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EVANGILE SELON MARC

Si vous ne possédez pas l’évangile selon Marc, deuxième livre du Nouveau Testament, vous pouvez vous le procurer dans plusieurs sites Internet. Tharsei recommande la version française Darby, aussi fidèle que possible au texte original, au lien suivant: http://www.bibliquest.org/

Des termes difficiles peuvent être trouvés dans le menu " dictionnaire " de:  http://www.tharsei.org/

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Introduction

Chapitre 6

Chapitre 12

Chapitre 1

Chapitre 7

Chapitre 13

Chapitre 2

Chapitre 8

Chapitre 14

Chapitre 3

Chapitre 9

Chapitre 15

Chapitre 4

Chapitre 10

Chapitre 16

Chapitre 5

Chapitre 11

Autres notes

 

 

 

 

 


        I n t r o d u c t i o n

Cette étude sur l’évangile selon Marc est surtout axée sur les points principaux tout en ne négligeant pas certains détails. Elle est basée sur des notes tirées de différents ouvrages. Ainsi, pour l’approfondir, de nombreux ouvrages sont disponibles; à cet effet, nous recommandons de consulter le lien http://www.bpcbs.com/. D’autre part, cette étude fait parfois référence à des versets de la Bible; par exemple: 2 Tim. 3, 1. La clé de quelques abréviations, dont les livres de la Bible, se trouve dans le menu " dictionnaire " déjà cité de http://www.tharsei.org/

Dans Marc, Jésus nous est présenté dans son activité en tant que serviteur et prophète, selon Deut. 18, 15; Es. 49, 4-6; Es. 42, 1-3, c’est-à-dire:

"L'Éternel, ton Dieu, te suscitera un prophète comme moi, du milieu de toi, d'entre tes frères;" (Deutéronome 18:15)
"- Et moi j'ai dit : J'ai travaillé en vain, j'ai consumé ma force pour le néant et en vain; toutefois mon jugement est par devers l'Éternel, et mon œuvre par devers mon Dieu" (Ésaïe 49:4)
"Et maintenant, dit l'Éternel, qui m'a formé dès le ventre pour lui être serviteur afin de lui ramener Jacob...; quoique Israël ne soit pas rassemblé, je serai glorifié aux yeux de l'Éternel, et mon Dieu sera ma force...." (Ésaïe 49:5)
"Et il [me] dit: C'est peu de chose que tu me sois serviteur pour rétablir les tribus de Jacob et pour ramener les préservés d'Israël; je te donnerai aussi pour [être] une lumière des nations, pour être mon salut jusqu'au bout de la terre. " (Ésaïe 49:6)
"Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu [en qui] mon âme trouve son plaisir. Je mettrai mon Esprit sur lui; il fera valoir le jugement à l'égard des nations." (Ésaïe 42:1)
"Il ne criera pas, et il n'élèvera pas sa voix, et il ne la fera pas entendre dans la rue." (Ésaïe 42:2)
"Il ne brisera pas le roseau froissé, et n'éteindra pas le lin qui brûle à peine. Il fera valoir le jugement en faveur de la vérité." (Ésaïe 42:3)

Nous discernons aussi, dans ces versets, le caractère d’humilité de ce serviteur parfait, tel qu’il l’a manifesté dans son service. Dans le passage d’Esaïe 49 cité, on voit que le rejet de Christ a ouvert la porte de la bénédiction aux nations. Esaïe 53, comme la fin du 52ème, mentionne ce serviteur. Il est aussi vrai que tous les évangiles racontent le service de Jésus. Mais Marc présente le caractère de serviteur de Jésus dans l’accomplissement de son service alors que Matthieu en faisait de même pour le Messie, Luc pour le fils de l’homme et Jean quant au fils de Dieu. Marc raconte, dans son évangile, l’ordre chronologique des faits. Marc ne raconte pas tous les faits mais présente ce qu’il nous est utile de connaître. En Jean 21, 25 et 20, 30-31, nous voyons ce que Jean dit dans son récit, quant aux faits. Marc n’était pas l’un des douze. Il était neveu de Barnabas et appelé Jean en Act. 13, 5, 13. Et appelé Marc en Act. 15, 37. En Act. 13, 13, Marc avait abandonné Paul. Mais on le retrouve avec lui en Col. 4, 10 et en 2 Tim. 4, 11. Sa mère était nommée Marie (Act. 12, 12) et c’est là que des personnes étaient rassemblées pour prier pour la délivrance de Pierre. Marc a été formé par Dieu et lorsqu’il avait abandonné Paul, il a dû apprendre à mettre de côté toute considération charnelle. Et ses expériences le préparèrent pour être l’instrument du Saint Esprit pour présenter le serviteur parfait dans son activité et son dévouement jusqu’à la mort. Marc, présente aussi d’une manière particulière le Serviteur, Christ, qui porte la parole dans un service actif.

Marc, avec Matthieu et Luc, fait partie des évangiles dits synoptiques. Ces évangiles présentent Christ comme celui que le monde aurait dû recevoir. Au contraire, le monde a crucifié Christ. Quant à Jean, il nous présente Christ comme étant rejeté et cela dès le premier chapitre. Marc, comme Matthieu et Luc, présentent l’inimitié croissante de l’homme contre Jésus jusqu’à son rejet et sa mort. Dans Marc, le baptême de feu n’est pas mentionné parce que le sujet de cet évangile est le service du Seigneur en bénédiction et non l’exercice de son pouvoir en jugement. Le feu signifie toujours le jugement.

Remarquons que dans Marc, Jésus prend une place au-dessous de toute généalogie alors que dans Jean il est au-dessus de toute généalogie humaine. Il convenait à Matthieu et à Luc de rapporter les généalogies. Et pour préparer le chemin du Seigneur vers sa place d’abaissement comme serviteur parmi les hommes, un septuple témoignage est rendu dans les v. 1 à 20 du premier chapitre, à savoir : le témoignage de Marc au v. 1, celui des prophètes dans les v. 2 et 3, de Jean dans les v. 4 à 8, de la voie venue du ciel dans les v. 9 à 11. Puis, dans les v. 12 à 13 un cinquième témoignage: la tentation du désert devient un témoignage à sa perfection infinie par laquelle il vainquit Satan. Il y a sixièmement la création, avec ces bêtes sauvages, qui sont sans crainte devant leur créateur. Il y a enfin les anges qui le servent. Puis les versets suivants de cette introduction nous relatent le récit de l’événement qui ouvre la voie au service public du Seigneur.

Chapitre 1

Le mot " aussitôt " revient onze fois dans ce chapitre. Il démontre l’activité incessante qui caractérise le parfait serviteur et qui devrait nous caractériser. En Rom. 12, 11: … fervents en esprit (ou en action); servant le Seigneur.

Dans Marc

Voir Matthieu

Voir Luc

Voir Jean

v. 01à 08

Ch. 3 v. 01 à 12

Ch. 3 v. 01 à 18

Ch. 1 v. 19 à 28

v. 09 à 11

Ch. 3 v. 13 à 17

Ch. 3 v. 21 à 23

Ch. 1 v. 29 à 34

v. 12 à 13

Ch. 4 v. 01 à 11

Ch. 4 v. 01 à 13

-

v. 14 à 15

Ch. 4 v. 12 à 17

Ch. 4 v. 14 à 15

-

v. 16 à 20

Ch. 4 v. 18 à 22

Ch. 5 v. 01 à 11

-

v. 21 à 28

-

Ch. 4 v. 31 à 37

-

v. 29 à 31

Ch. 8 v. 14 à 15

Ch. 4 v. 38 à 39

-

v. 32 + 34

Ch. 8 v. 16 à 17

Ch. 4 v. 40 à 41

-

v. 35 à 39

Ch. 4 v. 23 à 25

Ch. 4 v. 42 à 44

-

v. 40 à 45

Ch. 8 v. 02 à 04

Ch. 5 v. 12 à 16

-

Versets 1 à 8 La prédication de Jean le baptiseur
Versets 9 à 13 Le baptême et la tentation de Jésus
Versets 14 et 15 Jésus prêche l’évangile du royaume
Versets 16 à 20 L’appel de quelques disciples
Versets 21 à 28 Un démoniaque dans la synagogue
Versets 29 à 39 La belle-mère de Pierre
Versets 40 à 45 La guérison d’un lépreux

Versets 1 à 8 La prédication de Jean le baptiseur
La généalogie est superflue pour introduire le serviteur sur la scène. Mais l’Esprit de Dieu fait ressortir qui il est. C’est Jésus Christ, le Fils de Dieu. La première chose que cet évangile relate quant aux pécheurs, c’est qu’il faut reconnaître et confesser ses péchés afin que celui qui en a le pouvoir puisse les pardonner. C’est ainsi qu’on sortait vers Jean, pour être baptisé dans le Jourdain, en confessant ses péchés. Nous ne trouvons pas ici, comme en Matthieu, les Pharisiens qui venaient se faire baptiser par hypocrisie.

Versets 9 à 13 Le baptême et la tentation de Jésus
Satan se présente donc à Jésus de la même manière qu’il l’avait fait à Adam. Mais si Adam succomba alors qu’il se trouvait dans des conditions favorables, et bien Jésus tint ferme alors que tout se dressait contre lui, dans ce lieu terrible du désert, où il y avait des bêtes sauvages. Ce détail est rapporté uniquement dans Marc.

Versets 14 et 15 Jésus prêche l’évangile du royaume
En rapport avec ces versets, relevons la différence entre l’évangile du royaume et celui de la grâce. Cette différence consiste dans la position et le caractère de Christ au moment où l’évangile est prêché. Lorsqu’il était sur la terre, le royaume s’était approché des hommes. Le royaume était au milieu des hommes dans la personne de Christ. Ils auraient dû le recevoir. Aujourd’hui (2007), Christ est dans le ciel, Seigneur et Sauveur rejeté, après avoir accompli le sacrifice en vertu duquel tout pécheur peut être sauvé par la foi. C’est là le sujet de l’évangile.
Le rejet de Jean n’empêche donc pas le Seigneur de poursuivre son ministère. Au contraire, c’est le moment choisi de Dieu pour que Jésus commence sa mission. Quelle façon différente d’agir par rapport aux hommes! Le
v. 15 rapporte le but du service du Seigneur en Marc. C’est un résumé de ce grand but: se repentir et croire à l’évangile.

Versets 16 à 20 L’appel de quelques disciples
Remarquons que c’est en Jésus que se trouvent toutes les ressources. Et les simples paroles "Venez après moi, et je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes" nous donnent toute la vérité à l’égard de la formation d’un serviteur de Dieu. Il faut trois choses: être appelé par le Seigneur, puis le suivre et enfin être enseigné de Lui. Et lui seul peut former celui qu’il veut envoyer. Et tous, quelles que soient nos circonstances, nous avons à être utile au Seigneur. Mais pour cela, il faut l’écouter, le suivre et l’imiter. Ceux qui croient jouissent de cette part et c’est en pratiquant ces préceptes que seront manifestés ceux que le Seigneur invite pour un service spécial pour Lui. A celui qui a, il sera encore donné davantage. 
Tout quitter et suivre le Seigneur
n’est pas demandé à chacun. Beaucoup doivent rester dans leur vocation terrestre (1 Cor. 7, 20). Mais le Seigneur a un service pour chacun, selon sa mesure (Eph. 4, 7).

Versets 21 à 28 Un démoniaque dans la synagogue
Dans ce passage, il y a un enseignement qui fait autorité. Et en effet, l’enseignement qui vient de Dieu a force de loi car qui pourrait faire autorité si ce n’est la Parole de Dieu. Ainsi un prédicateur, dirigé par l’Esprit, aura l’assurance et la persuasion nécessaires pour placer ceux qui l’écoutent sous l’autorité de la Bible. Les auditeurs remarqueront aussi la différence entre l’enseignement divin et celui de la sagesse humaine et cela malgré la faiblesse de l’instrument et son manque possible d’érudition. En Jésus, tout était parfait car rien n’entravait la libre action de l’Esprit. L’eau sortait ainsi dans toute la pureté de la source. Ainsi, au début de son service, l’autorité de Jésus se manifeste de trois manières. C’est-à-dire: dans l’appel des disciples, puis dans l’enseignement public et enfin dans l’expulsion des démons. C’est ainsi que l’autorité divine, mise à la disposition de l’amour, venait délivrer l’homme des conséquences du péché et de la puissance de l’ennemi. Remarquons que Jésus est là en grâce pour les hommes et non pas pour les anges, d’où le frémissement de ces anges déchus.
A propos des miracles de Jésus, remarquons qu’il n’y a pas seulement un signe et une preuve de puissance
mais il y a la bonté agissant en puissance divine. C’est ce qui donne le caractère divin aux miracles de Jésus. Toutes ses œuvres sont le fruit de l’amour et rendent témoignage, sur la terre, au Dieu d’amour. La seule exception, c’est la malédiction prononcée sur le figuier
Ces versets relatent, jusqu’à la fin du chapitre, ce qu’est vraiment le parfait serviteur et cela après les vingt premiers versets qui introduisaient cet évangile. Jésus est toujours seul dans la gloire de sa personne. Il est le modèle pour tout serviteur du Seigneur (cf Act. 10, 38). Puissions-nous suivre le Seigneur et l’imiter dans la manière de servir. Remarquons aussi qu’un serviteur a de l’autorité (cf v. 21 et 22 avec 1 Pi. 4, 10-11 et Ps. 25, 9). En plus de l’autorité, il y a aussi la puissance selon v. 23 à 28.

Versets 29 à 39 La belle-mère de Pierre
Dans cette partie, les v. 29 à 34 montrent un autre trait remarquable du parfait serviteur. En plus de l’autorité et de la puissance, il y a le fait qu’il est accessible à tous. L’activité incessante du Seigneur est aussi montrée par la prière et cela longtemps avant le jour (v. 35 à cf avec Es. 50, 4). Dans les v. 36 à 39, relevons encore cet autre trait du parfait serviteur, à savoir le refus de ce qui n’est que de la popularité
La grâce de Jésus est manifestée. Nous voyons aussi un beau modèle en Jésus qui prie à cette occasion. Puissions-nous l’imiter dans tout service, aussi petit soit-il, sachant que la prière doit précéder tout travail, afin que ce travail soit accompli selon la volonté de Dieu. Il y a aussi, au v. 38, le fait que Jésus ne recherche pas les foules. Il cherche de vrais besoins, ne désirant pas satisfaire la curiosité, mais répondre à ces vrais besoins.

Versets 40 à 45 La guérison d’un lépreux
Les v. 40 à 42 démontrent la grâce qui met la puissance au service du plus vil des pécheurs. Puis dans les v. 43 à 45, encore un autre trait du parfait serviteur qui ne cherche pas sa propre gloire mais la gloire ce Celui qu’il sert.
Dans cette fin du chapitre, nous voyons bien que Jésus est là pour être en contact avec les misères humaines. Au doute du lépreux, Jésus donne cette assurance: je veux. Ainsi, il y a en Jésus non seulement la volonté et la puissance mais toute la compassion produite par l’amour parfait. Et Jésus, absolument saint, touche la plus grande souillure sans être souillé lui-même. La lèpre, figure du péché, contamine quiconque entre en contact avec elle. Mais avec Jésus c’est le contraire. C’est le lépreux qui est rendu net au contact du fils de Dieu, vrai homme, parfait serviteur, descendu jusqu’à ce service. Ainsi, dans cette guérison, les perfections divines et humaines de Jésus, parfait serviteur, apparaissent dans toutes leurs beautés. Il y a la puissance qui délivre, l’amour qui s’est abaissé pour accomplir ce service, et la pureté parfaite du fils de Dieu, dans son humanité, qui ôte la souillure. Il y a aussi l’humilité profonde qui veut éviter les manifestations du public en raison des miracles. En même temps, il y a le dévouement qui est satisfait dans l’accomplissement de la volonté du Père et non par les acclamations de la foule. Nous comprenons ainsi pourquoi le Seigneur parle avec sévérité afin que le lépreux guéri n’aille pas proclamer ce qu’il en a été mais, selon les chapitres 13 et 14 du Lévitique, Jésus lui enjoint d’aller se montrer au sacrificateur. Au lieu de cela, cet homme fait le contraire de sorte que Jésus ne peut plus entrer ouvertement dans la ville. Cet homme agit selon ses propres pensées et c’est au détriment de l’œuvre de Dieu dans cette ville.
Il se tient à l’écart et on vient à lui de toutes parts. On comprend aussi que cet homme avait besoin de faire connaître sa grande délivrance. Et si cette circonstance empêche Jésus d’entrer dans la ville, elle manifesta ceux qui avaient de réels besoins et venaient à lui.
Ce " je veux " du
v. 41, c’était l’amour dont le lépreux doutait et l’autorité de Dieu qui seul a le droit de dire je veux. Jésus est donc venu à l’homme souillé, non pour être souillé par le contact, mais pour enlever la souillure. Et il est le seul à pouvoir le faire. Puis le fait d’enjoindre à ce lépreux guéri d’aller se présenter au sacrificateur selon la loi démontre la nécessité de se soumettre à cette loi. Cela rend témoignage que Jésus est Jéhovah car Jéhovah seul, sous la loi, purifie souverainement le lépreux. Le sacrificateur était seulement le témoin que cela avait eu lieu.
Toujours en rapport avec le miracle de cette guérison, il y a une circonstance intéressante. C’est que le Seigneur fut ému de compassion quand il le vit. Dieu, dans son amour, et Jésus touché dans son cœur, à cause du misérable état où il trouve l’homme. C’est ce que nous voyons souvent dans les évangiles.
Ce premier chapitre de l’évangile selon Marc nous offre donc un tableau merveilleux et caractéristique de l’activité de Jésus, serviteur et prophète, au milieu des hommes. Les faits sont rapportés de manière à ne laisser aucun doute sur le caractère de Jésus dans cet évangile. Ainsi, il ne peut pas être confondu avec les traits dépeints, par l’Esprit de Dieu, dans les autres évangiles. Et qui pourrait écrire de cette manière sans être conduit par inspiration divine.

Chapitre 2

Le récit du chapitre deux se passe quelques jours après les événement du premier, lorsque la curiosité s’est un peu calmée.
Remarquons encore que le mot du parfait serviteur est aussitôt, celui des Juifs incrédules est pourquoi (cf v. 7, 16, 18, 24)

Dans Marc

Voir Matthieu

Voir Luc

Voir Jean

v. 18 à 22

Ch. 09 v. 14 à 17

Ch. 05 v. 38 à 39

-

v. 23 à 28

Ch. 12 v. 01 à 08

Ch. 06 v. 01 à 05

-

Versets 1 à 12 Ministère de Jésus et guérison d’un paralytique
Versets 13 à 17 L’appel de Lévi (Matthieu)
Versets 18 à 22 L’époux présent. Contraste en la grâce et la loi.
Versets 23 à 28 Le sabbat

Versets 1 à 12 Ministère de Jésus et guérison d’un paralytique
Le Seigneur entre dans la ville, dans Capernaüm. Il est à la maison. Le monde est vite là.
Jésus leur annonce la parole (v. 2). Ce service d’annoncer la parole était le premier objet du Seigneur Lui, la Parole, la Vérité. Sa parole est confirmée par ses œuvres et c’est ainsi qu’on lui amène un paralytique. Prêcher, c’est donc le but et le service du Seigneur. Cela est déjà signalé au ch. 1, 38. Au v. 4, découvrir le toit est une chose facile en Orient. Mais la persévérance de ces quatre hommes, pour amener ce paralytique à Jésus, est remarquable. Jésus, au v. 5, reconnaît leur foi mais peut ainsi permettre des difficultés afin d’éprouver la foi, notre foi. Mais la foi qui persévère trouve toujours la réponse. Ce qui produit cette persévérance, c’est le sentiment de nos besoins avec une pleine confiance dans le Seigneur. Dans ce passage, le Seigneur saisit l’occasion du triste état de ce paralytique pour faire ressortir la vraie racine de tous les maux: le péché. Dans le Ps. 103, 3-4, il est célébré comme celui qui pardonne à Israël toutes ses iniquités et qui guérit toutes ses infirmités. Les scribes, au v. 7, taxent Jésus de blasphémateur. Mais Jésus donne la preuve qu’il a le droit de pardonner les péchés en accomplissant ce qui est mentionné dans le Psaume cité. Oui, Dieu, l’Eternel du Psaume 103 est présent dans la personne du fils de l’homme. Il est aussi présent en amour. Le pouvoir de guérir est là mais l’importante vérité, c’est le pardon des péchés. C’est la première grande vérité de l’évangile. La rémission des péchés est annoncée et le fondement en est l’œuvre du Sauveur accomplie à Golgotha. Voilà l’esprit de l’évangile. Et il y a cette œuvre d’appeler les pécheurs pour que Jésus soit leur Sauveur. Il faut que le monde connaisse le vrai caractère du Sauveur. Dès lors, dans la suite du récit, nous avons l’appel de Lévi ou Matthieu.

En rapport avec les péchés, il faut distinguer entre le pardon gouvernemental et le pardon absolu des péchés. Seulement, tel qu’est l’homme, le premier n’aurait pu exister sans le dernier. Mais il fallait le rejet et la mort de Christ pour que tout soit pleinement manifesté. La croix démontre à la fois le côté de l’homme et celui de Dieu.
En pardonnant les péchés, il y a une œuvre spirituelle et il y a une preuve matérielle en guérissant la maladie.
Dans les v. 1 à 12 la justice soulève la question des péchés et dans les v. 13 à 17 la grâce bénit les pécheurs.

Versets 13 à 17 L’appel de Lévi (Matthieu)
Matthieu était percepteur d’impôts. Les Juifs haïssaient ces impôts qu’ils payaient contre leur volonté mais surtout parce qu’ils étaient assujettis aux Gentils. Dès lors, un Juif qui acceptait une place de collecteur d’impôts devenait un objet de haine, comme perfide et traître à la nation et à la religion. Les publicains étaient donc méprisés et détestés. Et c’est précisément un publicain, Matthieu, qui invite Jésus à sa table d’où, dans les v. 16 et 17, l’irritation des scribes et des pharisiens.
La réponse de Jésus, au v. 17, est très simple mais elle est égale à sa force. Nous avons la grâce en activité et l’œuvre de Jésus présente un contraste parfait avec la loi judaïque. La loi demandait à l’homme une justice humaine alors que Christ et l’évangile annoncent la divine grâce qui règne par la justice et qui révèle la justice de Dieu. Ici, il y a la grâce et la justice divine qui sera pleinement révélée lorsque Christ aura accompli son œuvre de la croix. Remarquons que Jésus ne renvoie pas les pécheurs. Il les cherche. Voilà l’amour divin. Christ, lui, par son œuvre de la croix, a payé la dette et à acquis la gloire pour ceux qui croient. Christ libère le débiteur et lui donne une fortune immense en la présence de Dieu. Le changement par rapport à la loi est donc complet et parfait. Cela sera encore expliqué dans les v. 18 à 22.

Versets 18 à 22 L’époux présent. Contraste en la grâce et la loi.
Les disciples de Jean et les pharisiens jeûnaient. Les disciples du Seigneur ne jeûnent pas. Le Seigneur en donne les raisons: l’époux est là. Il n’est donc pas nécessaire de jeûner. Mais lorsque l’époux sera ôté, alors le temps de jeûner serait là. Et il y a encore une autre raison: c’est l’impossibilité de mélanger les deux systèmes, c’est-à-dire le vin nouveau qui représente la vérité et la puissance spirituelle du christianisme. Ce vin nouveau ne pouvait pas être mis dans les vieux vaisseaux (vieilles outres) qui représentent les vieilles institutions et les cérémonies du judaïsme. Si on le faisait, le vin nouveau ferait rompre les vaisseaux et tout serait gâté. Le vin serait perdu et les vaisseaux rompus. Il en va de même avec un morceau de drap neuf qui ne convient pas pour raccommoder un vieux vêtement. La nouvelle pièce emporterait une partie du vieux vêtement et la déchirure n’en deviendrait que plus grande. Ainsi,
il n’est pas possible de rattacher la puissance spirituelle du christianisme aux cérémonies extérieures que la nature humaine aime parce qu’elle peut en faire une religion sans vie nouvelle et sans que la conscience en soit touchée. La dispensation est changée. Un nouvel ordre de choses est introduit. Tout est différent. Ainsi, les cérémonies charnelles et la puissance du Saint Esprit ne pourront jamais aller ensemble. N’embellissons pas le christianisme avec cela car c’est s’adapter au monde.

Les v. 21 et 22 enseignent, par Jésus lui-même, l’incompatibilité absolue des vieux vases judaïques avec la puissance de l’évangile qui ne ferait que gâter le judaïsme auquel on voulait l’attacher. Ce qui est arrivé aux disciples traversant les champs de blé confirme cette doctrine. Les ordonnances perdent leur autorité en présence du roi ordonné de Dieu, rejeté et pèlerin sur la terre.

Versets 23 à 28 Le sabbat
Le chapitre se termine avec le sujet du sabbat qui est une institution divine. C’est le signe de son alliance avec Israël, signe du repos de Dieu dans la première création. Le sabbat met l’homme à l’épreuve: est-ce que l’homme peut partager le repos de Dieu? Dieu qui s’était reposé non pas un septième jour mais LE septième jour. Et bien la réponse c’est que l’homme a péché et qu’il ne peut pas avoir de part dans ce repos divin, cela avant la loi. Sous la loi, l’homme fut mis à l’épreuve et érigea le veau d’or. Alors Dieu patiente jusqu’au rejet de Christ. De tout cela, une évidence ressort clairement: une alliance entre Dieu et l’homme, selon la chair, est impossible. Sur ce point là, l’homme ne peut pas jouir du repos de Dieu. Le sabbat de la première création était pour l’homme et Celui qui jouissait de tous les droits de l’homme, le seul qui pouvait en jour, c’est Jésus. C’est donc le seigneur du sabbat. Alors, deux principes sont développés. D’abord l’enseignement du rejet de David. Quand celui-ci fut rejeté, tout devint commun et profane. Il en va de même avec Christ. Le sceau de la première alliance perd sa signification. Le deuxième principe est que Christ renonce, pour un temps, à sa position en Israël comme Messie et devient Fils de l’homme (cf Luc 9, 21-22, etc). Ainsi, il est seigneur de ce sabbat qui fut fait pour l’homme. Et le signe de l’ancienne alliance disparaît. C’est une conséquence du péché de l’homme et du rejet de Christ. Quant à la résurrection de Christ, c’est le commencement de la nouvelle création, le fondement de la nouvelle alliance basée sur son sang. C’est le signe du repos de Dieu pour nous. Ainsi, le premier jour de la semaine, le jour du Seigneur, celui de la résurrection, est un don très précieux de la part de Dieu.
Et le vrai chrétien en jouit de tout son cœur.

 

Chapitre 3 (an 28)

Dans Marc

Voir Matthieu

Voir Luc

Voir Jean

v. 01à 06

Ch. 12 v. 09 à 13

Ch. 06 v. 06 à 11

-

v. 07 à 12

Ch. 12 v. 15 à 21

Ch. 06 v. 17 à 19

-

v. 13 à 19

Ch. 10 v. 02 à 04

Ch. 06 v. 12 à 16

-

v. 20 à 30

Ch. 12 v. 22 à 37

Ch. 11 v. 14 à 15 et Ch. 11 v. 17 à 23

-

v. 31 à 35

Ch. 12 v. 46 à 50

Ch. 11 v. 27 à 28 et Ch. 08 v. 19 à 21

-

Versets 01 à 13 Guérison un jour de sabbat
Versets 13 à 19 Appel des douze
Versets 20 à 30 Jésus jugé par ses proches et par les scribes
Versets 31 à 35 La vraie famille de Jésus

Versets 1 à 13 Guérison un jour de sabbat
Avec le début de ce chapitre, remarquons que le vrai repos du Seigneur est l’exercice de l’amour au milieu du mal. Quant aux Pharisiens, ce qui importe avant tout, c’est l’observation de leurs traditions. Mais Dieu garde sa liberté de faire le bien et c’est pourquoi le Seigneur guérit l’homme qui avait une main sèche. Le Seigneur attire donc d’une manière formelle l’attention de Juifs sur ce grand principe (cette liberté de faire le bien). Au
v. 6, des ennemis se consultent déjà pour faire périr le seul juste. En effet, les Pharisiens et les Hérodiens sont ennemis. En cherchant à faire mourir Jésus, la période de la loi est mise de côté par le christianisme. Le christianisme ne peut pas être introduit sous des formes juives. Mais en même temps, les droits de l’amour divin sont maintenus. Et le vrai caractère du Seigneur est mis en évidence.

Au v. 1, il s’agit donc de la synagogue de Capernaüm. Le seul moyen de guérir, c’est de placer l’épreuve devant Dieu (cf 1 Rois 8, 37-39).
Encore au sujet de cette guérison de cet homme avec une main sèche (v. 1 à 7), nous sommes émerveillés de constater la bonté de Dieu envers l’homme qui, dans sa nature pécheresse, est perdu. Dieu est là, en grâce, dans la personne de Jésus, dans ses paroles et ses oeuvres. L’attitude de l’homme, représentée ici par les pharisiens, démontre cette opposition visible et cette haine contre la pleine révélation de Celui qui a été envoyé de Dieu (cf Jean 15, 22-24).
Ce sont les
v. 7 à 12 avec cette foule qui suit Jésus. Il y a là un tableau vivant des effets de son ministère. Au v. 7, la mer dont il est question est la mer de Tibérias. Alors, au v. 11, les démons disent "tu es le Fils de Dieu". Mais le Seigneur ne veut ni recevoir de témoignage de la part des démons, ni leur permettre de le propager. Quant aux personnes complètement possédées par des esprits immondes, une telle personne possédée prend les pensées de ces esprits comme ses propres pensées. La possession est complète. Au v. 12, la description du service de Christ se termine. Dans ce qui suit, l’effet est développé quant à l’iniquité de l’homme et aux conseils de Dieu. En attendant, Jésus va établir les douze pour prêcher en son nom. Puis au v. 13, le Seigneur désire être seul et il monte sur une montagne.

Versets 13 à 19 Appel des douze
L’évangile de Luc rapporte que le Seigneur a prié toute la nuit avant d’établir les douze. Dans l’évangile de Marc, nous avons plutôt la suite du ministère de Christ. Il s’associe d’autres serviteurs pour continuer son œuvre. Ces serviteurs devaient être envoyés pour prêcher l’évangile, guérir les malades et chasser les démons (
v. 15). Christ peut donc donner à d’autres le pouvoir d’accomplir des miracles. Et en donnant des noms à quelques-uns de ses disciples, nous comprenons la marque d’autorité suprême du Seigneur qui connaît aussi le caractère de ses disciples avant même d’en avoir fait l’expérience.
Au
v. 14 : dans le choix souverain des douze, le fondement est posé pour le nouvel ordre de bénédiction qui allait être introduit. L’Eglise est tirée d’entre les Juifs et des Gentils. Elle est édifiée, selon Eph. 2, 20, sur le fondement des apôtres et des prophètes. Et à la fin, lorsque nous avons une description de l’Eglise dans la gloire, nous trouvons, sur le fondement de la cité, les noms des douze apôtres de l’Agneau Apoc. 21, 14). Cette œuvre est entièrement de Dieu. Quant au nombre douze, il représente la perfection et la plénitude dans l’administration confiée à l’homme: douze tribus, douze apôtres, douze trônes, etc. C’est le nombre le plus divisible.

Versets 20 à 30 Jésus jugé par ses proches et par les scribes
Dans les v. 20 et suivants, même les proches du Seigneur croient ce dernier hors de sens (v. 21). Quant aux chefs du peuple, ils attribuent ces choses merveilleuses à la puissance de Satan. Ah quel monde que celui dans lequel nous vivons. Dans l’activité de la bonté divine, l’homme ne voit rien d’autre chose que la folie et l’œuvre du diable. Mais assurément, Satan ne peut chasser Satan (
v. 23). Oui, ces versets nous apprennent que si les bien d’un homme fort lui sont enlevés, il est clair que la raison en est qu’un plus fort que lui l’a réduit à l’impuissance. Or Christ a vaincu Satan. Dieu soit loué. Mais au v. 29, il est question d’un péché qui ne peut pas être pardonné. C’est celui du blasphème contre le Saint Esprit. C’est le terrible péché d’Israël incrédule qui attribuait à Satan la puissance de l’Esprit Saint dont Jésus était revêtu. Bien des choses peuvent être pardonnées. Et les scribes doivent reconnaître en Jésus l’exercice d’une puissance plus grande que celle des démons mais plutôt que d’y voir le doigt de Dieu, ils attribuent cette puissance aux démons. C’est qualifier l’Esprit Saint comme étant un démon. C’est la fin de toute espérance pour Israël quant à sa responsabilité. La grâce seule peut cependant pardonner à la nation et c’est ce qui aura lieu quand le Seigneur reviendra en gloire. Mais maintenant l’histoire d’Israël, comme peuple responsable, a pris fin.

Versets 31 à 35 La vraie famille de Jésus
Les derniers versets montrent que le Seigneur renonce à toute relation selon la chair avec le peuple. Le Seigneur ne veut pas reconnaître sa mère et ses frères. Il introduit la Parole pour former ces nouveaux liens avec les âmes. Mais tout lien avec Israël est rompu. Ainsi, il y a la formulation que les relations du Seigneur avec le peuple comme tel sont interrompues. La patience du Seigneur continuera cependant à se déployer jusqu’à la dernière Pâque. Mais tout était réellement terminé pour le peuple. Sa condamnation ne pouvait manquer d’être prononcée et le Seigneur ne chercha plus longtemps du fruit de sa vigne.

Chapitre 4

Dans Marc

Voir Matthieu

Voir Luc

Voir Jean

v. 01 à 34

Ch. 13 v. 01 à 53

Ch. 08 v. 04 à 18 et Ch. 13 v. 18 à 21

-

v. 35 à 41

Ch. 08 v. 23 à 27

Ch. 08 v. 22 à 25

-

Versets 01 à 25 Parabole du semeur y compris " lampe et boisseau  ou lit"
Versets 26 à 34 Deux paraboles du royaume de Dieu
Versets 35 à 41 Jésus dort pendant la tempête

Dans le chapitre 4, les trois paraboles et l’incident de la tempête sur la mer, donnent un tableau complet du service du Seigneur lors de sa première venue. Nous y avons aussi le résultat de ce service lorsqu’il est laissé à la responsabilité de l’homme pendant le temps de son absence. Ainsi, la parabole du semeur montre de manière très claire qu’après avoir cherché du fruit en Israël, et bien maintenant il travaille pour en produire.
Ce chapitre met à nouveau le service particulièrement mis en évidence. L’Esprit de Dieu a ainsi ce service en vue.

Versets 1 à 25 Parabole du semeur
Nous avons vu, au chapitre troisième, que le Seigneur ne cherche plus, en l’homme, de fruit sur la terre. Il en va de même pour son peuple. Ainsi, dans la parabole du semeur, nous le voyons semer ce qui portera du fruit. Le ministère du Seigneur parmi les Juifs a pris fin. Cela ressort également des enseignements en rapport avec le royaume de Dieu. Il peut ainsi dire à ses disciples "à vous il est donnée de connaître le mystère du royaume de Dieu". Mais pour ceux qui ne sont pas de ses disciples, qui sont dehors, toutes choses se traitent par des paraboles afin qu’en voyant, ils voient et n’aperçoivent pas et qu’en entendant, ils entendent et ne comprennent pas. Ils sont sous le jugement de Dieu (
v. 11-12). Cela ne veut pas dire qu’une âme individuelle soit exclue du salut. Mais quant à la nation, elle est abandonnée de Dieu, laissée dehors, et exposée à son jugement. Le Seigneur reprend ses disciples parce qu’ils ne comprennent pas cette parabole. Mais dans sa grâce, il la leur explique. Et après cette explication et les divers avertissements, le Seigneur prononce une autre parabole qui annonce ses voies d’une manière très claire.
Remarquons la distinction entre les Juifs et les disciples (v. 11)
Dans cette parabole du semeur, ce qui est mentionné à partir du v. 21, appartient essentiellement à l’évangile selon Marc, cela en rapport avec la responsabilité du serviteur.

Versets 26 à 34 Deux paraboles du royaume de Dieu
Ainsi,
ce royaume est semblable à un homme qui a jeté la semence en terre, puis qui dort et se lève de nuit et de jour (v. 26-27). La semence croît et il ne s’en inquiète pas. La terre produit alors du fruit: l’herbe, puis l’épi, puis le froment dans l’épi. L’épi étant mûr, on met la faucille parce que la moisson est arrivée. Nous y voyons le Seigneur travailler personnellement, semant la Parole de Dieu sur la terre et, à la fin, il reviendra et agira en personne quand sera venu le temps du jugement de ce monde. Mais maintenant, il reste assis à la droite de Dieu comme s’il ne s’occupait pas de son champ, quoique en secret il agit par la grâce et produit toutes choses. Cela n’est pas manifeste mais sans être vu, il travaille pour faire croître la semence. Et cela jusqu’à la moisson. Alors il apparaîtra et agira lui-même ouvertement.

Puis dans les v. 30 à 34, il y a une autre parabole. Nous n’avons pas ici, comme en Matt. 13, l’histoire complète du royaume mais seulement ses grands principes et l’œuvre du Seigneur en contraste avec sa manifestation et l’établissement du royaume par sa propre présence. Ainsi, son royaume croît pendant le temps de son absence. Et, pour ce qui regarde la connaissance humaine, nul ne sait comment ce royaume croît. Le royaume est donc semblable à un grain de semence moutarde, c’est-à-dire la plus petite de toutes les semences. Mais, une fois semé, il croît et devient une grande plante, voire un arbre assez grand et qui peut abriter, dans ses branches, les oiseaux du ciel. C’est la chrétienté. Petite semence à l’origine, homme méprisé par le monde, qui est devenue une grande puissance sur la terre et étend ses rameaux de tous côtés. Et il est répété ici, au v. 33, que le Seigneur parlait aux foules en paraboles et il ne s’adressait pas à elles d’une autre manière. Mais, pour ses disciples, il leur expliquait tout dans le particulier (v. 34).

A propos de cette parabole du grain de moutarde, il ressort qu’au début, le christianisme attirait des âmes hors de ce monde pour les rassembler autour du Seigneur. Mais à la fin, il devient un vaste système qui abrite toutes sortes de mauvaises choses.

Versets 35 à 41 Jésus dort pendant la tempête
A la fin du chapitre, nous y avons un tableau du départ de Jésus et de sa puissance. Nous y voyons la sécurité qui entoure les siens, même quand ils semblaient oublier leurs difficultés. Et ensuite la relation dans laquelle ils se trouvaient vis-à-vis des Juifs. Et devant le reproche de Jésus à ses disciples, en raison de leur crainte et de leur incrédulité, ne pensons-nous pas que la puissance du Fils de Dieu et que les conseils de Dieu puissent manquer, à cause d’un coup de vent inattendu sur le lac de Génésareth? Et bien non, du côté divin, tout est là. Pour nous, nous sommes, comme les disciples, dans la même nacelle avec Jésus. Quelle leçon pour nous en rapport avec les difficultés et les dangers de la vie chrétienne pendant tout le voyage sur les vagues souvent agitées de la mer orageuse de la vie et du service chrétien. Et nous serons toujours dans la même nacelle avec Jésus pour autant que nous recherchions à faire sa volonté et que nous la fassions. Jésus n’est jamais indifférent à notre sort même si nous ne voyons pas toujours son action.
Mais nous sommes avec lui et sa sécurité est la nôtre.

Cette fin de chapitre donne des enseignement sur notre passage à l’autre rive, c’est-à-dire que le temps d’ici-bas arrive à son aboutissement. En attendant, soyons caractérisés par la paix puisque le Seigneur est avec nous (cf 2 Thes. 3, 16).

Chapitre 5

Dans Marc

Voir Matthieu

Voir Luc

Voir Jean

v. 01 à 20

Ch. 08 v. 28 à 34

Ch. 08 v. 26 à 39

-

v. 21 à 43

Ch. 09 v. 18 à 26

Ch. 08 v. 40 à 56

-

Versets 01 à 20 Le démoniaque " légion "
Versets 21 à 43 La fille de Jaïrus

Versets 01 à 20 Le démoniaque " légion "
La fin du chapitre 4 faisait part de la puissance du Seigneur sur la création. Le début du chapitre 5 nous apprend ou nous rappelle que ce monde est sous l’ombre de la mort et que toute la puissance de Satan se déploie pour entraîner un homme à la mort (voir Jean 10 v.10).
Ainsi ce chapitre, dans sa première partie, va nous montrer le pouvoir de Jésus sur les démons. Dans les
v. 6 à 13, ces démons ou mauvais esprits sont dans un corps naturel. Ils en ont apparemment besoin car ils peuvent ainsi agir. En entrant dans les pourceaux, la méchanceté de ces démons, et leur désir de destruction, se manifestent immédiatement. Dans ces pourceaux, il n’y a pas de résistance pour triompher contre Satan et tout le troupeau se rue aussitôt dans la mer. Ce troupeau est anéanti. C’est Jésus, par sa parole, qui a chassé cette légion de démons. La manifestation de sa puissance, qui agit pour la délivrance des hommes, a un effet, sur le monde, qui est équivoque. Ces versets en font part. Au v. 16, on prie ainsi Jésus de s’en aller. Et il s’en va. Pauvre monde qui est influencé par Satan, sans bruit. Cette secrète influence de Satan est plus désastreuse que son pouvoir extérieur et visible. D’une part la puissance du Seigneur est suffisante pour chasser Satan et de l’autre la secrète influence de Satan sur le cœur des hommes chasse Jésus lui-même. Remarquons aussi que lorsque la présence de Dieu est sentie, elle est plus terrible pour l’homme pécheur que celle de Satan. L’homme aimerait être délivré de cette influence mais il ne le peut pas. La présence de Dieu pour l’homme naturel est insupportable lorsqu’elle se fait sentir. En réalité, l’homme a chassé Dieu de ce monde dans la personne de Christ. Quelle responsabilité de l’homme qui n’a pas voulu le Seigneur et qui l’a chassé de ce monde. Ne doutons pas que cette scène anticipe la fin de l’histoire du Seigneur et que les pourceaux représentent la fin des Juifs qui, à la fin de leur histoire, se sont précipités dans la perdition comme étant possédé par le diable. Le monde n’a pas voulu recevoir Jésus et les Juifs sont livrés à une ruine sans espérance. Quant à l’homme guéri, nous le voyons paisible et désireux d’aller avec Jésus (v. 18 à 20). Cela n’est pas permis mais il faut qu’il dise à d’autres ce que Dieu a fait pour lui. Nous avons en lui la position de tout chrétien et des disciples après que le Seigneur eût quitté ce monde. Le désir de tout racheté est de quitter ce monde et d’être auprès de lui mais ils sont envoyés dans le monde afin d’annoncer l’évangile. Mais quel état déplorable du monde puisque pour le monde la présence de Satan est plus tolérable que celle de Dieu.
Le démoniaque guéri représente ceux qui, en Israël, après avoir profité de la présence de Jésus, rendirent témoignage depuis son départ tandis que le peuple qui l’a rejeté est resté sous la puissance de l’ennemi, semblable au troupeau dans la mer, chassé parmi les nations et étouffé comme peuple, et cela jusqu’au moment où il regardera vers celui qu’ils ont percé.

Versets 21 à 43 La fille de Jaïrus
Les
v. 21 et suivants montrent encore ces vrais rapports entre Jésus et Israël, Jésus qui venait pour guérir Israël qui était mort au point de vue spirituel. Lorsque Jésus arrive, il faut qu’il ressuscite Israël, si Dieu le désire. C’est dans le pouvoir du Seigneur et la réalisation aura lieu au dernier jour. Dans ces v. 21 à 23, il y a un point de vue dispensationnel. Dans les incidents de ce chapitre, ce troupeau précipité dans la mer nous apprend que les Juifs allaient être dispersés dans la mer des nations en raison du rejet de leur Messie. Et dans le récit de la jeune fille mourante, n’avons-nous pas l’image de la condition morale de la nation lorsque le Seigneur était là? Et en guérissant la fille de Jaïrus, le Seigneur fera revivre la nation lors de sa venue en gloire qui sera alors sa deuxième venue.

En attendant, il y a la foi individuelle. Ce sont les v. 25 à 34. La foule d’Israël entoure Jésus et si quelqu’un qui a la foi de manière individuelle, et qui vient le toucher, cette personne est guérie. C’est ce qui arrive à cette pauvre femme affligée d’une cruelle maladie. Dans cette histoire, remarquons encore que le Seigneur distingue entre la vraie foi et l’empressement de la foule qui était attirée par ces miracles et les bienfaits qu’elle recevait de Lui. Il y a chez cette femme qui avait une perte de sans depuis douze ans (v. 25), par grâce, ce qui se trouve toujours dans la foi. Il s’agit d’un profond sentiment de besoin allié à la perception de l’excellence de la personne de Christ et de la divine puissance qui était en lui. Moralement, en écoutant l’évangile, il ne suffit pas d’y trouver du plaisir car la foi est autre chose que cela. La foi reçoit du Seigneur la réponse à de vrais besoins. Cela peut durer mais il y a toujours des réponses d’amour. Dans le cas particulier, cette femme est parfaitement guérie après une douzaine d’années. La foi rend aussi humble.

Après cette guérison, les v. 31 à 43 démontrent cette puissance de résurrection qui était en lui et par lui. Israël, quoique mort, dormait seulement. La voix du Seigneur l’appellera en son temps pour lui donner la vie.

Remarquons que dans l’évangile de Marc, d’une manière spéciale, le Seigneur ne veut pas que ses œuvres alimentent la curiosité du monde. Il y a une différence entre rendre témoignage à la grâce de Dieu, après en avoir été l’objet, et rapporter des faits merveilleux et intéressants, tels que ceux que Jésus accomplissait, comme des nouvelles qui étonnent des gens sans besoin. Le divin serviteur n’a pas besoin de la réputation du monde, pas plus que ceux qu’il emploie à son service. L’approbation du Maître suffit et il la donne dans le secret. Et au jour où tout sera manifesté, cette approbation deviendra publique et tout contribuera à la gloire de Dieu.

Chapitre 6

Dans Marc

Voir Matthieu

Voir Luc

Voir Jean

v. 01 à 06a

Ch. 13 v. 54 à 58

-

-

v. 06b à 13

Ch. 09 v. 35 à 10 v. 1,5 + 11 v. 1

Ch. 09 v. 01 à 06

-

v. 14 à 16 + 21 à 29

Ch. 14 v. 1-2 + 6-12

Ch. 09 v. 07 à 09

-

v. 30 à 44

Ch. 14 v. 13 à 21

Ch. 09 v. 10 à 17

Ch. 06 v. 01 à 14

v. 45 à 52

Ch. 14 v. 22 à 33

-

Ch. 06 v. 15 à 21

v. 53 à 56

Ch. 14 v. 24 à 36

-

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Versets 01 à 06 Jésus de Nazareth
Versets 07 à 13 Envoi des douze
Versets 14 à 29 Hérode et Jean le baptiseur
Versets 30 à 35 Retour des apôtres
Versets 36 à 44 Première multiplication des pains
Versets 45 à 56 Une nouvelle traversée

Versets 01 à 06 Jésus de Nazareth
Le début de ce chapitre montre combien le Seigneur est humble. Ce caractère divin est pleinement manifesté dans l’humiliation de Jésus. Il n’était donc pas ce que le cœur de l’homme désirait qui était pourtant responsable de le recevoir parce que Jésus manifestait le caractère de la divinité Lui, si humble, malgré son grand pouvoir divin. Jésus ne flatte donc en rien l’orgueil et la vanité de la nature humaine. Jésus était le fils du charpentier et c’était assez pour qu’il soit rejeté car les Juifs jugeaient selon la chair. Au
v. 6, Jésus est donc étonné de l’incrédulité des Juifs. Il les laisse après avoir répondu aux besoins de quelques-uns d’entre eux. Au v. 4, un prophète n’a ainsi pas d’honneur chez les siens qui le reconnaissent seulement selon la chair. Il en était ainsi de Jésus non seulement à Nazareth mais dans tout le pays d’Israël. L’incrédulité est un obstacle à l’exercice de la puissance divine. Pourtant, au chapitre précédent, la foi de cette femme malade mettait en évidence la puissance qui sortait du Seigneur lorsqu’elle touchait le bord de son vêtement. Mais l’incrédulité des habitants de son pays empêche l’exercice de la puissance de Jésus qui ne peut faire aucun miracle. Prenons leçon, pour aujourd’hui, de ne pas mettre un obstacle à la puissance de la grâce, toujours prête à agir.

Versets 07 à 13 Envoi des douze
Jésus envoie ses disciples prêcher en leur donnant en même temps une preuve de sa puissance plus remarquable que ses propres miracles puisque ces douze ont le pouvoir de faire eux-mêmes des miracles et de chasser les démons. Oui, Dieu peut rendre un homme capable d’accomplir des signes et des miracles. Mais quel homme peut communiquer ce pouvoir à un autre? C’est Christ. C’est bien en ayant reçu son autorité que les disciples peuvent chasser les démons. Les miracles du Seigneur et ceux des disciples ne sont pas seulement des signes de puissance mais aussi des fruits de la bonté divine. Et non seulement il y a ce pouvoir délégué en ce que les disciples ôtent les esprits malins mais le Seigneur dispose aussi le cœur des hommes. Ainsi,
v. 8, les disciples partent sans rien prendre avec eux. Dans sa bonté et sa patience, le Seigneur envoie donc les douze. Puis il enverra encore, pour prêcher l’évangile, septante disciples (Luc 10, 1). C’est à la fin de son ministère que le Seigneur montera à Jérusalem. Mais, quant au principe de la mission, ce que nous trouvons dans Marc avec l’envoi des douze, constitue le dernier témoignage donné à Israël avant le jugement de cette nation. Ainsi donc, les disciples partent et prêchent la repentance et font des miracles. Et c’est à cette période qu’il est question d’Hérode et de Jean le baptiseur.
A propos de ces versets, remarquons que la mission des disciples n’était pas une tournée de visites mondaines. Ils étaient au service du Seigneur et devaient, en chaque endroit, demeurer dans la même maison jusqu’à leur départ. Le résultat de la prédication, prédication dont la substance était la repentance, tourne en ce que le nom de Jésus est rendu public, cela dans les v. 14 à 29. Ce résultat est heureux. Puissent les prédicateurs annoncer Christ de manière à laisser derrière eux le parfum de sa personne. Ne mettons pas le nom du prédicateur en avant.

Versets 14 à 29 Hérode et Jean le baptiseur
Ce récit montre pratiquement l’opposition du cœur de l’homme au témoignage de Dieu, l’inimitié contre la vérité et la lumière. Cette lumière fut aussi et déjà manifestée dans la personne de Jean le baptiseur. Jean, en reprenant Hérode, avait amené ce dernier à avoir de la crainte et des égards à son égard. Il le défendait aussi contre l’inimitié d’Hérodias. Mais ce récit démontre que ce qui vient de la nature n’est pas assez puissant pour opposer une barrière à la chair. L’excitation d’un banquet et l’orgueil royal suffisent pour causer la mort du prophète. C’est un triste exemple de la manière dont l’homme se défait de lui-même. Mais tout concourt à accomplir le dessein de Dieu puisque l’inimitié du cœur de l’homme doit se montrer et introduire, par le rejet de Jean puis par celui de Jésus, des choses infiniment meilleures par la souveraine grâce de Dieu. Ainsi, dans les versets 30 et suivants, les disciples reviennent et racontent à Jésus tout ce qu’ils ont fait et enseigné.
Marc, dans ces versets, ouvre l’histoire de l’opposition meurtrière des autorités en Israël contre les témoins de la vérité. Pour le gouverneur d’Israël, une danse valait pour lui la vie du prophète de Dieu.

Versets 30 à 35 Retour des apôtres ou disciples
Les disciples donnent un compte rendu de leur service. Ils sont occupés de leur service. C’est naturel. Le Seigneur n’en dit rien car pour lui aussi, la puissance est une chose naturelle. Mais il les invite à venir à l’écart afin de se reposer un peu, dans la solitude (
v. 35). C’est une bonne chose de se retirer dans la présence de Dieu. Là, nous découvrons ce que nous sommes en réalité afin de jouir avec sécurité de son amour parfait. Nous sommes alors occupés de Lui et non de nous-mêmes. En effet, n’aurions-nous pas tendance à tout nous attribuer lorsque nous voyons quelques fruits dans le service. Et bien le Seigneur veut occuper les disciples de Lui et de ses tendres soins. Mais dans ce monde, il n’y a pas de repos pour Dieu. Alors la foule est là et le Seigneur ne refuse jamais de pourvoir aux besoins des hommes.

Versets 36 à 44 Première multiplication des pains
Ce miracle de la multiplication de cinq pains et de deux poissons a une grande portée. Il occupe une place remarquable dans cet évangile. L’Eternel, vrai Berger, était présent dans la personne de Christ rejeté. Mais sa compassion était en rien affaiblie par l’ingratitude du peuple. Et pour montrer qu’il est vraiment l’Eternel, il agit selon le Ps. 132, 15: je rassasierai de pain ses pauvres. Ce Psaume prédit le temps du Messie et sera pleinement accompli dans les derniers jours. Celui qui l’accomplira était cependant bien là, mais rejeté, tout en donnant la preuve que l’Eternel avait visité son peuple qui rassasiait de pain ses pauvres. Malgré le rejet, l’Eternel ne renonce pas à son amour. Si le peuple ne désire pas l’Eternel, et bien l’Eternel recherche le peuple et Christ donne le précieux témoignage que l’amour de l’Eternel ne se lasse point mais reste supérieur à toute la folie de l’homme. Et puis, une autre vérité dans ce récit, c’est que le Seigneur ne leur donne pas à manger mais il dit,
v. 37, vous, donnez-leur à manger. Le Seigneur veut que ses disciples sachent ce que c’est que d’user de sa puissance pour le bien des autres. C’est par la foi qu’il faut user de cette puissance. Alors, dans les versets 45 et suivants, nous avons un tableau de la séparation amenée par le rejet du Seigneur et l’accueil de bienvenue qui lui sera fait à la fin de l’histoire de ce monde, ce monde qui a rejeté l’a rejeté, lui le Christ.
En relation avec la multiplication des pains, nous avons le fait, en Matt. 14, 14, qu’il guérit leurs infirmes. En Marc, c’est le caractère du prophète qui ressort et nous lisons qu’il se mit à leur enseigner beaucoup de choses.

Versets 45 à 56 Une nouvelle traversée
Ainsi, le Seigneur contraint ses disciples à partir seuls tandis qu’il renvoie la multitude. Lorsqu’ils sont partis, il monte sur une montagne pour prier. C’est ce que le Seigneur fait maintenant alors que les disciples sont ballottés sur la mer orageuse qui, pour nous, est une figure de ce monde.
Jésus a renvoyé Israël et est monté au ciel où il intercède pour nous. En attendant, le vent est contraire et, à l’image des disciples, nous ramons au milieu des troubles de ce monde. Mais Jésus intercède. Quant aux disciples sur la mer, ils représentent plus exactement le résidu Juif qui, en fait, est devenu l’Eglise mais qui est considéré ici sous son caractère de résidu Juif. Et lorsque Jésus atteint la nacelle en marchant sur les eaux, les disciples sont effrayés. Mais Jésus les rassure. C’est leur ami bien connu et leur Sauveur. Ainsi en sera-t-il à la fin des temps. Jésus apparaîtra pour dominer toutes les circonstances qui troubleront son peuple et il sera pour lui le même que lorsqu’il marchait sur la terre avec ses disciples dans les jours de sa chair. C’est-à-dire humble, débonnaire, etc. Dans notre récit, Jésus monte alors dans la nacelle et le vent tombe. Le jugement des adversaires de Jésus n’est pas mentionné ici mais seulement ce qui arrivera à son peuple Juif parmi les nations et à son peuple (le résidu) parmi les Juifs quand il reviendra. Alors le monde sera plein de joie. Et les habitants du pays de Génésareth, qui avaient renvoyé le Sauveur lorsqu’il avait guéri le démoniaque, le reçoivent maintenant et le reconnaîtront. Les gens de toutes parts jouiront avec bonheur de sa présence. Ce sont les v. 53 à 56.

Chapitre 7

Dans Marc

Voir Matthieu

Voir Luc

Voir Jean

v. 01 à 23

Ch. 15 v. 01 à 20

 -

 -

v. 24 à 30

Ch. 15 v. 21 à 28

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v. 31 à 37

Ch. 15 v. 29 à 31

 -

 Ch. 7 v. 1

 Si le chapitre 6 a montré la dénonciation et la condamnation du monde social et politique, et bien dans le chapitre 7 nous avons la condamnation de la religion de formes qui convient à la chair (v. 1 à 23). Et puis la mise à nu du cœur de l'homme (v. 24 à 30). Et enfin la révélation du cœur de Dieu (v. 31 à 37).

Versets 01 à 23        Les Juifs et la tradition
Versets 24 à 30        La femme syrophénicienne
Versets 31 à 37        Guérison d'un homme sourd

Versets 01 à 23        Les Juifs et la tradition

Que d'enseignements dans ce chapitre! Il y a tout d'abord le jugement que porte le Seigneur sur la piété extérieure des chefs du judaïsme. Ces chefs ont une piété de forme. Ils sont hypocrites. En fait, ils mettent de côté la loi de Dieu. Les pharisiens ont annulé le commandement de Dieu par leur tradition. Le Seigneur démontre aussi que ce qui souille l'homme, c'est ce qui sort de sa bouche et non ce qui y entre. Israël et l'homme seront jugés par rapport à cela. Mais le Seigneur déploie de la manière la plus touchante la grâce souveraine de Dieu qui révèle, au-dessus de toutes barrières, l'homme avec ses besoins. Il faut que le cœur de l'homme, en dehors de tous les droits fondés sur les promesses, reconnaisse cette grâce. Elle révèle le Dieu d'amour, l'amour de Dieu, et cela lorsque l'homme est mauvais. Il n'y a donc point d'espérance en dehors de cette grâce souveraine. Ainsi, pour ce qui est de l'apparence extérieure, les formes religieuses sont faciles à accomplir. L'homme aime donc à en faire sa religion car elles ne demandent pas un cœur pur. L'observation des formes religieuse fait que l'on se glorifie devant les autres hommes d'avoir une grande piété. L'on acquiert ainsi une bonne réputation à leurs yeux. Mais en même temps, on peut être mauvais. On peut être religieux sans posséder la sainteté. Cela convient au cœur de l'homme. Remarquons aussi que les pharisiens ne sont pas seulement du temps du Seigneur car on en trouve dans tous les temps. Ce système appelé le pharisaïsme se rattache toujours à l'influence qu'un homme exerce sur un autre par le moyen d'une position de sainteté extérieure. Il ne s'agit pas de cette sainteté découlant de la foi, qui possède la grâce et la vérité, lesquelles sont venues par Jésus. Elles produisent la sainteté et la communion avec Dieu qui se révèle en elles. La sainteté des pharisiens, le pharisaïsme, c'est faire usage de son influence officielle pour obtenir des avantages. Voilà la religion de l'homme. Quant à la vraie sainteté, elle se montre dans la marche pratique. On peut manquer mais l'âme soutenue par la grâce cherche uniquement l'approbation de Dieu. Et c'est Lui qui habite dans l'âme et la garde dans l'humilité. Quant aux pharisiens et aux sadducéens, ils profitaient, entre autres, de leur position et de leur réputation pour engager les personnes pieuses à faire des dons. Par ce moyen, ils gagnaient de l'argent. Les devoirs envers les parents étaient ainsi négligés et la loi de Dieu était annulée (v. 11 à 13). Ce que Dieu demande, c'est un cœur pur et une vraie obéissance. Verset 11: corban ou don réservé à Dieu.

Ces versets, comme les v. 14 à 16, montrent que la souillure extérieure est une chose et que la souillure morale a sa source dans la méchanceté intérieure du cœur, et que la religion mondaine et charnelle qui s'attache à ce qui est extérieur est condamné.

Dans les v. 17 à 23, le Seigneur dévoile non seulement le cœur des pharisiens mais celui de tous les hommes. Ce qui sort de la bouche souille l'homme car cela vient du cœur. Quel tableau! Remarquons encore que lorsque la sainteté pratique et l'obéissance n'existent plus dans la vie de ces conducteurs religieux, … une religion, même fondée par Dieu, devient la puissance du péché et de l'hypocrisie et tend toujours à pervertir l'esprit et à détruire en tout la conscience et la droiture. Voilà la triste histoire du cœur humain et celle de l'Eglise de Dieu devenue une grande maison (voir 2 Tim. 2). Pour nous, rappellons-nous bien que ce qui souille l'homme, c'est ce qui sort de sa bouche. Dans les v. 21 et 22, il y a donc ce qui souille l'homme. Il y a une source de corruption. Il y a aussi ce que vaut les formes d'une religion charnelle. Et nous comprenons que la nécessité d'une nouvelle naissance s'impose ainsi que la purification par le sang de Christ de tous les péchés, fruits du vieil homme. Combien c'est humiliant de découvrir notre cœur naturel. Quant à la suite du récit, avec la femme syrophénicienne, les Romains appelaient Syrophénicie la Phénicie pour la distinguer de la Syrie à laquelle ils l'avaient réunie.

 Versets 24 à 30        La femme syrophénicienne

Quel contraste avec ce qui précède! Nous avons ici la précieuse manifestation de l'amour de Dieu, telle que nous la voyons dans les paroles du Seigneur adressées à la pauvre femme syrophénicienne. Si les privilèges des Juifs sont d'abord reconnus, nous trouvons aussi la vérité de Dieu qui s'élève infiniment au-dessus de ces privilèges pour déployer la grâce et l'amour, là où existent des besoins dans un cœur. Et cet amour se déploie envers une race maudite, envers une pauvre femme appartenant à un pays connu par son état d'endurcissement. Et bien Dieu s'élève au-dessus de toutes les barrières élevées par l'iniquité de l'homme, par ce système exclusif du judaïsme. Ce système, établi par Dieu lui-même, a été aboli de par le rejet de Christ. Ainsi donc, le Seigneur se dirigeait vers les frontières de Tyr et de Sidon. C'est à cette occasion que cette femme se rend auprès de lui, avec un poids de douleurs oppressant, mais en comptant sur sa bonté, la bonté de Jésus. Dans sa réponse, le Seigneur maintient les promesses que Dieu a faites aux Juifs et met en avant les droits du peuple de Dieu. Soulignons encore que cette femme était d'une race maudite et qu'il n'y avait pas une seule promesse pour elle, cela en rapport avec les voies de Dieu au milieu d'Israël. Selon les Juifs et la loi, elle n'était rien de plus qu'un chien. Mais elle avait de grands besoins. La puissance est là, en la personne de Jésus. Cette femme a confiance. Elle persévère. Elle reconnaît les droits des Juifs comme peuple de Dieu. Et tout en reconnaissant n'être qu'un chien par rapport à eux, elle insiste sur sa demande. Elle réalise que même les chiens mangent les miettes des enfants. Elle reconnaît ce qu'elle est. Mais elle reconnaît aussi ce que Dieu est. Elle croit en son amour. Elle croit en la manifestation de Dieu en Jésus. Cette femme a une grande foi. Et cette foi atteint jusqu'au cœur de Dieu manifesté en Jésus. De la même manière, le regard de Dieu descendait jusqu'au fond du cœur de l'homme. Ainsi se rencontrent le cœur de Dieu et le cœur de l'homme. L'homme qui reconnaît qu'il est mauvais et qu'il n'a aucun droit mais qui s'abandonne en la parfaite bonté de Dieu. Et c'est ainsi aussi que Jésus ouvre les yeux et les oreilles d'un résidu qui lui est amené par la foi. Ainsi donc, ce n'est pas seulement le peuple juif qui devait être mis de côté, et cela depuis toujours, mais c'est l'homme lui-même et cela sur le terrain de la justice qui est le principe de l'ancienne alliance, de la loi de Sinaï.

Dieu travaille depuis l'intérieur et s'occupe de la conscience et du cœur. Et après le cœur de l'homme, c'est le cœur de Dieu que nous voyons en rapport avec la femme syrophénicienne. En Jésus, il y a la bonté jointe à la puissance. Cela est rare dans ce monde et ne passe donc pas inaperçu.

 Versets 31 à 37        Guérison d'un homme sourd

Jésus quitte Tyr et Sidon et revient en Galilée. Il se retrouve au milieu d'Israël. Bien qu'étant virtuellement rejeté par le peuple, Jésus a la conscience que la nation bien-aimée est perdue. Sa ruine est annoncée. C'est alors qu'on lui apporte un sourd en le priant de lui imposer les mains. Ce miracle démontre que la puissance est toujours présente en Lui. Mais la douleur oppresse son cœur car, en réalité, le peuple était sourd à la voix du bon berger. Leur langue était liée et incapable de louer Dieu. Les soupirs du Seigneur sont l'expression de ses sentiments en ce sens que l'état du pauvre homme représentait l'état du peuple bien-aimé. Mais le Seigneur est là et opère selon cet amour et ces soupirs. Il regarde vers le ciel, la source de l'amour et de la puissance. Jésus ne se lasse pas envers ce peuple, jusqu'à la fin, jusqu'à ce moment où ce peuple ne voulut plus supporter sa présence. Au v. 33, Jésus se sépare de la masse du peuple pour guérir l'homme sourd. Nous avons la même attitude au ch. 8, 23. Il est touchant de constater ce regard du Seigneur vers le ciel et le soupir de son cœur en contemplant le peuple sourd à la voix de son Dieu, ce peuple incapable de bénir son nom. Nous y voyons tout à la fois le cœur du Seigneur envers les hommes endurcis et l'harmonie de ce cœur envers le ciel.

Dans cet homme sourd, il y a donc la condition à laquelle le péché avait réduit la nation.

 

Chapitre 8

Dans Marc

Voir Matthieu

Voir Luc

Voir Jean

v. 01 à 09

Ch. 15 v. 39 à 16 v. 04

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v. 10 à 12

Ch. 16 v. 05 à 12

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v. 13 à 21

Ch. 16 v. 05 à 12

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v. 22 à 26

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v. 26 à 30

Ch. 16 v. 13 à 20

Ch. 09 v. 18 à 21

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v. 31 à 38 + ch. 9 v. 1

Ch. 16 v. 21 à 28

Ch. 09 v. 22 à 27

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Versets 01 à 09        Seconde multiplication des pains
Versets 10 à 13        Jésus refuse un signe aux Pharisiens
Versets 14 à 21        Un levain à éviter
Versets 22 à 26        Guérison de l'aveugle de Bethsaïda
Versets 27 à 38        Jésus annonce sa mort

Versets 01 à 09        Seconde multiplication des pains

Ce qui est remarquable dans cette partie de l'évangile, c'est que le Seigneur continue à manifester sa bonté divine. Il l'avait déjà prouvé en nourrissant une première fois la multitude affamée, ce qui était le signe qui devait accompagner sa présence au milieu du peuple (Ps. 132, 15). Ici, ce miracle se produit une seconde fois. En plus de la puissance divine, il y a aussi une allusion au royaume à venir. Cela ressort du nombre de corbeilles renfermant les morceaux qui sont de reste puisque le nombre sept est l'expression de la perfection dans les choses spirituelles. Ainsi, la compassion du Seigneur le fait penser aux besoins des pauvres alors que souvent les vrais croyants, comme ici les disciples, pensent aux moyens visibles et humains de se satisfaire eux-mêmes. Cela étant, le Seigneur laisse la foule et s'en va au quartier de Dalmanutha.

 Versets 10 à 13        Jésus refuse un signe aux Pharisiens

Dalmanutha est aussi connue sous le nom de Magadanou ou encore de Magdala. Là, les Pharisiens demandent un signe. Pourtant, il y en a déjà beaucoup eu mais l'incrédulité n'est jamais satisfaite. Le Seigneur leur refuse ce signe car le temps de la mise à l'épreuve est passé. Il est trop tard. Le Seigneur les laisse. On peut encore remarquer les sentiments du Seigneur, au v. 12, envers cette génération perverse. Oui, moralement, la fin est là. Il est inutile de donner des preuves à des cœurs résolus à ne pas croire. Et pourtant le Seigneur est patient, il use d'amour, il est plein de pitié et est rempli de douleurs en pensant à l'incrédulité des conducteurs du peuple. Tout cela, le Seigneur l'éprouve et le manifeste clairement devant des cœurs endurcis. Mais les signes étaient inutiles pour des cœurs qui ne veulent pas croire. Il ne convenait non plus pas, à la majesté divine, d'en donner à des hommes qui ne veulent pas le recevoir. C'eût été jeté des perles à des pourceaux.

 Versets 14 à 21        Un levain à éviter

A propos du v. 20, le chiffre sept est le nombre primitif (ou premier) le plus élevé, c'est-à-dire indivisible. Quant au chiffre douze, c'est le plus divisible. Il y a douze dans la première multiplication en rapport avec l'administration du pouvoir messianique au milieu du peuple. Il y a aussi sept, qui s'applique à la deuxième multiplication. Le Seigneur agit en plénitude et en faveur du peuple. Malgré son rejet, il continue à exercer sa puissance d'une manière divine et en dehors de l'homme.

Dans cette portion (v. 18, etc), les disciples eux-mêmes sont aveugles. Non pas volontairement mais de fait. Et le Seigneur les avertit de se garder du levain des Pharisiens et d'Hérode. Ces disciples avaient oublié de prendre des pains mais ils avaient aussi oublié la puissance de Jésus qui venaient d'en donner une preuve en nourrissant des milliers de gens avec quelques pains. Le Seigneur les reprend donc, selon v. 17 et 18. Les disciples sont pour ainsi dire rendus indifférents par la vue de tant de miracles et n'ont rien compris à celui de la multiplication des pains. Mais nous verrons, dans le récit suivant, le contraste entre l'état des disciples et celui du peuple.

 Versets 22 à 26        Guérison de l'aveugle de Bethsaïda

Bethsaïda est connue pour son incrédulité. Le Seigneur le souligne en Matt. 11, 21. Dans ce récit, il y a l'enseignement que le peuple ne voit pas du tout et ne veut pas recevoir la lumière. Quant aux disciples, ils voient indistinctement comme l'aveugle qui semble voir marcher des arbres et non des hommes. Les disciples aimaient réellement le Seigneur mais leurs habitudes juives les empêchaient de saisir pleinement Sa gloire. Ils croyaient que Jésus était le Messie mais que le Messie était autre chose que le Christ de Dieu, que le Sauveur du monde. Ils étaient attachés à Lui mais ne comprenaient pas la gloire divine qui était cachée dans sa personne. Cette gloire se révélait pourtant par ses paroles et par ses œuvres. Ils avaient tout quitté pour le suivre. Ils ne manquaient pas de foi mais d'intelligence. Et si l'esprit est prompt, la chair est faible. Alors le Seigneur amène à l'écart cet homme qu'on lui avait amené. Il le sépare d'Israël. Cet homme ne voit qu'en partie, voyant comme des arbres qui marchent. Dans cet aveugle, nous avons donc un tableau de l'état du cœur des disciples. Il y a aussi le tableau de l'infatigable bonté du Seigneur. Sa patience est aussi grande que sa puissance et sa bonté ne laisse pas l'homme dans son aveuglement. Il agit ainsi envers ses disciples. Et, lors de l'exaltation de Jésus dans le ciel, à la droite de Dieu, Il envoya le Saint Esprit pour conduire les disciples dans toute la vérité. Alors ils virent clairement.

Au v. 26, Jésus demande à l'aveugle guéri de ne pas répandre ce fait.  D'une part Jésus ne recherchait pas la vaine gloire qui vient des hommes mais il veut aussi éviter un grand rassemblement de personnes curieuses qui, en fait, constituent un obstacle à son œuvre réelle dans les consciences et dans les cœurs. En même temps, il confirme que le témoignage en Israël a pris fin. Auparavant, l'homme délivré de la puissance des démons devait raconter l'évangile dans ce monde en l'absence du Seigneur. Ici, il y a le point de vue qu'Israël a rejeté son Messie et le témoignage divin n'a plus de place au milieu de son peuple.

 Versets 27 à 38        Jésus annonce sa mort

Alors, dans la fin du chapitre, le Seigneur tient un discours avec cette question centrale: qui disent les hommes que je suis? Pierre répond bien en disant tu est le Christ. Puis le Seigneur défend aux disciples, de la manière la plus positive, de divulguer cela à qui que ce soit. Il y a là la preuve la plus claire que le témoignage au milieu du peuple avait entièrement pris fin. Il commence dès lors d'enseigner ouvertement ses disciples qu'il doit souffrir comme fils de l'homme. La position et le titre de fils de l'homme est plus grande que ceux de Messie par rapport à l'étendue de son pouvoir d'une part et à la grandeur de la domination qui lui appartient de l'autre. Toutes choses sont donc assujetties à l'autorité du fils de l'homme. Mais pour que le fils de l'homme puisse prendre sa place en gloire, il doit d'abord souffrir, mourir puis ressusciter. Autrement dit, il faut que la rédemption soit accomplie et que l'homme entre dans une position nouvelle, dans un état nouveau dans lequel il n'avait jamais été lorsqu'il était innocent. La position de Christ comme Messie est mise de côté et il entre dans une autre position, plus grande, dans laquelle les choses vieilles sont laissées en deçà de la mort et où tout est fondé sur l'œuvre de Christ. Il entre dans un état tout à fait nouveau et éternel. Dans Marc, le sujet est traité plutôt en rapport avec ses souffrances et il place la croix devant ses disciples mais il parle toujours de mort et de résurrection. Dans ce discours, Pierre met une pierre d'achoppement (v. 32). Au verset suivant, le Seigneur reprend Pierre. Dans cette réponse de Jésus à Pierre (va arrière de moi, Satan, …) il y a une leçon pour le chrétien: il faut comprendre que le chemin du salut, le chemin qui conduit à la gloire et au ciel, le chemin où Christ lui-même a marché et où il veut que nous le suivions, est un chemin de renoncement, de souffrances et de victoire. Si besoin est, ce fait démontre que le croyant sauvé a encore la chair en lui et qu'elle n'est pas toujours jugée. Et la chair fait que nous sommes incapables de marcher dans le chemin où la vérité nous amène. Cela nous apprend aussi que la sincérité peut exister sans la connaissance de soi-même. Et la nouvelle position de Christ, fils de l'homme, qui embras