissant
pour opposer une barrière à la chair. L’excitation d’un banquet et l’orgueil
royal suffisent pour causer la mort du prophète. C’est un triste exemple de
la manière dont l’homme se défait de lui-même. Mais tout concourt à
accomplir le dessein de Dieu puisque l’inimitié du cœur de l’homme doit se
montrer et introduire, par le rejet de Jean puis par celui de Jésus, des choses
infiniment meilleures par la souveraine grâce de Dieu. Ainsi, dans les versets
30 et suivants, les disciples reviennent et racontent à Jésus tout ce qu’ils
ont fait et enseigné.
Marc, dans ces versets, ouvre l’histoire de l’opposition meurtrière des
autorités en Israël contre les témoins de la vérité. Pour le gouverneur d’Israël,
une danse valait pour lui la vie du prophète de Dieu.
Versets 30 à 35 Retour des apôtres ou disciples
Les disciples donnent un compte rendu de leur service. Ils sont occupés de
leur service. C’est naturel. Le Seigneur n’en dit rien car pour lui aussi,
la puissance est une chose naturelle. Mais il les invite à venir à l’écart
afin de se reposer un peu, dans la solitude (v.
35). C’est une bonne chose de se retirer dans la
présence de Dieu. Là, nous découvrons ce que nous sommes en réalité afin de
jouir avec sécurité de son amour parfait. Nous sommes alors occupés de Lui et
non de nous-mêmes. En effet, n’aurions-nous pas tendance à tout nous
attribuer lorsque nous voyons quelques fruits dans le service. Et bien le
Seigneur veut occuper les disciples de Lui et de ses tendres soins. Mais dans ce
monde, il n’y a pas de repos pour Dieu. Alors
la foule est là et le Seigneur ne refuse jamais de pourvoir aux besoins des
hommes.
Versets 36 à 44 Première multiplication des pains
Ce miracle de la multiplication de cinq pains et de deux poissons a une
grande portée. Il occupe une place remarquable dans cet évangile. L’Eternel,
vrai Berger, était présent dans la personne de Christ rejeté. Mais sa
compassion était en rien affaiblie par l’ingratitude du peuple. Et pour
montrer qu’il est vraiment l’Eternel, il agit selon le Ps. 132, 15: je
rassasierai de pain ses pauvres. Ce Psaume prédit le temps du Messie et
sera pleinement accompli dans les derniers jours. Celui qui l’accomplira
était cependant bien là, mais rejeté, tout en donnant la preuve que l’Eternel
avait visité son peuple qui rassasiait de pain ses pauvres. Malgré le
rejet, l’Eternel ne renonce pas à son amour. Si le peuple ne désire pas l’Eternel,
et bien l’Eternel recherche le peuple et Christ donne le précieux témoignage
que l’amour de l’Eternel ne se lasse point mais reste supérieur à
toute la folie de l’homme. Et puis, une autre vérité dans ce récit, c’est
que le Seigneur ne leur donne pas à manger mais il dit, v.
37, vous, donnez-leur à manger. Le Seigneur
veut que ses disciples sachent ce que c’est que d’user de sa puissance pour
le bien des autres. C’est par la foi qu’il faut user de cette puissance.
Alors, dans les versets 45 et suivants, nous avons un tableau de la séparation
amenée par le rejet du Seigneur et l’accueil de bienvenue qui lui sera fait
à la fin de l’histoire de ce monde, ce monde qui a rejeté l’a rejeté, lui
le Christ.
En relation avec la multiplication des pains, nous avons le fait, en Matt. 14,
14, qu’il guérit leurs infirmes. En Marc, c’est le caractère du prophète
qui ressort et nous lisons qu’il se mit à leur enseigner beaucoup de choses.
Versets 45 à 56 Une nouvelle traversée
Ainsi, le Seigneur contraint ses disciples à partir seuls tandis qu’il
renvoie la multitude. Lorsqu’ils sont partis, il monte sur une montagne pour
prier. C’est ce que le Seigneur fait maintenant alors que les disciples sont
ballottés sur la mer orageuse qui, pour nous, est une figure de ce monde. Jésus
a renvoyé Israël et est monté au ciel où il intercède pour nous. En
attendant, le vent est contraire et, à l’image des disciples, nous ramons au
milieu des troubles de ce monde. Mais Jésus
intercède. Quant aux disciples sur la mer, ils représentent plus exactement le
résidu Juif qui, en fait, est devenu l’Eglise mais qui est considéré ici
sous son caractère de résidu Juif. Et lorsque Jésus atteint la nacelle en
marchant sur les eaux, les disciples sont effrayés. Mais Jésus les rassure. C’est
leur ami bien connu et leur Sauveur. Ainsi en sera-t-il à la fin des temps.
Jésus apparaîtra pour dominer toutes les circonstances qui troubleront son
peuple et il sera pour lui le même que lorsqu’il marchait sur la terre avec
ses disciples dans les jours de sa chair. C’est-à-dire humble, débonnaire,
etc. Dans notre récit, Jésus monte alors dans la nacelle et le vent tombe. Le
jugement des adversaires de Jésus n’est pas mentionné ici mais seulement ce
qui arrivera à son peuple Juif parmi les nations et à son peuple (le résidu)
parmi les Juifs quand il reviendra. Alors le monde sera plein de joie. Et les
habitants du pays de Génésareth, qui avaient renvoyé le Sauveur lorsqu’il
avait guéri le démoniaque, le reçoivent maintenant et le reconnaîtront. Les
gens de toutes parts jouiront avec bonheur de sa présence. Ce sont les v.
53 à 56.
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Dans Marc |
Voir Matthieu |
Voir Luc |
Voir Jean |
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v.
01 à 23 |
Ch.
15 v. 01 à 20 |
- |
- |
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v.
24 à 30 |
Ch.
15 v. 21 à 28 |
- |
- |
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v.
31 à 37 |
Ch.
15 v. 29 à 31 |
- |
Ch.
7 v. 1 |
Versets 24 à 30
La femme syrophénicienne
Versets 31 à 37
Guérison d'un homme sourd
Que d'enseignements dans ce chapitre! Il y a tout
d'abord le jugement que porte le Seigneur sur la piété extérieure des chefs
du judaïsme. Ces chefs ont une piété de forme. Ils sont hypocrites. En fait,
ils mettent de côté la loi de Dieu. Les pharisiens ont annulé le commandement
de Dieu par leur tradition. Le Seigneur démontre aussi que ce qui souille
l'homme, c'est ce qui sort de sa bouche et non ce qui y entre. Israël et
l'homme seront jugés par rapport à cela. Mais le Seigneur déploie de la manière
la plus touchante la grâce souveraine de Dieu qui révèle, au-dessus de toutes
barrières, l'homme avec ses besoins. Il faut que le cœur de l'homme, en dehors
de tous les droits fondés sur les promesses, reconnaisse cette grâce. Elle révèle
le Dieu d'amour, l'amour de Dieu, et cela lorsque l'homme est mauvais. Il n'y a
donc point d'espérance en dehors de cette grâce souveraine. Ainsi, pour ce qui
est de l'apparence extérieure, les formes religieuses sont faciles à
accomplir. L'homme aime donc à en faire sa religion car elles ne demandent pas
un cœur pur. L'observation des formes religieuse fait que l'on se glorifie
devant les autres hommes d'avoir une grande piété. L'on acquiert ainsi une
bonne réputation à leurs yeux. Mais en même temps, on peut être mauvais. On
peut être religieux sans posséder la sainteté. Cela convient au cœur de
l'homme. Remarquons aussi que les pharisiens ne sont pas seulement du temps du Seigneur car on en trouve dans tous les temps. Ce système appelé le
pharisaïsme se rattache toujours à l'influence qu'un homme exerce sur un
autre par le moyen d'une position de sainteté extérieure. Il ne s'agit
pas de cette sainteté découlant de la foi, qui possède la grâce et la vérité,
lesquelles sont venues par Jésus. Elles produisent la sainteté et la communion
avec Dieu qui se révèle en elles. La sainteté des pharisiens, le pharisaïsme,
c'est faire usage de son influence officielle pour obtenir des avantages. Voilà
la religion de l'homme. Quant à la vraie sainteté, elle se montre dans la
marche pratique. On peut manquer mais l'âme soutenue par la grâce cherche
uniquement l'approbation de Dieu. Et c'est Lui qui habite dans l'âme et la
garde dans l'humilité. Quant aux pharisiens et aux sadducéens, ils
profitaient, entre autres, de leur position et de leur réputation pour engager
les personnes pieuses à faire des dons. Par ce moyen, ils gagnaient de
l'argent. Les devoirs envers les parents étaient ainsi négligés et la loi de
Dieu était annulée (v. 11 à 13). Ce que Dieu
demande, c'est un cœur pur et une vraie obéissance. Verset 11: corban
ou don réservé à Dieu.
Ces versets, comme les v. 14 à 16, montrent que la
souillure extérieure est une chose et que la souillure morale a sa source dans
la méchanceté intérieure du cœur, et que la religion mondaine et charnelle
qui s'attache à ce qui est extérieur est condamné.
Dans les v. 17 à 23,
le Seigneur dévoile non seulement le cœur des pharisiens mais celui de tous
les hommes. Ce qui sort de la bouche souille l'homme car cela vient du cœur.
Quel tableau! Remarquons encore que lorsque la sainteté pratique et l'obéissance
n'existent plus dans la vie de ces conducteurs religieux, … une religion, même
fondée par Dieu, devient la puissance du péché et de l'hypocrisie et tend
toujours à pervertir l'esprit et à détruire en tout la conscience et la
droiture. Voilà la triste histoire du cœur humain et celle de l'Eglise de Dieu
devenue une grande maison (voir 2 Tim. 2).
Pour nous, rappellons-nous bien que ce qui souille l'homme, c'est ce qui sort de
sa bouche. Dans les v. 21 et 22, il y a donc ce qui souille l'homme. Il y a une
source de corruption. Il y a aussi ce que vaut les formes d'une religion
charnelle. Et nous comprenons que la nécessité d'une nouvelle naissance
s'impose ainsi que la purification par le sang de Christ de tous les péchés,
fruits du vieil homme. Combien c'est humiliant de découvrir notre cœur
naturel. Quant à la suite du récit, avec la femme syrophénicienne, les
Romains appelaient Syrophénicie la Phénicie pour la distinguer de la Syrie à
laquelle ils l'avaient réunie.
Quel contraste avec ce qui précède! Nous avons
ici la précieuse manifestation de l'amour de Dieu, telle que nous la voyons
dans les paroles du Seigneur adressées à la pauvre femme syrophénicienne. Si
les privilèges des Juifs sont d'abord reconnus, nous trouvons aussi la vérité
de Dieu qui s'élève infiniment au-dessus de ces privilèges pour déployer la
grâce et l'amour, là où existent des besoins dans un cœur. Et cet amour se déploie
envers une race maudite, envers une pauvre femme appartenant à un pays connu
par son état d'endurcissement. Et bien Dieu s'élève au-dessus de toutes les
barrières élevées par l'iniquité de l'homme, par ce système exclusif du judaïsme.
Ce système, établi par Dieu lui-même, a été aboli de par le rejet de Christ.
Ainsi donc, le Seigneur se dirigeait vers les frontières de Tyr et de Sidon.
C'est à cette occasion que cette femme se rend auprès de lui, avec un poids de
douleurs oppressant, mais en comptant sur sa bonté, la bonté de Jésus. Dans
sa réponse, le Seigneur maintient les promesses que Dieu a faites aux Juifs et
met en avant les droits du peuple de Dieu. Soulignons encore que cette femme était
d'une race maudite et qu'il n'y avait pas une seule promesse pour elle, cela en
rapport avec les voies de Dieu au milieu d'Israël. Selon les Juifs et la loi,
elle n'était rien de plus qu'un chien. Mais elle avait de grands besoins. La
puissance est là, en la personne de Jésus. Cette femme a confiance. Elle persévère.
Elle reconnaît les droits des Juifs comme peuple de Dieu. Et tout en
reconnaissant n'être qu'un chien par rapport à eux, elle insiste sur sa
demande. Elle réalise que même les chiens mangent les miettes des enfants. Elle
reconnaît ce qu'elle est. Mais elle reconnaît aussi ce que Dieu est. Elle
croit en son amour. Elle croit en la manifestation de Dieu en Jésus. Cette
femme a une grande foi. Et cette foi atteint jusqu'au cœur de Dieu manifesté
en Jésus. De la même manière, le regard de Dieu descendait jusqu'au fond du cœur
de l'homme. Ainsi se rencontrent le cœur de Dieu et le cœur
de l'homme. L'homme qui reconnaît qu'il est mauvais et qu'il n'a aucun
droit mais qui s'abandonne en la parfaite bonté de Dieu. Et c'est ainsi aussi
que Jésus ouvre les yeux et les oreilles d'un résidu qui lui est amené par la
foi. Ainsi donc, ce n'est pas seulement le peuple juif qui devait être mis de côté,
et cela depuis toujours, mais c'est l'homme lui-même et cela sur le terrain de
la justice qui est le principe de l'ancienne alliance, de la loi de Sinaï.
Dieu travaille depuis l'intérieur et s'occupe de
la conscience et du cœur. Et après le cœur de l'homme, c'est le cœur de Dieu
que nous voyons en rapport avec la femme syrophénicienne. En Jésus, il y a la
bonté jointe à la puissance. Cela est rare dans ce monde et ne passe donc pas
inaperçu.
Jésus quitte Tyr et Sidon et revient en Galilée.
Il se retrouve au milieu d'Israël. Bien qu'étant virtuellement rejeté par le
peuple, Jésus a la conscience que la nation bien-aimée est perdue. Sa ruine
est annoncée. C'est alors qu'on lui apporte un sourd en le priant de lui
imposer les mains. Ce miracle démontre que la puissance est toujours présente
en Lui. Mais la douleur oppresse son cœur car, en réalité, le peuple était
sourd à la voix du bon berger. Leur langue était liée et incapable de louer
Dieu. Les soupirs du Seigneur sont l'expression de ses sentiments en ce sens que
l'état du pauvre homme représentait l'état du peuple bien-aimé. Mais le
Seigneur est là et opère selon cet amour et ces soupirs. Il regarde vers le
ciel, la source de l'amour et de la puissance. Jésus ne se lasse pas envers ce
peuple, jusqu'à la fin, jusqu'à ce moment où ce peuple ne voulut plus
supporter sa présence. Au v. 33, Jésus se sépare
de la masse du peuple pour guérir l'homme sourd. Nous avons la même attitude
au ch. 8, 23. Il est touchant de
constater ce regard du Seigneur vers le ciel et le soupir de son cœur en
contemplant le peuple sourd à la voix de son Dieu, ce peuple incapable de bénir
son nom. Nous y voyons tout à la fois le cœur du Seigneur envers les hommes
endurcis et l'harmonie de ce cœur envers le ciel.
Dans cet homme sourd, il y a donc la condition à
laquelle le péché avait réduit la nation.
|
Dans Marc |
Voir Matthieu |
Voir Luc |
Voir Jean |
|
v.
01 à 09 |
Ch.
15 v. 39 à 16 v. 04 |
- |
- |
|
v.
10 à 12 |
Ch.
16 v. 05 à 12 |
- |
- |
|
v.
13 à 21 |
Ch.
16 v. 05 à 12 |
- |
- |
|
v.
22 à 26 |
- |
- |
- |
|
v.
26 à 30 |
Ch.
16 v. 13 à 20 |
Ch.
09 v. 18 à 21 |
- |
|
v.
31 à 38 +
ch. 9 v. 1 |
Ch.
16 v. 21 à 28 |
Ch.
09 v. 22 à 27 |
- |
Versets 10 à 13
Jésus refuse un signe aux Pharisiens
Versets 14 à 21
Un levain à éviter
Versets 22 à 26
Guérison de l'aveugle de Bethsaïda
Versets 27 à 38
Jésus annonce sa mort
Versets
01 à 09
Seconde multiplication des pains
Ce qui est remarquable dans cette partie de l'évangile,
c'est que le Seigneur continue à manifester sa bonté divine. Il l'avait déjà
prouvé en nourrissant une première fois la multitude affamée, ce qui était le
signe qui devait accompagner sa présence au milieu du peuple (Ps. 132,
15). Ici, ce miracle se produit une seconde fois. En plus de la puissance
divine, il y a aussi une allusion au royaume à venir. Cela ressort du nombre de
corbeilles renfermant les morceaux qui sont de reste puisque le nombre sept est
l'expression de la perfection dans les choses spirituelles. Ainsi, la compassion
du Seigneur le fait penser aux besoins des pauvres alors que souvent les vrais
croyants, comme ici les disciples, pensent aux moyens visibles et humains de se
satisfaire eux-mêmes. Cela étant, le Seigneur laisse la foule et s'en va au
quartier de Dalmanutha.
Dalmanutha est aussi connue sous le nom de
Magadanou ou encore de Magdala. Là, les
Pharisiens demandent un signe. Pourtant, il y en a déjà beaucoup eu
mais l'incrédulité n'est jamais satisfaite. Le Seigneur leur refuse ce signe
car le temps de la mise à l'épreuve est passé. Il est trop tard. Le Seigneur
les laisse. On peut encore remarquer les sentiments du Seigneur, au v. 12,
envers cette génération perverse. Oui,
moralement, la fin est là. Il est inutile de donner des preuves à des cœurs résolus
à ne pas croire. Et pourtant le Seigneur est patient, il use d'amour, il
est plein de pitié et est rempli de douleurs en pensant à l'incrédulité des
conducteurs du peuple. Tout cela, le Seigneur l'éprouve et le manifeste
clairement devant des cœurs endurcis. Mais les
signes étaient inutiles pour des cœurs qui ne veulent pas croire. Il ne
convenait non plus pas, à la majesté divine, d'en donner à des hommes qui ne
veulent pas le recevoir. C'eût été jeté des perles à des pourceaux.
A propos du v. 20, le chiffre sept est le nombre
primitif (ou premier) le plus élevé, c'est-à-dire indivisible. Quant au
chiffre douze, c'est le plus divisible. Il y a douze dans la première
multiplication en rapport avec l'administration du pouvoir messianique au milieu
du peuple. Il y a aussi sept, qui s'applique à la deuxième multiplication. Le
Seigneur agit en plénitude et en faveur du peuple. Malgré son rejet, il
continue à exercer sa puissance d'une manière divine et en dehors de l'homme.
Dans cette portion (v. 18, etc), les disciples eux-mêmes
sont aveugles. Non pas volontairement mais de fait. Et le Seigneur les avertit de se garder du levain des Pharisiens et d'Hérode.
Ces disciples avaient oublié de prendre des pains mais ils avaient aussi oublié
la puissance de Jésus qui venaient d'en donner une preuve en nourrissant des
milliers de gens avec quelques pains. Le Seigneur les reprend donc, selon v. 17
et 18. Les disciples sont pour ainsi dire rendus indifférents par la vue de
tant de miracles et n'ont rien compris à celui de la multiplication des pains.
Mais nous verrons, dans le récit suivant, le contraste entre l'état des
disciples et celui du peuple.
Bethsaïda est connue pour son incrédulité. Le
Seigneur le souligne en Matt. 11, 21.
Dans ce récit, il y a l'enseignement que le peuple ne voit pas du tout et ne
veut pas recevoir la lumière. Quant aux disciples, ils voient indistinctement
comme l'aveugle qui semble voir marcher des arbres et non des hommes. Les
disciples aimaient réellement le Seigneur mais leurs habitudes juives les empêchaient
de saisir pleinement Sa gloire. Ils croyaient que Jésus était le Messie mais
que le Messie était autre chose que le Christ de Dieu, que le Sauveur du monde.
Ils étaient attachés à Lui mais ne comprenaient
pas la gloire divine qui était cachée dans sa personne. Cette gloire se révélait
pourtant par ses paroles et par ses œuvres. Ils avaient tout quitté
pour le suivre. Ils ne manquaient pas de foi mais d'intelligence. Et si l'esprit
est prompt, la chair est faible. Alors le Seigneur amène à l'écart cet homme
qu'on lui avait amené. Il le sépare d'Israël. Cet homme ne voit qu'en partie,
voyant comme des arbres qui marchent. Dans cet aveugle, nous avons donc un
tableau de l'état du cœur des disciples. Il y a aussi le tableau de
l'infatigable bonté du Seigneur. Sa patience est aussi grande que sa puissance
et sa bonté ne laisse pas l'homme dans son aveuglement. Il agit ainsi envers
ses disciples. Et, lors de l'exaltation de Jésus dans le ciel, à la droite de
Dieu, Il envoya le Saint Esprit pour conduire les disciples dans toute la vérité.
Alors ils virent clairement.
Au v. 26, Jésus
demande à l'aveugle guéri de ne pas répandre ce fait.
D'une part Jésus ne recherchait pas la vaine gloire qui vient des hommes
mais il veut aussi éviter un grand rassemblement de personnes curieuses qui, en
fait, constituent un obstacle à son œuvre réelle dans les consciences et dans
les cœurs. En même temps, il confirme que le témoignage en Israël a pris
fin. Auparavant, l'homme délivré de la puissance des démons devait raconter
l'évangile dans ce monde en l'absence du Seigneur. Ici, il y a le point de vue
qu'Israël a rejeté son Messie et le témoignage divin n'a plus de place au
milieu de son peuple.
|
Dans Marc |
Voir Matthieu |
Voir Luc |
Voir Jean |
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v.
02 à 13 |
Ch.
17 v. 01 à 13 |
Ch.
09 v. 28 à 36 |
- |
|
v.
14 à 29 |
Ch.
17 v. 14 à 21 |
Ch.
09 v. 37 à 43 |
- |
|
v.
30 à 32 |
Ch.
17 v. 22 à 23 |
Ch.
09 v. 43 à 45 |
- |
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v.
33 à 51 |
Ch.
18 |
Ch.
09 v. 46 à 50 |
- |
Versets 09 à 13
Ressuscité d’entre les morts
Versets 14 à 29
Un esprit immonde difficile à chasser
Versets 30 à 51
Enseignements divers
Dans ce ch. 9, nous verrons d’une part les
perfections de Christ et ce qu’est notre chair. Les disciples sont épouvantés
en présence de la gloire (v. 6). Et en présence du pouvoir de Satan, ils
n’ont pas la foi nécessaire pour faire usage de la puissance qui était à
leur disposition (v. 18 et 19). Et derrière ce manque de foi, il y avait de la
négligence quant à la prière et au jeûne (v. 29). Quand les difficultés
surgissent, un manque de communion se trahit par la recherche de soi-même plutôt
que par l’interrogation de Dieu (v. 10 et 32). Alors, loin de Dieu, on veut
discuter et savoir qui serait le plus grand (v. 34). Ainsi la faiblesse, notre
faiblesse, est montrée dans celle des disciples. En regardant à Christ,
nous découvrons la plénitude de nos ressources avec cette montagne, cette
gloire, ce royaume. Ces ressources sont infaillibles car Jésus est avec nous,
lui qui nous invite à apporter nos épreuves et nos questions, au v. 33. Christ
nous enseigne (v. 31). Il rassemble et récompense tout (v. 39 et 41).
Dans cette scène de la transfiguration, le
Seigneur trouve l’occasion de manifester sa gloire personnelle, qui lui
appartient, et cela afin d’affermir la foi des disciples. Il veut aussi
montrer qu’il cessera d’être présent en grâce comme Messie et que sa
nouvelle gloire du fils de l’homme, avec les siens, était sur le point d’être
inaugurée. Mais auparavant, il faut que les cohéritiers soient rassemblés. Au
v. 1, il y a cette déclaration: «quelques-uns
qui ne goûteraient point la mort jusqu’à ce qu’ils aient vu le royaume de
Dieu venu avec puissance». Et c’est six jours après que trois disciples
assistent à la transfiguration. Cette apparition est la manifestation du règne
glorieux de Christ sur la terre. Pierre, l’un des trois disciples, donne des
paroles qui se rapportent à cette scène, dans 2 Pi. 1,
16-18. C’est là que nous apprenons que le royaume était vu dans sa
manifestation sur la terre car c’est sur la terre qu’il se trouvait. Quant
à la nuée lumineuse qui couvrit les trois disciples, n’était-elle pas
l’habitation du Père d’où venait cette voix où ils étaient entrés (cf
Luc 9). Ici donc, Marc parle du royaume mais en Luc 9 nous trouvons néanmoins
qu’ils entraient dans la nuée d’où sortit la voix du Père. C’est
merveilleux de penser au fait que le Seigneur peut nous amener jusque là et
d’être aimés comme lui a été aimé (cf Jean 17, 23). Il est selon la pensée divine que nous fussions en gloire
avec Jésus vu que nous sommes prédestinés à être conformes à l’image de
son fils. Et c’est encore plus élevé et excellent d’être les compagnons
de Jésus dans la maison du Père plutôt qu’être cohéritiers de sa gloire
dans le monde. Toutefois, l’une et l’autre de ces deux choses est
merveilleuse. Elie et Moïse sont dans la même
gloire que Jésus et nous lui serons semblables, lorsqu’il apparaîtra.
Mais nous apprenons aussi que la gloire personnelle du Seigneur est toujours
maintenue. En effet, Moïse et Elie disparaissent et la voix du Père reconnaît
Jésus comme son Fils bien-aimé. Et c’est bien
ici, ce témoignage du Père, qu’il faut écouter. Moïse et Elie
rendent témoignage à Christ mais pas avec lui. C’est de Christ seul que nous
apprenons pleinement la volonté de Dieu. Quant aux saints de l’ancien
testament, leurs péchés sont bien sûr pardonnés, maintenant que Christ est
mort. Mais nous voyons aussi que la puissance et la vie divine sont mises en évidence
dans la résurrection de Jésus. Le voile est déchiré, nous entrons dans le
saint lieu. Les promesses et les prophéties annonçant la venue de Jésus sont
réalisées. Tout est nouveau dans nos relations avec Dieu. Et si Moïse et Elie
sont là, ce n’est pas en raison de la loi ou des prophètes, mais bien en
vertu de l’œuvre de Jésus.
En rapport avec Elie, remarquons que Jean avait dit
qu’il n’était pas Elie en citant Es. 40 qui mentionne le témoignage. Mais
il ne mentionne jamais Mal. 4 qui se rapporte à Elie personnellement. Le
Seigneur, selon Matt. 11, 10, fait une
application de Mal. 3, 1 mais Jean
cite Esaïe.
Dans le v. 9, il ne
faut donc pas évoquer la transfiguration avant la résurrection du Seigneur. Jésus
le défend à ses disciples. Cette expression ressuscité
d’entre les morts jette une lumière nouvelle sur la résurrection.
C’est que Jésus seul ressuscite d’entre les morts. La Parole est claire.
Puissent encore beaucoup de chrétiens saisir ces aspects de la vérité en
rapport avec la résurrection. Non, les bons et les mauvais ne ressusciteront
pas tous ensemble, à la fin, comme Marthe le pensait en rapport avec les Juifs.
Réalisons cette vraie foi qui établit une différence pour tous ceux qui
connaissent Jésus comme leur sauveur. Voici quelques passages en relation avec
différentes occasions et phases de la résurrection:
«et tu seras bienheureux, car
ils n'ont pas de quoi te rendre la pareille: car la pareille te sera rendue en
la résurrection des justes.» (Luc 14:14)
«mais ceux qui seront estimés dignes d'avoir part à ce siècle-là et à la résurrection
d'entre les morts, ne se marient ni ne sont donnés en mariage,» (Luc 20:35)
«mais chacun dans son propre rang: les prémices, Christ; puis ceux qui sont du
Christ, à sa venue;» (1 Corinthiens 15:23)
«Car le Seigneur lui-même, avec un cri de commandement, avec une voix
d'archange, et avec [la] trompette de Dieu, descendra du ciel; et les morts en
Christ ressusciteront premièrement;» (1 Thessaloniciens 4:16)
«Or, quand le fils de l'homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec
lui, alors il s'assiéra sur le trône de sa gloire,» (Matthieu 25:31)
Au v.
11, il y a une difficulté soulevée par les scribes, à savoir qu’Elie
devait venir avant le Messie. Ce passage montre l’influence que les scribes
ont eu sur les disciples en cette occasion. La prophétie en rapport avec
Elie se trouve dans le livre de Malachie. Elle se réalisera avant que le
Seigneur vienne en gloire, quel que soit d’ailleurs le mode de son
accomplissement. Mais Jésus est d’abord venu en
humiliation en ce qu’il n’a pas été reçu malgré toute la bonté
qu’il a démontrée au milieu des Juifs. Les v. 12 et
13 relatent un enseignement du Seigneur qui dit qu’effectivement Elie
doit venir et que Jean est venu avec ce caractère selon Esaïe 40 et Malachie
3. Mais comme il était nécessaire que Jésus souffrit et qu’il fut méprisé,
il devait en être de même de son précurseur. Dès lors Jésus ajoute ce qui
est relevé au v. 13 en rapport avec Jean Baptiste.
Dans ces versets, le Seigneur s’occupe à nouveau
des misères des hommes sur la terre. Nous y voyons d’une manière remarquable
la patience du Seigneur et les voies de Dieu. Aujourd’hui, c’est encore ce
que fait Jésus par l’Esprit. Il rencontre la foule et pour nous la puissance
de Satan. Et dans sa grâce, remarquons que le Seigneur parle avec ses disciples
d’une manière aussi intime qu’avec Moïse et Elie. La patience du Seigneur
est particulièrement évidente au v. 19. Son
service sur la terre est certes achevé mais aussi longtemps qu’il est sur la
terre il agit selon sa puissance et sa grâce. Cela malgré l’incrédulité
des siens dont il réprouve le manque de foi. Mais il appelle le malade parce
que la foi, si petite soit-elle, n’est jamais laissée sans réponse de la
part du Seigneur. Quelle consolation. De même, l’Eglise peut être en ruines
comme l’était Israël mais son chef suffit à tout. Il connaît l’état des
siens et ne manquera pas de suppléer à leurs besoins. Ainsi l’état de
l’enfant est dangereux et celui de son père est faible Mais quelle réponse
remarquable du Seigneur quand il dit, au v. 23, si
tu peux, c’est crois. C’est un principe important. La
puissance de Christ ne manque jamais. Les paroles sincères du père, au v.
24, viennent d’un cœur ému dans lequel le Seigneur a déjà réveillé
la foi. Ce qui affaiblissait le père, c’était l’anxiété pour son fils.
Et c’est en pensant aux besoins de ce père et de ce fils que le Seigneur
commande avec autorité à l’esprit immonde de sortir de l’enfant et de ne
plus y entrer. En sortant, l’esprit montre son pouvoir car il déchire
l’enfant et le laisse comme mort. Et devant cette puissance de l’ennemi dans
ce monde, devant l’incrédulité du monde et des disciples, le Seigneur ne
nous tient pas à distance: il prend part à nos douleurs et encourage notre
faible foi. Il chasse aussi loin de nous la puissance de l’ennemi. Le Seigneur
est le refuge et le remède pour la plus pauvre foi. Il s’intéresse à nous,
il pense à nous, il nous aide. Dans les v. 28 et
suivants, le Seigneur indique que ce miracle était difficile à faire sortir
mais qu’il reste quelque chose de beaucoup plus difficile à faire. C’est
l’œuvre de la croix et la leçon qu’elle nous enseigne, c’est de porter
notre propre croix.
Si le Seigneur évoque sa mort (v.
30-32) les disciples, eux, sont remplis d’eux-mêmes. Ils se demandent
lequel d’entre eux serait le plus grand. Combien notre cœur est lent à
recevoir les pensées de Dieu et à penser à un Sauveur humilié pour nous
jusqu’à la mort. Bien sûr, nous avons ici le contraste entre le règne du
Messie que les Juifs attendaient et le règne céleste et glorieux que le
Seigneur établissait et pour lequel sa mort était nécessaire. Mais qu’elle
contraste aussi avec le cœur de l’homme. L’homme voudrait être grand dans
un royaume établit selon la gloire et la puissance de l’homme tout en
estimant que Dieu condescendit à cela. Mais que la gloire de Dieu soit exaltée
et établie moralement, et la vaine gloire de l’homme mise à néant,
manifestant ce que l’homme est, cela l’homme ne le cherche, ni ne le désire.
Oui que dans sa grâce Dieu veuille nous accorder de tenir la chair soumise, de
sorte que le Saint Esprit soit la source de nos pensées et de nos mouvements de
cœur. A propos de ce v. 35, celui qui est le
plus petit à ses propres yeux, c’est celui-là qui est le plus grand. Ainsi,
dans ces versets, nous y découvrons une leçon d’humilité. Encore un
fait au v. 38, dans lequel un acte trahit quelque
chose qui est au fond du cœur des disciples. Cet acte, en lui-même, dénotait
de l’amour pour Jésus. Mais la réponse du Seigneur fait voir combien il était
entièrement rejeté. Le nom de Christ est tout. Alors laissons le misérable nous
de côté et retenons fermement le nom de Christ. V.
40: Le principe est très important. Autrement dit, le monde est
totalement, absolument, contre Jésus. Si un homme n’était pas contre lui, il
était pour lui. Il n’y a pas de milieu. Mais si un homme n’était pas pour
lui, il était du monde et par conséquent contre le Seigneur. Le v.
41 confirme combien le nom de Christ est tout dans un monde qui l’a
rejeté. Christ, lui, marchait dans l’humilité mais il a été rejeté et méprisé.
Pourtant, il n’oublie pas le plus faible gage d’affection à son égard et
le plus faible désir pour sa gloire.
Ensuite, il y a une autre conséquence de sa
position dans les v. 42 et suivants. Ainsi, les
petits ont une grande valeur devant Dieu. Malheur à qui les méprise. Tout ce
qui peut être une occasion de chute pour ces petits est sévèrement sanctionné.
La chose la plus estimée doit être sacrifiée. En effet, mieux vaut une éternité
de bonheur avec Christ que de conserver par exemple une main et d’être jeté
dans les tourments éternels (v. 44,45,46,48).
Dans cette fin de chapitre, toutes choses sont mises à l’épreuve car le feu
du jugement est appliqué à tout, aux saints comme aux pécheurs. Chez les
saints, ce feu consume les scories afin que l’or pur brille de tout son éclat.
Pour les pécheurs, c’est le feu de Dieu et les peines éternelles selon son
juste jugement, le feu qui ne s’éteint pas. L’expression du v.
49 ton
sacrifice sera sale de sel est une allusion à Lév. 2,
13. Là, le sel représente la puissance du Saint Esprit, non pas exactement
pour produire la grâce seule, mais pour nous garder de tout ce qui est impur et
pour produire la sainteté dans un cœur dévoué à Dieu et qui introduit Dieu
dans son sentier. Ainsi, dans le cœur, il y a un lien avec Dieu et cela préserve
le croyant de toute corruption. Remarquons aussi, selon Rom. 12, 1, que le croyant est le vrai sacrifice offert à Dieu. Au v.
50, nous en déduisons que si les chrétiens perdent leur sainteté
pratique, … à quoi sont-ils bons?
|
Dans Marc |
Voir Matthieu |
Voir Luc |
Voir Jean |
|
v.
01a |
Ch.
19 v. 01 |
Ch.
09 v. 51 à 56 |
- |
|
v.
01b |
Ch.
19 v. 01b |
- |
Ch.
10 v. 39 à 41 |
|
v.
02 à 12 |
Ch.
19 v. 03 à 12 |
-
|
- |
|
v.
13 à 16 |
Ch.
19 v. 13 à 15 |
Ch.
18 v. 15 à 17 |
- |
|
v.
17 à 31 |
Ch.
19 v. 16 à 30 |
Ch.
18 v. 18 à 30 |
- |
|
v.
32 à 34 |
Ch.
20 v. 17 à 19 |
Ch.
18 v. 31 à 34 |
- |
|
v.
35 à 45 |
Ch.
20 v. 20 à 28 |
- |
- |
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v.
46 à 52 |
- |
- |
- |
Versets 17 à 27
Un homme aimable
Versets 28 à 31
Ceux qui ont tout quitté
Versets 32 à 34
Le chemin de la croix
Versets 35 à 45
Souhait des fils de Zébédée
Versets 46 à 52
L’aveugle Bartimée
Ce chapitre termine l’histoire de la vie de
Christ. Nous y trouvons quelques principes importants. Remarquons que, dans les
trois premiers évangiles, le récit des circonstances qui accompagne la mort du
Seigneur commence avec la guérison de l’aveugle près de Jéricho. Ce sont
les v. 46 à 52. Remarquons aussi que depuis la transfiguration (ch. 9) la croix est présentée. Le ministère de prophète et de prédicateur
qu’Il avait accompli jusqu’alors se terminait. Ce ministère se terminait
avec la transfiguration dans laquelle brillait sa gloire, cette gloire future
dans le monde. Mais la croix était aussi là, cette croix qui devait être le
terme de son service ici-bas. Mais avant d’y arriver, Jésus se présente
comme roi. Matthieu commence par le roi mais Marc a essentiellement en vue le
prophète.
Car aussi le fils de l'homme
n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et pour donner sa vie en rançon
pour plusieurs.
Le premier principe présenté se trouve dans les v.
3 à 12. Il s’agit de la corruption et de la ruine de ce que Dieu a créé
ici-bas. Dans les relations que Dieu lui-même a établies, le péché est entré
et a exercé ses pernicieuses influences. Ainsi, même la loi de Moïse
permettait, en raison de la dureté du cœur de l’homme, des choses qui n’étaient
pas selon les pensées et la volonté effectives de Dieu. Et si Dieu supporte
des choses qui ne sont pas selon la perfection des choses qu’il a établies,
il ne condamne pas ces relations et il ne cesse jamais de les reconnaître comme
étant ce qu’il a établi au commencement. Ce qu’il a établi subsiste
toujours et il le maintient par son autorité. Dans les v.
13 à 16, il est encore question des petits
enfants. A cette occasion, les disciples agissent mal. Mais cette occasion démontre
combien Jésus aime les enfants. Et même si la racine du péché se trouve chez
les enfants, ils sont l’expression de la simplicité, de la confiance malgré
la corruption causée par la connaissance du monde et la dépravation de la
nature. Ces enfants présentent au cœur la simplicité de la nature non
corrompue qui n’a pas encore connu la séduction du monde. Le Seigneur
reconnaît en eux ce que son Père avait créé. Mais quant au cœur de
l’homme, et nous le verrons dans le récit qui suit, il n’y a aucun bien et
rien pour Dieu. Cela a été manifesté pleinement par le rejet de Christ.
Ce récit présente ce jeune homme qui accourt et
qui se jette aux pieds de Jésus. Il désire hériter non pas du salut, car il
pense être sauvé par la loi, mais de la vie éternelle. Cet homme est aimable,
bien disposé, prêt à apprendre ce qui est bon, ayant été témoin de la vie
excellente et des œuvres de Jésus. Son cœur en a été touché. Il avait
l’attrait de la jeunesse et n’était pas dépravé par l’habitude du péché
car le péché déprave le cœur. Il avait même gardé la loi. Toutefois, ce récit
nous apprend que cet homme ne se connaissait ni lui-même, ni l’état dans
lequel l’homme est devant Dieu. Etant sous la loi, Jésus met d’abord en
avant la loi comme règle de vie et comme mesure de justice. Le Seigneur ne
lui parle pas de la vie éternelle mais prend le jeune homme au point où il se
place et cite la loi: fais ces choses et tu vivras. Le Seigneur ne nie pas que
ce jeune homme a gardé ces choses puisqu’il le regarde et l’aime. Ce qui
est aimable est aimé du Seigneur. Mais le Seigneur désire tirer le voile
pour considérer le réel état de ce jeune homme. Comment cet homme, dans sa
nudité, se trouve-t-il devant Dieu … et Dieu, devant cet homme, dans sa
sainteté! Faire quelque chose n’est pas la question car, pour être sauvé,
c’est autre chose. Cet homme
appelle le Seigneur non pas comme étant le Fils de Dieu mais comme étant un Rabbi
en lui disant «bon maître». Le Seigneur lui répond qu’aucun n’est bon.
Ce jeune homme vient donc vers Christ comme l’on vient vers un humain, à un
Rabbi. Il lui est donc répondu selon sa demande. La réponse du Seigneur est
humiliante mais d’une immense portée. Ce que Dieu avait créé et déclaré
être bon a été corrompu par la chute. Ainsi, l’homme cherche à faire sa
volonté car il s’est éloigné de Dieu (on peut même dire qu’il a perdu
Dieu) et se recherche lui-même. Et après avoir présenté au jeune homme les
commandements de la loi, le Seigneur ajoute, dans une exhortation, le
commandement qui fit sentir à Paul ce que la loi produit dans l’état où
l’homme se trouve: la mort. Et dans le v. 21 va,
vends tout ce que tu as et donne le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le
ciel, et viens, suis-moi, ayant chargé la croix … et bien ces paroles
font ressortir la convoitise qui se trouvait cachée dans le cœur du jeune
homme. Son état est mis à nu par cette simple mais puissante parole du
Seigneur qui connaît et éprouve le cœur. Le vil désir de l’or est au
fond du coeur. C’est le ressort principal de la volonté, la vraie mesure
de son état moral. Ce jeune homme préfère l’argent à Dieu. C’est donc
solennel de se trouver en présence de celui qui sonde le cœur. Ce qui donne à
l’homme son vrai caractère moral, c’est l’objet qui gouverne son cœur.
La fin de ce paragraphe contient encore des enseignements précieux. L’homme
ne peut se sauver lui-même et c’est solennel. Il lui faut l’aide de Dieu.
Dans son amour, Dieu intervient pour nous sauver et non pas pour nous cacher
notre état. Il crée en nous ce besoin d’un salut et ce salut est gratuit.
Pour cela, il faut reconnaître que nous sommes condamnés afin de comprendre
que Christ a porté la condamnation à notre place. Il fallait que notre état
de péché et de condamnation fut démontré. Oui, selon v.
27, cela est impossible pour les hommes mais toutes choses sont possibles
pour Dieu. Voilà ce que sont la grâce et la vérité qui vinrent par Jésus
Christ. Cela signifie que nous devons prendre une croix dans ce monde. Soyons prêts
à la prendre. C’est ainsi que dans la suite de ce chapitre, le Seigneur donne
des enseignements touchant le sentier de la croix et des promesses. Considérons
cela. Ainsi, le v. 27 qui déclare que toutes choses sont possibles à Dieu démontre
la grandeur de cette grâce. Elle nous montre ce que nous sommes et ce que Dieu
est. Ayons toujours présent à l’esprit que cette grâce est venue par Jésus
Christ. Cela signifie que nous devons attendre une croix dans ce monde.
Comprenons et recevons alors les paroles du Seigneur. Prenons la croix afin
d’acquérir une vraie connaissance de nous-mêmes. Ce récit établit aussi la
vérité fondamentale du besoin d’un salut venant de Dieu et de l’état de
l’homme. Ces aspects ne ressortent nulle part aussi clairement dans
l’Ecriture.
Ce passage contient les promesses en faveur de ceux
qui ont tout quitté et qui ont accepté de marcher à la suite de Jésus,
parfait modèle, dans un tel sentier de renoncement à soi-même tout en étant
chargé de la croix. Pierre est là.
Avec les autres disciples et à l’inverse du jeune homme, il a tout quitté
pour suivre Jésus. Jésus déclare alors qu’en quittant tout, l’on reçoit
cent fois autant dans cette vie et, dans le siècle à venir, la vie éternelle.
Ainsi donc, suivre Jésus apporte beaucoup plus que
les misérables choses de cette vie. Mais en même temps, il y aura, selon v.
30, des persécutions. C’est la
raison pour laquelle des encouragements sont là. A savoir les promesses pour la
vie présente et celle à venir.
Le Seigneur est en chemin pour Jérusalem. Les
disciples suivent Jésus avec crainte et tremblement car des dangers sont là.
La chair redoute le monde. Le monde peut persécuter ceux qui servent Dieu. Les
disciples ne connaissent pas ce que Paul a connu plus tard: la pensée de la
communion des souffrances de Christ. Mais le Seigneur ne cache pas la vérité
et veut que les disciples connaissent la place qu’il allait prendre et
qu’ils auraient à prendre aussi. Ce sont les v. 33 et
34. Avec le fait que le fils de l’homme (Jésus)
allait mourir et ressusciter le troisième jour, l’histoire du fils de
l’homme parmi les hommes se termine. Son propre peuple va le condamner
et les Gentils sont prêts à achever l’acte terrible du rejet du Sauveur dans
ce monde. Mais la mort du fils de
l’homme, c’est le fondement de toute bénédiction et c’est ce qui détruit
toutes les espérances et les attentes terrestres des disciples. En même
temps, la démonstration est faite que l’homme est mauvais et que Dieu est
infiniment bon.
Ces versets montrent que pourtant, l’enseignement
que nous venons d’étudier, ne va pas bien loin chez les disciples. En effet,
quel contraste de les voir occupés à savoir quelle serait leur place dans le
royaume ou dans la gloire (v. 37). Jacques et
Jean ont cependant de la foi car ils savent que Jésus va régner. Mais il y a
en eux le désir de la chair. Jésus répond et cela jusqu’au v. 45. Le
Seigneur, toujours plein de bonté pour les siens, fait sentir le côté charnel
de cette demande et va en tirer profit pour les instruire. Ainsi, il y a d’une
part la rédemption qui sera accomplie par le Fils de Dieu qui allait être
l’Agneau de Dieu. Mais il y a aussi la marche sur la terre. Là, les disciples
doivent entrer sur le même sentier que Jésus et le suivre s’ils veulent être
avec lui. Cela démontre la profonde humilité et la soumission du Seigneur lors
de sa première venue ici-bas, lui qui s’est anéanti lui-même et qui a pris
cette place en recevant tout de la main du Père. Quant à un droit de promotion
dans le royaume, il n’y en a pas. C’est le Père qui choisit et qui donne
une gloire spéciale destinée à un service tout aussi spécial. Mais
la portion de Jésus c’est la croix, la croix qui conduit à la gloire.
C’est la leçon que les disciples, et nous avec eux, doivent apprendre.
Jésus entre dans Jéricho, la cité maudite. Mais
il y entre selon la grâce qui s’élève au-dessus de la malédiction. Il est
là en grâce et, comme fils de David, il montre encore sa puissance en grâce
dans la guérison de l’aveugle. Jésus prête l’oreille aux besoins de son
peuple. Cet homme aveugle présentait un tableau frappant du sombre état des
Juifs. Cela fait ressortir d’autant plus le sentiment d’un Juif à ce
moment-là. Et ce sentiment est produit par l’œuvre du Seigneur, par sa grâce.
Cela est vrai de tout temps. Mais de le récit de l’aveugle Bartimée, dans
son cœur, il y a la foi et il reconnaît que Jésus a droit au titre de fils de
David, cela malgré l’opprobre qui se rattache à Nazareth. Oui quelle
peinture touchante de la position d’Israël et de l’œuvre qui se fait au
milieu de ce peuple. Le Fils de Dieu, le fils de David selon la chair (Dieu
manifesté en chair), était venu en grâce et avait la puissance de guérir
Israël. Il le fait là où il est reconnu. La grâce entre même là où la malédiction
avait été prononcée. C’est la grâce qui opère quand Jésus est reconnu
comme fils de David.
|
Dans Marc |
Voir Matthieu |
Voir Luc |
Voir Jean |
|
v.
01 à 11 |
Ch.
21 v. 01 à 11 |
Ch.
19 v. 29 à 44 |
Ch.
12 v. 12 à 19 |
|
v.
12 à 19 |
Ch.
21 v. 12 à 19 |
Ch.
19 v. 45 à 48 Ch.
21 v. 37 et 38 |
- |
|
v.
20 à 26 |
Ch.
21 v. 20 à 22 |
-
|
- |
|
v.
27 à 33 |
Ch.
21 v. 23 à 32 |
Ch.
20 v. 01 à 08 |
- |
Versets 12 à 14
Le figuier sans fruit
Versets 15 à 19
Le retour à Jérusalem
Versets 20 à 26
Le figuier séché
Versets 27 à 33
Réponse de Jésus aux chefs du peuple
Dans
la fin du chapitre dix, puis dans le onzième, le Seigneur Jésus prend le titre
de Fils de Dieu. Ce fait est accompagné de l’accomplissement des promesses et
il est constitué vrai roi d’Israël. Habituellement, Jésus prend le titre de
fils de l’homme. Ce titre a une signification plus étendue et annonce le
droit à une domination et à un pouvoir plus vaste que ce qui appartenait au
fils de David. Comme fils de l’homme, Christ affirme son droit et toute la
gloire qui revenait au fils de l’homme, selon les conseils de Dieu, tout en
ayant une relation directe avec tous les hommes. Rappelons encore le Ps.
2 qui donne deux titres assignés
au Messie, à savoir celui de Fils de Dieu donné à Jésus comme né ici-bas,
et celui de roi d’Israël, bien que rejeté. Puis, après que l’état du
peuple d’Israël ait été développé dans
les Ps. 3
à 7,
qui se sont écrits pendant que David était rejeté par Absalom, le Ps.
8 indique sa gloire et l’étendue
de sa domination comme fils de l’homme, établie au-dessus de toutes choses.
En Daniel 7,
le fils de l’homme reçoit la seigneurie sur toutes les nations, et cela de la
part de l’Ancien des jours. Enfin rappelons Jean 11 et 12 où un témoignage
est rendu à Jésus sous ces trois caractères de Fils Dieu, fils de David et
fils de l’homme. Dans le chapitre onze de Marc, Jésus, en tant que fils de
David, se présente pour la dernière fois sur la terre à la nation juive selon
la prophétie de Zacharie. Quand il reviendra plus tard, ce sera dans la gloire
pour prendre possession du trône de David son père. Mais en Marc onze il présente
à son peuple l’accomplissement des promesses faites à Israël. Et si de plus
grandes gloires sont réservées au fils de l’homme, il est nécessaire que le
dernier témoignage à Israël fut rempli de la part de Dieu et pour cela, il
tire sa louange de la bouche des petits enfants. Et cela anticipe l’établissement
du royaume en puissance.
Tout
se fait selon la parole du prophète. Oui, dans Marc, les faits sont présentés
comme les effets de la grâce souveraine mais aussi comme
l’accomplissement des promesses faites au peuple. Et dans ce passage le Ps.
118, qui est une prophétie
remarquable touchant les derniers jours en Israël, est aussi cité. Hosanna est
un mot hébreu qui signifie: «Sauve maintenant». Jésus est donc reconnu comme
fils de David et comme Messie. Témoignage lui est en est rendu. Il est honoré
comme tel. Dès lors, Jésus agit dans Jérusalem selon cette position et chacun
se demande: «Qui est celui-là».
Alors
dans l’incident qui suit, dans les v. 12 à 14, le Seigneur le montre. Il ne
veut pas rester dans la Jérusalem incrédule, mais s’en va à Béthanie où
la puissance de la résurrection avait été manifestée.
Ce
figuier représente Israël sous l’ancienne alliance, ainsi que l’homme
selon la chair, cet homme, pour qui Dieu a donné son Fils afin de tirer quelque bien.
Le vigneron a tout fait pour cet arbre selon Luc 13.
Non seulement nous sommes des pécheurs mais nous le restons après que Dieu ait
tout fait pour gagner le cœur de l’homme. En cela nous voyons
l’importance de l’histoire d’Israël, c’est notre histoire, c’est sa
patience. Israël ne portera pas de fruit pour Dieu et il est mis de côté
pour toujours. L’homme dans la chair est condamné à une éternelle stérilité.
Et ce miracle du figuier stérile est d’autant plus parlant que c’est le
seul miracle qui porte le caractère de jugement. Tous les autres miracles sont
là pour sauver, pour guérir, pour délivrer de la puissance de Satan et de la
mort, ainsi que pour détruire les effets du péché dans le monde. Alors avec
ce miracle des v. 12 à 14, tout est clairement
mis en évidence. Et l’homme peut naître de nouveau, recevoir la vie du
second Adam, et Israël même peut être sauvé par la grâce dans la nouvelle
alliance, mais l’homme en lui-même est jugé. Il est incapable de ne porter
rien de bon.
Quand
Jésus retourne à la ville, il a faim. Il cherche du fruit, mais n’en trouve
point, car le figuier n’a que les feuilles, d’où cette malédiction. Dès
lors, c’est la scène des v. 15 à 19. Dans ces versets, comme au v.
18, le Seigneur rencontre ses adversaires les uns après les autres. On
essaie de le condamner, mais devant la lumière et la sagesse divine, ce sont
eux-mêmes qui se sentent condamnés. Et le Seigneur peut poursuivre son ministère
de grâce et de rédemption en présence de ses adversaires réduits au silence.
Pierre
fait la remarque au Seigneur que le figuier qui a été maudit est sec. Et
toutes ces circonstances servent de principe fondamental qui rendra les
disciples du Seigneur capables de surmonter les obstacles qui seraient placés
devant eux par les Juifs. Ainsi cette réponse du v. 22:
«Ayez foi en Dieu». Tout serait surmonté par la foi et c’est un principe très
important. La foi introduit Dieu et lui laisse tout. Ainsi la foi n’est pas un
mouvement de la volonté mais la conscience de la présence et de
l’intervention de Dieu. Dieu est aussi un Dieu d’amour, et quand nous
demandons par la prière l’accomplissement de notre désir, il faut que nous
soyons en communion avec Lui. C’est ainsi que nous trouvons sa puissance et
l’esprit de pardon envers les autres qui se trouvent dans son cœur.
Encore
une remarque au sujet du v. 25 à savoir que si
nous désirons l’exaucement de nos prières, il ne faut pas en vouloir à
notre prochain, même s’il nous a fait tort. Quant aux figues, si quelqu’un
dit qu’en avril, où se situe ce récit, il n’y a de toute façon aucune
figue sur les arbres, il faut cependant savoir que dans ces pays il y a quelques
figues avancées et spécialement dans cette région.
Dans
la fin du chapitre, v. 28, deux autorités sont
en présence l’une de l’autre. Il y a d’une part l’autorité officielle,
extérieure, entre les mains des sacrificateurs et d’autre part la vérité et
l’obéissance à Dieu qui se trouvent en Jésus. Et vu que le temps est venu,
Jésus les laisse sans réponse. C’est le temps, du jugement, non pas dans son
exécution, mais dans son côté moral. En ayant rejeté Jésus, ils ne peuvent
pas reconnaître son autorité et toutes preuves sont inutiles. Mais Jésus,
avec son zèle pour la sainteté de Dieu, avait purifié ce temple tandis que
les chefs du peuple font partie de certains chefs religieux qui pensent à leur
propre autorité et non pas à Dieu. Puis en rapport avec la mission de Jean
Baptiste (v. 30), un «oui» de la part des chefs
indiquerait le témoignage de Jean rendu à Jésus. Et s’ils disent «non»,
leur autorité serait compromise devant le peuple. Pourtant ces chefs
connaissent la vérité mais ils préfèrent ne pas reconnaître leurs péchés
et ainsi la lumière ne peut pas se faire en eux. Ainsi le peuple sait que Jean
Baptiste était un prophète et les chefs ne savent que répondre. Tel est donc
le cas. Jésus n’avait pas besoin de leur répondre ni de les convaincre
touchant sa mission.
Verset 1: Jérusalem, Bethphagé, Béthanie, vers la montagne des
Oliviers.
Verset 2: aussitôt, en y entrant, vous trouverez un ânon attaché, sur lequel
jamais aucun homme ne s’est assis; détachez-le, et amenez-le.
Verset 3: le Seigneur en a besoin
Versets 9-10: et ceux qui allaient devant et ceux qui suivaient, criaient:
Hosanna, béni soit celui qui vient au nom du Seigneur! Béni soit le royaume de
notre père David, qui vient. Hosanna dans les lieux très-hauts!
Verset 13: ce n’était pas la saison des figues
Verset 17: N’est-il pas écrit: «Ma maison sera appelée une maison de prière
pour toutes les nations »? mais vous, vous en avez fait une caverne de
voleurs.
Versets 21-22: Et Pierre, se ressouvenant de ce qui s’était passé, lui dit:
Rabbi, voici le figuier que tu as maudit est sec. Et Jésus, répondant, leur
dit: Ayez foi en Dieu.
Versets 24-25: C’est pourquoi je vous dis: Tout ce que vous demanderez en
priant, croyez que vous le recevrez, et il vous sera fait. Et quand vous ferez
votre prière, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez-lui,
afin que votre Père aussi, qui est dans les cieux, vous pardonne vos fautes.
|
Dans Marc |
Voir Matthieu |
Voir Luc |
Voir Jean |
|
v.
01 à 12 |
Ch.
21 v. 33 à 46 |
Ch.
20 v. 09 à 19 |
- |
|
v.
13 à 17 |
Ch.
22 v. 15 à 22 |
Ch.
20 v. 20 à 26 |
- |
|
v.
18 à 27 |
Ch.
22 v. 23 à 33 |
Ch.
20 v. 27 à 40 |
- |
|
v.
28 à 34 |
Ch.
22 v. 34 à 40 |
Ch.
20 v. 41 à 44 |
- |
|
v.
35 à 37 |
Ch.
22 v. 41 à 46 |
- |
- |
|
v.
38 à 40 |
Ch.
23 |
Ch.
20 v. 45 à 47 |
- |
|
v.
41 à 44 |
- |
Ch.
21 v. 01 à 04 |
- |
Versets 13 à 17
A qui payer le tribut
Versets 18 à 27
Questions des sadducéens
Versets 28 à 34
Le plus grand des commandements
Versets 35 à 40
Question de Jésus le concernant
Versets 41 à 44
Les pites de la veuve
Versets 01 à 12
Parabole de la vigne
A
la fin du ch. 11, la parole de la sagesse divine avait jugé les gouverneurs
juifs et les avait forcés de confesser leur incompétence. Maintenant c’est
l’occasion pour le Seigneur de montrer, aux différentes classes des juifs qui
se présentent à Lui, l’état dans lequel ils se trouvent avec, en premier
lieu, l’état de tout le peuple. Oui Israël avait été la vigne de
l’Eternel, ce sont les v. 1-12. L’Eternel a tout fait pour cette vigne et,
au temps où l’on recueille le fruit, le maître envoie son serviteur pour
recevoir le fruit des cultivateurs. Dieu, maître de la vigne, a envoyé les
prophètes. Il a aussi, en dernier recours, envoyé son Fils. Le récit
renseigne sur l’accueil réservé à ce dernier par les vignerons. En considérant
cette parabole, relevons la dignité et le calme avec lesqels le Seigneur
raconte la conduite passée du peuple d’Israël, ainsi que sa conduite présente.
Jésus, sur le point de souffrir, était venu pour mourir. Mais les actions de
ses ennemis devaient être clairement manifestées. Ses ennemis comblent la
mesure de leurs iniquités. Pauvres Juifs! Mais la fin du paragraphe, v.
10, indique que tout ne se finira pas par la mort du Seigneur. Il y aura
même une alliance future avec ce peuple. Si Marc présente les faits assez
rapidement, se contentant de montrer ce qui a rapport avec cet évangile, les
autres évangiles donnent l’enseignement que les Juifs sont forcés de se présenter
eux-mêmes leur propre sentence. Le v. 11 en
particulier, qui cite le Ps. 118, est une déclaration prophétique bien claire
de la position d’Israël et de ses conséquences. Ainsi l’histoire d’Israël
est présentée brièvement mais parfaitement décrite en quelques versets.
Toute leur conduite, depuis les temps de Moïse jusqu’à la croix, est déroulée
en peu de mots. C’est en bref leur péché contre l’Eternel, contre Christ
et contre les prophètes ainsi que les terribles conséquences de ce péché
contre la nation et les voies de Dieu envers elle.
Dans
les v. 13 et suivants, après l’ensemble du peuple, il y a les classes des
pharisiens et des hérodiens qui se présentent à Jésus. En fait, ils sont jugés
eux-mêmes. Ces chefs ont bien compris le sens de la parabole précédente et,
n’eut été la crainte du peuple,
encore sous l’influence des miracles du Seigneur, ils l’auraient tué. Ces
hommes voulaient bien avoir la gloire d’être le peuple de Dieu mais non pas
recevoir Dieu et se soumettre à Lui. Quant aux Hérodiens, s’ils ont accepté
l’autorité romaine, et ne s’inquiètent pas des privilèges d’Israël,
ils sont disposés à rechercher à tout prix les bonnes grâces du peuple
puissant qui, par suite du jugement de Dieu tenait Israël sous son joug pesant.
Ainsi, si le Seigneur avait dit de ne pas payer le tribut, il se montrait
hostile au pouvoir romain. Les Hérodiens auraient ainsi été prêts à
l’accuser. Et si Jésus avait dit que le tribut devait être payé, il n’était
pas le Messie qui devrait affranchir son peuple du joug détesté des romains.
Les Hérodiens et les pharisiens sont d’accord pour se débarrasser de Jésus mais
la sagesse divine répond à chaque difficulté. Oui,
il fallait que tous se soumettent au joug jusqu’à ce que la grâce de Jésus
les délivrerait et où ils recevraient le libérateur qui devait venir selon
les promesses de Dieu. En attendant il faut rendre à Dieu ce qui lui est
dû, tout en acceptant leur châtiment de ses mains. Mais ils ne firent ni
l’une ni l’autre de ces choses. Ils sont hypocrites à l’égard de Dieu et
rebelles envers les hommes.
Alors
dans les v. 18 à 27 il y a cette autre classe parmi le peuple, à savoir les sadducéens, secte juive. Les sadducéens ne croient
pas au monde invisible, ni aux anges, ni à la résurrection. Leurs pensées
s’arrêtent au fait que Dieu a donné une loi à son peuple, et c’est tout. Ils
sont donc accoutumés aux arguments des hommes et ne sont pas préparés à
rencontrer la sagesse divine ni la force irrésistible de la Parole de Dieu.
Dans le cas qu’ils présentent, ils mêlent leurs propres pensées avec la
Parole de Dieu et rejettent cette parole si elle ne s’accorde pas avec leurs
pensées. Dans cette portion, il y a à nouveau une vérité importante, à
savoir que la vérité est enseignée d’une manière cachée dans l’Ancien
Testament qui est appuyée par la propre autorité du Seigneur. Ainsi, la résurrection
démontre que Jésus Christ est le Fils de Dieu et prouve que Dieu a accepté
son sacrifice. La résurrection est la victoire sur la mort et le Seigneur
enseigne aux sadducéens que la révélation de cette vérité est contenue dans
l’ancien testament. La résurrection même du Seigneur est clairement enseignée
dans le Ps. 16. Mais les sadducéens ne voulaient recevoir que les livres de Moïse,
ces livres qui s’occupent en premier lieu de ce que Dieu avait établi pour
son peuple terrestre. Les sadducéens sont absolument condamnés, et ils
ignorent les Ecritures et la puissance divine.
Alors
dans les v. 28 à 34, il y a un scribe qui avait entendu discuté et qui demande
quel est le premier de tous les commandements. Les scribes pensaient que les
commandements différaient en importance et que quelques-uns avaient plus de
valeur que d’autres afin de compléter la somme de justice à laquelle un
homme devait atteindre. Dans sa réponse, le Seigneur ne fait pas tourner à
confusion celui qui pose la question. Mais il établit les deux grands piliers
de la responsabilité de l’homme, à savoir le devoir de l’homme envers Dieu
et envers son prochain. C’était la foi d’Israël ainsi que son devoir
envers tous. Le Seigneur ne cite pas les dix commandements, mais les grands
principes de la loi quant à toutes les obligations morales de l’homme. Devant
la déclaration du Seigneur, le scribe au v. 32
se déclare satisfait. Il est touché et rend le témoignage à la sagesse du
Seigneur. Et les v. 33 et 34 enseignent qu’un cœur qui comprend les pensées
de Dieu touchant l’homme, aime ce que Dieu aime. Le discernement moral de ce
qui est bon est très éloigné de la capacité de ce que Dieu révèle pour la
bénédiction de son peuple. Et depuis ce moment personne n’ose plus
l’interroger. La sagesse du Seigneur était trop grande pour leur cœur.
Ainsi, dans ces v. 28 à 34 que dans sa sagesse parfaite, à cette question de
savoir quel était le premier de tous les commandements, eh bien le Seigneur
laisse de côté les dix commandements qui viendraient naturellement à
l’esprit de l’homme, et choisit certaines grandes exhortations du
Pentateuque qui résument la loi et exprime l’ensemble des devoirs de
l’homme envers Dieu et envers le prochain. Ainsi premièrement l’homme est
responsable de maintenir la vérité de l’unité de la Déité. Le Seigneur
notre Dieu est un seul Seigneur. Puis l’homme a la responsabilité d’aimer
Dieu plus que lui-même, il doit aussi aimer son prochain comme lui-même. Voilà
le résumé de toute la loi et la présentation de toutes ses exigences à l’égard
de l’homme sur la terre. Si ces deux commandements étaient gardés, aucun
autre ne serait transgressé. Dans cette réponse et comme toujours, on voit que
la condition morale de l’âme a infiniment plus d’importance aux yeux de
Dieu que les manifestations extérieures de la piété. Ce scribe est près du
royaume de Dieu, mais être près ou éloigné du royaume de Dieu on y entre pas
et cela est également fatal.
Dans
les v. 35 à 37 c’est Jésus qui pose une question. Et toute la vérité
relative à sa position et à la leur dépendait de la réponse qui serait
faite. Et si Jésus est Fils de David, il devait néanmoins s’asseoir à la
droite de Dieu. C’est là la clef de la situation mais chaque classe des juifs
s’est présentée devant Jésus et a été jugée. Au v. 38, la longue robe
montre ceux qui recherchent l’honneur public. Dans les v. 38 à 40, le
Seigneur accuse les scribes qui corrompent la Parole de Dieu tout en prétendant
l’expliquer. Ces scribes, tout en affectant de la piété, cherchaient leur
propre gloire et l’argent des autres, même l’argent des veuves. Dans ces
versets, il ressort que le Messie n’était pas seulement le Fils de David,
mais aussi le Seigneur de David. Pour être Fils de David et Seigneur de David,
il faut être véritablement homme et véritablement une personne divine.
Refuser de connaître véritablement sa personne, c’est passer à côté de la
bénédiction. Du reste, la généalogie donnée par Matthieu et par Luc, prouve
que Jésus est Fils de David selon la chair. Mais le Ps. 110 v. 1 cité par Jésus
le montre dans la gloire et Seigneur de tout en attendant que tout lui soit
soumis.
Mais
Dieu n’oublie pas les siens au milieu de l’hypocrisie et au milieu d’une
religion d’apparence. Et cette parabole le démontre. Il n’oubliera pas
cette pauvre veuve. Ceux qui étaient au Seigneur pouvaient commettre des
erreurs. Peut-être la pite de la veuve servait-elle à payer Juda, mais elle était
donnée au Seigneur, et le cœur de la veuve qui donnait de son indigence ne
pouvait échapper au regard du Seigneur. Et il avait égard à son amour pour
lui. Si les riches avaient donné beaucoup, la veuve s’offrait elle-même en
sacrifice vivant.
Verset 1: un homme planta une vigne
Verset 4: il leur envoya encore un autre esclave et celui-là ils lui
meurtrirent la tête et le couvrirent d’outrages
Verset 6: ayant donc encore un unique fils bien-aimé il le leur envoya, lui
aussi, le dernier, disant: Ils auront du respect pour mon fils
Verset 12: et ils cherchaient à se saisir de lui et ils craignirent la foule
car, car ils connurent qu’il avait dit cette parabole contre eux; et le
laissant, ils s’en allèrent
Verset 13: Et ils lui envoient quelques-uns des pharisiens et des hérodiens
pour le surprendre dans ses paroles
Verset 14: Est-il permis de payer le tribut à César ou non?
Verset 17: et ils étaient dans l’étonnement à son sujet
Verset 18: Et les sadducéens, qui disent qu’il n’y a pas de résurrection,
viennent à lui; et ils l’interrogèrent
Verset s 24 et 25: Et Jésus répondant, leur dit: « N’est-ce pas à
cause de ceci que vous errez, c’est que vous ne connaissez pas les écritures,
ni la puissance de Dieu? Car, quand on ressuscite d’entre les morts, on ne se
marie, ni on n’est donné en mariage, mais on est comme des anges dans les
cieux.
Verset 27: Il n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Vous êtes donc
dans une grande erreur.
Verset 28: Et l’un des scribes, qui les avait ouïs disputer, voyant qu’il
leur avait bien répondu, s’approcha et lui demanda: Quel est le premier de
tous les commandements?
Verset 30: Ecoute, Israël, le Seigneur notre Dieu est un seul Seigneur; et tu
aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, et de toute ton âme, et de
toute ta pensée, et de toute ta force.
Verset 31: Tu aimeras ton prochain comme toi-même
Verset 34: Et Jésus, voyant qu’il avait répondu avec intelligence, lui dit:
Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. Et personne n’osait plus
l’interroger.
Verset 35: Et comme il enseignait dans le temple, Jésus répondit et dit:
Comment disent les scribes que le Christ est fils de David?
Verset 37: David lui-même donc l’appelle seigneur; et comment est-il son
fils?
Verset 38: Et il leur disait dans son enseignement: Gardez-vous des scribes, qui
se plaisent à se promener en longues robes et qui aiment les salutations dans
les places publiques, et les premiers sièges
Verset 41: Et Jésus, étant assis vis-à-vis du trésor du temple, regardait
comment la foule jetait de la monnaie au trésor
Verset 44: mais celle-ci y a mis de son indigence, tout ce qu’elle avait,
toute sa subsistance
|
Dans Marc |
Voir Matthieu |
Voir Luc |
Voir Jean |
|
v.
01 à 27 |
Ch.
24 v. 01 à 31 |
Ch.
21 v. 05 à 28 |
- |
|
v.
28 à 37 |
Ch.
24 v. 32 à Ch.
25 v. 46 |
Ch.
21 v. 29 à 36 |
- |
Versets 07 à 13
La période préparatoire
Versets 14 à 23
La grande tribulation
Versets 24 à 27
L’apparition glorieuse du Seigneur
Versets 28 à 32
Personne n’en connaît la date
Versets 33 à 37
Conclusion pour chacun
Ce
chapitre correspond à Luc 21. Bien qu’ayant
d’autres périodes que celle de la grâce en vue, il contient, comme
toute la Parole, de précieux enseignements pour nous.
Depuis
ce chapitre, Jésus enseigne ses disciples. Son ministère public a pris fin au
chapitre précédant. Jean 5, 22, 23
et 27 confirme les vérités de ce chapitre. Apoc. 3,
10 indique que Philadelphie sera gardée de ces épreuves. Puis Dan. 12,
10 montre la responsabilité de chacun. Il n’y aura pas d’excuses pour les méchants.
Pourtant, les avertissements n’auront pas manqué (voir 2 Thess. 2, 1-3, 15. Il y a aussi, en rapport avec Marc 13, 20, ce fait
solennel : «Et si le Seigneur n’eût abrégé ces jours, nulle chair
n’eût été sauvée; mais à cause des élus qu’il a élus, il a abrégé
les jours».
Et
au v. 22: «Car il s’élèvera de faux christs
et de faux prophètes et ils montreront des signes et des prodiges, pour séduire,
si possible, même les élus». Et bien ces miracles se trouvent en Apoc. 13,
13 et Act. 20, 29-30 (voir aussi: Deut. 13,
1-5. Quand au v. 26: «Et alors ils verront le fils de l’homme venant sur les
nuées avec une grande puissance et avec gloire» , il y a relation avec
Apoc. 1, 6.
Et
puis au v. 34: «C’est comme un homme allant
hors du pays, laissant sa maison, et donnant de l’autorité à ses esclaves,
et à chacun son ouvrage…; et il commanda au portier de veiller». Il y a là
quelque chose pour tout enfant de Dieu: l’autorité pour combattre la chair et
celle faire valoir la Parole. Puis, en rapport avec le v.
35: Veillons, comme enseigne Es. 62,
6-8, c’est-à-dire: «Sur tes murailles, Jérusalem, j’ai établi des
gardiens; ils ne se tairont jamais, de tout le jour et de toute la nuit. Vous
qui faites se ressouvenir l’Eternel, ne gardez pas le silence, et ne lui
laissez pas de repos, jusqu’à ce qu’il établisse Jérusalem, et qu’il en
fasse un sujet de louange sur la terre. L’Eternel a juré par sa droite et par
le bras de sa force: Si je donne encore ton froment pour nourriture à tes
ennemis, et si les fils de l’étranger boivent ton moût, pour lequel tu as
travaillé!». En Marc 13, 35:
Veuillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison viendra, le
soir, ou à minuit, ou au chant du coq, ou au matin.
|
Dans Marc |
Voir Matthieu |
Voir Luc |
Voir Jean |
|
v.
01 à 02 et 10 à 11 |
Ch. 26 v. 1-5, 14-16 |
Ch. 22 v. 01 à 06 |
- |
|
v.
03 à 09 |
- |
- |
Ch. 12 v. 02 à 11 |
|
v.
12 à 16 |
Ch. 26 v. 17 à 19 |
Ch. 22 v. 07 à 13 |
- |
|
v.
17 |
Ch. 26 v. 20 |
Ch. 22 v. 14-18, 24-30 |
- |
|
v.
18 à 21 |
Ch. 26 v. 21 à 25 |
Ch. 22 v. 21 à 23 |
Ch. 13 v. 31 à 35 |
|
v.
22 à 25 |
Ch. 26 v. 26 à 29 |
Ch. 22 v. 19 à 20 Ch. 22 v. 31 à 38 |
Ch. 13 v. 36 à 38 Ch. 14 à ch. 17 v. 26 |
|
v.
26 à 31 |
Ch. 26 v. 30 à 35 |
- |
- |
|
v.
32 à 42 |
Ch. 26 v. 36 à 46 |
Ch. 22 v. 39 à 46 |
Ch. 18 v. 01 |
|
v.
43 à 52 |
Ch. 26 v. 47 à 56 |
Ch. 22 v. 47 à 53 |
Ch. 18 v. 02 à 12 |
|
v.
53 et 55 à 65 |
Ch. 26 v. 57, 59-68 |
Ch. 22 v. 54-55, 63-65 |
- |
|
v.
54 et 66 à 72 |
Ch. 26 v. 58, 69-75 |
Ch. 22 v. 56 à 62 |
Ch. 18 v. 15-18, 25-27 |
|
v.
01 à 02 et 10 à 11 |
Mardi soir 4 avril ou 5 avril |
Complot des chefs contre Jésus Trahison de Juda |
|
v.
03 à 09 |
Samedi 1er avril
de l’an 30 |
Le souper à Béthanie.
Parfum répandu par Marie. Hostilité des chefs. |
|
v.
12 à 16 |
Jeudi 6 avril |
Béthanie et Jérusalem Préparatifs de la Pâque |
|
v.
17 |
Jeudi soir 6 avril |
La chambre haute à Jérusalem |
|
v.
18 à 21 |
Jeudi soir 6 avril |
Le traitre démasqué. Juda
se retire |
|
v.
22 à 25 |
Jeudi soir 6 avril |
La sainte cène |
|
v.
26 à 31 |
Jeudi soir 6 avril |
Sur le chemin de Gethsémané.
Nouvelle prédication de la chute de Pierre et de la dispersion des
disciples |
|
v.
32 à 42 |
Jeudi soir 6 avril |
L’agonie dans le jardin |
|
v.
43 à 52 |
Nuit du 6 au 7 avril |
Gethsémané. Arrestation de
Jésus, dispersion des disciples |
|
v.
53 et 55 à 65 |
Jeudi soir 6 avril |
Comparution devant le sanhédrin.
Moqueries et outrages |
|
v.
54 et 66 à 72 |
Jeudi soir 6 avril |
Reniement de Pierre |
Versets
10 à 16: il y a le contraste déjà signalé avec le paragraphe
précédent puisque Judas est gagné par l’amour de l’argent qui a plus de
valeur que tout ce qu’il a vécu avec Jésus. Après trois ans il montre ce
qu’il est. Il est l’image de ceux qui s’écartent du chemin. La semence
est tombée dans un mauvais terrain. Marie a réjoui le cœur de Jésus, Judas,
celui des ennemis de Jésus. Et cela nous fait penser au Ps. 55,
12-14. Depuis le v. 12, nos pensées vont aussi
à Luc ch. 22. Nous y comprenons
qu’il faut le jugement de soi-même avant de célébrer la cène dans la
figure des pains sans levain. Au v.
15 tout est prêt. Le sommes-nous aussi pour le Seigneur? Tout est prêt
là où l’on se réunit en son nom. Et nous sommes à nouveau reporté à
Cant.1, 7. Au v.
16, on voit que le Seigneur sait tout.
Versets
v. 17 à 26. Ces faits se trouvent aussi en Jean 13.
En parallèle du v. 19 il est question de
perplexité. C’est que la Parole du Seigneur fait autorité. Ces versets
indiquent qu’il est possible que chaque croyant peut renier Christ. On a un cœur
incurable et on ne peut jamais affirmer qu’on ne fera pas telle ou telle
mauvaise chose. Pierre le démontrera. On ne peut pas être sûr de nous-mêmes.
Il faut avoir cette sainte crainte. Judas, lui, savait qu’il le livrerait,
mais il fait croire le contraire. C’est un hypocrite. Son attitude ne
correspondait pas à celle de son cœur. En rapport avec ces versets, nous
pensons à 1 Cor. 10, 12-13. Et à
propos du v. 21: «Le fils de l’homme s’en
va, selon qu’il est écrit de lui; mais malheur à cet homme par qui le fils
de l’homme est livré! Il eût été bon pour cet homme-là qu’il ne fût
pas né», Rom. 9, 22-23 précise
que Judas n’a pas été traître parce que l’Ecriture en parlait à
l’avance Et en Jean 13, 30, Judas
est sorti et n’a pas pris part à la cène.
Remarquons
encore :
au v. 6 le Seigneur apprécie
au v. 7 il connaît nos pensées
au v. 8 il pourvoit à tout. Il lui a donné ce
pouvoir.
Quant
à Marie, elle fait tout pour le Seigneur. Tout ce qu’on fait doit être pour
le Seigneur.
Avertissement
donné à Pierre. Le jardin de Gethsémané
Alors
dans les v. 27 à 42, et d’abord dans les v.
27 et 28, la prochaine mort de Jésus fait que les disciples devront
endurer une terrible épreuve. Mais Jésus les encourage par cette promesse du v.
28b en parlant de sa résurrection. Et au sujet du v.
29, comme nous l’avons vu, on peut dire que seule Marie n’a pas été
scandalisée. Dans les v.
30 à 43, Il y a l’ardeur du combat dans le cœur de notre précieux
Sauveur. La colère de Dieu contre le péché est manifestée et Jésus a accepté
de la main du Père la coupe amère, se laissant conduire comme un agneau à la
boucherie, pour sauver les pécheurs. Au v. 36, Jésus
emploie cette expression si touchante: Abba, c’est-à-dire: papa. Le v.
38 est bien vrai: la faiblesse de la chair qui déclare au v.
31: tous sont d’accord de mourir avec lui mais au v.
50: tous se sont enfuis.
A
partir du v. 43: «Et aussitôt, comme il parlait
encore, Judas, l’un des douze, se trouve là, et avec lui une grande foule
avec des épées et des bâtons, de la part des principaux sacrificateurs et des
scribes et des anciens». Prov. 23,
4-5 est à mettre en parallèle. Judas y occupe une place importante et
l’idole de l’argent était plus forte pour Judas malgré les trois ans
qu’il a passées avec le Seigneur. Les souffrances que notre Maître a endurées
ici sont aussi évoquées en Héb. 5,
7. Puis, comme le mentionne le v. 49, ces scènes
se passent pour que les Ecritures soient accomplies. Jésus se laisse faire en
tant que soumis au Père pour que le péché soit vaincu par son parfait
sacrifice. Le v. 44 précise l’endurcissement
du cœur de Judas. Il commet une abominable traîtresse. Satan est dans son cœur.
Il est aussi traître vis-à-vis des sacrificateurs car il ne veut pas le
prendre lui-même, pensant que le Seigneur se défendrait. Dans le v.
46 c’est l’inverse: Jésus ne se défent pas. Pierre, au v.
48, montre qu’il n’a pas saisi que notre lutte n’est pas charnelle.
Ces v. 48 et suivants, montrent que la chair est
faible. Ainsi, dans le v. 38: «Veuillez et
priez, afin que vous n’entriez pas en tentation; l’esprit est prompt, mais
la chair est faible». La propre volonté n’avance à rien, même s’ils
avaient de bonnes intentions. Voir aussi Héb. 2, 14. La faiblesse de la chair est aussi démontrée dans
les v. 50-51 où ce jeune homme voulait persévérer
à suivre Jésus; cependant il lui manque la puissance de l’esprit. S’il
l’avait eu, il n’aurait pas craint de suivre Jésus. Mais devant une telle
mort, tout devait être mis à nu, signe de ce vêtement de lin symbolisant la
profession.
Dans
les v. 63 à 65, Jésus est cette brebis muette
qui n’ouvre pas sa bouche devant ceux qui la tondent. Aucune réaction, il
endure tout. C’est le chemin par lequel il devait passer pour que nous ayons
un modèle si nous sommes appelés à être maltraités. Il y a aussi un
contraste entre le v. 61 et le 67. Au v. 61 Jésus dit qu’il est Fils de Dieu,
tandis que Pierre renie son Maître. Dans le paragraphe des v. 55 à 65 les
souffrances que Jésus a endurées sont mentionnées. Dans ces passages, comme
le v. 62: «Et Jésus dit : Je le suis; et vous verrez le fils de l’homme
assis à la droite de la puissance, et venant avec les nuées du ciel», cela
fait penser au Ps. 38, 12-15. Dans ces
passages le cœur l’homme est manifesté. Mais le Seigneur n’a pas reculé
devant toute la méchanceté de l’homme. Satan était même entré en Judas.
C’est d’autant plus remarquable que le Seigneur était parfaitement au
courant de ce qui allait se passer: Es. 50,
comme Luc 18, 31-35 sont éloquents
à cet égard. Tous ces passages prennent d’autant plus de valeur. Il
fallait que le Christ souffrit ces choses en toute soumission au Père. Luc 22,
53 montre cette heure de l’homme. Cette souffrance du Seigneur est terrible.
Par exemple au v. 60 c’est la créature qui pose une question au Créateur.
Dans l’attitude du Seigneur l’évangile de Marc met l’accent sur le regard
du Seigneur. Jusqu’au ch. 13 c’est
lui qui regarde et dès ce ch. on voit qu’il faut regarder à Lui. Dans Luc,
évangile du fils de l’homme, c’est plutôt sur la marche que l’accent
est mis et en parallèle avec le regard du Seigneur
voir Apoc. 19, 14 où nous pouvons poser la question: de quel côté
serons-nous? De ceux qui accompagnent le Seigneur ou de l’autre? Après
toutes les souffrances de Jésus considérées dans les v.
55 à 65, nous voyons encore quelque chose de plus terrible pour le
Seigneur …
Pierre
s’occupe de lui-même. Apprenons à réaliser que Dieu s’occupe de nous:
Jean 17 et le Ps. 121 … Dieu qui nous
garde. Pierre est loin de réaliser ce qu'il disait au v. 31. Dans ce contexte,
n’oublions pas que le regard du monde est sur nous comme il est sur Pierre
dans ces versets. Ne perdons aussi pas de vue que nous sommes sous le regard des
êtres célestes, des anges, lorsque nous sommes en assemblée, etc. Ces êtres
sont les témoins de notre marche ici-bas pour voir si on honore la présence du
Seigneur. Au v. 72 Pierre pleure; pensons-y
aussi. «Et le coq chanta pour la seconde fois. Et Pierre se ressouvint de la
parole que Jésus lui avait dite: Avant que le coq chante deux fois, tu me
renieras trois fois. Et en y pensant, il pleura».
Et
ces pensées nous reportent à 2 Cor. 7,
10. Et pourtant Matt. 16, 16 montre
que Pierre connaissait bien Jésus. On voit que nous sommes aussi sujet à défaillir.
Pierre va jusqu’à dire: Je ne connais pas cet homme. Alors nous lisons dans
ce ch. 14,
v.
1 : Or, deux jours après, c’était la Pâque et les Pains sans levain
v. 3 : Et comme il était à Béthanie dans la maison de Simon le lépreux
v. 10 : Et Judas Iscariote, l’un des douze, s’en alla vers les
principaux sacrificateurs pour le leur livrer
v. 12 : Et le premier jour des pains sans levain, lorsqu’on sacrifiait la
pâque, ses disciples lui dirent : Où veux-tu que nous allions préparer
ce qu’il faut, afin que tu manges la pâque?
v. 17-18 : Et le soir étant venu, il vient avec les douze. Et comme ils étaient
à table et qu’ils mangeaient, Jésus dit: En vérité, je vous dis que l’un
d’entre vous qui mange avec moi, me livrera.
v. 22 : Et comme ils mangeaient, Jésus, ayant pris un pain et ayant béni,
le rompit et le leur donna, et dit: Prenez; ceci est mon corps.
v. 27 : Et Jésus leur dit: Vous serez tous scandalisés; car il est écrit:
«Je frapperai le berger, et les brebis seront dispersées».
v. 32 : Et ils viennent en un lieu dont le nom était Gethsémané. Et il
dit à ses disciples: Asseyez-vous ici, jusqu’à ce que j’aie prié.
v. 43 : Et aussitôt, comme il parlait encore, Judas, l’un des douze, se
trouve là, et avec lui une grande foule avec des épées et des bâtons, de la
part des principaux sacrificateurs et des scribes et des anciens.
v. 53 : Et ils amenèrent Jésus au souverain sacrificateur; et tous les
principaux sacrificateurs et les anciens et les scribes s’assemblent auprès
de lui.
v. 55 : Or les principaux sacrificateurs et tout le sanhédrin cherchaient
quelque témoignage contre Jésus pour le faire mourir; et ils n’en trouvaient
point.
v. 66 : Et comme Pierre était en bas, dans la cour, une des servantes du
souverain sacrificateur vient
|
Dans Marc |
Voir Matthieu |
Voir Luc |
Voir Jean |
|
v.
1b à 05 |
Ch. 27 v. 02 + 11-14 |
Ch. 23 v. 01 à 05 |
Ch. 18 v. 28 à 30 |
|
v.
06 à 15a |
Ch. 27 v. 15 à 26a |
Ch. 23 v. 13 à 25 |
Ch. 18 v. 39 à 40 |
|
v.
15 à 19 |
Ch. 27 v. 26 à 30 |
- |
Ch. 19 v. 01 à 03 |
|
v.
20 à 23 |
Ch. 27 v. 31 à 34 |
Ch. 23 v. 26 à 33a |
Ch. 19 v. 16b à 17 |
|
v.
24 à 28 |
Ch. 27 v. 35 à 38 |
Ch. 23 v. 33b, 34, 38 |
Ch. 19. v 18 à 24 |
|
v.
29 à 36 |
Ch. 27 v. 39 à 49 |
Ch. 23 v. 35-37+ 39-45a |
Ch. 19 v. 25 à 29 |
|
v.
37 |
Ch. 27 v. 50 |
Ch. 23 v. 46 |
Ch. 19 v. 30 |
|
v.
38 à 41 |
Ch. 27 v. 51 à 56 |
Ch. 23 v. 45b, 47 à 49 |
- |
|
v.
42 à 47 |
Ch. 27 v. 57 à 61 |
Ch. 23 v. 50 à 56 |
Ch. 19 v. 31 à 42 |
|
v.
1b à 05 |
Vendredi tôt le matin 7
avril dans le palais du souv.sacr. |
Condamnation définitive de
Jésus par le Sanhédrin à Jérusalem |
|
v.
06 à 15a |
Vendredi tôt le matin 7
avril à la résidence du gouverneur romain à Jérusalem |
Jésus mené devant Pilate
qui cherche à obtenir son élargissement |
|
v.
15 à 19 |
Vendredi 7 avril à la résidence
du gouverneur |
Pilate cherche encore à libérer
Jésus; les Juifs réclament Barabbas |
|
v.
20 à 23 |
Vendredi 7 avril à Jérusalem |
Jésus emmené pour être
crucifié |
|
v.
24 à 28 |
Près de Jérusalem le 7
avril |
La crucifixion |
|
v.
29 à 36 |
Idem |
Péripéties de la
crucifixion |
|
v.
37 |
Vendredi 7 avril à 15.00h |
La mort de Jésus |
|
v.
38 à 41 |
7 avril à, et vers, Jérusalem |
Incidents qui suivirent la
mort de Jésus |
|
v.
42 à 47 |
7 avril près de Jérusalem |
Descente de croix.
Ensevelissement |
Versets 01 à 15
Jésus devant Pilate
Versets 16 à 20
Jésus emmené par les soldats
Verset 21
Simon de Cyrène
Versets 22 à 28
La crucifixion du Seigneur
Versets 29 à 32
La haine des foules
Versets 33 à 36
Les trois heures ténébreuses
Versets 37 à 39
La mort du Seigneur. Premiers résultats.
Versets 40 à 41
Les femmes qui avaient suivi Jésus
Versets 42 à 47
L’ensevelissement de Jésus
Versets
01 à 15
Jésus devant Pilate
Le
mot «aussitôt» du v. 1, ainsi que dans les v.
43 et 45 du chapitre 14 indique de la
précipitation. Mais Jésus est là pour accomplir la volonté de Dieu, ce Dieu
Sauveur, ce Dieu qui nous aime. Ce «au matin» suit une nuit terrible, celle
que vient de passer Jésus. On peut penser qu’il a eu affaire avec le sanhédrin
toute la nuit. La scène de Gethsémané s’est passée lorsqu’il faisait déjà
nuit quand Judas est parti. Luc 22,
61-65 renforce cette pensée que Jésus a été malmené toute la nuit. Au v.
2, le Seigneur dans son caractère de parfait serviteur donne ce témoignage:
«Tu le dis». Au v. 3 la plus grande monstruosité
de la part de ces personnages haut placés est de rejeter leur Messie tout en
arguant accomplir la loi. Col. 2, 15
est là pour rappeler que Jésus a triomphé de ceux qui l’ont crucifié et
sont tombés dans leur propre piège. Bien que Jésus fasse la volonté de son Père,
la responsabilité des hommes demeure entière.
Cette responsabilité n’est pas seulement celle des Juifs mais de
toutes les nations. Les v. 4 et suivants en sont
la démonstration.
V.
6 et suivants: le choix était là. C’est encore le cas
aujourd’hui. On choisit Jésus ou le monde. Au v. 11
toute la responsabilité des principaux sacrificateurs ressort. Ce peuple qui a
choisi un brigand est puni. En voyant tout ce qui se passe dans le monde à ce
jour, est-il besoin de préciser que le monde a choisi un meurtrier qui est
Satan lui-même, lui qui a poussé le monde a crucifier Jésus. Au v.
10, les sacrificateurs sont jaloux: ils avaient peur que la foule suive Jésus
Christ, d’où cette livraison par
envie, comme en Jean 12, 19; 11,
48. Et au v. 12 la question de Pilate est une lâcheté.
C’est confirmé dans les v. 14 et 15 où il va
jusqu’à le faire fouetter. Et nous pensons au Ps. 129
et à Matt. 27, 19-21.
Verset 21
Simon de Cyrène
Versets 22 à 28
La crucifixion du Seigneur
Versets 16 à 24: il y a d’abord au v. 16
«l’emmenèrent». C’est comme un agneau qui se laisse conduire. Cela pour
laisser sa vie pour nous sauver nous, d’indignes pécheurs. En rapport avec
cette pensée du v. 16, il y a un complément dans les v.
20 et 22 ainsi qu’au ch. 14,
53. Ce v. 16: «Et les soldats l’emmenèrent dans la cour, qui est le prétoire.
Et ils assemblent toute la cohorte». Au v. 20:
«Et après qu’ils se furent moqués de lui, ils le dépouillèrent de la
pourpre et le revêtirent de ses propres vêtements; et ils l’emmènent dehors
pour le crucifier». Au v. 22: «Et ils le mènent
au lieu appelé Golgotha, ce qui, interprété, est: lieu du crâne». Dans ces
v. 16 à 21, le Seigneur n’est plus entre les mains des Juifs mais entre les
mains des soldats romains et c’est dans cette position qu’il subira les
pires outrages. Act. 4, 25 à 27
souligne l’emprise des nations. Quant aux v. 18, 19 et
20 ils nous plongent dans l’adoration en voyant l’humiliation du
Seigneur qui, rappelons-le, a suivi ce chemin par amour pour nous. Jésus qui
est bien ce roi, a remis sa royauté à plus tard. Et au sujet des moqueries de
ces versets, le Ps. 22 en parle déjà
prophétiquement. Toutes ces souffrances sont un parfum d’agréable
odeur à Dieu.
Au
v. 17, les soldats pensaient blesser le Seigneur
en lui mettant cette couronne d’épines sans se douter de la portée de cet
acte. Ils couronnaient le Créateur avec ces épines. Cela donne une mesure plus
grande de l’ignominie de l’homme envers son Créateur. Les épines
rappellent en effet l’entrée du péché dans le monde (voir Gen. 3,
18). L’opposé de cette couronne est relaté au Ps. 21 où l’on voit que Jésus sera revêtu d’une couronne d’or
fin. Au sujet du v. 19b, Phil. 2, 9-10 révèle ce temps où tous rendront hommage au Seigneur. On
peut penser que ces genoux qui se sont ployés devant lui en dérision se
ploieront aussi dans le sens de ce verset de Philippiens.
Au
v. 21, Simon porte la croix de Jésus. Le
Seigneur l’a aussi portée. Il y a plusieurs interprétations dont celle que Jésus
a porté sa croix un bout de chemin. N’oublions pas qu’il est un homme à
100% à part le péché. Après tous les coups reçus il pouvait bien accepter
cette aide. Mais l’évangile du Fils de Dieu ne le mentionne pas. C’est bien
compréhensible. Une autre interprétation: Simon et Jésus pouvaient porter la
croix à eux deux. Un évangile précise «après Jésus» (Luc 23,
26).
Au
v. 23 Jésus ne prend pas ce vin mixtionné de
myrrhe qui est un mélange destiné à alléger les souffrances. Jésus prend la
coupe de la main du Père. Quant au v. 24: «Et
l’ayant crucifié, ils partagent ses vêtements, en tirant au sort pour savoir
ce que chacun en prendrait», voir le Ps. 22,
18. Au v. 25 cette troisième heure correspond à
la neuvième heure de notre horaire, soit 9h du matin. Au v.
26, l’écriteau indiquait: «Le roi des Juifs». C’était le sujet
d’accusation et de dérision. Au v. 28,
l’Ecriture est encore accomplie selon Es. 53,
12.
Versets
29 à 32
La haine des foules
Versets 33 à 36
Les trois heures ténébreuses
Versets 37 à 39
La mort du Seigneur. Premiers résultats.
Versets 29 et 30: il n’y a que de paroles ironiques qui percent le cœur
plein d’amour de notre Seigneur. A cette occasion, les foules venues pour la Pâque,
les commerçants, passant devant la croix, devant la douleur du Seigneur faisait
ainsi penser Lam. 1, 12: «N’est
rien, pour vous … ». Aujourd’hui l’homme passe devant la croix,
comme autrefois, et n’y prend pas garde. Puis les versets
29 à 32 sont l’accomplissement prophétique du Ps. 22, 12 à 13. Ce sont les souffrances de la croix. Quant au v.
32: «Que le Christ, le roi d’Israël, descende maintenant de la croix,
afin que nous voyions et que nous croyions! Ceux aussi qui étaient crucifiés
avec lui l’insultaient»… pensons à Gen. 3,
15. Depuis ce v. 32 nous avons les souffrances expiatoires, les précédentes
étant des souffrances pour la justice, et quelle justice, celle des hommes.
Dans les v. 31-32 c’est l’amour du Seigneur qui est allé jusqu’au bout,
car s’il s’était sauvé lui-même, c’était notre mort. Au lieu de cela,
il a subit le jugement à notre place. Ce ne sont pas les clous qui ont
retenu le Seigneur, mais son amour.
Versets
33 à 36 : faisant
part de l’abandon de Dieu. Si les évangiles ne disent pas ce qui se passe
dans le cœur du Seigneur, les Psaumes en font part, comme par exemple le Ps. 40,
12 ; 69, etc. Depuis le v. 33, le Seigneur est abandonné par Dieu et
cela pour nous racheter pour la gloire de Dieu. A la croix, si l’homme donne la mesure de sa méchanceté, le Seigneur
donne celle de son amour. Faisons la différence entre les paragraphes des
v. 29 à 32 et des v. 33 à 36. Oui, il faut se souvenir que l’expiation a été
faite dans les v. 33 et suivants. Si cela nous est familier, souvenons-nous
aussi que les Réformateurs n’avaient pas compris cela. Nos devanciers ont
souffert pour affirmer cette vérité. Dans le v. 34,
il peut paraître étonnant d’entendre dire le Seigneur: «Pourquoi m’as-tu
abandonné?» Ceci nous reporte à la scène du jardin de Gethsémané: «Si tu
voulais faire passer cette coupe loin de moi». Le Seigneur connaissait très
bien le chemin par lequel il devait passer. Ici il s’agissait de quelque chose
entre Dieu le Père et Dieu le Fils. Personne ne peut saisir ce qui se passait
entre eux. Nous, nous sommes les bénéficiaires d’une telle œuvre. Oui,
pensons aussi aux douleurs que le Père a endurées pendant ces trois heures en
voyant l’agonie de son Fils qui subissait en même temps le poids de la colère
de Dieu envers le péché. Au ch. 14,
33-34, il y avait l’abandon dont fait mention les versets
34 et suivants. En expirant, Jésus donna un double témoignage de lui-même,
celui de Fils de Dieu, comme il l’avait dit aux principaux sacrificateurs. Au v.
34 il s’écriait aussi d’une forte voix, comme dans le v.
37. Ceci a fait dire à un païen: «Certainement, cet homme était Fils
de Dieu» (v. 39). Jésus n’était pas mort
comme un homme, il donnait sa vie; il n’était pas mort d’épuisement. Au v.
38 c’est le ciel qui est ouvert et nous pourrons y entrer justes,
parfaits, en vertu de l’œuvre merveilleuse que Jésus a opérée à la gloire
de Dieu et pour notre salut. Dieu ne pouvait plus se cacher. Il se met à découvert
et ouvre l’accès du ciel à quiconque croit. Ce voile se trouve dans le
Tabernacle. Il représente toutes les perfections de cette personne où la
pourpre représentait la domination éternelle qui lui revient. L’écarlate
montrait le roi d’Israël qui devait donner son sang. Et ensuite le fin coton
retors, sa pureté intrinsèque et sa pureté dans sa marche. Toutes ces choses
représentent sa gloire morale.
Versets
40 à 41
Les femmes qui avaient suivi Jésus
Versets 42 à 47
L’ensevelissement de Jésus
Ces femmes des v. 40 à 44 sont un exemple par
leur attachement au Seigneur. Elles sont à distance. Nous en faisons aussi
l’expérience. En effet, même nos cœurs, étant attachés au Seigneur,
restent à distance. Seul le Père pouvait pénétrer la pleine valeur de l’œuvre
accomplie. V. 42 et 43: ce sabbat était grand car le lendemain était la Pâque.
Christ, figure de l’Agneau de la Pâque, allait précisément devenir cet
agneau rôti au feu.
Aux v. 44 et 45, un témoignage est encore
rendu au Fils de Dieu car cette mort devait durer longtemps. Mais voilà il
offre sa vie. Les deux brigands eurent les os rompus, mais aucun os du Seigneur
ne devait être touché, selon Ex. 12,
46. Au v. 46 un sépulcre neuf, un linceul neuf.
Au v. 47 ces femmes regardent où on le mettait.
En Luc 23, 55, elles regardaient
comment on le mettait.
v. 1 : Et aussitôt, au matin, les principaux sacrificateurs avec les
anciens et les scribes et tout le sanhédrin, ayant tenu conseil, lièrent Jésus
et l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate.
v. 15 : Et Pilate, voulant contenter la foule, leur relâcha Barabbas ;
et, ayant fait fouetter Jésus, il le livra pour être crucifié.
v. 16 : Et les soldats l’emmenèrent dans la cour, qui est le prétoire.
Et ils assemblent toute la cohorte
v. 22 : Et ils le mènent au lieu appelé Golgotha, ce qui, interprété,
est: lieu du crâne.
v. 29-30 : Et ceux qui passaient par-là, l’injuriaient, hochant la tête
et disant : hé! toi qui détruis le temple et qui le bâtit en trois
jours, sauve-toi toi-même, et descends de la croix!
v. 33 : Et quand la sixième heure fut venue, il y eut des ténèbres sur
tout le pays jusqu’à la neuvième heure.
v. 37 : Et Jésus, ayant jeté un grand cri, expira.
v. 42 : Et le soir étant déjà venu, puisque c’était la Préparation,
ce qui est le jour qui précède un sabbat, Joseph qui était d’Arimathée
|
Dans Marc |
Voir Matthieu |
Voir Luc |
Voir Jean |
|
v.
01 à 08 |
Ch. 28 v. 01 à 10 |
Ch. 24 v. 01 à 11 |
- |
|
v.
09 à 11 |
Ch. 28 v. 08 à 10 |
Ch. 24 v. 12 |
Ch. 20 v. 01 à 18 |
|
v.
12 à 13 |
- |
Ch. 24 v. 13 à 35 |
- |
|
v.
14 |
- |
Ch. 24 v. 36 à 49 |
Ch. 20. v 19 à 24 |
|
v.
15 à 18 |
Ch. 28 v. 16 à 20 |
- |
- |
|
v.
19 à 20 |
- |
Ch. 24 v. 50 à 53 |
- |
|
v.
01 à 08 |
Dimanche 9 avril. Jérusalem
et alentours |
Arrivée des femmes au sépulcre |
|
v.
09 à 11 |
Dimanche 9 avril. Jérusalem
et alentours |
Arrivée au sépulcre de
Jean et de Pierre. Marie-Madeleine revient au tombeau, apparition de
Christ |
|
v.
12 à 13 |
Dimanche 9 avril. Jérusalem
et alentours |
Entretien avec deux
disciples sur le chemin d’ |
|
v.
14 |
Dimanche 9 avril. Jérusalem |
Apparition de Christ aux
disciples. Absence de Thomas |
|
v.
15 à 18 |
En l’an 30. Une montagne
de Galilée |
Le grand ordre missionnaire (Cf 1 Cor. 15 v. 6) |
|
v.
19 à 20 |
Jeudi 18 mai de l’an 30
vers la montagne des Oliviers aux environs de Béthanie |
L’ascension. (Cf Act. 1 v. 1 à 11) |
Versets 01 à 08
La résurrection
Versets 09 à 14
Le Seigneur et ses apparitions
Versets 15 à 18
Ses dernières paroles
Versets 19 à 20
Le Seigneur élevé dans le ciel
Versets
01 à 08
La résurrection
Verset
1 : sans s’en rendre compte, ces femmes apportent atteinte à celui
qu’elles avaient vu car elles pensaient que ce corps avait besoin d’aromates
afin qu’il ne sente pas la corruption. Mais le Seigneur n’a pas connu la
corruption. D’où cette atteinte portée à sa gloire. Dans ces versets, en
rapport avec la résurrection, on voit que l’homme n’intervient pas. Tout ce
passe entre Dieu le Père et Dieu le Fils. Tout comme les heures sombres de la
croix, nous sommes limités pour comprendre le mystère de la résurrection. Au
ch. 14, 6, Marie de Béthanie était
la seule à avoir anticipé le moment de la sépulture de Christ. C’est
pourquoi elle n’est pas nommée dans ces femmes du v. 1. Ce début du chapitre
présente un fait très important. C’est la résurrection et notre foi peut se
reposer sur ce fait. Sans la résurrection, notre foi serait vaine et nous
serions encore dans nos péchés. Ayons reconnaissance et révérence envers ce
Dieu d’amour pour ce sujet capital de la résurrection du Seigneur.
Dans ce v. 1 l’alliance du sabbat est rompue par la mort de Christ. Jour
merveilleux que celui auquel Christ sort du tombeau. C’est le soleil sur une
création nouvelle parce que le sabbat était en rapport avec l’ancienne création.
Toutes choses sont faites nouvelles. Nous sommes les prémices de cette nouvelle
création.
Dans ce début de chapitre, des difficultés sont là pour ces vemmes (v.
3). Mais le Seigneur enlève ces difficultés pour que nous soyons
capables d’entrer dans la connaissance de ses pensées. Toutefois, c’est
encore en partie (1 Cor. 13, 12).
Verset 7 : ces femmes sont appelées à faire part de cette nouvelle aux
disciples qui, environ quatre fois, avaient entendu de la bouche du Seigneur
qu’il allait ressuscité. Cette pierre a été roulée non pour que le
Seigneur sorte du tombeau, mais pour que ces femmes soient témoins de sa résurrection.
Dans les v. 5 et 8, ces femmes ont peur. Dans les
v. 9 et suivants, il y a la bonté du Seigneur à
cet égard.
Versets 09 à 14
Le Seigneur et ses apparitions
Verset 6 :
le moment exact de la résurrection n’est pas donné. Cela se passe entre le Père
et le Fils. Il faut simplement croire cette résurrection. Chez ces femmes, il y
avait beaucoup de cœur, mais peu de connaissance. V. 7:
le Seigneur est là pour les enseigner et apprendre à ceux qui ont du cœur. V.
9: Marie de Magdala démontre un amour qui la rend plus forte que la
frayeur. Elle a ce privilège d’être la première à voir le crucifié, le
nazarénien. V. 10 et 11: les disciples ne sont
pas à blâmer. Si ces passages sont relevés, c’est pour que le chrétien ne
se glorifie pas lui-même. Il y a aussi un manque de foi, une lenteur à croire.
Cela nous caractérise aussi. Au v. 12 il
s’agit des disciples d’Emmaüs et au v, 13 on
voit qu’ils n’ont pas été écoutés non plus. Au v.
14, tout en faisant des remarques, le
Seigneur fait brûler leurs cœurs et la grâce brille car il envoie prêcher
l’évangile par eux.
Belle grâce du Seigneur envers ses disciples. V. 16:
il fallait le baptême pour témoigner, témoignage d’appartenir à celui qui
a été mort et ressuscité pour sauver des pécheurs tels que nous étions. On
sortait du paganisme pour entrer dans le christianisme. V.
17 et 18: il fallait ce puissant témoignage. Aujourd’hui nous avons la
parole.
Le Seigneur a terminé son travail sur la terre
mais coopère depuis la gloire.
|
Autres notes : auteur, date, sujet, but, particularités, analyse du contenu |
Son auteur et sa date
Quant à la date à laquelle cet évangile a été écrit, aucune précision n’existe. Les chercheurs donnent une fourchette entre les années 55 et 70.
Son sujet et son but
Le Serviteur de Dieu est aussi le Serviteur souffrant. Par rapport à la longueur du texte, le récit des souffrances et de la mort du Seigneur occupe une grande place. A quatre reprises, le Seigneur informe ses disciples sur ses souffrances à venir: ch. 8, 31; 9, 12,31; 10, 32-34).
Ses particularités
L’évangéliste Marc, dans sa jeunesse, a été un serviteur infidèle. Il est pourtant chargé de présenter la vie du vrai Serviteur dévoué à son Dieu. Au ch. 14, 51-52, l’épisode de ce jeune homme qui avait suivi Jésus, et qui s’était échappé nu alors que l’on venait arrêter Jésus, était, selon une tradition, Marc lui-même. Ce fait n’est pas rapporté dans les autres évangiles.
En rapport avec la fin de cet évangile, ch. 16, 9-20, il y a eu bien des discussions. Ces versets manquent dans certains anciens manuscrits grecs du Nouveau Testament (Codex Sinaïticus et Vaticanus). D’autres écrits originaux ont une conclusion plus courte. Malgré tout cela, les éditeurs les éditeurs de la version scientifique du NT grec, Nestle-Aland, 26ème édition, ont conservé des versets 9 à 20, même s’ils sont entre doubles crochets, c’est-à-dire considérés comme très anciens par ces commentateurs, mais non pas d’origine. Mais ce paragraphe est retranscrit dans la plupart des manuscrits grecs et des premières traductions. Ce passage était certainement déjà à la place qu’il occupe actuellement avant l’existence même des manuscrits dont il est question plus haut. Ceux qui considères ces versets comme n’étant pas d’origine soutiennent leurs arguments en critiquant le contenu et le style. Mais ces points de vue ont été réfutés de manière suffisante, au 19ème siècle, par des auteurs tels que H. Olshausen, J.-P. Lange, W. Kelly, et d’autres.
Analyse succincte de son contenu
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Ch.
1, 1-13 |
Introduction.
La venue du Serviteur de Dieu |
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Ch.
1, 14 à 3, 6 |
Le
début de son service en Galilée |
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Ch.
1, 14-45 |
Le
baptême de Jésus, l’appel des premiers disciples et les premières œuvres |
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Ch.
2, 1 à 3, 6 |
Guérisons
et questions des pharisiens |
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Ch.
3, 7 à 10, 52 |
Partie
principale: le service rendu par le Serviteur et le Prophète de Dieu |
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Ch.
3, 7-35 |
Guérisons
et discours |
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Ch.
4 |
Différentes
paraboles; la tempête apaisée |
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Ch.
5 |
La
guérison du démoniaque et de la femme ayant une perte de sang; la résurrection
de la fille de Jaïrus |
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Ch.
6 |
L’envoi
des douze; la mort de Jean le Baptiseur; les 5000 et la multiplication des
pains; Jésus sur la mer. |
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Ch.
7 |
Jésus
reprend les pharisiens, guérit la fille de la Syrophénicienne et le
sourd-muet |
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Ch.
8 |
Les
4000 et la multiplication des pains; mise en garde contre le levain;
l’aveugle de Bethsaïda; la confession de Pierre et la première annonce
des souffrances |
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Ch.
9 |
La
transfiguration de Jésus; l’impuissance des disciples; discours sur
l’humilité et le pardon |
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Ch.
10 |
Sur
le divorce; le jeune homme riche; Bartimée |
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Ch.
11, 1 à 15, 47 |
Fin
du service de Jésus Christ à Jérusalem |
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Ch.
11 |
Entrée
à Jérusalem et purification du temple; le figuier stérile |
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Ch.
12 |
Les
méchants cultivateurs; les pharisiens, les sadducéens et les scribes |
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Ch.
13 |
Le
discours de Jésus, concernant les temps de la fin, sur la montagne des
Oliviers |
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Ch.
14 |
L’onction
de Jésus à Béthanie, la dernière Pâque, Gethsémané et
l’arrestation |
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Ch.
15 |
La
condamnation, la crucifixion et la mort de Christ |
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Ch.
16, 1 à 20 |
Conclusion:
la fin parfaite du Serviteur de Dieu |
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Ch.
16 |
La
résurrection, l’envoi des disciples et l’ascension de Christ. |