Exode chapitres 28 et 29
Les vêtements montraient les diverses fonctions et les divers attributs de la
sacrificature. L’éphod était le vêtement sacerdotal par excellence. Il
était inséparablement uni aux deux épaules et au pectoral, selon v.
6 et 15. Nous y avons l’enseignement
que la force de l’épaule du sacrificateur et l’affection de son cœur étaient
entièrement consacrées aux intérêts de ceux qu’il représentait et en
faveur desquels il portait l’éphod. Ces
choses, typifiées dans Aaron, sont réalisées en Christ.
Dans
les
v. 9 à 12 et 15 à 29, les noms des douze tribus sont gravés sur des
pierres précieuses, pierres portées à la fois sur les épaules et le cœur du
souverain sacrificateur. Toutes les tribus étaient ainsi portées
continuellement devant l’Eternel, sur le cœur et les épaules d’Aaron.
Elles étaient maintenues dans cette beauté parfaite et cet éclat inaltérable
qui était le propre de la position dans laquelle la parfaite grâce du Dieu
d’Israël les avait placée.
En
relation avec les urim et les thummim, d’autres passages sont à considérer:
Nom. 27, 21 ; Deut. 33,
8-10 ; Esd. 2, 63 ; 1 Sam. 28, 6.
Dans
les v.
31 à 35 il y a la robe bleue de l’éphod qui est l’emblème du
caractère entièrement céleste de notre grand souverain sacrificateur. Il est
allé dans les cieux au-delà de la portée de toute vision humaine. Le Saint
Esprit nous fait comprendre qu’il y a là un témoignage qui est vivant dans
la présence de Dieu; et non seulement un témoignage, mais du fruit : une
clochette d’or, une grenade. Tel est l’ordre plein de beauté de ce témoignage
rendu à la vérité que Christ est toujours vivant pour faire cette
intercession auprès du Père pour les siens. Ceci est inséparablement lié
à un service fructueux. Alors, dans les v.
36 à 38, il y a encore une vérité importante pour l’âme: la lame
d’or sur le front d’Aaron qui est le type de la sainteté essentielle de Jésus.
Elle sera sur son front continuellement. Quel repos pour le cœur au milieu de
toutes les fluctuations de notre propre espérance! La sainteté nous
appartient.
Dans
les v.
40 à 43, nous voyons en figure notre grand souverain sacrificateur et
l’Eglise. Si les vêtements d’Aaron représentent toutes les qualités de
Christ, les tuniques et les bonnets des fils d’Aaron représentent les grâces
dont l’Eglise est revêtue en vertu de son association avec le chef
souverain de la famille des sacrificateurs. Le Seigneur n’est pas selon
l’ordre d’Aaron, mais il exerce maintenant la sacrificature selon le type présenté
en Aaron. Maintenant Christ est caché en Dieu, comme le souverain sacrificateur
quand il entrait dans le lieu très saint, le jour des expiations.
Comme
déjà mentionné, Aaron représente Christ et ses fils l’Eglise. Au v.
4, le lavage d’eau faisait
qu’Aaron devenait typiquement ce que Christ est par lui-même, c’est-à-dire
saint.
V.
4:
«Et tu feras approcher Aaron et ses fils à l’entrée de la tente
d’assignation, et tu les laveras avec de l’eau». L’Eglise est sainte en
vertu de son union avec Christ dans une vie de résurrection. Christ est la définition
parfaite de ce qu’elle est devant Dieu. L’acte cérémoniel de laver avec de
l’eau figure l’action de la Parole de Dieu. Des passages comme Eph. 5,
26 et Jean 17, 19 nous montre cette
figure de la Parole de Dieu, de cette eau qui lave.
Au
v. 7:
«Et tu prendras l’huile de l’onction, et tu la verseras sur sa tête, et tu
l’oindras». Il s’agit ici du Saint Esprit (l’huile). Il faut remarquer
qu’Aaron fut oint avant que le sang fut répandu, car il est présenté comme
type de Christ, qui, en vertu de ce qu’il était dans sa propre personne, fut
oint du Saint Esprit, longtemps avant que l’œuvre de la croix fut accomplie.
D’un autre côté, les fils d’Aaron furent oints après que le sang ait coulé,
selon v. 20-21: «Et tu égorgeras le bélier, et
tu prendras de son sang, et tu le mettras sur le lobe de l’oreille droite
d’Aaron, et sur le lobe de l’oreille droite de ses fils, et sur le pouce de
leur main droite, et sur le gros orteil de leur pied droit; et tu feras
aspersion du sang sur l’autel, tout autour. Et tu prendras du sang qui sera
sur l’autel, et de l’huile de l’onction, et tu en feras aspersion sur
Aaron et sur ses vêtements, et sur ses fils et sur les vêtements de ses fils
avec lui: et il sera saint, lui et ses vêtements, et ses fils et les vêtements
de ses fils avec lui».
Pour
ce qui concerne l’Eglise, le sang de la croix est le fondement de toutes bénédictions.
Il fallait que le sang coule pour que l’Eglise puisse occuper sa position.
Depuis Abel, plusieurs âmes régénérées
par le Saint Esprit ont subi son influence mais l’Eglise ne pouvait pas
être sous cette influence avant que le sang de l’Agneau ne coule et que
Christ n’ait reçu la promesse du Père à son égard.
Dans
Exode 29, l’ordre suivi pour
l’onction démontre encore autre chose en dehors de l’œuvre de l’Esprit
et la position de l’Eglise. Cet ordre démontre la prééminence personnelle
du Fils. Et que penser de cette prééminence, quand nous lisons des passages
comme le Ps. 45, 7; Héb. 1, 9; Col. 1, 18; Rom. 9,
5; Apoc. 1, 5; 3, 14; Eph. 3,
15; Héb. 2, 11. Ces passages sont connus. Ainsi, en Eph. 3,
15: «Notre seigneur Jésus Christ, duquel est nommée toute famille dans les
cieux et sur la terre».
Versets
43 à 46:
si Dieu nous a racheté, c’est afin de pouvoir demeurer au milieu
de nous. Aujourd’hui cette bénédiction a son accomplissement
partiel en ce que le Saint Esprit habite au milieu de nous selon Eph. 2, 19-22. La consécration d’Aaron et de ses fils, pris
ensemble, sont toujours un type de l’Eglise. Pour que les fils d’Aaron
puissent être introduits dans le service de Dieu, il faut que le sacrifice pour le péché fut offert pour eux selon v.
12-14. Après le sacrifice pour le péché, l’holocauste
est offert selon v. 15-18. Les saints sont ainsi
présentés à Dieu selon la bonne odeur du sacrifice de Christ. Au v.
20, certaines parties du corps mentionnées : l’oreille ainsi que
les pouces de la main et du pied. Il y a respectivement l’obéissance,
l’activité et la marche. Tout est sanctifié pour être à la disposition
entière de Dieu dans la puissance du Saint Esprit représenté par l’huile
sur le sang. Au v. 21, l’aspersion de sang
et d’huile rappelle la mise à part par le sang et par l’onction du Saint
Esprit. Le lavage d’eau représente l’œuvre de l’Esprit de Dieu en
puissance sanctifiante de la Parole. En un mot, tout ceci nous montre Dieu
agissant en nous.