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Exode chapitres 28 et 29

Ces chapitres font part de la sacrificature dans toute sa valeur et son efficacité.

La seule évocation de sacrificature révèle dans le cœur des sentiments de vives reconnaissances envers la grâce qui non seulement a trouvé un moyen par lequel nous pouvons parvenir jusque dans la présence de Dieu, mais qui a encore pourvu à ce que nous puissions nous y maintenir. La sacrificature d’Aaron était un don de Dieu. Un peuple qui, en lui-même, était loin de Dieu, et qui avait besoin de quelqu’un qui se tint pour lui dans la présence de Dieu, continuellement. Le livre des Hébreux, au chapitre 7, nous apprend que l’ordre de la sacrificature était lié à la loi. Si Exode ch. 29 nous occupe des sacrifices en rapport avec les droits de Dieu, le ch. 28 nous occupe des vêtements en rapport avec les besoins du peuple.

Exode chapitre 28
Les vêtements montraient les diverses fonctions et les divers attributs de la sacrificature. L’éphod était le vêtement sacerdotal par excellence. Il était inséparablement uni aux deux épaules et au pectoral, selon v. 6 et 15. Nous y avons  l’enseignement que la force de l’épaule du sacrificateur et l’affection de son cœur étaient entièrement consacrées aux intérêts de ceux qu’il représentait et en faveur desquels il portait l’éphod. Ces choses, typifiées dans Aaron, sont réalisées en Christ.

Dans les v. 9 à 12 et 15 à 29, les noms des douze tribus sont gravés sur des pierres précieuses, pierres portées à la fois sur les épaules et le cœur du souverain sacrificateur. Toutes les tribus étaient ainsi portées continuellement devant l’Eternel, sur le cœur et les épaules d’Aaron. Elles étaient maintenues dans cette beauté parfaite et cet éclat inaltérable qui était le propre de la position dans laquelle la parfaite grâce du Dieu d’Israël les avait placée.

Dans ces pierres, nous avons un encouragement profond, en ce sens que malgré tout, Dieu ne voit que ses enfants briller, car ils sont portés sur le cœur et les épaules de Jésus, revêtus d’une divine beauté. Pensons-y: si les hommes ne voient que les défauts chez les chrétiens, Dieu en voit toute la beauté. Efforçons-nous de nous conduire dans l’état dans lequel Dieu nous voit. Le v. 30 doit procurer une paix profonde pour chaque enfant de Dieu. En effet, Jésus a porté l’éternité de notre châtiment, louanges soit à Dieu qui nous a donné la lumière, la pureté, la beauté.

Puis au v. 8, nous avons la ceinture qui est le symbole du service. Christ est le parfait serviteur. Il se ceignit lui-même pour son œuvre, montrant les perfections des caractères dans les matériaux de cette ceinture. Et, Christ étant à même de satisfaire à tous les besoins de l’âme et aux ardents désirs du cœur, il est non seulement la victime égorgée à l’autel d’airain, mais aussi le souverain sacrificateur ceint sur la maison de Dieu.

Au v. 30, Aaron porte non seulement le jugement de l’assemblée devant Dieu, mais communique également les pensées de Dieu au peuple, sens des urim et des thummim. Jésus agit de même ; il porte le jugement de son peuple continuellement devant Dieu et par le Saint Esprit il nous communique les conseils de Dieu à l’égard de toutes les circonstances de notre vie journalière.

En relation avec les urim et les thummim, d’autres passages sont à considérer: 
Nom. 27, 21 ; Deut. 33, 8-10 ; Esd. 2, 63 ; 1 Sam. 28, 6.

Dans les v. 31 à 35 il y a la robe bleue de l’éphod qui est l’emblème du caractère entièrement céleste de notre grand souverain sacrificateur. Il est allé dans les cieux au-delà de la portée de toute vision humaine. Le Saint Esprit nous fait comprendre qu’il y a là un témoignage qui est vivant dans la présence de Dieu; et non seulement un témoignage, mais du fruit : une clochette d’or, une grenade. Tel est l’ordre plein de beauté de ce témoignage rendu à la vérité que Christ est toujours vivant pour faire cette intercession auprès du Père pour les siens. Ceci est inséparablement lié à un service fructueux. Alors, dans les v. 36 à 38, il y a encore une vérité importante pour l’âme: la lame d’or sur le front d’Aaron qui est le type de la sainteté essentielle de Jésus. Elle sera sur son front continuellement. Quel repos pour le cœur au milieu de toutes les fluctuations de notre propre espérance! La sainteté nous appartient.

Dans les v. 40 à 43, nous voyons en figure notre grand souverain sacrificateur et l’Eglise. Si les vêtements d’Aaron représentent toutes les qualités de Christ, les tuniques et les bonnets des fils d’Aaron représentent les grâces dont l’Eglise est revêtue en vertu de son association avec le chef souverain de la famille des sacrificateurs. Le Seigneur n’est pas selon l’ordre d’Aaron, mais il exerce maintenant la sacrificature selon le type présenté en Aaron. Maintenant Christ est caché en Dieu, comme le souverain sacrificateur quand il entrait dans le lieu très saint, le jour des expiations.

 Exode chapitre 29
Comme déjà mentionné, Aaron représente Christ et ses fils l’Eglise. Au v. 4, le lavage d’eau  faisait qu’Aaron devenait typiquement ce que Christ est par lui-même, c’est-à-dire saint.

V. 4: «Et tu feras approcher Aaron et ses fils à l’entrée de la tente d’assignation, et tu les laveras avec de l’eau». L’Eglise est sainte en vertu de son union avec Christ dans une vie de résurrection. Christ est la définition parfaite de ce qu’elle est devant Dieu. L’acte cérémoniel de laver avec de l’eau figure l’action de la Parole de Dieu. Des passages comme Eph. 5, 26 et Jean 17, 19 nous montre cette figure de la Parole de Dieu, de cette eau qui lave.

Au v. 7: «Et tu prendras l’huile de l’onction, et tu la verseras sur sa tête, et tu l’oindras». Il s’agit ici du Saint Esprit (l’huile). Il faut remarquer qu’Aaron fut oint avant que le sang fut répandu, car il est présenté comme type de Christ, qui, en vertu de ce qu’il était dans sa propre personne, fut oint du Saint Esprit, longtemps avant que l’œuvre de la croix fut accomplie. D’un autre côté, les fils d’Aaron furent oints après que le sang ait coulé, selon v. 20-21: «Et tu égorgeras le bélier, et tu prendras de son sang, et tu le mettras sur le lobe de l’oreille droite d’Aaron, et sur le lobe de l’oreille droite de ses fils, et sur le pouce de leur main droite, et sur le gros orteil de leur pied droit; et tu feras aspersion du sang sur l’autel, tout autour. Et tu prendras du sang qui sera sur l’autel, et de l’huile de l’onction, et tu en feras aspersion sur Aaron et sur ses vêtements, et sur ses fils et sur les vêtements de ses fils avec lui: et il sera saint, lui et ses vêtements, et ses fils et les vêtements de ses fils avec lui».

Pour ce qui concerne l’Eglise, le sang de la croix est le fondement de toutes bénédictions. Il fallait que le sang coule pour que l’Eglise puisse occuper sa position. Depuis Abel, plusieurs âmes régénérées  par le Saint Esprit ont subi son influence mais l’Eglise ne pouvait pas être sous cette influence avant que le sang de l’Agneau ne coule et que Christ n’ait reçu la promesse du Père à son égard.

Dans Exode 29, l’ordre suivi pour l’onction démontre encore autre chose en dehors de l’œuvre de l’Esprit et la position de l’Eglise. Cet ordre démontre la prééminence personnelle du Fils. Et que penser de cette prééminence, quand nous lisons des passages comme le Ps. 45, 7; Héb. 1, 9; Col. 1, 18; Rom. 9, 5; Apoc. 1, 5; 3, 14; Eph. 3, 15; Héb. 2, 11. Ces passages sont connus. Ainsi, en Eph. 3, 15: «Notre seigneur Jésus Christ, duquel est nommée toute famille dans les cieux et sur la terre».

Versets 43 à 46: si Dieu nous a racheté, c’est afin de pouvoir demeurer au milieu  de nous. Aujourd’hui cette bénédiction a son accomplissement  partiel en ce que le Saint Esprit habite au milieu de nous selon Eph. 2, 19-22. La consécration d’Aaron et de ses fils, pris ensemble, sont toujours un type de l’Eglise. Pour que les fils d’Aaron puissent être introduits dans le service de Dieu, il faut que le sacrifice pour le péché fut offert pour eux selon v. 12-14. Après le sacrifice pour le péché, l’holocauste est offert selon v. 15-18. Les saints sont ainsi présentés à Dieu selon la bonne odeur du sacrifice de Christ. Au v. 20, certaines parties du corps mentionnées : l’oreille ainsi que les pouces de la main et du pied. Il y a respectivement l’obéissance, l’activité et la marche. Tout est sanctifié pour être à la disposition entière de Dieu dans la puissance du Saint Esprit représenté par l’huile sur le sang. Au v. 21, l’aspersion de sang et d’huile rappelle la mise à part par le sang et par l’onction du Saint Esprit. Le lavage d’eau représente l’œuvre de l’Esprit de Dieu en puissance sanctifiante de la Parole. En un mot, tout ceci nous montre Dieu agissant en nous.

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